À HUILE
cipales sont aux. Telles »s-saillants ;
ressemble à rfection, est variété ni la
FAMILLE DES CASTORIDÉS.
mobilité de l'intelligence véritable, Ce cerveau est cependant assez volumineux surtout dans ses hémisphères, Il est incontestablement supérieur dans sa structure à celui du Lapin ou du Lièvre et il a aussi une masse plus considérable, Nous le présentons ici de grandeur naturelle sous deux aspects différents,
CERVEAU LE Caston, grand, nat., vu de profil et en dessus,
L'estomac des Castors est biloculaire et allongé; on y distingue, auprès de l'orifice cardiaque ou œsophagien, un épaississement considérable, d'apparence discoïde, qui est formé par la réunion de glandes particulières comparables à celles du ventricule succenturié des Oiseaux; l'appareil musculaire du cardia est plus développé que celui du pylore, L’'intestin a un cœcum ample, long d’un demi-mèêtre; dans un Castor du Rhône, l'intestin grêle avait cinq mètres et demi, et le gros intestin deux métres et vingt centimètres, Dans un autre, ce dernier intestin égalait seulement un mètre soixante-dix, Le foie est pourvu d’une vésicule biliaire,
On a vu à la Ménagerie de Paris des Castors du Rhône, du Danube et de l'Amérique septentrionale, F, Cuvier a constaté que ceux de ce dernier pays, qui sont cependant trèssociables dans l’état de nature, deviennent défiants les uns pour les autres lorsqu'ils sont en captivité, et qu’ils $e livrent même de violents combats lorsqu'on veut les réunir, Ils sont néanmoins fort doux à l'égard des autres Animaux, des Chiens, par exemple; ils ne le sont pas moins pour l'Homme, se laissant toucher et transporter à la main d’un lieu à un autre avec la plus grande confiance, « I est à remarquer, dit à cette occasion F, Cuvier, que certains Animaux, quoique d'espèces différentes, contracteront plus aisément de laffection l’un pour l’autre, lorsqu'on les réunira , que ceux qui appartiennent à la même espèce; disposition en apparence opposée à l'instinct de la sociabilité, mais qui, au contraire, lui est constamment unie et comme pour le renforcer, »
Un Castor du Rhône a fourni au même auteur une observation qui mérite également d'être rapportée, et dont on s’est souvent servi lorsqu'on à voulu établir la différence qui sépare l'instinct de la véritable intelligence : « Ge Castor était, dit-il, logé dans une trèsgrande cage carrée, grillée sur deux de ses faces; mais, en dehors d’une des grilles, était un volet, et, entre elle et lui, se trouvait un espace vide où l’Animal pouvait atteindre au travers des barreaux de la grille avec ses pattes et son museau, On lui donnait habituellement pour nourriture des branches de saules dont il mangeait l'écorce, et dès qu’elles étaient dépouillées, il les coupait en petits morceaux et les entassait derrière la grille fermée du volet, Ce fait me révélant le penchant de cet Animal à bâtir, je lui fis donner de la terre mêlée de paille et de branches d'arbres ; le lendemain, je trouvai toutes ces matières entassées derrière la grille ; mais, comme il ne travaillait jamais au grand jour ni en présence de spectateurs, je fis entièrement fermer la cage par des volets où je pratiquai de petites ouvertures qui, d’une part, laissaient passer assez de lumière, et de l’autre me permettaient de voir l'Animal sans en être vu, Les choses étant ainsi disposées, je lui fis donner de nouveaux matériaux, et, à
l'instant même, il se mit à l'ouvrage, L'intervalle de la grille
au volet élait toujours le lieu où il cherchait à construire, Placé au milieu du tas de terre
, il la jetait avec force en arricre , de même que tout ce qui y était mêlé, à l'aide de sos quatre pattes, et du côté où il voulait qu'elle se trouvât; et quand il avait ainsi travaillé pendant quelques instants, ou il formait de petites masses de cette terre avec ses pieds de devant et les poussait devant lui, s'aidant de son menton, ou les transportait simplement avec sa bouche, et il ne paraissait mettre à ce travail aucun ordre; à mesure qu'il plaçait ces matériaux, il les pressait fortement avec son museau les uns contre les autres, et, à la fin, il en résulta une masse épaisse et solide, Souvent je l'ai vu, un bâton au travers de sa gueule, cherchant à l'enfoncer à coups redoublés dans l'édifice, sans autre but apparent que d'y placer ce corps-là de plus, Lorsque les morceaux de bois dépassuient la surface de la grille, ils étaient à l'instant coupés à son niveau, Souvent il mêlait à la terre de construction le pain ou les racines qu'on lui donnait aussi pour nourriture et qu'il ne mangeait pas; mais il les en retirait quand il était pressé par la faim, Sa propreté était extrême, Quand il ne dormait pas, il n'était occupé qu'à se lisser le poil et à le dépouiller des plus petites impuretés, Il mangeait toujours assis dans l'eau, et y plongeait ses aliments, C'était en cela que consistait toute son existence durant le jour, qui était presque entitrement rempli par le sommeil, Lorsqu'il se croyait menacé, il faisait entendre un bruit sourd , frappait avec force de sa queue contre la terre, et si l'inquiétude devenait plus grande, il se jetait avec colère sur l’objet qui en était cause, C'était done par un mouvement tout à fait instinctif et machinal que ce Castor ctait porté à construire ; aucune circonstance extérieure ne l'y déterminait ; son intelligence n'y prenait aucune part; il satisfaisait aveuglément un besoin aveugle lui-même, L'espace qu'il remplissait de terre n'en était pas mieux fermé par son travail , til ne pouvait résulter aucun bien-être pour lui
de toutes les peines qu'il se donnait par là, dans loutes les saisons comme dans tous les temps, »
FAMILLE pes HYSTRICIDÉS
La plupart des Hystricidés (Æystricidæ, Gray, Waterhouse, ete.) ont une certaine ressemblance avec les Cochons par la nature de leurs poils, et en même temps par la forme de leur Corps, par leurs allures grossières et par quelques autres particularités secondaires, dont le Porc-Épic, le Cochon d'Inde et le Güpromys nous‘donnent une idée, 11 m'a semblé que l’on devait prendre ces derniers Animaux pour types de la grande famille qui renferme, avec les Pores-Épics et genres voisins, les Échimys, les Cabiais, les Agoutis, les Pacas, les Chinchillas, les Synéthères et beaucoup d’autres encore dont on peut faire plusieurs tribus bien distinctes, Tous ont quatre paires de dents molaires, et ces molaires, égales entre elles, présentent à leur couronne des replis ou des enfoncements de l'émail qui donnent à la coupe de leur fût une figure plus ou moins compliquée, Leur taille est supérieure à celle de la plupart des autres Rongeurs, et c’est parmi eux que se place l'espèce la plus grande de cet ordre; leur crâne se distingue par la présence d'une grande perforation sous-orbitaire recevant une partie du muscle masséter, et leur mâchoire inférieure a, Sauf chez les Anomaluriens et chez quelques espèces fossiles en Europe, une forme qu'on ne retrouve que chez les Octodontidés. Ce caractère, sur lequel M. Watcrhouse a insisté avec beaucoup de raison, consiste en ce que la courbe qui représente la surface extérieure de l’alvéole des dents incisives de la mâchoire inférieure passe en dedans du plan formé par l'apophyse angulaire de la mêmé mâchoire, tandis que chez les autres Rongeurs cette ligne courbe et la même apophyse sont dans un seul et même plan,
Les Hystricidés se divisent en tribus de la manière suivante : Caviens, Célogényens .
ajours le lieu ‘@ en arricre , où il vouluit où il formait lui, s'aidant sait mettre à tement avec se et solide, ‘oups redou- Lorsque les oupés à son \ Jui donnait était pressé ‘upé qu'à se s assis dans ice durant le | menacé, il t si l'inquié- C'était donc construire ; ucune part; ait de terre tre pour lui ins tous Îles
ine ressemrme de leur res, dont le blé que l’on e, avec les Chinchillas, 1 distinctes, ntent à leur eur fût une des autres ur crâne se e partie du ez quelques . Ce carace la courbe e inférieure tandis que ul et même
logényens ,
FAMILLE DES HYSTRICIDÉS, 317
Dasyproctions, Hystriciens, Aulacodiens, Éréthyzoniens, Chinchilliens (quelquefois appelés Callomyens) et Anomaluriens,
TRIBU pes CAVIENS
Les Caviens ne comprennent qu'une partie des espèces que les naturalistes du dernier siècle avaient réunies sous le nom de Cavia, celles seulement qui ont les molaires sans racines, avec des replis plus ou moins nombreux et souvent cordiformes de l'émail; ils n'ont que quatre doigts en avant et trois seulement en arrière; leurs ongles sont presque des sabots; aucun n'a une véritable queuc, Cet organe est représenté chez les Caviens par quelques vertèbres cachées sous la peau et dont on ne voit d'autre trace à l'extérieur qu'un simple tubercule, Leur crâne, proportionnellement assez grand, a un trou sous-orbitaire considérable, et leur mâchoire inférieure rappelle dans sa forme celle de plusieurs autres groupes de Rongeurs presque tous propres à l'Amérique méridionale,
Les Caviens sont des Animaux marcheurs qui courent avec facilité et dont le Cochon d'Inde peut nous donner un exemple, C'est parmi eux que se place le Cabiai, Tous sont herbivores et leur intestin est pourvu d'un cœcum fort étendu,
On divise les Gaviens en plusieurs genres sous les noms de grand Cabiai (Hydrochæœrus), Dolichotis (Dolichotis où Mara), Cobaye (Cavia ou Anœma) et Kerodon, Le premier de ces #onres est souvent considéré comme formant une tribu à part sous le nom d'Hydrochériens, autant à cause de la forme particulicre de ses dents que du caractère semi-palmé de ses extrémités, Tous les Caviens sont particuliers à l'Amérique méridionale , et c'est de cette partie du monde que nous est venue l'espèce domestique à laquelle on donne assez généralement le nom de Cochon d'Inde. C'est aussi dans l'Amérique que l'on a recueilli les seuls débris authentiques de Caviens fossiles que l’on possède encore,
GENRE HYDROCHÈRE (Mydrochœrus, Brisson). Tôte forte; oreitles arrondies, largement ouvertes; yeux grands; lèvre supérieure fendue; poils peu abondants, assez roides; point de queuc; membres assez longs, pourvus de quatre doigts en avant et de trois en arrière. Si l'on ajoute à ces caractères que les Cabiais ont la dentition qui caractérise les mammifères Rongeurs et que, par conséquent, ils n’ont point de canines et seulement une paire d’incisives à chaque mâchoire, on s’étonnera que les auteurs qui ont écrit sur eux antérieurement à Brisson aient fait de ces Animaux une espèce de Cochon, et que Linné lui-même les aient appelés pendant longtemps Sus hydrochærus, Buffon, qui a parlé du Cabiai après Brisson, l'a également éloigné des ongulés, auxquels Linné et presque tous les auteurs l'avaient jusqu’alors associé; à cet égard, Buffon s'exprime de la manitre suivante : « Ce n’est point un Cochon comme l'ont prétendu les naturalistes et les voyageurs; il ne lui ressemble même que par quelques petits rapports et en diffère par de grands caractères, » On peut ajouter aujourd’hui que toutes les observations auxquelles ce prétendu Cochon d’eau a donné lieu démontrent qu'il n'appartient pas plus que le Cochon d'Inde au genre qui à pour types le Gochon domestique et le Sanglier. Ray, à qui la classification des Mammifères doit tant de remarques intéressantes, avait pourtant fait du Cabiai le Porcus fluviatilis : Jonston en avait parlé sous le même nom, et Desmarchais, dans son Voyage à Cayenne, le nommait Cochon d'eau; Hill, moins bien inspiré, s’il est possible, l’appetait Hippopotame sans queue, et Pennant Tapir à nez court (Thicknosed Tapir). L'espèce dont ces différents auteurs ont parlé et
Cnaxe be Cocnon n'Ixne, 9/4 de grand,
dont ils avaient si mal apprécié les affinités, est aujourd’hui bien connue des naturalistes ; c'est le grand Gabiai, Elle est encore la seule que l’on connaisse dans ce genre.
HYDROCUÈRE capyoanE, 1/12 de grand,
HYDROGUÈRE CaPYBARE (Hydrochœrus capybara), tel est le nom sous lequel on la désigne maintenant, Get Animal devient presque aussi gros qu'une brebis de race moyenne; sa tête
est volumineuse par rapport au reste de son corps; ses poils sont brun roussâtre, plus foncés en dessus qu'en dessous, peu fournis et de nature sèche; ils ne sont point soutenus par une bourre, L'ostéologie de cet Animal donne lieu à plusieurs remarques intéressantes et son crâne en particulier est fort curieux à étudier, Ses dents ne sont pas moins caractéristiques : les incisives supérieures ont un sillon longitudinal : les molaires ont plus de lamelles que celles des autres Caviens; celles des trois premières supérieures sont à peu près en forme de doubles cœurs non réunis, à bases situées en dehors ; la quatrième dent est seule aussi longue que celles-ci et elle présente une dizaine d’ellipses
DENTS MOLAIRES DE L'HYDROCHÈRE, grand, nat, irrégulières , séparces les
itemmmmmmmmépmws manne nn Rss
turalistes ; ©
el on la désigne ‘venne; sa tête re, plus foncés utenus par une stéologie de cet ne lieu à pluarques intéresson crâne en est fort cudier, Ses dents S Moins Carac-
les ineisives ont un sillon l;les molaires e lamelles que utres Caviens ; trois premières sont à peu près doubles cœurs à bases situées , la quatrième le aussi longue ci et elle préizaine d’ellipses
, séparées Îles
est
FAMILLE DES HYSTRICIDÉS. 319
unes des autres par de la maticre corlicale; sa premitre lamelle est cordiforme; la quatrième molaire inférieure est bien moins longue que celle d'en haut et elle égale à peine la troisième; l’ensemble des lobes qui les composent est moins régulier et la base des cœurs \ est quelquefois tournée du côté externe des mâchoires comme aux dents supérieures,
Le Gabiai vit dans les pays où il y a de l’eau et il s'éloigne peu des lacs ou des rivières : c’est en s’y jetant qu'il échappe à ses ennemis et il Y va aussi pour chercher une partie des herbes qui servent à sa nourriture, C'est également auprès des eaux qu’il creuse sa demeure, IL est pacifique et sert de proie aux grands carnivores, particuliérement aux Jaguars. Sa femelle à huit paires de munelles et, suivant Azara, elle fait de quatre à huit petits; d’autres auteurs disent un ou deux seulement, Les jeunes s’apprivoisent sans aucun soin et ils n’ont aucune mauvaise disposition; les adultes mêmes ne sont pas dangereux, aussi peut-on laisser libres tous ceux que l’on attrape, La chair de ces Animaux passe pour un bon manger,
Le Cabiai détruit les melons et les citrouilles , s’il en trouve à sa portée, Lorsqu'on l’effraye, il pousse, suivant Azara , un son élevé et plein qui dit: À, pé, et qu'il n’emploie dans aucune autre circonstance, puis il se jette à l’eau, où il nage facilement, ne laissant dehors autre chose que ses narines ou les parties environnantes ; mais si le péril est plus grand ou s’il est blessé, il plonge et va sortir plus loin, parce qu'il ne peut demeurer sous l’eau sans reprendre haleine de temps en temps. [ fait parfois des traversées assez longues pour chercher d’autres Caux; mais chaque famille conserve pendant un certain temps le même repaire que l'on reconnaît aux tas d’excréments en pelottes allongées qui l’avoisinent,
Les Cabiais habitent une grande partie de l'Amérique méridionale, depuis le fleuve des Amazones jusqu’à la Plata; il y en à aussi dans le Pérou, mais point dans le Chili, On en amène quelquefois dans nos ménageries, Ce sont des Animaux assez tristes, en apparence peu intelligents et dont le cerveau a cependant montré des traces manifestes de circonvolutions, Les voyageurs en parlent sous les noms de Capivard, Caprygona, Cabiai, Cochon d'eau, ete. Ces gros Rongeurs ne sont pas trés-rares dans les environs de Cayenne et dans d’autres parties de la Guyane, -
GENRE DOLICHOTIS (Dolichotis, Desm.). Dans une note de son excellent traité de Mammalogie, Desmarest, après avoir reproduit ce qu’il avait lui-même écrit en 1829, au sujet d'un Mammifère du Paraguay déjà signalé par Azara, propose d'en faire un genre à part, si son systéme dentaire se montre, lorsqu'on le connaîtra suffisamment, différent de celui des Agoutis, Dans le cas où la nécessité de ce nouveau genre serait reconnu, il propose de le désigner par le nom de Dolichotis. L'Animal qui à donné lieu à cette distinction générique, pour ainsi dire conditionnelle, habite l'Amérique méridionale et il est très-commun dans ce: tains endroits de la Patagonie, Azara en avait parlé comme d’un Lièvre et il est aussi léger à la course que les espèces de ce genre, mais ses jambes sont plus élevées, ses orcilles sont moins grandes eUil n'a point de queue, Ce prétendu Lièvre Pampa ou patagonien ressemble bien davantage aux Caviens, principalement aux Kérodons, et le naturaliste anglais Pennant avait mieux jugé de ses affinités en le nommant Palagonian Cavy, c'est-à-dire Cabiai de Patagonie, En effet, il ressemble beaucoup plus aux Cabiais qu'aux Lièvres ou même aux Agoutis, et lorsqu'on à pu étudier ses dents, on a vu qu’elles approchaient beaucoup par la forme de celles des Cochons d'Inde et des Kérodons.
Elles ont, comme celles de ces Animaux , des lobes de l'émail cordiformes, deux à cha cune, et ces lobes sont réunis près de leur base, qui est externe à la mâchoire supérieure el au contraire interne à l’inférieur, La première figure cordiforme des dents inférieures est irrégulière, et la dernière de celles de la mâchoire supérieure est doublée par une portion nouvelle de forme subcireulaire, Le crâne des Dolichotis n’est pas moins allongé dans sa partie faciale que celui du Kérodon, et c’est de lui qu'il se rapproche le plus par sa forme générale,
Les pieds du même Cavien ont quatre doigts en avant et trois en arricre: les oreilles sont
plus longues que celles des autres espèces, un peu en cornet, mais cependant inférieures en dimensions à celles des Lièvres et des Lapins,
M. Lesson à remplacé le nom de Dolichotis, que Desmarest avait proposé pour ce genre, par celui de Mara (Centurie zoologique), I n’y a qu'une espèce connue :
DOLIGHOTIS PATAGONIEN (Dolicholis palagonica). Presque double du Lièvre en dimension; pelage doux, roux, brun sur le dos, passant au fauve sur les côtés, au gris sur le sacrum et les cuisses et au roux à la tête; croupion noir: fesses blanches; membres lavés de fauve et de gris,
DoLicnorts be PATAGONtE, 1/9 de grand.
Les mœurs de ce joli Animal ont été observées par Azara et par M. Darwin, Voici en quels termes Azara en parle : «Il n'existe point au Paraguay, mais j'en ai va et pris beaucoup entre le 34 el le 35° degré de latitude méridionale, dans les Pampas, au sud de Buënos-Ayres, ct le domicile de cet Animal s'étend sur toute la terre des Patagons, On l’appelle Lièvre, mais il est plus charnu, plus grand que celui d’Espagne et trés-différent même par le goût de sa chair, On trouve presque toujours deux Lièvres pampas réunis, un mâle ot une femelle, qui courent ensemble avec beaucoup de vélocité, mais ils ne tardent pas à se fatiguer, et un chasseur à cheval bien monté les prend en les enlaçant ou en leur donnant un coup avec les boules, J'ai entendu la nuit la voix élevée, incommode et assez aigre de cet Animal, qui dit: 0, 0,0,7, et quand on le prend il crie de même, Les Indiens non soumis mangent sa chair blanche et nos journaliers aussi; mais ils la trouvent très-inftrieure à celle du Tatou velu, du Tatou Mulet, du Tatou Pichiy et du Tatou Mataco, Quelques personnes nVont dit que ce Lièvre mettait bas dans les viscacheres, et qu'étant poursuivi il s'y réfugiait; mais en ayant chassé beaucoup, j'ai vu qu'aueun d'eux ne s'était fé, pour son salut, à autre chose qu’à sa légèreté, quoiqu'il eût la ressource de plusieurs viscachères, Je ne les ai jamais trouvés dans leur gîte que couchés à la manière des Cerfs: et, comme ceuxci, ils courent à d'assez grandes distances, Pris petits, ces Lièvres pampas s’apprivoisent beaucoup, se laissent gratter, reçoivent le pain de la main, mangent de tout, sortent libreion de Îà inaison et ÿ reviennent de même,,. Tels sont les Lièvres que Buffon dit qu'on à
NO ao
dant inférieures
pour ce genre,
ièvre en dimen- , au gris sur le membres lavés
rwin, Voici en et pris beauas, au sud de gons, On l’apdifférent même ‘unis, un mâle > tardent pas à u en leur don- > et assez aigre es Indiens non très-inférieure Quelques per- Joursuivi il S'Y fié, pour son viscachères, Je , comme CeUXxs’apprivoisent , Sortent libreon dit qu'on à
de cet nimal et avec celles du Cobaye &
FAMILLE DES HYSTRICIDÉS. 321
vers le détroit de Magellan, mais ils sont très-différents du Lièvre d'Europe, auquel il les compare, parce que, outre ce que j'en ai dit, les Lièvres pat sauts lorsqu'ils ne courent point, » Ces Animaux m'ont pas les membres aussi disproportionnés que les Liévres , quoiqu'ils aient le corps assez élevé, et, sous ce rapport, ils ressemblent davantage aux Agoutis, Azara nous apprend que la variété de leurs couleurs et la souplesse assez grande de Jeur poil les fait rechercher comme pelleterie, et qu’on en fait des tapis très-agréables à l'œil et qui sont fort estimés,
GENRE KÉRODON (Kerodon, F, Cuvier), Forme géné
agons vont par pas et non par
rale du Cochon d’Inde, mais avec
un peu plus de légèreté dans la taille, Les molaires ont aussi une grande analogie avec celles |
austral; leur couronne est en double cœur irrégulier dont les deux bases sont reliées l’une avec l’autre, supérieurement au bord inter dentaire et inférieurement au bord externe ; la barre est plus grande que dans les Cobayes, mais les incisives inférieures sont également pointues à leur extrémité et les supérieures élargies; les pieds de devant ont quatre doigts et ceux de derrière trois; la queue est réduite à un simple tubercule; le pelage est lisse et doux,
KÉRODON MOCO (Kerodon rupestris, F. Cuv., ou Kerodon sciureus, Is, Geoffroy), Il est gris varié de brun et de fauve en dessus, blanchâtre au contraire en déssous; sa taille est un peu supérieure à celle des Cochons d'Inde et ses formes sont moins lourdes. On le ren-
contre au Brésil, principalement sur les rochers qui sont situés à peu de distance des cours d’eau. :
KéÉRonox moco, 1/3 de grand
Plusieurs auteurs regardent le Cobaye austral comme une seconde espèce de Kérodon, et M. Gray le donne comme étant identique avec le Xerodon Kingii. GENRE COBAYE (Cavia), Le nom générique de Cave, proposé en 1750 par ie naturaliste Klein, a d’abord été étendu à toutes les espèces qui composent la tribu des Caviens, le PARTIE, 41
ne de la rangée |
pe nasin en en ernee
ss avr
et, de plus, aux Agoutis et aux Pacas, Pallas regardait même le Daman comme un Cavia ; mais lorsqu'on à repris en détail l'étude des Rongeurs, les genres admis jusque vers le premier quart du siècle actuel sont devenus des familles, et leurs démembrements ont même été parfois rapportés à des groupes différents, Ainsi, pour ne parler que des Cavia, l'on a fait un genre pour le grand Cabiai, un autre pour le Cochon d'Inde, un troisième pour l’Agouti, un quatrième pour le Paca, ete, et, dans presque tous ces genres, on a pu distinguer plusieurs espèces, C'est également par suite de cette révision que les Agoutis et les Pacas ont été éloignés du grand Cebiai et du Cochon d'Inde et placés dans une tribu différente, Chacune des divisions nouvelles a recu un nom nouveau, quelquefois même plusieurs, et, dans l'impossibilité de prendre l’ancien nom générique sous une acception différente de celle qu'il avait d'abord, on a également négligé de se servir du mot Cavia. F, Cuvier a fait du Cochon d'Inde le genre Anæma, Cependant ce nom n'a pas prévalu, et la plupart des auteurs actuels l’emploient dans le même sens du mot Cavia. Nous lui conserverons aussi cette signification, Malheureusement le nom français Cabiai, qui est, pour ainsi dire, la traduction de celui de Cavia, est parfois donné au grand Gabiai, dont le genre s’appelle en latin //ydrocherus.
Le genre Cavia, réduit aux seuls Anwima de F. Cuvier, comprend plusieurs espèces, el parmi elles le Cochon d'Inde, Toutes ont à peu près la taille de ce dernier, et, à part la couieur , presque tous ses caractères extérieurs. Ce sont des Animaux à grosse tôle, à poils durs et peu serrés, ayant quatre doigts aux pieds antérieurs et trois seulement aux postérieurs, Leur queue ne se montre que sous la forme d’un petit tubereule; leurs narines ne sont point entourées par un mufle; l'œil est de moyenne grandeur; les oreilles sont courtes, étalées et arrondies à leur contour, Ce sont des Animaux sans intelligence, qui vivent par petites sociétés, et que l’on trouve de. préférence dans toutes les régions sableuses, bien exposées, Il y en à depuis le Mexique jusqu'en Patagonie, Celle de leurs espèces qui diffère le plus du Cochon d'Inde est le Cobaye austral. Gette différence se remarque surtout dans la forme de sa tête et dans celle de ses dents molaires, Gependent on peut dire que tous les Cobayes ont quatre paires de molaires à chaque mâchoire, et que ces dents sont irrégulierement en doubles cœurs inégaux, disposés d’une manière inverse pour l'une et l'autre mâchoire, La figure en est un peu différente de celle des Kérodons et des Dolichotis. Les incisives supérieures n'ont pas de rainure verticale comme cela se voit dans l'Hydrochére,
Nous commencerons par l'espèce la plus rapprochée des Kérodons,
C'est le GOBAYE AUSTRAL (Cavia australis, Is. Geoffroy et d'Orb.), F1 a les molaires en doubles cœurs assez irréguliers, mais la barre est déjà moins longue que celle des Kérodons, Ses poils sont, en grande partie, annelés de gris, de jaune et de noir, d’où résulte une teinte géncrale grisâtre; en dessous la couleur passe au blane, Get Animal est long de 0,22; il habite les régions les plus australes de l'Amérique méridionale, et ne s'avance guère vers l'équateur au delà du 40€ degré, On le trouve communément sur les bords du Rio-Négro et dans le voisinage des rivières situées plus au sud, I se creuse des terriers profonds sur les coteaux sablonneux et couverts de buissons, principalement à une petite distance des lieux habités, Ces Cobayes vivent par familles, s'éloignent peu de leur retraite et sortent le soir ou pendant la nuit, Ge sont des Animaux assez vifs, doux et craintifs; ils n’ont que deux petits à chaque portée, Les Indiens puelches les appellent Sahal, les Patagons Tireguin, et les Espagnols Tucu-Tueu, Dans la partie mammalogique du Voyage en Amérique, M, d'Orbigny et moi, nous avons donné de nouveaux détails sur le Cobaye austral, M, Gray, qui donne cette espèce somme identique avec le A'erodon Aingii de Bennett, lui conserve ce dernier nom,
Dents pu Gocnon p'Ixpe, grand, nat
DR HP RQ D D PRE As
nme un Gavia ; jusque vers le nents ont même s GCavia, l'on à troisième pour s, On à pu dis- : les Agoutis et dans une tribu slquefois même s une acception du mot Cavia, is prévalu, et la us lui conserveest, pour ainsi t le genre s’ap-
‘urs espèces, et L, à part la cou- Le, à poils durs aux postérieurs, orme d’un petit itourées par un les oreilles sont ar, Ge sont des petites sociétés, tes les régions le Mexique jusai diffère le plus Cette différence ‘te et dans celle t dire que tous s sont irréguliél’une et l’autre Dolichotis, Les Hydrochère,
les molaires en e des Kérodons,. Ssulte une teinte ong de 0,22; il ance guère vers io-Négro et dans sur les coteaux 3 lieux habités, soir ou pendant petits à chaque t les Espagnols Orbigny et moi, nne cette espéce iom,
FAMILLE DES HYSTRICIDÉS.
Le CoBaYe DE GUTLER (Cavia Cutleri, King) Son Corps à 0,25, On le suppose du Pérou.
Le COBAYE À DENTS JAUNES (Cavia [lavidens, Brandt) eu jaune, tandis que les précédents les ont blanches, Son pelage est brun jaunâtre, mêlé de brun pâle sur le dos ; le dessus de sa tête et une bande oculaire sont de daltous re . : ue est long de 0,23; on le trouve au Brésil, M, d'Orbigny l'a aussi rapporté ee agnes de la Bolivie, qu'il habite entre trois mi Ave PAIE à + 3 eds a qu'il habite entre trois mille et quatre mille cinq cents métres au-dessus
Le COBAYE DE Spix (Cavia Spixii, Wagler) est du Brésil, [1 à les poils gris noirâtres sur le dos, mêlés de blanchâtre et de brun fauve; une tache blanche Ste di nn ‘derrière ses oreilles ; le dessous de son Corps est de la même couleur Cet un T : Mexique, ainsi que le COBAYE BRILLANT (Gavia fulgida) du même deu ALES
Le COBAYE APEREA (Cavia aperea des auteurs), dont la prince de Neu- Vied sépar deux espèces également brésiliennes sous les noms de Cavia rufescens et a l'espèce sauvage la plus anciennement connue, Son pelage est gris roussâtre er ne blanchâtre en dessous ; sa taille est un peu moindre que celle du don din. hu. 2 crâne est fort semblable à celui de ce dernier; Ce qui vient à l'appui de a
ralement admise que ces deux sortes d'Animaux >onsti L I ‘ d'Animaux ne constituent qu’une seule et même espèce
I vit au Brésil et à la Guyane. Au rapport d'Azara, il est également Commun au Paraguay Ise cache parmi les chardons ou les pailles les plus hautes dans les plaines les ns les buissons, 11 ne creuse point de terrier et ne sait point profiter de ceux qu'ont al . d . les autres Animaux, Il vit d'herbages, à des habitudes nocturnes, et jou Er pide, mais nullement sauvage, Chacune de ses portées n'est que d'un nr re ie sue n’en fait qu'une seule par an, Comme il n’est pas entièrement démontré que l'A th : % ; souche du Cobaye domestique, nous consacrerons à celui-ci un article à patte, ee Re
a le pelage noir, un peu lustré de brun ;
a les dents incisives colorées
purge ns
Poire
TRE LRO A 1 AR EEE PRE GR mn
C'est le GocHon D'INDE ou le Porquet de mer des habitants du midi, Johnston en a parlé sous le nom de Porcellus indicus, et Brisson sous celui de Cuniculus indicus, Linné ’appelle Mus porcellus et Mus brasiliensis. C’est aussi le Guinea-Pig des Anglais et le Ferkel- Maus des Allemands, Quelquefois on le désigne aussi par le mot Couis ou Coui-Coui, qui n'est
e la reproduction du cri qu’il fait entendre le plus habituellement,
La coloration des Cochons d'Inde est toujours par grandes plaques irrégulières noires et jaunes sur un fond blanc. Elle est bien différente de celle des Apéréa et des autres Cobayes non domestiques. C'est le résultat d’une altération, et on ne peut l’attribuer qu’à la domesticité; elle reproduit à la fois les trois principales modifications dont la coloration des Mammiféres est susceptible : le blanc ou albinisme, le noir ou mélanisme, et le roux ou rythisme, Il est probable que les Cochons d'Inde ont subi depuis longtemps cette modification qui les rend en apparence si différents des autres Cobayes, et on les trouve déjà décrits avec ces caractères dans les premiers naturalistes qui ont parlé des Animaux de l'Amérique, « Nous voyons, par les écrits d'Aldrovande, dit F, Cuvier, que déjà, vers le milieu du xvie siècle, c'est-à-dire un demi siècle après la découverte du Nouveau-Monde, le Cochon d'Inde avait les couleurs blanche, rousse et noire que nous lui voyons aujourd'hui, Alors donc il avait déjà éprouvé toutes les modifications dont il est susceptible, car depuis deux siècles et demi il n’en a point éprouvé d'autres, » Des tapisseries et des peintures qui datent de François Ie* représentent les Gochons d'Inde avec les caractères qu'ils nous montrent actuellement. Un autre fait témoigne encore mieux de l’ancienneté de cet asservissement du CGobaye à l'espèce humaine, c’est le nombre de ses petits, bien plus considérable à chaque
portée que chez les Cobayes sauvages,
Certains individus ont le poil entièrement blane et leurs yeux sont rouges.
Quoique les femelles n’aient que deux mamelles, elles mettent bas, à chaque portée, cinq ou six petits et même jusqu'à dix et onze. À la premicre portée, elles n’en ont habituellement que deux, ce qui est aussi le nombre pour les espèces sauvages, Leur gestation, qu’on à quelquefois évaluée à un mois seulement, est réellement plus longue, Des observations bien faites portent à soixante-six jours environ le temps qui lui est nécessaire ; il est vrai que les petits Cobayes, lorsqu'ils viennent au monde, ont déjà assez de force pour suivre leur mère; ils sont velus comme les adultes, ont les yeux ouverts, mangent aussi souvent qu'ils tettent, et ne différent en apparence des adultes que par une moindre dimension. Leurs dents sont même parfaitement développées, et les observations de M, Emmanuel Rousseau ont montré que celles de la dentition de lait sont déjà tombées et que les persistantes se sont montrées avant la naissance, Gelles de lait, qui tombent pendant la vie intra-utérine, sont, d’après ce naturaliste, au nombre total de huit, savoir : quatre incisives et quatre molaires.
(Voyez p. 270, pour la figure.)
Aussitôt après avoir mis bas, les femelles des Gochons d'Inde peuvent recevoir le mâle, et les jeunes de ces Animaux sont aptes à la reproduction dès qu'ils ont atteint cinq ou six semaines, L'extrême ardeur des mâles, l’état de polygamie dans lequel on les tient habituellement, et le grand nombre de petits que les femelles adultes font à chaque portée , rendent leur multiplication très-rapide ; aussi Buffon a-t-il écrit qu'avec un seul couple on pourrait en avoir un millier dans un an; mais il y a bien là quelque exagtration,
Les Cochons d'Inde sont des Animaux essentiellement instinctifs; aucun signe ne révèle chez eux cette apparence d'intelligence dont plusieurs autres Rongeurs donnent cependant quelques preuves. Manger, engendrer et dormir, ce sont leurs seuls besoins, et les actes par lesquels ils satisfont aux deux premiers tendent à les faire placer encore au-dessous des autres
Animaux du même ordre, La fréquence seraient encore des signes d’infériorité
de leur sommeil, l’insignifiante activité de leur veille , Si l'étude des espèces sauvages du même genre ne
nous montrait dans les Gobayes des Animaux crépuseulaires ou nocturnes, et que le grand
jour incommode jusqu'à un certain point, De mème que teurs congénères sauvages, les
, Johnston en indicus, Linné is et le Ferkel- -Coui, qui n'est
lières noires ot autres Cobayes qu’à la domestion des Mamet le roux ou s cette modifies trouve déjà $ Animaux de e déjà, vers le ‘eau-Monde, le ns aujourd'hui, le, Car depuis s peintures qui ‘ils nous monasservissement rable à chaque
‘haque portée, n’en ont habi- Leur gestation, . Des observacessaire ; il est Yce pour suivre t aussi souvent mension, Leurs nuel Rousseau istantes se sont a-utérine, sont, uatre molaires,
cevoir le mâle, int cinq ou six s tient habituelportée , rendent ple on pourrait
signe ne révèle nent cependant et les actes par sous des autres té de leur veille même genre ne et que le grand
sauvages, Îes
FAMILLE DES HYSTRICIDÉS, 325
Cochons d'Inde se réunissent en société, et, dans la marche, ils se suivent à la file, trottant l’un à la suite de l'autre derrière le chef de leur petite colonne, en passant par tous les endroits où il a passé et en opérant tous les détours qu'il lui a plu d'exécuter, C’est même un exercice assez amusant à observer que la marche de ces petits Mammifères, et il est facile de s'en donner le spectacle en laissant pendant quelques instants circuler dans un endroit clos une demi-douzaine de ces Animaux, La sécrétion de leurs poches anales est sans doute ce qui les guide dans ces promenades,
Ils ont un potit grognement pour exprimer leur contentement et dans les occasions ordinaires un cri assez aigu que rendent assez bien les mots Coui-coui ou cousi-cousi, Originaires des parties les plus chaudes de l'Amérique, ces Animaux n’ont le pelage ni assez fin ni assez fourni, aussi souffrent-ils de la rigueur de nos hivers; l'humidité leur est Cgalement défavorable, On doit done jes soustraire à ces deux causes de destruction, qu'ils ne savent même pas éviter en se creusant des terriers, C'est ce qui empêche de les tenir en liberté dans des parcs où ils acquerraient sans doute le fumet qui leur manque, D'ailleurs ils échapperaient encore plus difficilement que les Lapins aux Fouines, aux Chats et aux autres Carnassiers. Lour chair est en général aussi fade que celle des Lapins clapiers, et leur petite taille, qui rappelle celle des Rats, en fait un manger assez peu appétissant, En compensation, ils ne sont pas difficiles sur le choix de la nourriture, car ils se contentent volontiers d'herbes, de feuilles de choux ou d’autres substances abondantes en principes aqueux, et comme ils peuvent aisément se passer de boire, on à cru qu'ils ne puvaient jamais, Ils aiment aussi les feuilles des arbres, l'écorce des jeunes branches, les croûtes de pain, ete. , et dans les appartements où on les tient quelquefois, ils se rendent incorunodes par l'habitude qu'ils ont de ronger les pieds des meubles, lorsque le bois n’en est pas très-dur, On leur attribue souvent la propriété de chasser les Rats et les Souris par leur odeur, L’estomac de ces Animaux est considérable ; leur intestin grêle mesure à peu près deux mètres de long et leur gros intestin 0,32; leur cœcum est, comme celui de beaucoup d’autres Rongeurs, d'une ampleur remarquable; sa longueur égale 0,11 et sa largeur est presque aussi considérable, On voit de chaque côté de leur anus une glande petite qui laisse suinter la substance qui donne à leurs déjections une odeur assez désagréable, Les organes de la reproduction et le squelette des mêmes Animaux présentent plusieurs autres particularités intéressantes pour les anatomistes, et qui peuvent donner une idée exacte des principaux caractères que les autres Caviens présentent sous ce rapport,
Les prétendus Gochons d'Inde fossiles que l’on à signalés en Europe ne méritent pas ce nom, Ceux de la Limagne sont des Pédétiens (Voy. plus bas), et ceux d'OEningen, en Suisse, des Animaux trés-voisins des Lagomys et qu'on n’a pas encore pu séparer génériquement de ces derniers, On ne connaît done dans l’ancien continent aucun Animal , hi vivant ni fossile, que l’on doive attribuer à la tribu des Gaviens : le Cochon d'Inde ne fait point exception à cette règle de répartition géographique, puisqu'il est lui-même originaire de l'Amérique méridionale et que l'Homme seul est la cause de sa présence actuelle en Europe et dans d’autres parties de l’ancien continent,
TRIBU pes CÉLOGÉNYENS
Les Pacas forment le seul genre de cette tribu, Ce sont des Animaux assez bas sur jambes, ayant quatre doigts en avant et cinq en arritre, où le pouce est rudimentaire, Leurs ongles sont comparables à de petits sabots; leur tête est grosse, et sous leur arcade zygomatique, qui est renflée et conchoïde, se replie une poche cutanée dont l'usage est resté tout à fait inconnu; ils ont les yeux et les orcilles peu différents de ceux des Agoutis et des Porcs-Épics ; leur queuc est réduite à un simple tubereule; enfin leurs dents molares
ont des racines distinctes, et, lorsque l'usure les à entamées, leur couronne paraît formée | d'un cercle d'émail entourant l'ivoire dans lequel rentrent des replis de l'émail ainsi que quelques ellipses et des petits cercles de cette derniére substance.
Les Pacas ont été souvent réunis aux Caviens, mais la nature de leurs dents et quelques autres Caractères les ont fait rapprocher des Hystricidés, Ge sont, comme les Agoutis et les Caviens, des Animaux exclusivement américains,
GENRE PACA (Cælogenys, F. Cuvier). On peut ajouter quelques caractères à ceux que nous venons d'énumérer, tels sont l'absence de sillons sur les incisives; la grosseur égale des quatre paires de molaires supérieures et inférieures, et l'existence de deux paires de momelles, l’une pectorale située à la partie antérieure de l’aisselle, l'autre à la région pubienne, La poche que ces Animaux ont sur chaque joue est fort singulière; c’est une rentrée dénudée et submuqueuse de la peau qui se loge sous la grande expansion de l’arcade zygomatique existar.* toujours au crâne des Pacas, Cette expansion osseuse, que l'on ne retrouve dans aucun autre genre d’Animaux, est formée par l'os zygomatique, et surtout par la branche 2yYgomatique du maxillaire, Celle-ci est rugueuse et réticulée à sa surface convexe ou extérieure, et la même apparence se retrouve sur l'os zygomatique et même sur les os frontaux ; en avant de cette espèce d'abajoue osseuse est la grande perforation sous-orbitaire dont les deux portions, l’une propre au muscle et l’autre au nerf, sont bien distinctes ; la cavité qui reçoit le repli cutané est lisse, uniquement creusée dans la partie maxillaire de l’arcade ZYgomatique, et elle forme une espèce de caverne, ayant son ouverture large et inférieure, dont la longueur peut avoir cinq centimètres et la plus grande largeur trois; son bord externe qui est le plus long est un peu épaissi; son bord interne est le plus court et CnANE bu Paca 8nuN, 2/5 de grand,
il est fourni de chaque côté par la portion palatine du maxillaire, qui est située en avant des molaires et qui se relève en forme de crête longitudinale; son bord postérieur va obliquement de la base antérieure de la première molaire à la suture maxillc-zygomalique ; en avant, cette cavité osseuse est limitée par une ligne plus étroite; c’est celle de la jonction du maxillaire avec la face inférieure des incisifs. Cette dispoposition anatomique est véritablement fort curieuse.
F. Cuvier a essayé de démontrer qu'on avait confondu sous le même nom de Paca (Cuniculus Paca, Brisson; Mus Paca, Linné) deux espèces bien distinctes, mais que leurs couleurs permettent de distinguer aisément; cependant aucune différence anatomique n’est venue confirmer cette séparation, et le crâne de ces deux sortes de Pacas semble être conformé de la même manière, La même partie du squelette étudiée sur un exemplaire rapporté de Colombie par M. Roulin indique au contraire une espèce très-distincte, mais que nous ne pouvons encore signaler que par son crâne, Celui que nous avons étudié dans la collection du Muséum est plus étroit que le crâne des Pacas brun et fauve; son abajoue osseuse est également moins grande, moins étendue dans sa partie descendante et bien moins rugueuse à sa surface, Nous indiquerons provisoirement cette espèce sous le nom de PACA PRESQUE LISSE, Cælogenys sublævis.
Le PAcA BRUN (Cælogenys subniger, F. Guv.) est d'un brun chocolat sur le corps et la face externe des membres; il a sur les flancs des taches arrondies, blanchâtres, formant trois ou quatre séries assez régulières de chaque côté; le dessous du corps est blanc légérement jaunâtre, On trouve ce Paca au Brésil et à la Guyane, Il est long de quatre ou cinq décimètres et haut de trois environ,
Le Paca FAUVE (Cœlogenys fuluus. F, Cuv.) a le fond du pelage fauve, mais d'ailleurs
ait formée ainsi que
t quelques utis et les
| ceux que ‘égale des miumelles, ienne, La lénudée et 1e exist.‘ iCun autre zomatique ure, et la
rand,
8 longituaire à la gue plus tte dispo-
a (Cunicouleurs nue conmé de la Colombie pouvons Muséum >alement surface.
E, Cœlo-
rps et la formant & légèreou cinq
d'ailleurs
FAMILLE DES HYSTRICIDÉS. 327
la même apparence, les mêmes taches et la même taille que le précédent, F, Cuvier et Desmarest disent que son front et ses abajoues osseuses sont plus larges et plus rugueuses que dans le précédent; cette différence ne m'a Pas paru aussi sensible qu'ils le disent, et ces deux Pacas différent moins entre eux que du Cœlogenys sublævis,
Ces Animaux vivent dans les heux secs, Se Creusent des terriers et mangent des substances
végétales; ils sont doux et assez lents, Ceux que l'on tient en captivité ne refusent pas la viande,
PACA BRUN, De CAYENNE, 1/0 de grand.
Les Pacas montrent plusieurs particularités anatomiques assez intéressantes ; l'organe mâle de ces Animaux est surtout singulier par les armattres dont il est pourvu et leur intestin est assez considérable, Dans un Paca brun que j'ai eu l'occasion de disséquer , je l'ai trouvé long de près de six mètres (5,85) pour la partie grêle, et de plus de trois mètres (3,20) pour le gros intestin; le cæcam est considérable et long de 0,35,
Le genre OsreoPpera de M, Harlan ne repose que sur l'examen d'une tête osseuse de Paca, recueillie dans le sud des États-Unis, auprès de Delaware. L'absence de documents relatifs à ce crâne n’a pas permis de dire s'il est rée
lement fossile, comme on l'a pensé, ou s'il appartient à un Animal mort à une époque récente et dont l'espèce vivrait encore au même
lieu, C'est une indication intéressante, mais qui demande de nouvelles observations. Ce Paca des États du Sud a reçu de M, Harlan le nom d'Osteopera platycephalus.
TRIBU pes DASYPROCTIENS
Les Agoutis qu'lliger a nommés génériquement Dasyprocta, et F. Cuvier Chloromys, ont üté souvent réunis aux Caviens ; mais ils ont, comme les Hystriciens, des dents molaires adiculées et leur crâne ressemble plus à celui de ces derniers qu’à celui des Cabiais et des Cochons d'inde; toutefois jt n'a pas le renflement de la région frontale qu caractérise les
à US à in
TR ER Ge ot GA
Motaines p'Acocrt,
Ge sont de jolis Animaux, légers à la course et qui se nourrissent de substances végétales, telles que des herbes, des fruits, ete ; ce qui les fait redouter des cultivateurs, Ils savent,
2/1 de grand,
Porcs-Épies ordinaires et ses cornets olfactifs ne sont pas aussi étendus que les siens; d'autre part, ces Animaux différent des Pacas, auxquels on les associe le plus souvent, par l'absence du repli cutané et des abajoues osseuses qui caractérisent ces derniers, Ce sont des Animaux assez élevés sur jambes, ayant cinq doigts en avant et trois seulement en arrière; leur tôte est assez allongée; leurs oreilles sont largement ouvertes; leur train de derrière est plus fort que celui de devant et la queue tout à fait rudimentaire, Ils ont quelque ressemblance extérieure avec les Chevrotains, mais lu forme de leurs oreilles et leurs incisives de Rongeurs font bientôt reconnaitre leurs véritables affinités,
AGocTis, 1/6 de grand
comme les Écureuils, se servir de leurs pattes antérieures pour porter la nourriture à leur bouche, Leurs poils sont d’une seule sorte, couci'és, assez luisants, forts et de nature cassante; ceux des lombes sont plus longs que ceux du reste du corps,
Les Agoutis ne constituent qu'un seul genre dont les espèces, plus nombreuses qu'on ne l'avait cru d’abord, habitent l'Amérique méridionale et les parties de l’Amérique septentrionale, qui s’en rapprochent le plus, Ils vivent par troupes , établissent leurs terriers au pied des arbres, On les chasse pour leur chair, qui est un bon manger, et ils sont très-faciles à rendre domestiques; cependant ils sont gênants par l'habitude qu'ils ont de tout ronger et ils ont le caractère colère; si on les irrite on voit, dit-on, leur poil tomber comme celui des Gerfs ou comme les piquants des Pores - Épics et des Hérissons. Les femelles font de trois à six pelits. Leur taille est comparable à celle des Lièvres et des Lapins, mais ils sont plus élevés sur jambes et leurs formes sont plus dégagées,
siens; d'autre par l'absence des Animaux re; leur tête est plus fort iblance extéde Rongeurs
es végétales, , Ils savent,
riture à leur > nature Cas-
enre dont les cru d’abord, ies de l’Amét le plus, Ils riers au pied r, qui est un dre domestibitude qu'ils colère; si on comme celui res - Épics et à six petits, ièvres et des nbes et leurs