‹ Histoire naturelle des mammifères [microforme]Chapitre 83 sur 96 · ELA · texte numérisé non relu

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1 TT SARIGUE CAYOPOLLIN, 1/2 de grand.

GENRE CHIRONECTE (Chironectes, Illiger). Ce genre ne comprend qu’une espèce , qui est de petite taille, est pourvu d’une poche abdominale dans le sexe femelle, a la queue longue et nue, et se distingue des autres Didelphidés par les larges palmatures qui sont entre ses doigts postérieurs, ce qui lui permet de nager à la manière des Loutres. Buffon a même pris cette espèce pour une Loutre véritable, et il en parle sous le nom de petite Loutre de la Guyane ; c’est aujourd’hui le

GHIRONEGTE Ovarock (Chironectes variegatus). On le rencontre au Brésil et dans la

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FAMILLE DES DIDELPHIDÉS, 287

Guyane, particuliérement dans la région de l'Oyapock; sa taille est un peu inférieure à celle du Surmulot: c'est le Lutra murina de Zimmermann, ot lo Didelphis palmata de quelques autres Zoologistes, ‘

GENRE MICOURÉ (Micoureus, Is. Geoffroy), li a été établi pour les Didelphidés qui ont la queue longue et prenante comme les Sarigues véritables, mais dont les femelles n’ont pas de poche abdominale; un double repli longitudinal de la peau du ventre sert à protéger les petits pendant la gestation mammaire, lorsque les jeunes sont plus forts, sans cependant l'être assez pour se passer de leur mère, Ils se placent sur son dos et attachent leur queue à la sienne. Ge sont des espèces assez petites: teur régime est essentiellement insectivore,

Les principales sont :

Le MIGOURÉ LAINEUX d'Azara (wlicoureus laniger), du Paraguay; —- le Micouré 1 GROSSE QUEUE (Micoureus crassicaudatus), également décrit par Azara; — le Micouré À LONGUE QUEUE (Micoureus griseus); — le Micouré DE MÉRIAN (Micoureus dorsigerus) ; — le MICOURÉ MuRIN (Micoureus murinus); — le MICOURÉ ÉLÉGANT (Micoureus elegans , décrit par Waterhouse), Cette dernière espèce habite le Chili; les autres sont principalement de la Guyane et du Brésil; il y en a aussi dons la Nouvelle-Grenade, et même en Californie.

GENRE HÉMIURE (Hemiurus, 1s. Geoffr.). On y place des espèces moins nombreuses que les précédentes, également petites , @t dont le caractère principal consiste dans la brièveté de leur queue, On en cite trois, toutes propres aux régions chauces de l’Amérique :

L'HÉMIURE TRisTRiÉ (Hemiurus tristriatus) qui est la prétendue Musaraigne du Brésil de Buffon; -— l'Hémiun£e raicorLone (Hemiurus tricolor) qui est son Touan, — et l’Hé- MIURE BRACHYURE ( Hemiurus brachyurus) qui répond au Short tailed Opossum ou Sarigue à queue courte de Pennant, Celui-ci est non-seulement de la Guyane et du Brésil, mais encore de la région de la Plata.

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ORDRE pes MONOTRÈMES

Animaux mammifères pourvus de quatre extrémités onguiculées, servant à la locomotion ordinaire en même temps qu’à fouir ou à nager ; dont des lèvres sont cornées ; qui manquent de conques auditives , et qui ont les ouvertures wiscérales postérieures, c'est-à-dire les orifices des organes de la reproduction, de l'urination et de la défécation versant leur produit au dehors par un seul et même orifice qui constitue un véritable cloaque comparable à celui des Oiseaux ; dont les mamelles n’ont pas de tétines; qui ont les os de l'épaule plus semblables à ceux des Oiseaux ou des Reptiles sauriens qu'à ceux des autres Mammifères ; dont le bassin est pourvu d'os marsupiaux comme celui des Didelphes ; qui manquent d'utérus proprement dit; qui produisent des ovules plus volumineux que ceux des autres Mammifères, et dont les fœtus, quoique dépourvus de placenta, se développent dans les oviductes, ce qui rend leur génération très-peu différente de celle des Vertébrés OVO=vivipares.

Il n'y a que deux formes de Monotrèmes, l'Échidné et l'Ornithorhynque; l’un et l’autre habitent les terres Australes. Ce sont des Animaux inférieurs aux autres Mammifères par l'ensemble de leur | Ti organisation, et qui doivent occuper le dernier rang dans cette classe. du talo

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[ls établissent en quelque sorte la transition des Marsupiaux ou des Edentés aux Oiseaux et aux Sauriens, et si on les envisage de cette |

manière, on peut se rendre compte de la plupart des singularités qui les distinguent.

On ne connaît que depuis la fin du dernier siècle les deux Animaux si bizarres dont E. Geoffroy a fait le groupe des Monotrèmes, groupe que G. Cuvier réunit aux Édentés : que divers auteurs élèvent au rang d'ordre distinct, et dont il serait sans doute plus convenable de faire une sous-classe à part, comme l'avait proposé de Blainville. L'Échidné fut d'abord signalé par le Dr Shaw dans une livraison de ses Naturalist's miscellany, publiée en 1790; Pennant en parla d'après lui dans la 3° édition de son Histoire des Quadrupèdes, Shaw et Pennant font de cet Animal une espèce de Fourmillier à laquelle ils donnent le nom de Myrmecophaga aculeata, pour rappeler qu'elle a le corps couvert de piquants. Blumenbach publia quelques années après la description de l'Ornithorhynque dont il avait reçu un exemplaire de sir Joseph Banks; il a cherché À exprimer, par les noms qu'il lui a imposés, l'analogie que le bec de cet Animal présente avec celui d'un Oiseau, soit un Canard, soit une Spatule, En même temps, Shaw le décrivait aussi; il l'appelait Platypus anatinus, exprimant ainsi la forme aplatie et en nageoires des quatre pattes, et la ressemblance du bec avec celui d'un Canard. G. Cuvier a, le premier, proposé de séparer génériquement l'Échidné d'avec ies Fourmilliers, et c'est lui qui lui a imposé le nom sous lequel on le connait généralement aujourd'hui, quoiqu'il appartienne réellement à la Vipère. Éverard Home, qui à pu, l’un des premiers, disséquer l'Ornithorynque et l'Échidné, a fait ressortir les diverses analogies que ces deux Animaux ont entre eux, et, depuis lors, de Blainville, E. Geoffroy, G. Cuvier, Meckel, M. Richard Owen et plusieurs autres anatomistes, ont ajouté de nombreuses remarques à celles dont les Monotrèmes avaient d'abord été l'objet. Aussi la classification de ces Animaux, qui était restée incertaine à ce point qu'on les avait momentanément réunis aux Oiseaux ou qu'on en avait fait une classe à part, est-elle aujourd'hui bien établie, et il en est de méme des points principaux de leur physiologie, dont la singularité avait d’abord tant embarrassé les naturalistes.

Les Monotrèmes ne sont pas dépourvus de mamelles, comme on l’a cru longtemps ; ils ont sur les flancs un grand nombre de tubes sous-cutanés dont les orifices viennent s’ouvrir de chaque côté dans une surface peu étendue et qui sont les canaux sécréteurs du lait; la différence par rapport aux autres Mammifères consiste principalement en ce que ces tubes ne se réunissent pas sur une seule THAIN DE DERNIÈRE DE L'ORNITHORNYNQUE FEMELLE, saillie commune en forme de mamelon. C'est au

montrant les mamelles, l'orifice du elonque ot los eavités

du talon où s'implantent les ergots des males, 1/2 deg. MOYEN du liquide fourni par ces organes que les 11° PARTIE, 37

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