‹ Histoire naturelle des poissons (volume 2)Chapitre 35 sur 157 · Ham. Buch. , Gang, fish. , p. 233 et · texte numérisé non relu

Ham. Buch. , Gang, fish. , p. 233 et

82 LIVRE XXr. CLUPÉOÏDES.

grand nombre de coïlias, distincts des précédents

par la longueur et la largeur de leurs pectorales, dont les rayons, libres, sont cependant un peu plus courts. La dorsale me semble un peu moins pointue; mais je ne vois pas d'autres différences dans les formes.

Les dents sont plus fines que celles de l'espèce précédente. Les plaques pharyngiennes sont tellement petites quelles sont comme perdues dans la nmqueuse de la bouche; il faut la distendre fortement pour apercevoir le petit groupe de dents.

Il y a soixante-dix rangées d'écaillés le long des flancs. Les nervures de leur réseau sont un peu plus lâches. C'est un beau poisson à corps jaune doré très-brillant. Sur la moitié inférieure du corps il y a deux ou trois rangées irrégulières de belles taches nacrées qui rappellent tout à fait celles dont la nature a orné un assez grand nombre de Lépidoptères.

Nos individus ne dépassent guère six pouces. Les appendices du cœcum sont colorées en noir, et m'ont paru presque aussi nombreuses que celles de notre anchois. Le péritoine brille comme de l'argent poli ; la vessie natatoire est simple, à parois épaisses, fibreuses et nacrées. M. Dussumier en a pris un assez grand nombre d'individus à Bombay, et nous les a donnés comme un poisson bon

CHAP. XIII. COÏLIA. 85

à manger. Il dit que les Maures de Bombay nomment ce poisson Mandely. Il est commun et abondant pendant toute l'année, et on estime sa cliair, parce qu'elle a peu d'arêtes. Il l'a pris aussi à Mahé. M. Bélanger l'a rapporté de Pondiclîéry.

Le CoÏLlA AUX QUARANTE RAYONS.

{Coilia quadragesimalis y nob.)

Nous voici arrivés à parler d'une espèce importante, parce qu'elle nous sert à fixer nos idées sur le Clupea mjstus d'Osbeck, dont M. Bichardson avait déjà apprécié les affinités.

Ce poisson diffère des précédents

par une queue beaucoup plus courte, terminée par une caudale arrondie et large. La hauteur du tronçon de la queue, mesurée à l'insertion de la nageoire, est le tiers de la hauteur du tronc, qui est contenue quatre fois et trois quarts dans la longueur totale. La dorsale est placée sur le devant du corps, sur la fin du tiers antérieur. La pectorale est petite, courte, surmontée de ses deux rayons, divisés chacun en trois filets, dont le plus long égale la moitié de la longueur totale. L'anale commence à peine au-devant du milieu de la longueur; elle est raccourcie comme la queue; aussi n'a- 1- elle plus que quarante -deux rayons, lorsque nous en comptons de quatre-vingts à cent dix dans les espèces précédentes. J'ai voulu

84 LIVRE XXI. CLUPÉOÏDES.

rappeler ce caractère dans le nom spécifique, donné à ce poisson.

B. 10 ; D. 15 ; A. 42 ; C. 25 et plus ; P. 6 - 6 ; V. 8.

Ce poisson a le museau obtus; l'œil petit; le maxillaire ne dépasse pas l'angle de la mâchoire inférieure; il est tronqué. Les dents sont fines; les plaques vomériennes sont très -visibles. Les écailles sont semblables à celles des espèces précédentes.

La couleur est argentée et dorée, avec des reflets nacrés. Les nageoires sont jaunes , mêlées de verdàlre ; celle du dos a une bordure verte. Les pectorales et leurs longs filets sont d'un très-beau jaune.

L'exemplaire du Cabinet du Roi a six pouces de long : il a été pris dans le Gange par M. Dussumier.

Le CoïLiA DE Gray.

(Coilia Graji, Richard.)

Le docteur Richaidson a décrit et figuré dans richthyologie du Sulfur' un Coilia rapporté des mers de Chine, et que ce naturaliste aurait, sans aucun doute, beaucoup mieux fait d'appeler le Coilia d'Osbeck; car c'est évidemment le Clupea mjstus du Voyage en Chine. C'est un poisson qui a la queue encore très-allongée, mais moins étroite à son extrémité que celle

Page 1