‹ Histoire naturelle des orangersChapitre 63 sur 134 · TIO HISTOIRE NATURELLE · texte numérisé non relu

TIO HISTOIRE NATURELLE

premier en France, mit en usage une sorte de greffe appelée par M. Thouin, Greffe Huard, et à laquelle on doit la multiplication prodigieuse des petits orangers qui se voient et se débitent à Paris.

Le godit des collections d’orangers qui avait été abandonné pour celui des plantes étrangères, semble se ranimer aujourd’hui en France : depuis trois ou quatre ans, plusicurs jardiniersorangistes de Paris font venir de toute part les espèces et variétés dont ils entendent parler, et les multiplient avec une promptitude incroyable par le procédé de la greffe Huard ou d la Pontoise. On trouve maintenant chez cux de jeunes pieds de bizarrerie en quantité.

C'est parmi les espéces et les variétés de cette section qu'on trouve les fleurs les plus odorantes , les plus recherchées, et les fruits les plus propres à Passaisonnement des viandes. Il existe è l’orangerie de Versailles un bigaradier riche dépouille dont les fruits n’ont pas ordinairement l’espèce de couronne qui termine ceux de notre dessin qui ont été cueillis dans un jardin de Nice. Ce méme bigaradier a produit, en 1818, un fruit relevé de còtes si saillantes, qu'il ressemblait absolument à un fruit de sablier, Hura crepitans , Lin., dépourvu de son écorce.

Nous terminons ici le chapitre des bigaradiers ou orangers à fruit aigre.

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