Bloch, Schrifi. naturf. Fr. , Y, p
ajoute que taus les Lochs de la lisière des côtes d'Ecosse ou des îles, sont tour à tour fréquentés par les harengs. "Celle qui en regorge pendant une saison, est exposée à n'en pas voir un seul l'année suivante, bien que tous les Lochs voisins en soient abondamment pourvus. Pendant plusieurs années le hareng a abandonné le Loch Tongue, et il n'y a reparu qu'en 1777 ; il a déserté sur la même côte le Loch Garron; depuis 1782 il n'y a plus reparu. L'île de Man, si renommée par ses pêches, n'a pas été à l'abri de craindre une pareille privation. Lacheverell observe , qu'au commencement du seizième siècle l'île de Man n'eut point de pêche du hareng. Les côtes de l'ouest de l'Angleterre ont offert le même tableau.
Pennant affirme que les harengs quittèrent autrefois les passages de Cardigan, et se portèrent de préférence sur les fonds des comtés de Flint et de Caernarvon, qu'ils ont abandonnés après quelques années pour reprendre leur ancienne station. On sait aussi que , dans l'hiver de 1740? les harengs s'éloignèrent des côtes du Sutherland et n'y revinrent qu'en 1776. L'Irlande, qui voit terrir le hareng pendant les trois mois d'automne, fut privée de ce poisson en 1784- On croit avoir remarqué en Irlande que, quand la pêche est mauvaise sur la côte de
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cette île, elle est bonne sur celle d'Ecosse et alternativement. On croit aussi avoir observé dans le comté de Mago, dans l'ouest de l'Irlande, qu'on péchait plus de harengs près de Rilleris , quand la pèche est mauvaise dans le nordouest.
Les économistes allemands ont fait les mêmes remarques sur les harengs de la Baltique ou sur ceux de la mer du Nord. On les a vus abandonner pendant plusieurs années l'embouchure du Texel. Le petit hareng de la Baltique a déserté la station de Rello en Ostrogothie. Un des faits les plus remarquables de l'histoire du Hareng, et que l'on trouve controversé entre beaucoup d'écrivains de cette époque, est la disparition subite des harengs qui abandonnèrent, dit-on , et tout d'un coup , en i3i3, les rivages de la Prusse. Il est probable cependant qu'il y a exagération dans cette assertion. Bock1 prétend qu'il faut entendre, par les expressions des historiens de cette époque , que l'importation en Prusse des harengs péchés dans la Baltique ou dans la mer du Nord, eut une interruption momentanée à cause des guerres maritimes de Canut, roi de Danemarck, et du brigandage des pirates