ORDRES
Plenirostres, Dum. ; coraces, Illig.
Passereaux conirostres, Guy.
Manucodiates, Vieillot.
Omnivores, Temm.
Passereaux marcheurs controstres éleuthérodactyles, Less., Traité d'Ornith.
CARACTÈRES GÉNÉRAUX. Bec médiocre, comprimé, plus court ou de la longueur de la tête. Plumes frontales s'avancant sur les narines, qui sont larges, couvertes
d'ure membrane, et qui s'ouvrent en une fente étroite sur le rebord des plumes, ou cachées par elles.
Mandibules à peu près égales, comprimées sur les côtés, a pointe de l’une et de l’autre échancrée. : .
Langue laciniée sur les-berds et à la pointe.
Ailes dépassant à peine le croupion , légèrement arrondies, concaves, robustes.
Queuesmédiocre, égale on fourchue, composée de douze rectrices, ou de dix lorsque les deux pennes moyennes s'allongent en brins dénudés.
Tarses largement scutellés en avant , terminés par trois doigts antérieurs presque égaux, un peu plus longs que le doigt du milieu.
Pouce robuste ; tous les doigts armés d'ongles comprimés , très-re-
courbés.
Parures des mâles généralement velontées et somptueuses.
Observations. Cette famille répond au genre que Linné caractérisait ainsi : Genre 54; Paradisea , rostrum capistri plumis tomentosis tectum. Pennæ hypochondriorum longiores : rectrices duæ superiores singulares denudateæ.
Or, dans ce genre, Linné et Gmelin placent le calybé (phonyzama), la falcinelle et le martin (pastor), qui doivent en être distraits.
Habitudes, mœurs et patrie. Les espèces les mieux connues se nourrissent de fruits, d'insectes; se réunissent en troupes assez nombreuses, ou vivent solitaires ; émigrent suivant les moussons. Ces oïseaux habitent exclusivement les vastes et profondes forêts de la Nouvelle - Guinée et le nord de la Nouvelle - Hollande. 3 cri est rauque, et leur ponte ainsi que leur nidification sont inconnues.
(Paradisea, Let auct. sed genus emendatum.)
Synonymie.
Samalie, samalia, Vieill., Anal. ornith.
Paradisea , Vieill., Encycl., t. III, p. 905. Manucodiata, Brisson et les auteurs anciens.
CarACTÈRES (consult. la pl. 1). Bec robuste, dur, aussi long que la tête, légèrement voûté, à arête peu prononcée, à mandibules échancrées à leur sommet. Narines latérales, basales, à moitié recouvertes par les plumes veloutées du capistrum, ouvertes en avant. Langue amincie, ciliée; face encadrant le bec, veloutée, séricéeuse. Tête lisse, arrondie, sans parures. Tarses robustes, scutellés, terminés par quatre doigts. Le pouce robuste ; les doigts externe et médian soudés à leur base ; les ongles forts, comprimés, crochus. Ailes moyennes, pointues, à première rémige courte ; les quatrième et cinquième les plus longues. Plumes des flancs allongées , fiifor-
mes, décomposées, pinnées. Queue médiocre, égale, composée de douze rectricés, dont les deux moyennes s’allongent chez les mâles en brins grêles ou tordus, et membranacés.
La femelle est sans parures des flancs et sans brins.
Les jeunes mâles sont semblables aux femelles.
Les caractères représentés dans la planche I sont pris du petit émeraude (paradisea minor) : fig. 1, le bec vu de profil; 2, le même au trait, montrant les contours de la fosse nasale; 3, le même vu de face; 4, les brins des flancs; 5, une des plumes hypochondriales isolée ; 6, un faisceau des mêmes plumes des flancs ; 7, une portion du brin de la queue ; 8, une facette latérale de ce même brin, très-grossie ; 0, le tarse ; 10, le sternum vu de face; 11, le même vu de profil.
Observations. Les trois espèces connues de vrais paradisiers habitent les iles d'Arou, Waigiou ét Nouvelle-Guinée, ou la Papuasie. Elles vivent de fruits et d'insectes, se perchent sur la cime des plus grands arbres, et font entendre un cri rauque, bref et fréquemment renouvelé. Ce sont des oiseaux qui volent en s'élevant par bonds, et en serrant leurs faisceaux de plumes hypochondriales contre le corps.
1'e. ESPÈCE.— LE PARADISIER PETIT ÉMERAUDE. (Paradisea minor, Foxst., Shaw, Wagler.)
Synonymie barbare.
Toffu, a Tidor et à Ternate.
Shag, ou shague, ou saffre, chez les Papous.
Samaleik, à Céram.
Tshakke, à Serghile, dans la Nouvelle-Guinée.
Passaros da sol, des Portugais ; Wormius.
Manucodiata, Gessner.
Lufft vogel, des Allemands ; Gessner.
Bird of paradise, des Anglais.
Burong-maté . des Malais, à Amboine.
Mari-kei-arou, à Amboine, à Banda.
Bourong-arou, et surtout mambéfore , à la Nouvelle-Guinée.
Manuco-de-W ata (oiseau de Dieu): nom que Montbelliard a contracté en manucode, et qu'il a appliqué à une autre espèce ; burong papua, à Ternate.
Soffu ou siaffu, chez les Guébéens.
Avis paradisea.
Avis paradisiaca.
Avis paradisi.
Apus indica.
SY NOPSIS,
Avis dei Pavo parvus.
… Paso indicus.
Manucodiata rex.
Manucodiata longa.
Hippomanucodiata.
Hirundo ternatensis, des anciens auteurs.
A. Mae avuzte, pl. II.
Le méle a la gorge émeraude , le ventre et le dos marron, le front vert-noir velouté, la tête et le dessus du cou jaune citrin. Deux larges
—. à 2 3 AE”, à .?