BIGARADIER A FEUILLES DE SAULE
CITRUS BIGARADIA SALICIFOLIA , MELANG OLO A FOGLIA DI SALCIO,
Foliis plerisque lineari-lanceolatis , quibusdam ovato-oblongis : floribus albis, angustis :
fructibus parvis , subrotundis, ovalibusque ; pulpd subdulci et amaràd.
Aurantium virgatum angustifolium , Tournef., Inst. R. H., p. 620. Malus Aurantia, foliis salicis, Weinm., Iconogr., T. 700. C. Aurantium angusto salicis foglio dictum, Boerh., ind. alt., N. 242. 15.
Arancio a foglio di salcio, Zuce., Cat. HB Flor, ps 16.-H. Plusicurs auteurs ont confondu ce bigaradier avec une variété à feuilles étroites de l’oranger turc, tab. XXIX, quoiqu'il en diffère autant qu'une espèce peut différer d’une autre.
Sa tige, courte et menue, se termine par une téte diffuse, composte de rameaux divergens, inégaux, déliés et d'un vert clair.
Il a les feuilles distantes, la plupart linéaires et lancéolées, très-aigués, d’un vert clair
souvent jaundtre, ondulées; quelques-unes sont difformes, avant un demi-diamétre plus étroit que l’autre; enfin sur certains arbres une partie des feuilles inférieures sont larges, ovales et oblongues; toutes ont le pétiole long, menu, légèrement ailé.
Les fleurs sont blanches, peu nombreuses, terminales, petites; elles ont les pétales étroits et les étamines au nombre de quinze ou seize.
Le fruit est ovale au-dessous, de la moyenne grosseur, luisant, lisse, léger, d’un jaune foneé tirant sur le rouge, muni d’un petit enfoncement ombilical au sommet; la peau, assez épaisse, est jaunàtre dans son intéricur; la pulpe, d’un jaune sale, divisée en huit loges, contient une petite quantité d'eau douceatre. On ne trouve ordinairement nulle graine dans
ce fruit.
Long. 0,055-0,060; larg. 0,050-0,080; épaiss. 0,007-0,009.
Cet arbre, très-commun chez les jardiniers-orangistes de Paris, est apparemment assez rare ailleurs, puisque l’auteur du Traité du Citrus , ainsi que plusieurs de ses prédécesseurs, n'en ont connu que le nom, sous lequel ils ont déerit une variété à feuilles étroites de Poranger turc. Les vésicules concaves de l’huile essentielle de ses fruits en font un véritable bigaradier è suc douceatre.
Le plus gros pied de cette espéce que nous connaissions, se voit au jardin royal des
plantes de Paris; il est très-malade et parait avoir une cinquantaine d’années.