DU BRESIL
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Felis armillata (W, Cuv.):
Felis macroura (Yemminck), ete, — Dans le même groupe, il faut aussi comprendre les espèces suivantes, qui sont cependant plus faciles à distinguer, et dont les caractères spécifiques ne laissent par conséquent aucune incertitude,
FéLis Guari (Felis milis, KF, Cuv.). Gris jaunâtre en dessus, blanchâtre en dessous, varié de taches noires plus grandes en avant qu'en arrière, et souvent formées de deux lignes dont le milieu est un peu fauve, Taille de l'Ocelot, Patrie : le Brésil,
La douceur tout à fait exceptionnelle du premier exemplaire de ce Félis qu'on a possédé, avait engagé F, Cuvier à donner à l'espèce elle-même le nom latin de Wilis, qui veut dire doux. Voici en quels termes notre auteur en parle :
« Ge bel Animal à une extrême douceur; il semble aussi privé que le Chat domestique le plus familier, et sa maniére de jouer est la même que celle de ce Chat, Jamais il ne fait sentir ses griffes ni ses dents; et lorsque l’on ne s'approche pas de lui avec l’empressement qu'il demanderait, il s’agite fortement dans sa cage et manifeste son impatience par un petit cri bref mais doux, Des Animaux carnassiers d’un naturel aussi traitable feraient la souche d'une race que l'on rendrait facilement domestique; aussi les qualités aimables de ce Chat font que je proposerai de le nommer, dans les Catalogues méthodiques, Felis milis, »
FéLcis manGay (Pelis ligrina, Linné). Plus petite espèce, égalant seulement le Chat domestique et le Chat de Sumatra; ses couleurs ont la vivacité et à peu près la disposition de celles de l'Ocelot, C’est un animal des parties chaudes de l'Amérique méridionale,
FéLis pe Georrroy (Zelis Geoffroyii, P, Gerv. et d'Orb.). Un peu plus petit que le Chati et que l'Ocelot véritable; raarqué sur tout le corps de petites taches pleines, ponetiformes, nombreuses et noirâtres qui se voient également sur la tête, sur les épaules et aux cuisses, Ces poncluations semblent le rapprocher du Felis quigna, du Chili, que Molina n’a décrit qu'incomplétement et sur les véritables caractères duquel il est encore difficile de se prononcer, M, d'Orbigny en à rapporté plusieurs exemplaires pris sur les bords du Rio-Negro en Patagonie, L’espéce y fait surtout la chasse aux Oiseaux, principalement aux différentes espèces de Tinamous et à l'Eudromie,
D'autres Félis américains ont un système de coloration assez différent,
Le Féris JAGUARONDI d'Azara (Felis Jaguaærondi et Felis Darwinii) répond à peu prés au Chat botté par sa taille, ses allures et l'uniformité de sa coloration; mais sa teinte est d’un roux enfumé, I habite la Guyane, le Brésil ct le Paraguay.
Le FéLis coLocoro (Felis colocollo, Molina), du Chili, est plus singulier sous ce rapport; il est blanchâtre, avec des taches allongées de couleur foncée sur les flancs et sur le dos, Sa taille ne dépasse pas celle de notre Chat, ‘
Le FéLis PAGEroS (Felis pageros, Desm., d'après Azara) à quelque rapport avec les Lynx, et manque comme eux de la première fausse molaire supérieure, Îl est gris-fauve, avec plusieurs bandes fauves disposées obliquement sur les flancs; son cou et ses pattes ont d’autres bandes de la même couleur; ses oreilles n’ont pas de pinceau terminal, Au Chili, où vit cette espèce, on la connaît sous le nom de Æuina. C'est encore un animal de petite dimension; ses poils longs indiquent qu'il habite les endroits élevés et froids.
3. Ce n’est que dans les parties septentrionales de PAmérique que vivent les vrais Lynx propres au Nouveau-Monde: tels sont : Le FéLis Bai (Felis rufa, Guldenstedt), qui habite plusieurs parties des États-Unis et de la Californie;
Pi enos, 1/4 de grand,
FELIS par, 1/12 de grand,
Le FÉLIS CANADIEN (felis canadensis, E. Gooftr, ), que l'on suppose cependant exister aussi dans le nord de l'Asie et peut-être dans la Suède ;
Et le FÉLIS MONrAGNARD (Felis montana, Desm,) des États-Unis,
4. Les Lynx, dont nous voyons plusieurs espèces dans le nord de l'Amérique, sont des Félis de taille moyenne qui se distinguent des autres par leur queue courte, leur pelage trèsfourni et plus ou moins uniforme, la présence prosque constante de pinceaux à leurs oreilles et l'absence de la première paire de fausses molaires supérieures qui caractérise les autres Félis,
Il y en a une espèce en Afrique, le FÉLIS GARAGAL (Felis caracal, Linné), un peu moins grande qu'un Chien barbet, Son pelage est roux, un peu vineux en dessus, blanc en dessous ;
FÉris canacaz, 19 de grand,
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noins SOUS ;
FAMILLE DES FÉLIDES, 93
les pinceaux et la face extérieure de ses oreilles sont noirs; l'intérieur de celles-ci est blane, Le Caracal passe pour le pourvoyeur du Lion; c'est un animal très-farouche, incapable d'édu- ‘ation, que l'on prend assez souvent dans nos possessions africaines, en Nubie, en Abyssinic, L jusqu'au Cap. Il y a aussi des Caracals dans l'Inde, en Perse et en Turquie, Il est encore impossible de les distinguer sûrement de ceux de l'Afrique, Cependant un Garacal de l'Inde, dont Blainville avait pu comparer la dentition à celle du Caracal d'Algérie, portait à la deuxième molaire inférieure une racine supplémentaire qui manquait à ce dernier; mais ce n'est peut-être là qu'une particularité individuelle,
Les Lynx d'Europe se divisent en trois ou quatre espèces, On trouve ces Animaux en Portugal, en Espagne, dans les Pyrénées, dans les Alpes, dans quelques parties des États germaniques et dans les montagnes de l’Europe occidentale, Il y en a aussi, et en plus grand nombre, dans les régions boréales,
Le Fézis Lynx (Felis Lynx, Linné) ou le Loup-Cervier des Fourreurs est le plus répandu, ll a le pelage plus court en été qu’en hiver, roussâtre, avec de petites mèches d'un roux brun semées par tout le corps; son dos n'a pas de bandes noires , et ses joues ont quatre ou cinq bandes ondées, Ge Lynx approche de la taille d'un Chien ordinaire, On en prend encore quelques individus dans nos départements des Alpes, de l'Isère, de la Drôme et des Basses- Alpes, En 1822, on en a tué un dans le département de la Haute-Loire, à Saint-Julien- Chapteuil; sa peau est conservée dans le Musée de la ville du Puy,
Féiis Lyxx, 1/8 de grand,
Le FéLis vann (Felis pardina, Oken) atteint seulement la grosseur du Blaireau; son pelage »5i également moucheté; sa queue est un plus longue, C’est le Lynx de Portugal, d'Espagne, de Sardaigne, de Sicile et de Turquie.
Le Fécis cenvien (Felis cervaria, Temminek) atteint le volume d’un Loup, mais il est plas court; son pelage est gris, touffu et relevé de quelques taches brunes d’abord, puis ensuile noires, Il est répandu dans le nord de l'Asie, ainsi que dans les montagnes du Caucase, Ses dépouilles sont recherchées comme fourrure,
GENRE GUÉPARD (Cynailurus, Wagler). Apparence extérieure fort semblabie à celle des Panthères , quoique le corps soit plus élevé sur jambes et moins robuste; couronne des
dents molaires plus festonnée: face plus courte; boîte crânienne plus ample; cerveau plus développé; ongles faibles, non rétractiles, portant sur le sol pendant li marche, commo ceux des Chiens, dont les Guépards se rapprochent aussi par leur naturel doux et éducable, Dans certains pays où vivent ces Animaux, on se contre les Antilopes qu'on les lance, ( qu'on leur donne quelquefois,
n sert pour la chasse, C’est principalement rest là ce qui leur à valu le nom de Tigres chasseurs
GuÉrARDS, 1/16 de grand,
Dans l'lude et en Perse, où l'on emploie €
es Animaux pour la chasse, on leur donne le nom de Chitlat et d'Youse, T
ous Ceux qu'on à possédés dans les ménagcries européennes étaient doux et soumis, et il a presque toujours été possible de leur donner la même liberté qu'à des Chiens ; ils obéissaient à leurs gardiens, se laissaient approcher, caresser même par les personnes qui les visitaient , et montraient une égale confiance pour les enfants et pour les grandes personnes, Ceux de l'Afrique avaient les mêmes qualités que ceux d'Asie,
La plupart des auteurs ne reconnaissent qu'une seule espèce de Guépards : mais Hermann, dont \. Duvernoy à accepté l'opinion, admet qu'il y en CUANE DE Goéranv, L3 de grand, a deux, l’une et l’autre fauves en dessus, à pelage
moucheté, à peu près de la taille d’une petite Panthère, mais plus élevées sur jambes et à corps plus grêle, Ces deux espèces diffororaient l'une de l’autre par quelques particularités extérieures.
Le GuÉPARD À cRiNiine est celui que Schreber nommait Æ Léopard à crinière de quelques auteurs : il a | Sous la ventre, de taches rondes. pleines et de gent en partie sous la forme d'une courte cr
clis jubata, C'est aussi le a robe jaune nankin, semce partout, même Couleur foncée; les poils de son cou s'alloniniére, On le dit de Sumatra, mais il eat plus
veau plus >, Comme éducable, ipalement chasseurs
RS Sc cl A
donne le péennes ours été qu'à des issaient nes qui nfiance sonnes, tés que
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FAMILLE DES HYÉNIDÉS. 98
] probablement des parties méridionales de l'Asie continentale (1), On s'en sert pour lu chasse en Perse et dans plusieurs régions de l'Inde.
Le GuéParD Moucueré, qu'Hermann a distingué sous le nom de Folis gullala, à, suivant M, Duvernoy, les formes plus grôles , 1 ou clair, parsemé de taches rondes et noires, excepté en dessous, où il est quelquefois d’un blane pur et sans aucune tache, ou tout au plus marqué de taches ternes, C'est le Guépard d'Afrique, On le prend au Cap, au Sénégal, dans le Cordofan , ote,
es jambes plus hautes, le pelage fauve orangé
FAMILLE pes HYÉNIDÉS
Les Hyènes sont des Carnivores de grande taille, digitigr Mustélidés et les Félidés par leur dentition, et se nourr n'en fait généralement qu'un seul genre, Pour : l'ordre des Carnivores, nous placerons dans |
ades, ayant des rapports avec les issant de substances animales ; on 1e pas multiplier les grandes divisions de a môme famille que ces Animaux le genre des Protèles, qui est si différent des autres espèces du même groupe et de tous les Carnivores par l'état rudimentaire de ses dents molaires,
GENRE HYÈNE (Hywna, Storr). Les pieds ont quatre doigts, aussi bien ceux dé devant que ceux de derrière ; les oreilles sont grandes et évasées; la tête est large, le cou fort, le corps robuste et la queue de médiocre longueur; les poils sont rudes, et ceux du dos s’allongent plus où moins pour prendre l'apparence d'une crinière lâche et comme flottante, La langue à des papilles sub-aiguës et cornées : enfin les yeux ont Ja pupille ovalaire, cireulaire à son bord inférieur et allongée au supérieur, Le cerveau des Hyènes est assez petit, et leur crâne est remarquable par l'élévation des crêtes osseuses servant à l'insertion des muscles du cou qui en relèvent la paitie occipitale, Le squelette présente, entre autres caracteres, la conformation de son humérus, assez semblable à celui des Chiens, quoique plus robuste: on re- Marque aussi à sa partie inférieure une grande perforation de la fosse olécrânienne, mais ii n'y à pas non plus de trou sus-condylien,
Les Hyènes ont une formule dentaire analogue à celle de la plupart des Mustélidés ; mais leurs dents sont plus épaisses que celles de ces Animaux, et ils peuvent s'en servir non-seulement pour déchirer la chair et mâcher les tendons, mais aussi pour briser les cartilages ou même les os, Aussi les Hyënes ont-elles des instincts moins féroces que ceux des Félis et des Martes ; elles recherchent les cadavres, mais elles tuent rarement, Ce sont, pour ainsi dire, les Vautours de la classe des Mammifères, comme les Félis et les Martes en sont les Aigles elles Fancons, et lors même que les Cadavres qu'elles se procurent dans leurs excursions nocturnes sont presque entièrement dépourvus de chair, les ligaments et même les os peuvent encore servir à leur alimentation ; elles les rongent avec avidité, et l'on trouve dans leurs excréments, qui sont plus solides que ceux des Chiens, presque tout le phosphate calcaire des os qu’elles ont broyés et avalés.
L'instinct qui porte ainsi les Hyènes à rechercher les cadavres et les charognes en fait des êtres plus abjects que les autres Carnassiers et que l'on a voués à plus de réprobation encore. Cependant la réputation de cruauté qu'on leur a faite est loin d'être justifiée, car ces Animaux sont Tâches et faciles à soumettre.
Ils ont donné lieu à beaucoup d'erreurs.
La conformation assez particulière de leurs organes externes de la reproduction; leur démarche oblique et comme Claudicante ; la disproportion bien marquée de leurs membres
(t) MM. Temminck et Schiegel ne le citent pas dans leurs listes des Mammifères recueillis aux tles de la Sonde par les naturalistes néerlandais,
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antérieurs avec les postérieurs ; la grande ouverture de leur gueule; les dents puissantes dont elle est armée, et par-dessus tout l'habitude qu'ils ont de chercher des cadavres, mème des cadavres humains ayant déjà recu la sépulture, tout a contribué à leur faire une grande réputation de férocité et à les faire passer pour plus redoutables aux êtres vivants qu'ils ne le sont réellement, Buffon, qui a détruit une partie des préjugés qu'on avait accrédités ou sujet de ces Animaux, aurait aussi combattu celui qui est relatif à leur prétendue férocité, si, de son temps, les Hyénes avaient pu être observées aussi fréquemment qu'elles l'ont été de nos jours dans le nord de l'Afrique et dans les autres pays qu'elles habitent,
Voici comment Buffon s'exprime dans son article relatif à l'histoire de la Hyéne : «IE y a peu d'Animaux sur lesquels on ait fait autant d'histoires absurdes que sur celui-ci, Les anciens ont écrit gravement que la Hyène était mâle et femelle alternativement; que, quand elle portait, allaitait et élevait ses petits, elle demeurait femelle pendant toute l'année, mais que, l'année suivante, elle reprenait les fonetions du mâle et faisait subir à son compagnon le sort de la femelle, ,,,, On a dit qu'elle savait imiter la voix humaine, retenir le nom des bergers, les appeler. les charmer, les arriter, les rendre immobiles ; faire en mème temps courir les bergéres, leur faire oublier leur troupeau, les rendre folles d'amour, ete, Tout cela peut arriver sans l'Hyène, et je finis pour qu'on ne me fasse pas le reproche que je vais faire à Pline, qui paraît avoir pris plaisir à raconter et à compiler des fables, »
Les Hyénes passent la plus grande partie du jour abritées dans des creux de rochers ou dans des tanicres qu'elles savent creuser elles-mêmes, La nuit elles se mettent en quête de leur nourriture, et si elles sont servies à leur gré, elles peuvent en avaler une quantité vraiment prodigieuse, Elles mangent la chair des Animaux morts qui sont épars sur le sol, Les cadavres des grands Ruminants, des Rhinocéros ou des Éléphants fournissent pendant plusieurs jours à leur subsistance; elles y reviennent chaque so, et lorsqu'elles les ont réduits à l'état de squelette, elles peuvent encore, grâce à la vigueur de leur dentition, s’en nourrir quelque temps. Au moment de leur sortie, elles donnent trois fois de la voix, allongeant davantage le dernier eri qu'elles répétent ensuite par intervalles, Ges sons ont quelque chose de pleureur; d'autres fois ils simuient au contraire une sorte de rire, ct ce rire a quelque chose de strident et d'infernal, C'est là la source des récits auxquels Buffon fait allusion, et M. Delegorgue a entendu les Caffres lui assurer que les Hyènes imitaient les cris des jeunes Mammifères, Agneaux, Chevreaux où Veaux, afin d'attirer à elle la mére trompée par cette ressemblance, Cependant il à constaté, comme tous ceux qui ont parcouru les régions fréquentées par les Hyènes, qu'elles n’attaquent point les gros Animaux, et qu'il leur arrive très-rarement de poursuivre ceux qui seraient le moins capables de lui résister, Ge sont des Carnassiers dont la prudence va jusqu’à la lècheté, et qui n’ont ni l’agilité de la plupart des autres espèces du même ordre, ni leur goût pour la lutte, On peut les apprivoiser fort aisément et elles deviennent parfois aussi dociles que des Chiens,
Hn'y a d'Hyènes que dans l'Afrique et dans les parties méridionales de l'Asie, mais il en a existé autrefois en Europe. Plusieurs espèces assez semblables à celles d'à présent et pour ainsi dire parallèles à elles ont habité notre continent à la mème époque que les grands Ours, que les grands Félis, que l'Éléphant, que le Rhinocéros à narines cloisonnées, ete,, et leurs ossements sont de mème répandus en plus ou moins grande abondance dans le sol diluvien des cavernes, ainsi que dans les sables et atterrissements de la mème époque, On y trouve abondamment des pelottes solides d'album græcum; ce sont de leurs excréments composés de phosphate calcaire, et il en est fort souvent question dans les ouvrages des paléontologistes sous le nom de Coprolithes, A à également vécu en Europe, mais à une époque plus ancienne, une autre espèce d'Hyène maintenant éteinte, Cette espèce, dont on à trouvé
quelques débris dans les terrains miocènes de Cucuron (Vaucluse), mêlés à ceux des chevaux
nom d'Ayæena hipparionum,