ORANGER TURC, Crrrus AURANTIUM LUNATUM, Ar4NcIo Turco
Foltis aliis ovato - oblongis, acuminatis ; aliis uno latere crispis; aliis lanceolatis ,
omnibus variegatis : fructu parvo, subrotundo, zonis primùm wvirentibus rugosis deindè rubris notato ; pulpé dulciusculd.
Aurantium striatum, Ferr., Hesp., p. 397, T. 401; Tournef., Inst. R. H., p. 620. Aurantium striatum cum foliis latioribus, Volc., Hesp., p. 200.
Arancio sconellato , Zuc., Hort. Bot. Flor., p. 17, c.
Citrus Aurantium lunatum , Desf., Hort. Par.
Arancio Turcico.
Quoique les noms frangais et latin que porte cet oranger soient probablement d’une date assez récente, puisque Ferraris n’en parle pas, leur étymologie nous est cependant inconnue, ainsi qu'aux savans à qui nous nous sommes adressés pour lapprendre : cet arbre serait-il ainsi nommé, parce que nous l’aurions ren de l’empire Ottoman, ou parce que ses fruits sont marqués de bandes qu'on aurait comparées è des croissans? Nous laissons la question à discuter à ceux qui en ont le loisir.
La tige de loranger turc s'éléve peu; sa téte ne prend pas une grande étendue, mais elle est touffue, parce que les rameaux qui la composent sont menus et très-divisés : les jeunes
pousses se distinguent ordinairement par des zònes argentées.
Sur de jeunes individus, les feuilles sont grandes, oblongues, acuminées, légèrement creusges en gouttiére, un peu tourmentées; mais sur des arbres adultes elles ont de moindres dimensions, deviennent crépues ou comme érodées d’un còté, tandis que Llautre còté reste entier ; plusieurs affectent la forme lancéolée ou linéaire; cependant toutes sont panachées de vert pàle argenté et quelquefois liserges de jaune sur les bords; le pétiole est on nu ou légere-
ment ailé.
Les fleurs sont peu nombreuses, assez odorantes, petites, à pétales étroits, aigus; quel-
quefois méme ces pétales restent très-courts, obtus et sont dépassés par les étamines.
Le fruit est petit, arrondi ou de forme ovoide renversée, marqué de bandes vertes, rugueuses, qui partent du sommet et s’étendent en tous sens vers la base où elles n'arrivent cependant pas toujours; ces bandes, d’abord vertes, passent au rouge dans la maturité, tandis que les autres parties de l’écorce prennent le jaune pàle qui leur est naturel; l’écorce
a une saveur très-brùlante; elle est assez épaisse, adhérante è la pulpe qui est jaune et
Jquefois trouvé presque aussi sucré que celui des bonnes
pleine d’un suc que nous avons que
na :: qui. le plus souvent, n'est que douceàtre comme celui des Limes oranges, mals qui, F 1 ’ q ] S.
Long. 0,050-0,060; larg. 0,040-0,050; épaiss. 0,007-0;010.
Cet oranger a beaucoup de rapport avec le précédent et avec le bigaradier à fruit bicolore :
les vésicules concaves de son épiderme et l’eau douceatre de sa pulpe le rapprochent des
Limes : en général, la synonymie de ces trois orangers , basée sur les figures incorrectes et sur les descriptions incomplètes de Ferraris, nous semble loin d’étre convenablement épurée. L’oranger turc varie beaucoup par la forme et la couleur de ses feuilles : on pourrait méme avancer avec assez de vraisemblance qu'il n'est qu'un produit maladif de quelqu’autre espèce, 1° parce que le còté de cet arbre qui n'a plus que des feuilles gtroites, lancéolées ou lingaires ne fleurit plus; 2° parce que sa panachure disparaît successivement, puisqu'il y a plusieurs orangers turcs, à Paris, qui ne sont plus panachés que sur une petite branche, et qu'on a vu cette panachure disparaître entitrement sur d’autres arbres, en méme temps
que leurs feuilles nouvelles devenaient plus larges que les anciennes. Il reste è constater dans
quelle espèce cette varigté est rentrée après la perte du caractère qui la faisait distinguer.
Nous terminons ici la liste des oranges à suc sueré, on bonnes à manger ; peut-étre nous dira-t-on que nous n’aurions pas dù mettre dans cette série l’orange turque, l’orange changeante et quelques autres è vésicules d’huile essentielle non convexes, et qui ont un suc peu agréable, déjà indiqué par le caractère constant des vésicules concaves :à cela, nous répondrons que nous avions eu en effet l’idée de réunir au groupe des Limes ces oranges à suc fade, mais que cette réunion nous avait semblé rompre d'autres rapports et opérer des rapprochemens forcés. Nous sommes loin cependant de croire que les quarante - trois sortes d’oranges que nous venons de décrire soient toutes placées selon leur plus grande affinité; nous savons au contraire qu'il en est plusieurs qui se trouvent loin de leur place selon l’analogie ; c'est pourquoi on a mis à la fin de cet ouvrage un tableau où toutes les espèces et variétés sont distribuées
“ NOIA Ù DT è , ° selon le plus d’affinités qu'il nous a été possible de decouvrir.
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