‹ Histoire naturelle des poissons (volume 3)Chapitre 37 sur 100 · Con. schwed. Akad. der IVissensch. , 32, p · texte numérisé non relu

Con. schwed. Akad. der IVissensch. , 32, p

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grande, en y ajoutant souvent une seconde dénomination, prise de la saison dans laquelle on en fait la pêche, ou empruntée du nom des filets qui servent à les pêcher. Le Zuydersée et les canaux qui séparent les îles de la Zélande jusqu'à l'embouchure de l'Escaut occidental, possèdent une espèce indigène de petits harengs, connue en Hollande sous le nom de ' pan-haring ou hareng chaudron, ainsi nommé, parce qu'il doit être mangé frais et ne saurait être salé. Cependant en comparant mes notes à celles de Noël de la Morinière, j'ai lieu de soupçonner, comme lui, qu'il s'agit ici du Pilchard ou de la grande Sardine. Mais dans le nord et dans l'ouest de l'Ecosse , Anderson a recueilli et rapproché un grand nombre de preuves pour établir la distinction de deux espèces ou selon moi de deux races, et que l'une d'elles fréquente pendant toute l'année et dans toutes les saisons les fonds des Hébrides. On peut l'y pêcher en tout temps , pourvu que l'on fasse descendre les filets à une profondeur convenable. Ils établissent tous aussi que les harengs du Loch Broom sont préférables en général à tpus ceux des Lochs situés plus au Sud. Noël de la Morinière regarde aussi comme harengs stationnantes ou fonciers, ceux que l'on prend au

nord d'Inverness, ceux de l'embouchure du Forth, ceux de Carlisle, qui sont en général fort inférieurs à ceux des Hébrides et de l'île du Man. C'est probablement l'espèce dont p£rlê Pennant, dans son Voyage en Ecosse. Rnox observa donc avec raison qu'il ne voyait pas trop pourquoi la pêche ne commençait tous les ans, aux îles de Shetland, qu'au solstice d'été, puisque les pêcheurs hollandais ou belges s'y rendent longtemps auparavant pour prendre cette clupée , qui leur sert d'amorce pour la pêche de la morue. L'Irlande a aussi, de même que l'Ecosse, ses harengs stationnaires ; il est facile d'en recueillir un nombre de preuves considérables. On les distingue des autres par leur taille et par une sorte de physionomie particulière , et il paraîtrait même que l'on pourrait, dans les différentes baies du nord de cette île, distinguer plusieurs races particulières : ainsi, à Dunfanaghie , au fond de Sheephaven , il y a une pêche d'été qui produit des harengs de trèsbonne qualité et si gros, qu'il n'en faut guère que quatre cents pour remplir un baril. Dans la baie de Dongal, au nord- ouest, sur les bancs où se trouvent de nombreuses espèces de gades, on voit pendant toute l'année une grande abondance de harengs. En général, les

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pêcheurs sont assurés de trouver sur toutes les côtes une quantité suffisante de harengs qu'ils emploient pendant toute l'année pour amorcer leurs lignes. Si l'on ne s'occupe pas d'en faire une pêche régulière, c'est qu'il* y en a d'autres plus productives; c'est que le hareng* donnerait alors des bénéfices très-minimes , parce que sa chair n'est pas alors d'aussi bonne qualité. On est si persuadé en Irlande que le hareng habite pendant toute l'année la mer qui entoure l'île, qu'on a publié comme une mesure utile à la prospérité des pêches, celle de la permettre et de la laisser libre sans restriction, en la distinguant par quatre dénominations empruntées de la succession des saisons. Une pareille mesure destructive de tout système politique de pêche bien conçu n'en avait pas moins été adoptée par le parlement d'Irlande en 1790. On trouve aussi dans Pennant ou dans Anderson, des preuves que des radeaux de harengs vivent sans interruption et pendant toute l'année sur les côtes d'Ecosse ou d'Angleterre. Les pêcheurs de Scarborough trouvent toujours des harengs dans leurs filets, et quand on visite Londres dans les premiers jours du printemps, on est à portée de voir que les marchés de cette ville sont abondamment pourvus de ce poisson , mais il y est

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souvent mole avec le Pilcharcl. On peut distinguer deux variétés de harengs qui semblent composer la race sédentaire sur la lisière des côtes d'Angleterre opposées à la France; l'une procure une pêche du printemps , composée d'individus en général plus petits* que ceux de la pêche d'hiver. Les barques de Dieppe, qui allaient prendre les raies dans les eaux de Torbay, y voyaient, au milieu de l'été, les Anglais occupés à pêcher sur le rivage, du hareng avec leurs sennes, à une époque où aucun de ces poissons , présumés venir du Nord, ne s'est encore montré dans le Pas-de- Calais. Ce qui était d'ailleurs plus familier aux pêcheurs de Dieppe , c'est l'usage d'aller acheter, dans le cours du printemps, du hareng à Hastings, à la Rye, à Shoreham, pour en faire des amorces dont les autres poissons sont très - friands. Noël de la Morinière a compté, sur la rade de Hastings, jusqu'à cinquante à soixante barques de pêche , dont chacune avait trois ou quatre milliers de harengs pris dans la nuit précédente. En lisant ce que Duhamel1 dit des harengs halbourgs, on conclut bien vite à l'existence de harengs sédentaires dans la Manche, sur nos côtes de

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