‹ Histoire naturelle des mammifères [microforme]Chapitre 44 sur 96 · RER · texte numérisé non relu

RER

l'utilité que en à laissé ‘4 des expres-

le ce fier et S combats :

u bruit des :s plaisirs à courageux, seulement il 4 , ohéissant

| n’agit que

que par la récision de

CHEVAL PERCHLRO V

cept soci sous

Che

ses mouvements, l'exprime et l'exécute ; qui sent autant qu'on le désire ot no rend qu'autant

qu'on le veut; qui, se livrant sans réserve, ne se refuse à rien, sort de toutes sos forces, s'exeédo et même meurt pour mieux obéir, »

Buffon ajoute : « Voilà le Cheval dont les talents sont développés, dont l'art a perfectionné les qualités naturelles, qui, dès lo premier âge, a été soigné et ensuite exercé, dressé au service de l'Homme, »

Linné, dans le style souvent biblique de ses dé bonheur, quoiqu'avec plus de simplicité, que lorsqu'il dit de lui :

finitions, a également exprimé avec un rare lques-unes des qualités distinctives du Cheval

«Animal herbivorum, rarissime carnivorum ,

generosum, surperbum, fortissimum În Currendo, portando, trahendo; aptissimum equitando; cursu furens;

silvis delectatur; hinnitu sociam vocat; calcitrando pugnat, ete, »

Quoiqu'il y ait en \mérique des traces incontestables de l’ancienne existence des Chevaux aux époques où les Éléphants , les Mastodontes ot tant de grands Édentés foulaient le sol de ce double continent, c'est dans les parties du globe qui forment par leur réunion l

ancien monde qu'il est convenable de placer

la patrie de nos Chevaux domestiques ; car il est hors de doute que la présence de ces derniers dans les deux Amériques n'est pas antérieure à la conquête de ces régions par les Européens, et c'est à une date moins ancienne encore qu'ils ont ét: introduits en Australie; mais en est-il des Chevaux fossiles dont les débris sont si abondants en Europe et des Chevaux actuels des pays européens, comme de ceux de l'Amérique : c'est ce que les naturalistes ne sauraient établir encore, bien qu'en général ils répondent afflrmativement à cette difficile question, Si leur opinion était fondée on devrait admettre que l'espèce véritable du Cheval ou quelques espèces très-peu différentes de celle-ci, et qu'il n’est pas toujours facile d’en distinguer, ont été ancanties en Europe et dans le nord de l'Afrique antérieurement à l'apparition de l'Homme dans ces contrées, et que les Chevaux domestiques n’y ont Gé amenés que plus lard, conduits par ces innombrables peuplades qui ont autrefois quitté l'Asie ou l'Europe orientale pour s'établir en occident, Le Bœuf, qui parait ne pas avoir été trouvé en Europe dans des conditions de fossilisation aussi anciennes que le Cheval, serait üussi, dans cette manière de voir, une espèce de provenance asiatique , et il en serait de même du Mouton, de la Chèvre, du Pore et de plusieurs autres. ependant il n’est pas démontré que les choses se soient réellament passées ainsi, et le peu que l'histoire nous apprend au sujet du Cheval laisse subsister tous les doutes, Il y avait parmi les Chevaux fossiles plusieurs espèces, et, dans celle qui se approche le plus du Cheval actuel, diverses races caractérisées par des différences de taille et de proportion assez comparables à celles que nous observons aujourd'hui parmi les Chevaux domestiques; des squelettes de ces anciens Animaux nous montrent les lourdes formes des Chevaux alsaciens ou boulonnais, ce qui semble les rapprocher beaucoup des Chevaux qu'employaient les guerriers du moyen âge, et dont ils nous parlent sous le nom de palefrois et de destriers ; d’autres ont l'ossature tine des Chevaux arabes, dont là race n'a cependant commencé à se répandre dans le nord-ouest de l’Europe qu'au retour des croisades, et il y en a qui sont au contraire assez petits pour rappeler les Chevaux nains des Shetlands, de l'île d'Oucssan et de la Corse, ce qui a même fait proposer de les considérer comme étant d’une espéce à part, à laquelle on a donné le nom d'Equus minutus, Comme il

est impossible de démontrer les liens de parenté qui rattachent sans doute les Chevaux actuels

à ceux qui ont laissé leurs os dans les couches diluviennes, dans les cavernes, etc,, on ne

saurait assurer que l'Europe n’a pas été pendant un certain temps privée d’Animaux de

te genre, après en avoir nourri en plus grande abondance encore que de nos jours, Il est

Cependant certain que la domination du Cheval par l'Homme remonte jusqu'aux premières

Sociétés, et si le temps ou la civilisation en ont perfectionné les conditions, ce qui se passe

Sous nos yeux en Amérique et en Tartarie nous montre avec quelle facilité les premiers

Chcovaux rendus domestiques ont dû passer au service de notre espèce, dont ils ont tou-

144 ORDRE DES JUMÉNTÉS.

jours été l'une des richesses les plus précieuses, Nous voyons en effet chaque jour l'Homme soumettre les Chevaux libres qui vivent dans les régions désertes, tandis que des Chevaux domestiques lui échappent pour reprendre leur liberté et peuplent bientôt des contrées entières de leurs troupes innombrables, dont nous tirons chaque jour de nouvelles montures. Nonseulement les anciens ont eu comme les modernes des Chevaux qu’ils prenaient ainsi dans les haras naturels que la nature leur offrait, mais ils ont institué de véritables haras plus ou moins semblables aux nôtres, et qui ont donné lieu dans ces époques reculées à un commerce très-important,

Homère parle dans l’fliade des nombreux haras possédés par Priam, et il attribue à Erichtonius, l’un des ancêtres du dernier roi troyen, trois mille juments et pareil nombre de magnifiques poulains, Les bas-reliefs des monuments assyriens peuvent nous donner une idée de la beauté des anciens Chevaux de l'Asie Mineure , et nous voyons par les peintures de l’antique Égypte, qu'il y en avait aussi de fort beaux dans la vallée du Nil, Ce furent sans doute ces Chevaux de l’Asie Mineure et de l'Égypte qui furent employés avec le plus de succès par les Grecs, puisque les magnifiques débris des statues du Parthénon démontrent qu’à l’époque de Périclès les Athéniens possédaient des Chevaux fort élégants, et que nous savons par divers auteurs qu'oh tirait de la Cappadoce et des pays voisins ceux qui couraient dans les jeux olympiens, La légende de Neptune donnant je Cheval à Athènes, landis que Minerve lui procure l'olivier, doit faire admettre aussi que ce précieux quadrupède avait une origine étrangère à la Grèce, puisqu'il était venu par le soin du dieu des eaux, On sait en effet que de nos jours encore les peuples donnent habituellement l’épithète de marins aux Animaux ou aux produits de tonte sorte que leur apporte la navigation, Les rois de la r“*2 de l'Asie Mineure se livraient d’ailleurs avec une grande activité au commerce des Chevaux et ils contribuèrent à répandre la belle race que nous appelons race arabe, Anciennement l'Arménie fournissait aussi des Chevaux et des mules aux princes commerçants d Tyr et de Sydon, et la Perse se livrait avec succès à la même industrie, Cyrus avait réuni dans ses haras, sans doute en vue des grandes expéditions qu’il se proposait, 800 étalons et 16,000 juments, et les Chevaux de race persane sont encore aujourd'hui des Chevaux fort estimés. Les Numides, dont les Chevaux perfectionnérent plus tard et à diverses époques eeux de l'Espague et de plusieurs contrées de l'Europe méridionale, comme ils l'avaient sans doute été par ceux apportés de l'Asie Mineure , étaient Également célèbres par leur beauté et par leur rapidité, Il y avait alors comme aujourd’hui, dans les pays civilisés qui entouraient la Méditerranée, des Chevaux de selle et des Chevaux de trait, mais ces derniers étaient les plus répandus, parce qu’on se servait plus souvent des chariots dans les combats que de la cavalerie proprement dite.

On dit que l’art de monter le Cheval fut inventé par les Scythes, aujourd'hui les Tartares, el que, lorsqu'ils vinrent en Thrace, les Grecs en furent si cffrayés, qu'ils crurent que l'Homme et l’Animal ne formaient qu'un seul corps, et l’on assure même que c’est Ià l’origine de la fable des centaures, On sait d’ailleurs que les Mexicains eurent les mêmes craintes et commirent la même méprise lorsqu'ils virent pour la premicre fois les cavaliers espagnols que Cortez lança contre eux.

Les Hébreux n’eurent des Chevaux que vers l'époque de David et de Salomon. Abraham , Isaac, Jacob possédaient des Anes dont il est question dans l’énumération de leurs richesses, avec les Chameaux et les Moutons, mais ils ne paraissent pas avoir élevé de Chevaux, ni mème s'être soucié de ces Animaux. À l’époque de Moïse les israélites ne s’en servaient point, même dans les combats , et le législateur leur recommande, lorsqu'ils se rendront à la guerre, de wavoir point peur des Chevaux ni des chariots de leurs ennemis, mais de placer leur confiance dans le dieu d'Israël : cependant il n’en fut pas toujours ainsi, et le Livre des Rois nous parle déjà de l’écuyer de Jonathas: il rapporte aussi que David, vainqueur d'Adarézar, fils de Rohob, roi de Soba, sur l’'Euphrate, lui prit 1,700 cavaliors, mais qu’il coupa les nerfs des jambes à tous les Chevaux des chariots et n°en réserva que pour 100 chariots.

: jour l'Homme ie des Chevaux ontrées entières nontures. Nonit ainsi dans les

haras plus ou À un commerce

ttribue à Erichfeil nombre de lonner une idée intures de l’anrent sans doute s de succès par t qu’à l’époque vons par divers | dans les jeux inerve lui proigine étrangère 1 de nos jours u aux produits ure se livraient ‘ent à répandre aussi des Chese livrait avec ae des grandes e race persane aux perfectiones de l’Europe neure, étaient e aujourd’hui, t des Chevaux IS souvent des

les Tartares, que l'Homme l'origine de la intes et com- >Spagnols que

n. Abraham, urs richesses, Chevaux, ni rvaient point, it à la guerre, e placer leur ävre des Rois ir d’Adarézar, upa les nerfs

——— nn need 0 te te ot ue LU. 4 | 4

PR A nd

D ro te mn La

La .

PF a en

te

CHEVAL LLHOUNSIN

Page 1