‹ Histoire naturelle des orangersChapitre 79 sur 134 · LUMIE RHEGINE · texte numérisé non relu

LUMIE RHEGINE

CITRUS LUMIA RHEGINA, LUMIA RHEGINA,

Foliis ovato elongatis , petiolo vix alato insidentibus : fructibus ovato-oblongis , scabrosis ,

apice mammillatis ; cortice pallidè luteo; pulp acri, acidd.

Pomum Adami Rheginum, Ferr., Hesp., p. 909, PF. dI1. Pomum Adami Citratum, Volc., Hesp., p- 170. ?

Les lumies de Ferraris ont toujours beaucoup embarrassé les auteurs; ils en ont diminué ou

augmenté le nombre, selon leurs différentes manières de voir. Il serait en effet difficile de distinguer ces fruits par des caractères positifs; mais on salt qu’en botanique les caractères négatifs ont

sussi beaucoup de valeur, et qu'ils ne doivent pas étre regrettés : ainsi, dans l’état actuel de la

science, il est avantageux de ranger parmi les lumies tous les orangers à fleurs rouges, qui

portent des fruits dont le suc n'est pas franchement acide. Cette lumie a les rameaux très-longs, peu nombreux, et ses jeunes pousses d'un rouge de

laque faible; ses feuilles sont ovales oblongues, assez larges, pointues, dentelées, épaisses,

roides, d’un vert pàle et portées sur des pétioles peu ailés. Ses fleurs, ordinairement solitaires le long des rameaux, et quelquefois réunies en bouquet

vers le sommet, à la seconde floraison, sont grandes, lavées d’un rose pàle en dehors; elles ont

les étamines nombreuses et plus longues que le pistil. t gros, ovales oblongs, obtus, très-fermes, rugueux, d’un jaune foncé, terminés sa chair est épaisse, tendre, faiblement odorante; la pulpe

et contient un suc faiblement acide. Les graines sont

Ses fruits son par un mammelon large et obtus;

est divisée en douze ou treize loges,

oblongues.

Long. 0,120-0,125 ; larg. 0,094-0,098 ; épaiss. 0,010-0,014. Cet arbre est extrémement rare sur les bords septentrionaux de la Mediterranée; il craint plus que les autres le changement brusque de température; c'est pourquoi sa culture est tout-

à-fait négligée par les pépiniéristes et par les amateurs.

DES ORANGERS. 137 9. LUMIE CONIQUE, CITRUS LUMIA CONICA, LUMIA A FRUTTO CONICO,

Foliis parvis, angustis , oblongis, mucronatis : fructibus subconicis, mammosis ; cortice

crassissimo , pallidè luteo , pulpé subdulci.

Lumia mammosa, Ferr., Hesp., p. 518. Lumia expers medulle , tab. 529. Zinna di vacca, Zucc., Cat., Hort., Bot., Flor., p. 207.

Lumia dolce, Tanar., p. 287

La culture des orangers a changé l’aspect d'une grande étendue de pays sur les còtés de la Meéditerrange. L’harmonie de leur riche végétation a déterminé une sorte de paysage particulier à ces contrées où les orangers croissent maintenant presque sans aucun soin.

La lumie qui nous occupe se distingue par la grandeur de sa tige; elle a les rameaux nombreux, flexibles et munis d’épines acérées.

Ses feuilles sont petites, ovales alongées, étroites, aigués, d’un vert pàle, poriées sur un pétiole peu ailé.

Elle a les fleurs éparses ou réunies en bouquet au sommet des rameaux, d’une odeur pénétrante, lavées de rouge en dehors.

Le fruit est gros, conique, pesant, lisse, d’un jaune orange clair; la chair est fort épaisse, compacte, d'un goùt assez agréable; la pulpe, divisée en huit ou neuf loges, contient un suc douceatre

Les graines sont peu nombreuses et rougeatres. Long. 0,140-0,150; larg. 0,110-0;115; épaiss. 0,050-0,058. Peu d’auteurs ont jusqu'ici remarqué cette lumie. La forme constamment conique de ses

fruits, ci le goùt agréable de leur chair, sont cependant des caractères suffisans pour la

distinguer avec facilité.

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