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Saï A GORGE BLANCHE, 1/7 de grand, nat, PARTIE,
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et Daubenton sous lo nom do Saë à gorge blanche, a le tour de la face, le devant du cou et les bras presque blancs ; la plus grande partie de son corps, sa queue et ses membres sont, au contraire, à peu près noirs, F, Cuvier en donne la description et la figure,
Telles sont les quatorze espèces que M, Is, Geoffroy reconnaît par l'examen des peaux conservées au Muséum, et dont plusieurs appartiennent à des ‘exemplaires qu'il a pu observer vivants dans la Ménagerie, F, Cuvier a aussi donné dans son ouvrage des détails sur plusieurs des Sajous qui ont vécu dans cet établissement , et plus récemment, son fils y a fait paraître la figure d'un Animal du même genre, qu'il désigne sous le nom de Sajou cornu , variété à moustaches, H faut le rapprocher du Cebus cirrifer signalé plus haut, Nous en reproduisons la tête d'après l'ouvrage de F, Cuvier,
SAÏ A GORGE BLANCHE, 1/3 de grand,
Sasou connu (de F, Cuvier), Sasou connt, variété À moustaches, 1/3,
On trouve encore d’autres descriptions de Sajous dans les publications des naturalistes, Elles ont été rappelées dans le Synopsis de Fischer el dans le Gatalogue de M, Gray : la plupart laissent encore beaucoup d'incertitude,
GENRE GALLITRICHE (Calithrix, E. Geoffroy). Il y a plusieurs espèces dans ce genre, Leur pelage est bien fourni; leur tôte est médiocre , subarrondie; leur face courte , et leur mâchoire inférieure assez élevée; leur queue longue est entièrement velue, comme celle des Sajous, mais elle est. encore moins préhensile; leur taille rappelle celle des Sajous,
Quelques auteurs leur ont donné le nom de Sagouins, en latin Saguinus, mais celui de Callithrix est plus généralement employé, Desmarest, qui se sert de ce dernier, fait en même temps usage du mot Sagoin, comme dénomination française du genre Callitriche,
Le CacrirTricue À FRAISE (Callithrix amictus, E. Geol- Dents pe CazLtrnicne à mains noires, froy) habite les forêts du Brésil. grand, nat, Son pelage est brun noirâtre, avec un demi-collier blanc.
Le CALLITRICHE A coLLIER (Callithrix tor quatus), déjà connu d'Hoffmansegg, diffère de celui à fraise par la couleur roussâtre de ses parties inférieures. Il est du Brésil, Quelques auteurs lui réunissent comme simple variété Za Viduata ou la Veuve, de M. de Humbolit
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CABLITRICHE A COLLIER, 1/6 de grand, nat.
Le CALLITRIGHE À MASQUE (Callithriæ personatus, K, Geoffroy) cst aussi du Brésil, où il a été observé par MM, de Langsdorff, consul de Russie, et Auguste de Saint-Hilaire, savant botaniste français que les sciences ont perdu récemment, Il est gris fauve, avec la queue rousse et la tête, ainsi que les quatre mains, noirâtres, Sa patrie est le Brésil, et on le trouve surtout sur les bords des rivières nommées Itabapuana, Itaprinemin, Esperitu-Santo et Rio-Doce jusqu'à Saint-Mathivu,
CALLUPRIGNE 4 ASQUE, 1/2 de grand, CALLITRICNE 6160, 1/2 de grand
Le GazLiricue @160 (Callithrix gigo de Spix) vit également au Brésil, dans la région
Ce du
de l’Amazone, Ses couleurs sont distribuées comme celles du Callitriche à masque, mais conr elles ont des nuances plus foncées; la tête entière est noire dans l’âge adulte, cend Le CALLITRICHE AUX MAINS NOIRES (Callithrix melanochir, Neu-Wied) est de la | province de Bahia, dans l'empire du Brésil, Son pelage est cendré, avec la partie postérieure du dos, les lombes et l’extrémité de la queue roussâtres; ses mains sont d'une teinte fuligineuse, Le GaALLirRicuEe MirRÉ (Callithrix infulatus, Kuhi ct Lichtenstein) est gris en dessus, roussâtre en dessous, avec une grande tache blanche entourée de noir au-dessus des disti yeux; Sa queue est jaune roussâtre à la base et terminée de du 1 noir. C'est encore une espèce brésilienne, ù est Le CALLITRIGHE DONACOPHILE (Callührix donacophi- 4 L lus, d'Orbigny et P. Gerv.) est de Bolivie, Il a tout le corps son gris roux, avec la tête ct le ventre plus foncés, tous les poils sist élant annelés de noir, de blanc et de roux; la queue, où ils anti sont d’une seule teinte, est gris brun, M, A, d'Orbigny , qui a parcouru, de 1826 à 1833, une grande partie de l’Amtrique méridionale, a rencontré cette espèce dans la province de Moxos, république bolivienne, Elle est très-craintive, ct vit ordinairement par paires dans les bois et parmi les roseaux qui bordent les rivicres. Le Cazsirurcne piscozone (GCallithrix discolor, 1s, Geoffroy et Deville) a été découvert au Pérou et dans le Brésil, sur les bords de l’Amazone et de l'Ucayali, par M. E, Deville, Son pelage est d’un gris plus ou moins roux et tiqueté en dessus, et, au contraire, roux marron très-vif en dessous et sur la presque totalité des membres; sa queue est grise, avec l'extrémité des poils blanche, C’est l'Ouappo des Indiens Pebas, et l'Ouapoussa des missionnaires espagnols, Rien n’égale, dit M, Emile Deville, la gentillesse de ces petits Singes lorsqu'ils s’élancent d’un arbre à l'autre, les femelles portant leur petit sur leur dos; ils ont alors la promptitude et la légèreté d’un Oiseau, Ge sont des Animaux nocturnes, comme on pouvait d’ailleurs le supposer à la grandeur de leurs veux, Dans la journée, ils se tiennent en boule, faisant entendre de temps en temps un petit cri sourd et comme intérieur, d’où leur viennent les noms de Singes ventriloques et de Singes chantants qu’on leur donne quelquüefois. A la tombée de la nuit, ils reprennent leur agilité, Les fruits et les Insectes forment leur principale nourriture, Hs sont doux, mais peu intelligents, Cependant ils s'apprivoisent aisément, et alors ils mangent tout ce qu'on leur présente, préférant toutefois la viande cuite et les sucreries à tous les autres aliments.
Carsinniconr Morocu, 1/3 de grand Le Gartiruicke Morocn (Callithrir Moloch) est
CALLITRICHE DONACOPHILE, 1/2 de gr.
CALLUTRIGHE DISCOLORE, 1/3 de grand
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connu depuis plus longtemps. Il a été décrit en 1807 par Hoffmansegg , de Berlin, Il est cendré, à poils annelés sur le dessus du corps; ses joues et son ventre sont d’un roux vif; le bout de sa queue et ses mains sont presque blancs, On le rencontre dans la province de Para, au Brésil,
Le CaLLITRICHE GuIVRÉ (Callithrix cupreus de Spix) est aussi du Brésil, 11 diffère peu des deux espèces précédentes.
GENRE SAIMIRI (Saëmiris, Is. Geoffroy). Ce genre comprend le Saïmiri de Buffon et Daubenton et trois ou quatre autres espèces ou variétés que l’on à séparées plus récemment du Saïmiri ordinaire, F, Guvier avait déjà remarqué que ces Singes devaient être distingués des autres Cébiens, et M. Is. Geoffroy, en sanctionnant cette manière de voir, a fait du nom de l'espèce la plus connue celui du genre entier, Pris dans ce sens, le mot Saïmiri est synonyme de Pithesciurus (Lesson) et de Chrysothriæ (Wagner).
Les Animaux ouxquels on l'applique sont plus peuts et plus élancés que les Sajous; ils sont aussi plus gracieux, et ils passent pour plus intelligents, Leur principal caractère consiste dans la grandeur de leur crâne, dont la cavité est surtout développée suivant le diamètre antéro-postérieur , et loge un cerveau très - considérable, eu égard au volume du corps.
Crase DE Saimunt, 1/2 de grand, CERVEAU DE SAÏMIRI, grand, nüt,
Quelques auteurs ont mère pensé que, sous ce rapport, les Saïmiris étaient supérieurs à tous les autres Animaux, sans en excepter l'Homme, et l’on a ajouté que le grand développement de eur cerveau , ainsi que la grande intelligence qu’il leur à fait attribuer, compensaient chez eux l'extrême faiblesse dans laquelle la Nature les avait laissés, Toutefois, comme il ne faut rien exagérer, nous dirons que le cerveau de ces jolis Singes est bien inférieur à celui de notre espèce par sa conformation, et qu'il doit certainement les faire assimiler aux autres Cébiens, ou même le faire regarder comme inférieurs à la plupart des espèces que nous avons précédemment décrites, En effet, il a ses hémisphères presque dépourvus de véritables circonvolütions, et il y en à, au contraire, chez les Atèles et chez les Sajous, les seuls que l’on connaisse bien sous ce rapport,
Plusieurs auteurs ont eu occasion de constater ces faits, et M. Is, Geoffroy a donné, à l'égard du cerveau des Saïmiris, des développements intéressants dans la partie mammalogique du Voyage de la frégate la Vénus. La forme remarquable du crâne de ces Cébiens avait Gté signalée par Daubenton, Les Saïmiris ont d’ailleurs le front bien moins prononcé que celui des Atèles, et leur vertex est encore moins élevé; c’est surtout dans sa partie postérieure qu'il acquiert tout son développement, et les phrénologistes, sachant que, dans ce pelit groupe d'Animaux , les mères soignent leurs petits avec tendresse, et que ceux-ci, à leur tour, ont pour elles un attachement si grand, qu'ils ne les abandonnent pas, même lorsqu’elles ont été tuées par les chasseurs, ont vu dans la conformation crânienne de ces curieux Singes un nouvel argument en faveur des doctrines qu’ils soutiennent,
Les Saimiris étaient déjà connus des naturalistes du dernier sièele; Brisson, Buffon et Daubenton, que nous avons déjà cités, ont donné des détails intéressants à leur égard,
Buffon n’exagère point les qualités qui distinguent ce genre remarquable, lorsqu'il dit que : «par la geutillesse de ses mouvements, par sa petite taille, par la couleur brillante de sa robe, par la grandeur et le fou de ses yeux, par son petit visage arrondi, le Saïmiri a toujours eu la préférence sur tous les autres Sajous, et que c’est, en effet, le plus joli, lé plus mignon de tous, »
Buffon rend également compte, avec beaucoup d’exactitude, des affinités zoologiques de ce petit groupe, lorsqu'il ajoute que, « par tous ses caractères, et particulièrement encore par celui de sa queue, le Saïmiri paraît faire la nuance entre les Sapajous (qui sont les Cébiens à queue prenante), et les Sagoins (ou Hapaliens à queue non prenante). » Comme il le dit, en effet, «la queue du Saïmiri, sans être absolument inutile et lâche, n’est pas aussi musclée que celle des Sapajous; elle n’est, pour ainsi dire, qu’à demi prenante, et, quoiqu'il s’en serve pour s’aider à monter et descendre, il ne peut ni s'attacher fortement, ni saisir avec fermeté, ni amener à lui les choses qu'il désire, et l’on ne peut plus comparer cette queue à une main, »
Pendant son voyage dans l'Amérique équinoxiale, M, de Humboldt a eu plusieurs fois l’occasion d'observer les Saïmiris, et il rapporte à leur égard des faits dignes d'intérêt, Ce voyageur nous apprend qu'ils sont très-affectueux, et que, si on leur donne quelque sujet de tristesse , leurs yeux ne tardent pas à se mouiller de larmes, Quand on leur parle pendant quelque temps, ils écoutent avec une grande attention, et bientôt ils portent les mains aux lèvres de là personne qui s'adresse à eux, comme s'ils voulaient essayer, dit M, de Humboldt, d'y surprendre les paroles à mesure qu'elles s’'échappent, Ils savent reconnaître l'objet qu'on a voulu représenter par une gravure , lors même que cette gravure n’est pas coloriée, et quand on leur en montre une qui reproduit les objets de leur nourriture habituelle, des fruits vu des Insectes, par exemple, ils approchent leurs mains du papier pour les saisir, Il parait qu'ils préférent les Insectes à tout autre aliment, et qu'ils aiment aussi beaucoup les Araignées, Ils attrapent celles-ci avec une grande adresse, soit avec leurs lèvres, soit avec leurs mains, Ils boivent en humant,
Nous n'avons pas besoin de répéter que ces Singes sont très-recherchés, ct qu'ils seraient préférés aux Sajous s'ils n'étaient pas seaucoup plus rares que la plupart d’entre eux, On les connaît principalement aujourd’hui sous le nom de Saïmiris, que Buffon a, le premier, introduit dans la science ; mais on les a aussi appelés et on les appelle parfois encore Singes- Aurores et Singes-Écureuils.
Les Saïmiris ont les yeux très-gros, et leurs orbites communiqueraient l’une avec l’autre sans la cloison membraneuse qui complète la paroi interne de la loge osseuse qui les fournit, Leurs dents sont assez différentes de celles des Callitriches quoique en même nombre, La figure que nous donnons des unes et des autres nous dispense d’une description comparative-
SaïmiRt, 1/6 de grand, nat,
+ San pere
1 dit que :
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> l’autre fournit, bre, La Jaralive-
are Partie, page 154,
SAME SCIURIN Gain Sciurust, 1/8 à grandeur.
Amérique Méridionale.