‹ Histoire naturelle des mammifères [microforme]Chapitre 62 sur 96 · CAP DE BONNE ESPÉRANCE RTE · texte numérisé non relu

CAP DE BONNE ESPÉRANCE RTE

FAMILLE DES BOVIDÉS. 201

Les ORÉAS de M. Gray atteignent également de grandes dimensions et vivent aussi en Afrique, Leurs cornes sont droites et parcourues, dans une partie de leur longueur, par un bourrelet spiral ; ils ont un véritable fanon,

Tels sont l'Oné As cANNA (Antilope oreas, Pallas), qu'on a souvent appelé Élan du Cap, etlOnÉASs De Den ou Zoselaphe de Derby, distingué du précédent par M, Gray, et figuré sur notre planche XXXVIIT.

GENRE ANOA (4noa, H. Smith). Les cornes sont assez épaisses, médiocrement allongées, déprimées, robustes, insérées au bord de la crête frontale et dirigées en arrière en ligne droite; elles existent dans les deux sexes; il y a quatre mamelles ; le crâne diffère notablement de celui des espèces des autres genres,

L’'ANOA DÉPRESSIGORNE (4n0a depressicornis, U, Sm.) ou l'Antilope depressicornis, (que l’on a quelquefois rangé parmi les Bœufs, habite l'ile Célèbes, où les naturels le nomment Sapi-Outan, c'est-à-dire Vache des bois, Sa coulear est habituellement noirâtre, quelquefois brun clair ou brun cannelle; sa taille est celle d’un petit Ane; ses formes sont assez épaisses, Il se tient dans les forêts, Son caractère est sauvage, et, comme beaucoup d'Antilopes, il peut occasionner des blessures fort dangereuses lorsqu'il frappe avec ses cornes.

GENRE PORTAX (Portaæ, H, Smith), L'espèce qui sert de type à ce genre s'éloigne encore des Antilopes ordinaires pour ressembler aux Bœufs sous certains rapports, et elle est au nombre de celles qui acquièrent aussi une grande taille, C’est le Nyl-Gau des Indiens, dénomination qui signifie la Vache bleue, De Blainville la réunissait aux Connochètes sous le nom de Boselaphus, qui rappelle des affinités simultanées avec les Bœufs et avec les Cerfs. M. Gray lui laisse le nom de Portaæ, que nous emploierons. En voici la caractéristique : proportion du corps assez élancé; tête allongée mais retenue dans la position horizontale; un mufle; des larmiers ; quatre mamelles ; des cornes chez le mâle seulement, petites, un peu recourbées en avant, ayant un prolongement triangulaire et tuberculeux à leur base antérieure qui simule un commencement d’andouiller,

Le Ponrax Nyi-Gau (Portax picta) est le Nyl-Gau ou Bœuf bleu du Guzerate décrit dans Buffon et dans la plupart des auteurs ; c’est aussi l'Antilope pictact l'A, tragocamelus de Gmelin i quelques naturalistes croient qu'il répond à l’Hippélaphe d’Aristote,

Ge bel Animal est de la taille d’un Cerf; son pelage est gris noir avec du blanc aux lèvres, sous le cou, entre les jambes de derrière ainsi qu’à la seconde phalange, et avec un fort bouquet de poils sétiformes sur le milieu du cou dans le sexe mâle: la femelle est brun fauve,

Le Nyl-Gau habite l'Inde et remonte jusqu'aux montagnes du Cachemyre, C’est un Animal courageux et difficile à dompter, Au dire des voyageurs, lorsqu'il attaque son ennemi, il se jette su: les genoux, avance en conservant cette position, puis, se redressant avec rapidité, il s’élance en avant et fond ainsi sur l'Homme ou sur les Animaux.

On ne connaît avec certitude qu’une seule espèce de Portax, Elle s'est reproduite dans les ménageries anglaises,

GENRE TRAGÉLAPHE (Tragelaphus, Blainville), Les Tragélaphes sont des Antilopes n'ayant de cornes que chez les mâles, comprimées, spirales, pourvues d’une arête saillante sur leur spire ; leur queue est médiocre et garnie de poils assez longs mais non floconneux.

C'est à ce groupe qu’appartiennent les Antilope eurycerus, O'Gilby (de Guinée); 4, Angasii, Gray (de Port-Natal); 4. Decula, Ruppel (d'Abyssinie); 4, sylvalica, Sparmann (de Cafrerie), et À, scripla,

Gette dernière espèce est l’Anricore Guts actuellement Tragelaphus scriptus.

C’est un gracieux Animal, de la taille d’un Daim et dont le pelage fauve marron en dessus est marqué de bandes transverses de couleur blanche sur les flancs et de taches rondes sur les cuisses, Le Guib habite la Sénégambie,

On le rencontre par grandes troupes dans les forêts et dans les plaines.

BISULQUES,

AxtTiLore Gui, 1/10 de grand,

On en a rapproché, mais d'une manicre provisoire seulement, l'ANTILOPE ZÉBRÉE (Antilope zebrata, E, Robert et P, Gerv.), appelée À, Zebra par M. Gray, et A, Doria par M, O'Gilby. Cette espèce n’est connue que par quelques peaux obtenues de l’intérieur de l'Afrique par le commerce du Sénégal, Ces peaux, auxquelles manquent la tête et les pieds, indiquent un Animal à peu près grand comme la Dorcade ou Corine; leur couleur est fauve dorée et elles présentent sur la région dorso-lombaire dix ou onze bandes transversales brunes, à peu près disposées comme celles du Thylacyne de la Nouvelle-Hollande, Feu M. Bennett a le premier signalé ces peaux, mais sans leur donner de nom spécifique,

GENRE ORYNX (Oryx, Blainv.). Les Oryx, tels que Blainville les définissait, sont de grandes espèces d’Antilopes à cornes très-allongées , pointues , droites ou à simple courbure postérieure, annelées, mais sans arète; ils manquent quelquefois de larmiers, n’ont pas de brosses, et pas de pores inguinaux; leur mufle est plus ou moins incomplet; leur queue assez longue est terminée par un bouquet de poils plus ou moins considérable; ils n’ont que deux mamelles, On ies a partagés en plusieurs catégories que beaucoup d'auteurs actuels regardent comme autant de genres distincts.

1. Les SING-SINGS, nommés Kobus par M, Gray, mais qu'il ne faut pas confondre avec le Kob de Buffon, ni avec le Aoba de quelques autres, ont les cornes allongées, plutôt droites et divergentes que lyrées, fortement annelées dans la plus grande partie de leur étendue et n’existant que chez les mâles, On en connaît deux espèces,

Le SiNG-S1ING À crorssanr (Antilope ellipsiprymna de M. O'Gilby), qui est presque grand comme un Cheval, à pelage rude, fauve brun, marqué d’une bande blanchâtre oblique sur chaque fesse, IL habite les parties australes de l'Afrique, où il vit par petites troupes au bord des rivières, C’est un Animal timide malgré sa grande taille; sa chair est estimée,

Le SiNG-SiNG prrassa (Anéilope defassa, Ruppet), que M. O'Giiby a nommé Antilope

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Sing-Sing e4 Laurillard Antilope onctueuse, habite la Gambie et l'Abyssinie, H est un peu plus petit que le précédent, brun avec un peu de blanc au-dessus des yeux, aux lèvres, à la gorge ot sous la queue; ses poils sont assez longs, et le plus souvent imprégnés d'une matière huileuse qui suinte de la peau, Un exemplaire de cette espèce vivait, il y à quelques années, à la Ménagerie du Muséum. Plusieurs auteurs en ont parlé sous le nom de Kob ou Coba, que Buffon appliquait à une autre espèce, mais qui est donné par les nègres de la Guinée à plusieurs sortes d’Antilopes, Les cornes du Sing-Sing défassa sont droites et notablement divergentes,

2, Les EGOGÈRES (0£gocerus , Desm.) ont les cornes grandes, fortes, pointues, mais à peine divergentes, annelées, sauf à la pointe, et à simple courbure postérieure; les poils de leur dos s'allongent en crinicre,

Telle est l'Écocène LEUcOPuE (Antilope leucophæa de Pallas), aussi appelée Antilope chevaline, Antilope bleue et grande Antilope du Sénégal. Elle dépasse encore les Sing-Sings. Son pelage est gris fauve nuancé de cannelle, plus long sous la gorge et à la crinicre que sur la croupe et les flancs; il y a du blanchâtre en avant de l'œil et aux lèvres, C'est un Animal de la Guinée et de la Sénégambie, et l’un de ceux que les nègres iolofs appellent Kob ou Koba; les Français du Sénégal le connaissent sous le nom de Vache brune, Il vit par petites troupes, aime les monticules et court avec une grande rapidité,

L'OŒcocine Norn (0Egocerus niger, Harris) habite les régions australes de l'Afrique, Son pelage est brun bai tirant au noirâtre: il a plus de blanc aux yeux et à la lèvre que le précédent; sa crinière est plus forte et le blanc de ses parties inférieures plus net,

3, Les ORYX proprement dits (genre Onyx, H, Smith, O'Gilby, Gray, ete.) ont les cornes plus allongées et plus grêles, moins fortement annelées à leur base et se dirigeant directement en haut comme de longues piques ou en arrière en suivant une courbe peu arquée, C’est aux premiers de ces Animaux que divers auteurs laissent en propre le nom de Gazelle, qu'on a souvent étendu à divers autres Antilopes.

L'Onyx ALGAZELLE (Oryx Gazella où Bezoartica) est aussi appelé Pasan, Chamoïs du Cap, ête.) ; il est presque grand comme un Cheval; est en partie roux fauve, en partie blanc et porte sur le chanfrein une grande tache roux cannelle entourée de blanchâtre; ses cornes sont droites; les poils de sa queue descendent jusqu'aux talons, 11 habite l'Afrique australe où il recherche les lieux escarpés: il vit par paires et non par troupes,

L’Antilope beisa, que M. Ruppel a trouvée en Abyssinie, est fort voisine de la Gazelle,

L'Onyx LEUconYx (Oryx leucoryx des auteurs) a les cornes arquées, mais ses couleurs | sont peu différentes, Il est propre à l'Afrique intertropicale et les collections en possèdent des individus qui viennent de Sénégambie et de Nubie, Il ne paraît pas qu'il se trouve en Perse, comme on l'avait dit, non plus que dans l'Inde,

GENRE GAZELLE (Gazella, Blainv.). Les Gazelles, qu’il ne faut pas confondre avec l’Algazelle, sont des Antilopes à formes gracieuses, à membres tres-fins, n'ayant point de mufñle et dont les dimensions restent en général inférieures à celles des Chamois, Elles ont des larmiers , des brosses et des pores inguinaux; leur queue est courte; leurs mamelles sont au nombre de deux; leur couleur est fauve ou isabelle sur le dos, séparée de celle du ventre qui est blanche par une bande brune ou noirâtre ; leurs cornes, plus fortes chez les mâles que chez les femelles, sont à double courbure, lyrées et sans arêtes; les narines sont habituellement entourées de poils.

1° Les GAZELLES proprements dites sont les espèces de ce genre qu'on voit le plus habituellement dans les ménageries et dans les pares où leur gentillesse les fait rechercher,

La GAZELLE boncADE (Gatella dorcas) ou la Gazelle de Buffon, dont la Corine du même auteur est la femelle, et son Kevel , le jeune âge, est cette jolie espèce qui habite une grande partie de l'Afrique septentrionale, dans les grandes plaines et dans la région saharienne, Elo ÿ vit par troupes assez nombreuses et se retrouve aussi en Arabie, Ses variétés ou des

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LITE à

espèces plus ou moins voisines s'étendent jusqu'au Sénégal et en Nubie, Il y a aussi dans l'Inde des Antilopes qui lui ressemblent beaucoup, mais dont la bande latérale est moins distincte et la taille un peu supérieure : ce sont les Antilope Hazenna, Is. Geoffr,, et A, Bennettii, dont M. Gray fait le genre Tragops.

2 D’autres sont encore un peu plus fortes :

Telles sont la GAZELLE DE SOŒMMERING (d’Abyssinie et du Sennaar); la GAZELLE AUX PIEDS Noins ou Pallah (du Sénégal) ; la GAZELLE JATRON ou Aatilope subgutlurosa, de Guldenstedt (répandue depuis les frontières de la Chine jusqu’au lac Baïkal et aux environs de la mer Caspienne) , etc.

3 Il y en a de plus hautes sur jambes et à cou plus long, marqué, en avant, d’une bande transversale blanche, et n'ayant de cornes que dans le sexe mâle, Celles-ci répondent aux Daua de Bennett.

Telle est, en particulier, la GAZELLE NANGUER de Buffon (Antilope Dama de Pallas), dont les variétés vivent au Maroc, au Sénégal, dans la Nubie et dans le Cordofan. C’est à cette jolie division qu'il faut attribuer le Hokr de Bennett, qui vit dans les parties méridionales du Maroc.

La Gazezze Eucuore (Aztilope euchore de Forster) s’en rapproche sans se confondre avec elle, C’est un animal propre à l'Afrique australe,

Il en est de même de la GAZELLE PALLAN ou Aooye boc des Hollandais du Cap, qui est aussi l’objet d’une subdivision particulière,

4 Les DAMALIS, séparées des Gazelles de Blainville par M. FH. Smith, ont les cornes lyrées, subeylindriques, et un petit espace nu et muqueux auprès des narines,

Tels sont l’Antilope lunata de Burchell (du sud de l'Afrique); lAntilope korrigum ou Senegalensis (de Sénégambie) ; l'Antilope Pygarga (du sud de l'Afrique), et l'Antilope albifrons de Burchell (vivant dans la même contrée),

5° Les ADDAX peuvent aussi être rapprochés des Gazelles; mais ils ont les cornes plus longues et de forme spirale, et de plus leurs sabots ont une apparence très-différente de celle des autres Antilopes, et comparable à ce que l’on voit chez les Rennes (Zarandus), ce qui a engagé M, Pucheran a donner au sous-genre des Addax le nom de Tarandipède.

L'unique espèce est l'ANTILOPE ADDAX (Antilope Addax, Licht.) qui appartient au nordest de l'Afrique.

GENRE CAPRICORNE (Capricornis, O'Gilby). Ge genre, réuni à celui des Nemorhedus de M. Hamilton Smith, comprend des espèces ayant, comme les Antilocapres, de l’analogie avec les Chèvres, mais qui joignent à cela une forme de crâne très-différente, Leur tête osseuse est lourde, solide et peu comparable à celle de la plupart des autres Antilopes; leurs cornes, qui n'existent que chez les mâles, sont courtes, assez grêles, annelées à leur base, penchées en arrière et recourbées à leur extrémité, Les membres de ces Animaux sont robustes, et leurs narines n’ont point de mufle,

Le CAPRICORNE coMBING (Capricornis Sumatrensis) répond à l'Antilope Sumatrensis de Shaw. C'est un Animal de la taille d’une Ghèvre, de couleur noire avec une crinière entre les épaules, Il est de Sumatra seulement,

Le Carniconne ruar (Capricornis thar où Bubalina de MM. O’Gilby et Hodgson) habite les montagnes du Népaul, I n'a qu’une faible crinière; son pelage est brun, surtout aux parties supérieures,

Le GapriconNE FRISÉ (Capricornis crispa), que M. Temminck a, le premier, décrit sous le nom d’Antilope crispa, représente au Japon le groupe des Antilopes,

On ne peut guère éloigner des Uapricornes le Gonaz pu NÉpauLz (Antilope Goral, Hardwicke) ou Bouquetin du Népaul de Fr, Guvier, qui a des cornes dans les deux sexes. Son port rappelle aussi celui des Chèvres, et jusqu'à un certain point celui du Chamois, Son pelage est brun fauve, teinté de roux,

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C’est encore un Animal des montagnes; il vit dans la partie des Himalayas qui limite le Népaul, M. O’Gilby en fait son genre Æemas, et M. Gray celui de Memorhedus dont le nom est emprunté à la classification de M, H, Smith.

GENRE ANTILOCGAPRE (Antilocapra). Les Antilocapres de Blainville, dont M, Gray transporte le nom aux Dicranocères pour les appeler Mazames, ont le pelage soyeux des Chèvres, et ils manquent de mufle ainsi que de sinus lacrymaux; leurs cornes ont quelque rapport avec celles du Chamois ; mais elles sont plus couchées en arrière et moins régulicrement courbées en hameçon au sommet,

L’'ANTILOGAPRE D'AMÉRIQUE (Antilocapra Americana, Blainv.) appartient aux régions de l'Amérique septentrionale qui s'étendent depuis l'Océan Pacifique jusqu’au lac des Bois, près le lac Supérieur; mais il se tient de préférence dans les Montagnes--Rocheuses. On l’a aussi appelé Capra lanigera où Ovis montana, parce qu'il tient des Moutons ou des Chévres ! tout autant que des Antilopes, |

GENRE DICRANOCÈRE (Dicranocerus, MH, Smith), Remarquable entre toutes les divisions de la tribu des Antilopes, parce que ses cornes ont en avant, sur le milieu de leur longueur, un véritable andouiller, comparable à ceux des cerfs, de nature cornée comme le reste de l’étui, mais dont l'axe osseux intérieur ne montre pas de traces, La curieuse espèce qui sert de type à ce genre est du petit nombre des Antilopes qui vivent en Amérique ; ses cornes, séparées à leur base par une forte dépression et surplombant les yeux, constituent un caractère qui rapproche le Dicranocère du Chamois, Son andouiller l’a fait prendre quelquefois pour un Cerf,

Le DICRANOGÈRE À FOURCHE ( Dicranocerus furcifer), que de Blainville à appelé pendant quelque temps Cervus hamalus, et Rafinesque Cervus bifurcatus, est l’Antilope furcifer des auteurs, et leur Antilope palmata.

Cet Animal, véritablement remarquable , est plus fort que le Chevreuil, et il en à le pelage rude, mais cependant avec une teinte plus pâle, qui passe au blanchâtre sur les joues, au cou, au ventre et à la face interne des jambes, Les femelles n’ont pas de cornes, et chez les jeunes mâles il n’y à pas encore d’andouiller ; l'axe osseux de la corne ne se divise pas comme son étui,

Le Dicranocère vit dans les Montagnes-Rocheuses et dans l’Amérique centrale,

L'Animal à cornes fourchues , que j'ai signalé à l'état fossile dans le département du Gers, sous le nom d’Antilope dicholoma, est un Cerf du sous-genre éteint des Dicrocères ct point un Antilope comme je l'avais admis lorsque j'en ai publié la description, Il appartient au terrain miocène,

GENRE CHAMOIS (Aupicapra, Blainv,). À pour caractère principal ses cornes lisses, placées immédiatement au-dessus des orbites, montantes, recourbées en arrière, et comme en hameçon à leur sommet; elles existent dans les deux sexes, et y sont à peu près de même

ERANE DK DiIGRANOCÈRE À FOURCHE, 1/4 de grand,

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forme, Les mamelles sont au nombre de deux seulement; la queue est courte; il y a des pores inguinaux, mais les larmiers ct les brosses manquent.

Le CHauois D’EunoPE (Aupicapra Europæa) ou l'Antilope Rupicapra de Pallas, est le Chamois et l’Isard des auteurs français, Sa longueur totale dépasse un mètre, et sa hauteur, au train de devant, est de quatre-vingt-dix centimètres environ; son pelage est grossier, assez long ; il varie pour la couleur suivant les saisons. Au printemps, il est gris cendré sur la plus grande partie du corps; en été, il passe au fauve clair, et il devient brun en hivez; une bande oblique , dont la teinte est obscure, passe sur chaque œil, Les jeunes ont une livrée encore différente, Les formes du Chamois sont plus fines que celles de la Chèvre.

Get Animal vit sur les Pyrénées et les Alpes, ainsi que sur quelques points élevés de la Grèce, On le rencontre par petites bandes, Il est très-agile, et il passe facilement de rochers an rochers, ce qui rend sa chasse difficile et même périlleuse, Les Chiens ne sauraient y Ôtre employés , et le plus souvent on se borne à tirer le Chamois de loin, ce qui réussit habituellement si l’on a pu occuper quelque rocher dominant ceux où il gambade, C’est surtout le matin et le soir qu’il apparaît; sa voix est une sorte de blement fort bas, semblable à celui d'une Chèvre enrouée; mais lorsqu'il est inquiété, il pousse un sifflement qui retentit au loin, et qui donne à la petite troupe le signal d’une retraite immédiate, Cependant, lorsque le Chamoïis est pressé de trop près, il lui arrive parfois de se ruer sur les hommes pour les précipiter au bas des rochers, Les mâles so tiennent habituellement isolés, sauf pendant le temps des amours; mais les femelles passent presque toute l’année réunies, Elles se séparent cependant au moment de la parturition qui a lieu en mars ou en avril. Chaque portée est d’un petit, rarement de deux, On dit que le Chamois vit de vingt à trente ans, Sa chair est estimée comme aliment, et sa poau ainsi que ses cornes, que les touristes recherchent, engagent encore à lui donner la chasse,

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Quelques différences légères qu'on a remarquées entre le Chamois des Alpes ou l’/sard et celui des Pyrénées ont fait regarder ces Animaux comme formant deux espèces distinctes, que le prince Ch, Bonaparte accepte dans son catalogue des Mammifères européens, sous le

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FAMILLE DES BOVIDÉS. 207

nom de Rupicapra Alpina et Rupicapra Pyrenaïca, On ne leur a pas comparé les Chamois de l’Europe orientale,

GENRE PANTHOLOPS (Pantholops, Hodgson), 11 ne comprend qu’une espéce :

Le Panrnozors CGuinu (Pantholops Hodgsonii, Gray) qui a de l’analogie avec le Chamois pour la taille et les proportions, mais dont les cornes ont à peu près deux pieds de haut. Elles sont en grande partie droites , faiblement recourbées en avant, à leur sommet, et annelées en avant sur les deux tiers inférieurs, Le pelage de cette espèce est épais, fauve sale, d’une nuance assez pâle; la face est d’un roux brunâtre,

Cet Animal vit au Thibet, sur les pentes des Himalayas ; il se défend hardiment contre les chasseurs ou les Animaux féroces,

C’est sur l'examen de quelques exemplaires du Chiru, chez lesquels une des cornes avait été cassée, que repose dans le même pays la croyance aux Licornes,

Abel a, le premier, parlé du Chiru, en 1827, sous le nom d'Antilope Hodgsoniüi,

GENRE SAIGA (Saïga, Gray). Nous étendrons ce nom aux espèces d’Antilopins que de Blainville plaçait dans sa division des Antilopes proprement dit (Antilope, Blainv.), c’est-àdire aux Antilopes et aux Saiga de M. Gray,

Elles ont les cornes spirales, à double ou triple courbure, annelées, sans arête, n’existant que chez les mâles, Ces Antilopes n’ont pas de mufle, mais elles possèdent un larmier, et leur tête osseuse montre une large fossette en avant du cercle orbitaire, Elles ont les poils du carpe disposés en manière de brosse, sont pourvues des pores inguinaux, et ont deux mamelles seulement, Leur queue est courte et sans flocon.

Le SAÏGA DE TARTARIE (Saiga Tartarica) ou le Capra Tartarica de Linné, est le même Animal que le Colus de Strabon, Il vit dans l'Asie septentrionale, principalement dans la région des monts Altais, et s'étend jusque sur les fronticres de l’Europe. Du temps de Pallas, le Saïgu était encore répandu dans l'Ukraine, quoiqu'il y fût encore rare.

Il est intermédiaire au Chevreuil et au Daim pour la taille; son corps est fauve en dessus et blanc en dessous, Ses cornes sont de couleur claire,

Ses habitudes sont sociables et nomades ; sa chair est désagréable, On assure que, lorsque des Saïgas veulent boire, ils plongent leur museau entier dans l’eau et que c’est par leurs narines qu'ils prennent la plus grande partie du liquide qui leur est nécessaire, Ce fait est déjà signalé dans Strabon.

M. Laurillard a rappelé dans les termes suivants les principales observations auxquelles les Animaux de cette espèce ont donné lieu :

« Les Saïgas ont la vue courte, mais leur odorat est si fin qu’ils éventent l'ennemi de trèsloin, Ils se rassemblent pour voyager en troupeaux de plusieurs milliers. Pendant que la troupe dort, quelques-uns des mâles font la garde; ce sont aussi les mâles qui défendent les petits contre les attaques des Loups et des Renards. Les femelles mettent bas un seul petit au printemps. Dans la saison du rut, au mois de novembre, les mâles sentent fortement le muse, La chair du Saïga se mange en hiver, mais elle est rejetée en été, parce qu’alors on trouve sous la peau de cet Animal une quantité considérable de larves d’une espèce d’œstre. On élève aisément les Saïgas en domesticité lorsqu'on les prend jeunes, Ceux qui ont été ainsi apprivoisés courent librement au dehors sans se joindre aux individus sauvages, et ils reviennent à la voix de leur maître auquel ils ne manquent pas de faire quelques caresses, »

Le Saïca pes INDES (Saiga Cervicapra ou le Capra Cervicapra de Linné et l'Antilope cervicapra de Pallas) est fauve sur le dos et blanc sur le ventre, avec une ligne brune sur les flancs, Sa patrie est l'Inde. Il est représenté sur notre planche LX.

On place encore dans ce genre l’Antilope goitreuse (Antilope gutturosa, Pall.), du plateau central de l'Asie, Elle habite principalement le Thibet, M. Hodgson en fait son genre Procapra, dans lequel il place aussi le Ragoa ou Goa des Thibétains, sous le nom de Procapra picticauda, M. Gray a adopté cette division,

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C’est auprès des Saïga que nous rangerons Îles espèces types des genres Peba, Eleotragus et Adenota de MM. H, Smith et Gray. Voici quelques détails à leur égard :

1° Les PEBA comprennent l'ANrILOPE CuevreutL (Antilope Capreolus, Licht.), qui porte au Cap le nom de Aeh Bok, sous lequel il est signalé dans le Voyage de Sparmann, Ses cornes sont droites, minces, parallèles entre elles; son pelage est laineux et gris roussâtre, Il vit par troupes et s’apprivoise facilement; sa chair n'est pas estimée,

20 Les ÉLEOTRAGUES réunissent deux espèces : ;

L'Anricore ÉLeornacue (Antilope Eleotragus, Schreb.), appelé aussi 4. arundinacea et À. Delalande. Son front est assez élevé; ses cornes, dirigées en arrière, sont pointues, et la concavité de leur courbure est antérieure ; son pelage est laineux, cendré en dessus et blane en dessous; elle vit en Cafrerie et dans d’autres parties de l'Afrique australe. C'est le Roode Rhebok et le Kleine Rielbok des colons hollandais. IL aime les endroits où il y a de l'eau,

L'AnNriLoPe NAGOR (Antilope redunca, Pallas), aussi nommé À. Reversa, a les cornes assez courtes, penchées en arrière, et à concavité antérieure ; son pelage est entièrement fauve. Il est de la Sénégambie et de l'Abyssinie, Les exemplaires pris dans ce dernier pays correspondent à l’Antilope Boher de M. Ruppel.

30 Les ADÉNOTES ont pour type l'AnriLore Kop (Antilope Kob) dont Buffon a parlé le premier, ou la petite Vache brune des habitants du Sénégal, Cette espèce, longtemps incomplétement connue, a été revue et décrite avec soin par M. Fraser; elle est de la taille du Daim et du Guib. Elle se tient sur les bords de la Gambie et du Sénégal, à plus de cinquante lieues de l'embouchure de ces deux fleuves. Gette espèce se rattache par certains caractères aux Gazelles, dont nous avons parlé plus haut,

GENRE CÉPHALOPHE (Cephalophus, H. Smith). Il comprend ces Antilopes africaines, et quelques espèces asiatiques dont les cornes sont petites, droites ou couchées en arriére, peu ou point annelées, et qui ont un mufñle, c’est-à-dire un espace nu et glanduleux autour des narines ; leurs couleurs sont brunes, en général uniformes; leur poil est court et Cassant, leur taille est moyenne ou petite, Ge sont des Animaux qui vivent par troupes ; leur crâne, qui est plat ou bombé entre les cornes, présente en avant du cercle orbitaire une grande fossette où est placé le larmier ; la peau qui recouvre leur occiput porte des poils en général plus longs que ceux du reste de la tôte et formant une petite houppe ; c’est ce qui à fait donner à ces Animaux le nom de Cephalophus, signifiant tête huppée, M. Temminek dit que les Céphalophes véritables ont les forêts et les buissons pour demeure habituelle, qu'ils ne vivent pont en grandes troupes, mais par paires ou isolément, et qu'ils abandonnent rarement les lieux ombragés.

On pourra grouper autour de ces Animaux plusieurs des genres établis par les auteurs.

1. Les TÉTRACÈRES (Zetracerus, Leach) n'ont de cornes que dans les mâles, et elles sont assez petites; mais ils en ant deux paires au lieu d’une, ce qui leur donne en tout quatre cornes. C’est à cette particularité qu'ils doivent leur nom générique de Télracères.

Le TérracÈne TeuickarA (Antilope quadricornis, Blainville) est une espèce de l'Inde qui s'étend jusqu'au Népaui, Sa taille est à peu près celle de la Gazelle Dorcade, mais avec des proportions un peu moins élégantes ; son pelage est de couleur baie, sauf aux parties inférieures qui sont blanchâtres. Les exemplaires de cette espèce que la Méuagerie à possédés avaient été rapportés du Malabar par M. Dussumier.

On a supposé qu'il y avait dans l’Inde plusieurs espèces d’Antilepes tétracères, Ce caractère d'avoir le front armé de quatre cornes se retrouve, mais associé à des formes notablement différentes chez un Animal fossile de l'Inde qui acquérait des proportions gigantesques, C'est le Sivatherium giganteum de MM. Cautley et Falconer, énorme Ruminant presque aussi gros

que les Éléphants.

2, D'autres, ou les OUREBIA de M. Laurillard et les Calotragus de M. Temminck, ont

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FAMILLE DES BOVIDÉS. 209

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= Une de leurs plus jolies espèces est le CÉPHALOPHE DE Sazr (Antilope Saltiana, Blainville), de moitié plus petit qu'un Chevreuil et ayant presque tout le pelage élégamment tiqueté de gris. Elle vit en Abyssinie,

Le Nesotragus moschatus de M. Duben est aussi fort petit, On a constaté qu'il habite nonseulement dans l'Île de Zanzibar, mais aussi la terre de Mozambique, où M, Peters l'a retrouvé auprès de Teta,

Le CéPHALOoPnE STEIN-B0c des Hollandais du Cap (Antilope tragulus, Forster); le CÉPHALOPHE OURÉBI (Antilope scoparia, Schreber), et quelques autres appartiennent aussi à l’Afrique, principalement à l'Afrique australe ou à l’Abyssinie,

3. Parmi les plus petites espèces ou les Nanotragus de M. Sundevall, nous citerons le prétendu Chevrotain pygmée de Buffon ou Moschus pygmæus des auteurs, qui répond à l'ANTI- LOPE SPINIGÈRE de M. Temminck; il n’est pas plus gros qu'un Lapin, On en voit un exemplaire fort jeune dans les galeries zoologiques du Muséum de Paris, Son corps n’a que huit pouces de long, et sa hauteur est à peu près égale, Dans l’âge adulte, ce gracieux Antilope devient cependant un peu plus fort; son front porte alors deux petites cornes qu’on a comparées à deux épines,

C’est un Animal de la côte de Guinée,

On le dit extrêmement vif et très-bon sauteur ; il paraît jusqu'ici fort rare. Pendant un séjour de dix ans à la côte de Guinée, M. Pel, le zélé voyageur hollandais auquel on doit des collections si précieuses pour la Mammalogie, n’a pu s’en procurer que trois individus À quoique M, Temminck lui eût recommandé cette espèce d’une maniere toute particulière, Il les a trouvés sur les confins du pays des Ashantes, Les adultes ont 0,44 de long; ils sont hauts de 0,25 seulement au train de devant et de 0,28 à celui de derrière,

Ces petits Ruminants habitent les forêts ; ils abandonnent rarement les fourrés les plus épais dans lesquels ils vivent par paires ou isolément,

M. Pel a constaté que leur agilité est remarquable, Au moindre bruit ils partent de leur retraite et ils s'élancent par bonds à des distances ou à des hauteurs considérables, On suppose que c’est de la même espèce que Bosman a parlé sous le nom de très-petit Cerf, dans son livre sur la Guinée, et dont il dit : « Ge sont des Animaux très-jolis, portant de petites cornes noires ; dont les pieds, passablement longs, sont si extraordinairement minces qu'ils ne dépassent pas en grosseur le tuyau d’une plume; l’on en fait des cure-pipes, »

4. Les GRIMMES (Grimmia, Laurillard), ou les Céphalophes de M. Temminck, comprennent près de dix-huit espèces toutes africaines et dont voici les noms tels que ce dernier naturaliste les donne dans ses £squisses zoologiques sur les côtes de la Guinée :

Cephalophus sylvicultrix, mergens, coronatus, altifrons, Campbelliæ, ocularis, Madoqua,

Pluto, Natalensis, O’Gilbyi, dorsalis, Rufilatus, Maxwelli, pygmæa, melanorrhœus, punc-

lulatus, Whitefieldi et Quadriscopa. Ces deux dernières espèces restent douteuses. Nous décrirons seulement parmi les précédentes :

Le CÉPHALOPHE GRIMME (Antilope Grimmia, Pallas, F. Cuvier, etc.) qui a le chanfrein et la ligne dorsale noirâtres, la queue terminée de noir et les membres gris ; ses cornes sont très-courtes , coniques, droites et à anneaux nuancés de gris fauve.

Cette espèce, qui n’a guère que 0,45 de hauteur, mesurée au train de devant, habite la Guinée,

HS PARTIE,

ORDRE DES BISULQUES.

FAMILLE es GIRAFIDÉS

Les Girafes forment plutôt une famille naturelle qu'un simple genre parmi les Ruminants, car, malgré les affinités qui les relient aux Gerfs et aux Antilopes, on ne saurait les associer ni aux uns ni aux autres de ces Animaux, Le principal caractère qui les en distingue n'est pas tant la singularité de leur forme extérieure que la nature de leurs cornes, qui ont leur axe osseux fourni par une épiphyse osseuse appliquée sur l'os frontal et sont recouvertes par une peau velue, Ces cornes répondent, pour ainsi dire, à la partie du bois des Gerfs, qui est inférieure à la meule, ou à la portion pédoneulaire, I n'y a dans ce groupe qu'un seul genre, et jusqu'ici on n’a pas pu démontrer dans ce genre plus d'une espèce, C'est la Girafe d'Afrique, D'autres Girafes, mais qui ne sont connues que par des restes fossiles, ont été signalées dans l'Inde par MM. Cautley et Falconer, et en Europe par MM. Agassiz et Duvernoy.

GENRE GIRAFE (Camelopardalis, Linné). Voici les caractères de ce genre : la tôte est allongée; la langue et les lèvres sont très-mobiles ; il n’y a point de mufle entre les narines ; les yeux sont très-gros; le cou est fort long; le tronc, fort élevé sur jambes, est plus haut en avant qu’en arritre; les pieds n’ont que deux doigts chacun, sans ergots, même rudimentaires, pour représenter les deuxième et quatrième doigts; les dents sont au nombre de trente-deux, comme chez les Ruminants qui ont des cornes à étuis, Il n’y a ni incisives ni canines supérieures ; les canines inférieures ont la même direction que les incisives ; leur forme et celle des molaires sont assez particulières ; cependant elles ont quelque analogie avec celles des Élans. PI, XLII.

Ginare D'AFRIQUE (Camelopardalis Giraffa). Ce gigantesque Animal se distingue de tous les autres par ses formes élancées et par la beauté de sa robe; celle-ci est marquée, en dessus et sur le cou , de grandes taches fauves pleines répandues sur un fond fauve pâle, qui passe au blanchâtre en dessous et sur les jambes ; sa taille s'élève jusqu'à dix-huit et même vingt pieds ; le tronc est court à proportion et très-ineliné sur la ligne dorsale ; le cou, fort long, porte élégamment la tête, qui est effilée sans être disgracieuse; la bouche, qui a de longues lèvres mobiles, laisse fréquemment sortir la langue qui est noirâtre et allongée, et dont l'Animal promène la pointe sur ses lèvres ou sur ses narines ; il s’en sert aussi pour arracher presque jusqu’au sommet des arbres, les feuilles qui constituent une grande partie de sa nourriture.

Quelques longs poils affectés sans doute à une grande sensibilité tactile sont épars sur la lèvre supérieure et sur l’inférieure, On voit sur le milieu du front, en avant des yeux et des deux cornes principales, une saillie osseuse, plus développée chez les vieux mâles que chez les femelles, portant quelquefois des poils en brosse comme ceux des cornes principales, et que l’on regarde avec raison comme constituant une troisième corne, différente des deux autres par sa moindre élévation, par le plus grand élargissement de sa base et par sa position entièrement médiane; mais la corne médiane se distingue encore en ce qu’elle n’a pas comme celles-ci de point spécial d'ossification et qu’elle représente plutôt une apophyse en forme d’exostose qu’une véritable épiphyse. Les cornes paires ont huit à dix pouces de longueur environ. Les oreilles sont membraneuses, en cornet et rejetées en arrière. Un petite crinière règne depuis l’occiput jusqu'au garrot, qui est rendu saillant par le grand développement des apophyses épineuses; la queue descend jusqu’au calcanéum ou talon et se termine par ui flocon de crins noirâtres. Comme nous l'avons déjà dit, les jambes sont fort longues, aussi Je tronc est-il fort élevé. C'est surtout dans leurs canons, ainsi que dans les avant-bras #1 les tibias, qu’elles ont leur plus grand développement. La peau est épaisse; elle peut être employée à différents usages.

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