PHANT AFRICAIN
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existe par conséquent en Mozambique, en Abyssinie, en Guinée et au Sénégal, C'est elle que les Garthaginois employaient, et il paraît que les Cafres s'en servent maintenant dans quelques occasions,
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ÉLéPuanT b Arnique, 1/40 de grand,
Beaucoup de voyageurs ont parlé de la chasse aux Éléphants, et l'on trouve, dans Levaillant,
des détails curieux à cet égard, La chair de ces Animaux, l'épaisseur de leur peau, la valeur
considérable de leur ivoire et les dommages qu'ils occasionnent dans les lieux cultivés, sont
autant de raisons qui engagent l'Homme à les attaquer, et, comme on n’en tirerait guère de
services en les prenant vivants, on les poursuit avec les armes à feu et on les tue pour en |
obtenir les seuls bénéfices auxquels leur possession peut donner lieu. Assez récemment , le ; voyageur français Delegorgue a publié, au sujet de leurs mœurs, des détails nombreux empreints d’un cachet particulier, peut-être un peu trop original, mais qui paraît en garantir l'exactitude. Les récits de Delegorgue sont d'ailleurs pleins d'intérêt ; on en jugera par le | L passage suivant, que nous reproduisons textuellement pour lui laisser son véritable Caractère :
«Nous étions sur la rive de l'Om-Kouzi, où de nombreux Éléphants avaient été vus adossés à une pente haute et longue, çà et là coupée de ravins, et quelque peu boisée, Malheureusement, quoique nous fussions ehcore à mille pas de la troupe, nous la vimes fuir pressée par la peur, Il est vrai qu’elle s'était débandée; cette circonstance nous était du moins favorable ss et nous promettait des avantages presque certains, Du reste, il n’était pas étonnant que la masse se fût laissé entraîner à une panique; beaucoup de femelles marchaient suivies de leurs jeunes, et dans cet état leur inquiétude est extrême,
«Une partie, à cause de la disposition du terrain, devait passer à deux cents pas de nous. Ces Animaux se rendaient à la rivière; ils avaient pour eux la pente, et furent si rapides que nous arrivâmes trop tard, Sans aucun doute, ils avaient traversé l’'Om-Kouzi. Nous remontâmes, furetant à droite et à gauche, profitant fréquemment des ravins pour marcher en écoutant, Nous sortions de l'un de ces ravins, afin de voir au loin. quand un lourd détale-
ment se fit entendre : le bruit approchait, approchait, et la poussière! Un escadron de ces Animaux lrottait à fondre sur nous sans intention; trois de front, onze en tout.
« Le premier je les vis : « Des Éléphants! Kotchobana ! Boulandje ! attention! Masquez- « vous, ils nous passent dessus ; à hout portant, et pas peur! » Des buissons étaient là; sitôt dit, sitôt fait, Vrai Dieu! les Éléphants ne savaient rion de notre présence; mais une irrésistible envie, une diabolique tentative entraîne chacun de nous à allonger la tête pour voir avant de tirer, C’est si naturel de s'assurer d’abord de la position, de la distance, et puis non-sculement cela, mais c'est que nous les sentions arriver on droite ligne sur nous, Ces Animaux pouvaient, s'ils ne nous renversaient des pieds, nous fouetter de la trompe, et quel soufflet ! Vingt-cing pas nous séparaient d'eux, ils nous virent; mais l'impulsion trop forte ne leur permit qu'une courbe d'un grand rayon à dix pas de notro droite : ils allaient défiler, appuyant sur leur gauche, Je prends le premijer, je le tire; il tombe, s'affaiggant sur les genoux, Kotchobana s'adrosso au second, qui tombe également agenouillé sur le premier, Boulandje tire : son Éléphant tombe, aussi groupé sur les deux premicrs, et tous les suivants, jusqu'au onzième, s'agenouillent successivement,
« Bon Dieu! vingt fusils, quarante fusils chargés, si nous les eussions eus là! «Attrape a « recharger ! garçons, ct le reste. » Et le rire, né de celte scène grotesque, nous ôtait de la force et de la vitesse; les bras nous en tombaient. C’est qu’il leur fallut du temps pour se dépétrer les uns des autres, tant ils étaient entassés pêle-mêle, A l’un des derniers , J'eus encore celui d'adresser un souvenir dans le train de derricre,
« Un seul restait sur place, mais debout et paraissant nous défier ; nous vîmes aussitôt qu'il était démonté de l'humérus : c’était celui-de Kotchobana, À quatre ou cinq reprises différentes, j'essayai de me poster de manière à l'avoir aux trois quarts; mais arrivé là, l'Éléphant, comme s’il eût eu conscience de mes desseins, me chargeait jusqu’à ce que la crainte de tomber le retint, Je dus, pour réussir, envoyer Boulandje faire diversion de l'autre côté, et alors ma
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balle dans la cervelle le fit s'affaisser mort comme un édifice auquel on enléverait sa base, Jamais de ma viqle chasseur, et je crois bon de le dire, je n'avais été ni ne fus depuis témoin d'un fait du genre de celui que je vions de signaler; cependant je ne suis pas éloigné de croire qu'il existe chez ces Animaux, réunis en loupe, un esprit d'imitation qui tend à leur faire faire à tous ce qu'ont fait les premiers, »
GENRE MASTODONTE (#astodon, G, Cuv.). Les espèces de ce genro ont toutes cessé d'exister, et leur histoire sera exposée plus longuement dans le volime de cette collection, qui sera consacrée à la Paléontologie, Elles doiguent à un squelette assez semblable à celui des Éléphants, des dents molaires en même nombre, mais dépourvues de cément entre leurs cullines qui sont d'ailleurs moins nombreuses, Leur mâchoire supérieure portait également deux grandes incisives prolongées en défenses, et plusieurs Mastodontes avaient aussi une paire d'incisives 4 la mâchoire supérieure,
IL y u des débris fossiles de ce genre dans les lorrains miocènes et dans ceux du pliocène proprement dits, Le faux pliocène d'Auvergne en renferme aussi, mais il n’y en à pas dans les DenxIÈNE MOLATIR Mn et Nisréeumte ve L'Outo, dépôts diluviens, du moins en France, Ces débris sont nombreux en Europe et dans les deux Amérique, Il en à aussi été rencontré en Asie, mais point encore dans les îles indiennes, J'en ai signalé en Afrique , auprès ‘de Con tantine, ot M, Owen a décrit une dent trouvéé en Australie, qu'on ne peut rapporter qu’à une espèce du genre Mastodonte, ce qui est d'autant plus curieux que les autres ossements fossiles fournis jusqu'à ce jour par le même continent sont des ossements de Marsupiaux dont les espèces appartiennent aux familles aujourd'hui répandues sur le continent australien,
Les Mastodontes peuvent être partagés en plusieurs sous-genres, si l'on tient compta des variations que présentent, dans la série des espèces, le nombre et la forme des collines de leurs dents molaires, l'allongement plus où moins considérable de leur maxillaire inférieur, la présence ou l'absence d'incisives à la même mächoire, etc, Celles dont les dents ont les collines en moindre nombre et en même temps plus distinctes entre elles, conduisent au genre suivant, que nous avons proposé de placer aussi dans le même ordre,
GENRE DINOTHÉRIUM (Dinotheriun, Kaup). Les trois ou quatre espèces éteintes qui rentrent dans ce genre, acquéraient une taille peu différente de celles des Éléphants et des Mastodontes, Leurs molaires, pour la plupart à deux collines bien distinctes, n'étaient qu'au nombre de cinq à chaque mâchoire, mais au lieu de se succéder comme celles des autres Proboscidiens, elles existaient simultanément ; de plus, les incisives inférieures étaient fort développées et elles sortaient de la bouche comme les défenses des Éléphants, et se dirigeaient inféricurement,
Il reste encore beaucoup d'observations à faire sur le squelette des Dinothériums. G, CGuvier considérait ces grands Mammifcres comme des Tapirs gigantesques, et d’autres auteurs les ont classés parmi les Cétacés, J'ai proposé de les placer avec les Proboscidiens, dont ils semblent en effet terminer la série; c’est la manière de voir que de Blainville a soutenue, en traitant du genre Dinothérium dans son Ostéographie. Les fossiles de ce genre qu’on a décrits ont été pour la plupart recueillis en France dans les terrains miocènes ; on en signale aussi dans l'Inde, Ceux qu’on avait indiqués à la Nouvelle-Hollande ont été reconnus depuis lors pour des restes de grands Marsupiaux qu’on a appelés Notothériums.
ORDRE pes JUMENTÉS
Animaux mammifères pourvus de quatre membres terminés par des
ongles en forme de sabots, uniquement propres à la locomotion ordinaire, non bisulques, à doigts presque généralement impars , plus souvent au nombre de trois que de ing on d'un seul: leurs membres postérieurs ont le fémur pourvu d'une saillie externe placée au-dessous du grand trochanter ct qui a été nommée troisième tros chanter; leur tarse n'a pas l'astragale en osselet, et leurs métatarsiens où mélacarpiens des troisième et quatrième doigts ne se soudent Jamais en un 0$ unique. Les dents sont de trois sortes , quelquefois bien caractérisées, d'autres fois difficiles à diviser en incisives véris tables el en canines pour la mächoire inférieure; les molaires, qui en sont séparées par une barre plus où moins longue, montrent à la couronne des replis ou des contours plus ou moins multipliés de l'émail que l'usure met en évidence et dont la complication varie suivant les genres et les espèces, ce qui fournit de bons caractères pour la classification. Le nombre normal de ces dents molaires est de sept paires pour chaque mächoïre : habituellement les cinq intermé-
és par des locomotion
L'imparirs, seul; leurs crne placée sème (r0= "s métalarse soudent quelquefois ISÈVES VÉTT= aires, qui atrent à la ltipliés de tion varie caractères vres est de 4 intermé-
ORDRE DES JUMENTÉS. 137
diaires sont presque semblables entre elles, mais la première, lorsqu'ette eæiste, est plus petite que les autres ; celles de la mdchoire supérieure sont plus grosses et plus compliquées que les inférieures. L'estomac de ces Animaux est simple ; leurs intestins sont fort longs, et ils ont au moins un cœcum, lequel est volumineux. Le cerveau montre des circonvolutions plus ou moins nombreuses à la surface de ses hémisphères, Les mamelles ne sont Jamais pectorales ; les organes reproducleurs rappellent la disposition que nous leur connaissons chez les Chevaux; le placenta est polycotylédonarre, sauf dans le genre Daman : la peau est tantôt très-Cpaisse et presque entièrement dépourvue de poils, tantôt, au contraire, moins résistante ct entièrement velue.
Les Jumentés, aurquels appartiennent les Chevaux, /es Tapirs, les Rhinocéros et les Damans, sont des Animaux herbivores qui, sauf les derniers, atteignent de grandes dimensions; ils ont pour la plupart des habitudes sauvages : leur naturel est presque toujours brutal, mais sans être féroce : ils vivent généralement en troupe et se tiennent dans les foréts sombres ou humides , dans les grandes plaines ou dans les montagnes, prenant presque exclusivement pour nourriture des substances végétales. Les plantes fourragères ou leurs graines, les feuilles des arbres, certains fruits, des écorces ou des branches constituent leur nourriture habituelle. L'Eurepe ne possède plus une seule espèce réellement sauvage de cet ordre, mais à des époques plus ou Moins reculées elle en a nourri un nombre supérieur à celles de l'Afrique et de l'Asie réunies: quelques-unes ne sauraient méme étre classées dans les genres aujourd'hui existants. Les plus singuliers de tous les Jumentés antédituviens étaient les Paléothériums et /es Lophiodons.
Les indications qui précèdent établissent suffisamment quels sont les caractères généraux des Mammifères dont il va être question. dans ce chapitre. Ce nom de Jumentés, qui réunit les Chevaux, les Tapirs, les Rhinocéros et les Damans, est emprunté à la Bible; il a été également employé par Linné, par Storr et par quelques autres naturalistes. Il n’est point Synonyme de celui de Pachydermes, puisque les auteurs modernes qui se sont servis de ce dernier l'appliquent non-seulement aux Jumentés, mais encore à d’autres ongulés non Ruminants, et qu'ils associent dans un seul et même ordre les Éléphants, les Jumentés er les Porcins, Animaux si différents les uns des autres par la conformation de leurs pieds, par leur dentition et par plusieurs autres particularités importantes, Ce n’est que dans ces derniers temps que l'on a pu saisir convenablement ces différences que les naturalistes du siècle dernier n’ont pourtant pas ignorées d’une mamière complète.
M, Richard Owen, qui fait aussi des Jumentés un groupe à part auquel il accorde le rang de sous-ordre, propose de donner à ces Animaux le nom de Périssodactyles, auquel nous avons dù préférer celui plus ancien et plus expressif de Jumentés. Les Mammifères ongulés auxquels ces dénominations s'appliquent sont aussi appelés Pachydermes herbivores, par opposition aux Porcins ou Pachydermes omnivores et Périssodactyles. Ce dernier nom leur a été imposé par M. Pomel.
Les Jumentés ne sont pas nombreux en espèces; l'Amérique n'en a que deux, qui appartiennent l'une et l’autre au genre des Tapirs. L'Asie nourrit, indépendamment d’une troisième sorte de Tapirs, des Rhinocéros d'un sous-genre particulier et plusieurs espèces de Chevaux. L'Afrique possède deux ou trois espèces de Rhinocéros, des Chevaux à robe tigréc nommés Zèbres, et le genre des Damans, qui est aussi représenté en Syrie. Ni l'Europe actuelle, ni l'Amérique septentrionale, ni Madagascar, ni l'Australie n’ont de Jumentés sauvages, mais l'Homme a naturalisé sur tous les points du globe le Cheval et l'Ane, qui comptent parmi les espèces domestiques les plus utiles.
Les Jumentés doivent être partagés en quatre familles, savoir : les Æ Jquidés, les Tapiridés, leS Rhinocéridés ct les Hyracidés.
FAMILLE pres ÉQUIDÉS
Le Cheval, cl quelques espèces de Mammiftres fort semblables par l’ensemble de leurs caractéres, telles que l'Ane, le Zébre, ete., se sors nettement de tous les autres Animaux ongulés, parce qu'ils n’ont qu'un seul doigt, et, par suite, qu'un seul sabot à chacun des pieds, ce qui leur a fait donner le nom, d’ eu assez impropre, de Solipèdes. Cependant certains auteurs ont pensé que ce doigt, en apparence unique des Solipèdes, était formé par la soudure intime de deux autres qui restent, au contraire, indépendants et distincts dans tous les autres Animaux, Ces deux doigts répondraient aux troisième et au quatrième des Mammifères ordinaires, et, par suite, à ceux qui forment la fourche des Ruminants, Cette manière de voir ne nous paraît pas admissible, mais il n’en est pas moins facile de retrouver dans le pied du Cheval, dont les vétérinaires ant donné des descriptions si exactes et si utiles, la trace des trois doigts principaux qui caractérisent habituellement les Jumentés vivants et fossiles, De chaque côté de la face latérale de chacun des métatarsiens ou mélacarpiens, c’est-à-dire de chaque côté de ce qu’on appelle les canons, il existe une tige osseuse d'apparence styloïde, Ces tiges osseuses ou stylets, que les vétérinaires nommaient autrefois, mais à tort, des péronés, sont les métacaroiens et les métatarsiens latéraux ; elles ne portent pas de doigts dans le Cheval ni dans les autres espèces actuelles du même genre (1), mais on connaît des Équi lés fossiles chez lesquels chacune d'elles était terminée, aux pieds de derrière comme à ceux de devant, par un doigt, de telle sorte que les pieds de ces anciens lquidés avaient trois doigts complets comme ceux des Rhinocéros et des Jumentés fossiles auxquels on à donné le nom de Paléothériums, Les Équidés à trois do igts sont les Hipparions où hippothériums, dont les restes sont communs dans certains lieux, en Europe et dans lnde, Ainsi, le nom de Solipèdes, en lui attribuant la signification d'Animal à un seul doigt, exprime plutôt l'apparence que la réalité quant aux pieds des Chevaux, des Anes et des Zèbres, et il est Lout à fait impropre eu ce qui concerne le pied de certaines espèces antédilu-
(4) On montrait dernièrement dans les foives du midi de la Franco un Choval monstrueux ayant à chaque pied une paire d'onglons supplémentaires placés de chaque côté du sabot, ce qui le faisait paraitre tridactyle.
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Tapiridés,
le de leurs les autres ul sabot à Solipèdes.
Solipèdes, endants et ème et au e des Rupas moins riptions si lement les étatarsiens le une tige ommaient x; elles ne genre (1), aux pieds es anciens is fossiles lipparions e et dans seul doigt, es et des antédilu-
at à ehaque vidaetyle,
FAMILLE DES ÉQUIDÉS, 139 viennes qu'il convient cependant de placer dans la même famille que nos Chevaux, bien que éeux-ci n'aient à chaque pied qu'un seul doigt complet,
C’est là une des raisons qui nous ont engagé à préférer le nom d'Équidés à celui de Solipèdes, et à ne point séparer ces Animaux des Rhinocéros, des Damans et des genres fossiles à doigts également non bisulques et en nombre impair dont nous avons déjà cité les noms.
Les Équidés ont d'ailleurs l’astragale établi sur le même modèle que les Rhinocéros et les Tapirs, quoique plus oblique dans sa poulie, et leur fémur montre de même la seillie connue chez les Rhinocéros, les Paléothériums, etc,, sous le nom de troisième trochanter,
VSTHAGALE DU CHEVAL ET ot Ruixocénos, 1/2 de grand.
Les caractères particuliers des Équidés, considérés comme famille, consistent dans quelques dispositions spéciales de leur squelette ; dans Ja forme extérieure de la tête, qui diffère à la fois de celle des Rhinoctros, des Damans et des Tapirs, pour ressembler à celle du Cheval ordinaire ; dans la beauté des proportions qui distinguent leurs espèces, et dans le pelage habituellement lisse et couché dont tout leur corps est recouvert,
Les Équidés sont des Animaux herbivores et granivores ayant l'estomac simple, le canal intestinal long, le cœcum ample, On ‘ait qu’il leur est impossible de vomir leurs aliments, ce qui tient, comme l’a reconnu M, Masendie, à la conformation particulière de leur diaphragme, Ges Animaux, dont le Cheval et ‘'Ane sont les deux espèces les plus connues et les plus utiles, ont des habitudes sociables, A l'état de liberté, ils vivent réunis par bandes considé. rables sous la conduite des vieux mâles. Quoique dépourvus de la corne nasale qui fournit aux Rhinocéros une arme puissante, et Malgré la moindre épaisseur de leur derme, ils savent résister à leurs ennemis, Les morsures qu'ils font avec leurs incisives et les ruades qu'ils lancent avec leurs pieds de derricre sont toujours redoutables; ils sont d'ailleurs très-agiles et la rapidité de leur course leur permet habituellement d'échapper au danger,
Comme les autres ongulés, les jeunes chevaux sont déjà assez forts pour suivre leur mère lorsqu'ils viennent au monde, H n'y en a qu'un pour chaque portée,
Les Équidés ont pour formule dentaire :
3 incisives, canines et -Z molaires, dont la premicre paire est toujours plus où moins rudimentaire, les autres étant fortes et à peu près égales entre elles, Leurs molaires sont séparées des dents situées plus en avant par un intervalle vide auquel on donne le nom de barre; la couche émailleuse y est enduite d’une certaine quantité de cette matière osseuse à laquelle on donne le nom de cément, aussi ne voit-on point à leur surface des excavations d'émail analogues à celles que présentent les molaires des Rhinoctros, Les molaires de la première paire sont habituellement caduques, ce qui réduit les dents de cette sorte à 8,
Les incisives des Chevaux ont, au contraire, une cavité à leur couronne , et c'est à l'intégrité où au contraire au degré plus où moins avancé de l'usure de cette cavité que l’on reconnaît l’âge de ces Animaux, C'est à quinze jours que les incisives de lait commencent à pousser; à deux ans et demi que les mitoyennes sont remplacées; à:trois ans et demiles deux suivantes; à quatre ans et demi les deux latérales appelées coins. Toutes ces dents ont la cou- 'onne d’abord creuse, mais la fossette qu'on y voit s'use au fur et à mesure de la détrition , et elle finit par disparaître entièrement à sept ans et demi ou huit ans : alors on dit que le Cheval ne marque plus, Les figures que nous en donnons dans notre Atlas feront bien com prendre les indications que l'on tire de cet examen,
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Les canines sont situées au milieu de la barre; elles sont médiocres et reçoivent le nom de crochets ; les femelles en manquent habituellement,
La famille des Équidés n’est représentée dans la nature actuelle que par quelques espèces du genre Equus, et ces espèces sont exclusivement propres à l’ancien continent, principalement à l'Afrique et à l'Asie, L'état plus ou moins complet de domesticité dans lequel sont retenus los Chevaux proprement dits et le manque presque absolu de documents historiques à leur égard ne permettent pas de décider s’ils descendent de la même espèce que les Chevaux qui ont autrefois existé en l’Europe et dont les nombreux débris sont enfouis dans les couches diluviennes, dans les cavernes, etc., ou bien s’ils constituent une espèce à part que l'Homme aurait prise à l'Asie, Il est, au contraire, établi par des documents historiques que les Chevaux de l'Amérique, dont les bandes sont maintenant si nombreuses, ne \ sont autres que les descendants des Chevaux transportés par les Européens dans le Nouveau- | Monde, et cela depuis la fin du quinzième siècle; il en est de même des Chevaux de l’Aus- | tralie. Quelques auteurs soutiennent également que les Chevaux sauvages de la Tartarie | proviennent également de Chevaux autrefois domestiques dans les même contrées, Au coni traire, les ânes sauvages de l'Asie sont souvent regardés comme ayant fourni tous les ânes Ë domestiques.
| On recucille dans certains terrains fossilifères des deux Amériques des restes fossiles de
Chevaux qui ont habité le Nouveau-Monde avant que l'Homme ne s’y fût établi; leurs espèces étaient différentes de celles des Équidés actuels, Rien de semblable n’e été constaté pour la Nouvelle-Hollande, dont les anciens Animaux n'étaient pas moins différents des nôtres que ceux qui en constituent la population actuellement vivante,
GENRE ÉQUUS (Equus, Linné)., Les Équus comprennent les espèces récentes de la famille des Équidés et celles, connues à l’état fossile, qui s’en rapprochent le plus, Celles-ci paraissent avoir vécu, pour 1 plupart du moins, à une époque moins éloignée de la nôtre
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