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CHAPITRE VIII

Description des Pompelmouses.

Car. ess. Caule inermi aut spinoso : foliis magnis, petiolo latè alato insidentibus : floribus maximis, albis : fructibus plerisque maximis, subrotundis aut subpyriformibus , dilutè luteis ; cortice vesiculis olei essentialis planis aut convexis notato ; carne albd 9 spongiosd s sapé contaciu aeris parùm

rubescente; pulpd viridulé , paulisper aquosd, dulci, leviter sapidd.

.DO arbres de cette tribu sont quelquefois épineux, et quelques-uns d’entre eux ont les jeunes pousses pubescentes : leurs feuilles sont fort grandes, épaisses, et portées sur des pétioles munis d’ailes le plus souvent d’une largeur remarquable. Leurs fleurs sont blanches et les plus grandes du genre. Les fruits sont arrondis ou pyriformes, la plupart d’une grosseur surprenante , d’un jaune pàle, a écorce lisse, et dont les vésicules d’huile essentielle sont planes ou convexes; la chair, épaisse, spongieuse, rougit un peu dans quelques espèces par le contact de air; la pulpe est verdàtre, peu aqueuse, et d’une saveur douce légèrement sapide (1).

Quoique les pompelmouses forment le groupe le plus naturel de la belle famille des orangers, et sans contredit le plus aisé è distinguer, l’auteur du Traité du Citrus a fort embrouillé leur histoire, en s'efforgant de leur appliquer un grand nombre de noms anciens et de descriptions équivoques. C’était ainsi que les botanistes du quinzièéme siècle prétendaient reconnaître toutes les plantes de Théophraste et de Dioscoride; mais depuis que Linné a démontré l’impossibilité de déterminer avec certitude beaucoup de plantes très-mal décrites par les auteurs grecs, les botanistes modernes ont fait des découvertes réelles en se livrant

à l'étude de la nature elle-méme.

(1) Ne connaissant pas les pompelmouses à pulpe rouge mentionnés dans l’Herbier d’Amboine, nous

n’avons pas eu l’intention de les comprendre dans le caractère que nous venons de tracer.

Cependant il est utile de consulter les anciens pour les grands traits de l’histoire des végétaux; mais c'est perdre son temps que de chercher souvent chez eux des détails spécifiques propres è faire reconnaitre les plantes. Nous ne suivrons donc pas l'auteur du Traité du Citrus dans la longue énumération des synonimes qu'il rapporte au pompelmouse.

Désirant, d’une part, mettre dans la distribution des orangers plus de méthode que nous n’en avons trouvé dans les ouvrages de nos prédécesseurs, et voulant en mème temps éviter l’inconvénient d’introduire de nouveaux noms, nous employerons le mot, pompelmouse , déjà connu, comme une sorte de nom générique, pour désigner la petite tribu qui nous occupe, et nous laisserons à chacune des espèces ou variétés qui la composent, l’épithète par laquelle on a

coutume de la distinguer.

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