‹ Histoire naturelle des oiseaux exotiquesChapitre 27 sur 116 · OU PROMEROPS A PARURES CHEVELUES · texte numérisé non relu

OU PROMEROPS A PARURES CHEVELUES

Ee serait s’exposer à des redites sinon inutiles , diï moins bien monotones et bien fastidieuses, si à chaque histoire particulière des oiseaux de paradis, nous cherchions à tracer un tableau fidèle des riches couleurs et des reflets étincellans qui sont répandus sur tout le corps de ces oiseaux , et nous parviendrions encore plus difficilement à notre but, si nous avions la prétentiou de donner une idée de l’admirable harmonie qui a présidé à l’arrangement de ces couleurs. Notre langue est trop pauvre , notre plume trop inhabile et trop peu brillante, pour espérer faire passer dans Famé de nos lecteurs tout ce que doit causer d'admiration et d’extase la rencontre de ces oiseaux magnifiques et vraiment célestes, au milieu des riches forêts de la Nouvelle-Guinée ou de la Nouvelle-Hollande. Contentons-nous donc de décrire avec le plus de clareté et de fidélité possible ce que nous avons observé sur une nature morte, il est vrai, mais parfaitement bien conservée ; c’est tout ce qu’on peut exiger de nous dans un ouvrage de ce genre.

Le Promefillest encore un de ces oiseaux dont tout le devant du cou et de la gorge est recouvert d’un plastron brillant qui semble plutôt fabriqué avec les métaux les plus polis et les plus étincellans , qu’avec de véritables plumes : celles-ci, en forme de petites écailles, sont d’un bleu éclatant , chatoyant en vert et quelquefois en pourpre. Le dessus de la tête et du cou est couvert de petites plumes écailleuses d’un vert bleuâtre. De chaque côté de la poitrne naissent deux touffes de {dûmes d’ornement; ces plumes, à barbes désunies, se terminent, chacune par un filet presque aussi fin qu’un cheveu. L’oiseau peut à

volonté les étaler en forme d’arc et s’en parer, surtout dans le temps des amours ; leur couleur , ainsi que celle de tout le ventre , est d’un brun rouge grenat foncé. Le dessus du dos et des ailes est d’un noir de velours avec des reflets violets. Les deux plumes du milieu de la queue sont d’un vert lustré ; les autres sont noires. Les pieds sont de cette dernière couleur. Le bec est noir vers le bout.

Cet oiseau habite la Nouvelle-Guinée ; mais comme il est moins propre que les autres oiseaux de paradis à faire des panaches aux habitans , ils ne nous en font parvenir que très-rarement.

LE SIFILET,

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