‹ Histoire naturelle des mammifères [microforme]Chapitre 84 sur 96 · NUT · texte numérisé non relu

NUT

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Echidnés et les Ormthorynques nourrissent d'abord leurs petits, et ceux-ci naissent vivants, comme ceux des Mammifères, après avoir rompu leurs enveloppes fœtales, qui sont molles de même que celles des Animaux de la même classe, et non calcaires, comme chez les Oiseaux, C’est ce qu'ont démontré les dernières observations dont les Monotrèmes ont été l'objet, et l'opinion qui les regardait comme étant véritablement Ovipares n'a plus aujourd'hui aucun partisan. Toutefois, le mode de développement des Monotrèmes est fort différent de celui des Mammifères monodelphes et il ne ressemble pas davantage à celui des Marsupiaux : il a au contraire une incontestable analogie avec celui des Repti es ovo-vivipares,

Il résulte des observations de M. J. Verreaux, que les jeunes Ornithorhynques hument le lait que leurs mères répandent autour d'elles, et qui surnage facilement; cette manœuvre, dit-il, est d'autant plus facile à distinguer qu'on voit alors le bec des jeunes Ornithorhynques se mouvoir avec une grande célérité (1).

Indépendamment des dispositions tout à fait exceptionnelles qui servent à les caractériser comme sous-classe, les deux genres d'Animaux dont nous allons traiter, montrent un grand nombre de particularités secondaires, dont une étude détaillée pourrait seule faire ressortir tout l'intérêt; mais sur lesquelles nous ne saurions nous étendre ici.

Parmi celles que présente leur squelette, il en est deux qui méritent cependant d'être mentionnées. Ces Animaux ont des os marsupiaux très-développés et tout à fait comparables à ceux des Didelphes, quoiqu’ils n'aient ni la bourse ni le mode de gestation de ces derniers.

En second lieu, leur épaule est établie sur un modèle fort peu différent de celui des Sauriens, c’est-à-dire des Reptiles du même ordre que le Lézard, l’Iguane et le Varan,

EPAULE RT STERNUM D'ÉCHIDNÉ Et D'ORNITHORHYNQUE, grand, nat,

Ils sont les seuls de tous les Mammifères qui présentent cette particularité, Dans l'Échidné, comme dans l’Ornithorhynque, le sternum se prolonge en avant en une sorte de manche qui se divise plus antérieurement encore en deux branches transversales comparables à celles d’un T. C’est sur les branches de cet os en T que sont appliquées les clavicules ou fourehettes,

(1) Comptes rendus de l'Académie des sciences, t. xxv1, p. 224: 1818.

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FAMILLE DES ÉCHIDNIDÉS,

vants, dont l'extrémité externe va rejoindre l'omoplate, Cellemolles ci, réunie à un os qui s'y soude plus tard compléteez les ment, du moins chez l'Échidné, fournit, de concert nt été avec ce nouvel os, la cavité glénoïde qui recoit la tête ajour- de l'humérus. Ce nouvel os est l'analogue du caraditfé- coïdien ou préiskion des Oiseaux et des Sauriens; il est ui des lui-même surmonté à son bord interne par une autre pares. pièce qui s'appuie d'un côté sur lui et de l'autre sur l'os ent le en T dont nous avons déjà parlé, Quelques auteurs uvre, donnent à cette autre pièce le nom d'Épicoracoïdien, nques Chacun des deux genres de la sous-classe des Mono-

trèmes doit être regardée comme constituant une famille ériser distincte, on devrait même dire un ordre particulier, grand Nous en parlerons sous les noms d'Echidnidés et d'Orsortir nithorhynchidés qu léur ont été imposés par les natu-

alistes nomenclateurs. Bassin n'ÉCuIDNÉ, grand, nat,

menbles à niers. : ; ie sur FAMILLE vers ÉCHIDNIDÉS ii des même Elle ne comprend que le seul genre Echidné , qui a le corps épineux, le bec allongé, les aran, mâchoires dépourvues de dents ct les pieds disposés pour fouir,

GENRE ECHIDNÉ (Zchidna, G, Cuvier), Corps assez

court, à queue rudimentaire couvert en dessus de piquants | #97 K plus forts que ceux des Hérissons et entremêlés de poils > l # HAN A simples plus ou moins abondants, suivant les saisons ; AIX tête prolongée en un rostre pourvu d'un bec corné ; bouche petite, terminale ; langue longue, extensible : pieds à cinq doigts pourvus d'ongles robustes propres à fouiller le sol; les mâles ont aux pieds de derrière un ergol corné qui sert d’orifice à une glande sécrétice ; le cerveau est assez volumineux et ses hémisphères ont des circonvolutions qui manquent au contraire à ceux de l’Ornithorhynque, L'EGHIDNÉ ÉPINEUX (Echidna hystrix) ou le Myrmecophaga aculeata de Shaw, est un peu plus gros qu'un Hérisson. Il a le museau beaucoup plus long et les pi- Cent Rd PÉOULNE cran nût. quants bien plus forts, C’est de même un Animal fouisseur, qui vit dans les endroits sablonneux, où il recherche les insectes,

Plusieurs auteurs en distinguent deux espèces qu'ils caractérisent par l'abondance ou la rareté des poils existants entre les piquants du dos; ils les nomment Aystrix aculeata et Hystrix selosa, Le premier serait l’Echidné du continent australien, et le second celui de la Tasmanie. Mais cette distinction n’a pas été généralement admise, et d’autres naturalistes ne voient, dans les différences que les Échidnés présentent sous ce rapport, qu’un simple effet des changements de saison; suivant eux, le poil de ces Animaux est beaucoup plus abondant pendant l'hiver qu'en été, ct il cache alors presque entièrement lours piquants.

Lontoné érineux, 1/4 de grand.

FAMILLE pes ORNITHORHYNCHIDÉS

Le genre Ornithorynque diffère des Echidnidés par la forme de sa tête, par ses pieds propres à la natation, par quelques particularités ostéologiques et par sa queue large et déprimée, Son corps n’est pas recouvert de piquants et son bec est élargi ct largement ouvert, Comme nous l'avons déjà fait remarquer, on devrait en faire un ordre au lieu d’une simple famille, si l’on acceptait que le groupe des Monotrèmes constitue lui-même une sous-classe,

GENRE ORNITHORHYNQUE (Ornithorynchus, Blumenbach), Les mâchoires ont une paire de grosses dents cornées, situées à la place habituellement occupée par les molaires, et de chaque côté de la région incisive on voit une autre callosité également cornée, dont la forme est étroite et allongée; le bec est plat et lerge, ce qui l’a fait comparer à celui d’un Canard; le corps est terminé par une queue élargie, aplatie en dessous qui concourt à faciliter la natation; les pieds de devant ont cinq doigts comme les postérieurs et leurs ongles sont également forts; la membrane qui réunit les doigts de devant dépasse notablement les ongles, ce qui étend encore la surface natatoire: le talon des mâles porte un ergot corné comme celui des Echidnés,.

ORNITHORHYNQUE PARADOXAL (Ornilthorhynchus paradoæus , Blamenbach, ou Platypus anatinus, Shaw) : tel est le nom de l'unique espèce que l’on puisse encore admettre avec certitude dans ce genre, quoiqu’on en ait signalé plusieurs. Cet Animal est aquatique; ik se tient dans les lacs et dans les rivières de la Nouvelle-Hollande ainsi que de la Tasmanie; nage avec facilité; vient assez souvent à terre; niche sur le bord des caux, dans des terriers qu'il sait se creuser, et fait sa principale nourriture de larves aquatiques, de mollusques ou de vers, Les Anglais établis en Australie appellent les Ornithorhynques des Taupes de rivières (Water mole).

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FAMILLE DES ORNITHORHYNCHIDE&S.

ORNITHORMYNQUE PARADBOXAL, 1/4 de grand.

s M. J. Verreaux, qui a voyagé en Tasmanie, dit, au sujet de ce genre singulier de Mammifères : » 4 « Je puis affirmer aujourd’hui que l’Ornithorhynque n’est pas entièrement nocturne, comme on l'avait supposé. Dans mes chasses, j'en ai observé plusieurs nageant par les plus fortes chaleurs; je dois dire cependant que ce fait n’a lieu que lorsque l’Animal a des petits, et que, néanmoins, il semble prendre plus de vivacité lorsque la nuit survient ; rien n’égale alors sa vitesse, soit dans l’eau, soit sur terre, Dans l’eau, il nage comme un poisson, et sur terre il se meut avec une agilité remarquable, Quoique fréquentant les rivières, l'Ornithorhynque paraît préférer les anses, où les eaux refoulées par les courants sont plus calmes et plus tranquilles; là, il se plaît à barbotter parmi les plantes ou à plonger pour aller chercher dans la s ont une É vase ses aliments, J'ai observé qu'il ne pouvait cependant rester

laires , et longtemps sans venir respirer l’air nécessaire à ses poumons.

Is propres mée, Son ime nous e, si l’on

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