Mitch. , Amer. Month. Magaz., vol. II, p
2. Lesueur, Journ. of tfir acad. of nat se. of Phil. , vol. 1, part. 2, 1818. p. 234.
et l'a comptée parmi ses poissons du Massachusets, sous la dénomination imposée par M. Lesueur. 11 observe que ce hareng est connu sur les marchés de cet État, sous le nom de English Herring. Il a remarqué que dans certaines saisons ce poisson est pris en grand nombre. Il donne même des tables relevées au bureau de l'inspection générale de la vente du poisson. Elles prouvent que l'on fait un commerce assez considérable de cette espèce. Ces tableaux rapprochés, montrent des variations, dans la quantité de mesures exportées, extrêmement considérables et variables chaque année, puisque l'année i833 n'a fourni que trente -six de ces mesures, tandis qu'en i835 le nombre s'est élevé à neuf cent soixante-trois. La rareté de l'espèce dans ces années a été attribuée par les matelots à l'habitude de les pêcher la nuit aux flambeaux, ce qui disperse les bancs et fait fuir le poisson effrayé.
Je .trouve aussi l'espèce actuelle, indiquée sous le même nom, dans la Faune de New- York par M. Dekay, qui, pour en établir les caractères avec plus de précision, a eu soin de rapporter en note la diagnose du hareng commun d'Europe, et même aussi celle de l'espèce qu'il croit pouvoir appeler le Pilchard. C'est
252 * LIVRE XXI. CLUPÉOÏDES.
ici le cas de faire remarquer que ce zoologiste a aussi apprécié la véritable diagnose du genre Clupea, tel que nous le concevons ; car il a très-bien vu que la langue et le vomer sont armés de dents, organes qui manquent aux espèces du genre Alausa. Nous aurons un peu plus loin à présenter quelques observations sur la composition de ce genre , dans lequel il a certainement réuni une espèce qui a la langue dentée 5 il eii fait lui-même une des diagnoses de ce poisson. Ce manque de critique me laisse quelque doute sur les espèces citées par M. Dekay à la suite de son Clupea elongata. Je me demande s'il ne serait pas possible qu'il eût confondu les espèces qui ont des dents vomériennes et palatines comme nos harengs, avec celles dont nous parlerons dans les chapitres suivants, et qui n'ont pas de dents sur le vomer. Comme je n'ai pas examiné ces poissons, je préfère les indiquer à la fin de ce chapitre comme espèces, dont la place reste encore incertaine, en attendant que mon célèbre et savant ami, M. Agassiz, qui «a connu, avant de quitter l'Europe, mes travaux sur les clupées, lève toutes ces incertitudes.
Il me paraît très -probable que M. de la Pylaye a observé à Terre-Neuve notre Clupea elongata, autant du moins que j'en puisse juger
par un dessin fait à Saint-Pierre de Miquelon, et qu'il a bien voulu nous donner.
Le Hareng de Pallas.
(Clupea Pallasii, nob.)
J'ai décrit et dessiné dans le Musée de Berlin un hareng qui faisait partie des collections que M. Rudolphi a données à ce magnifique établissement. Il provenait, comme tous les autres individus objets de ce présent, des collections de Pallas. Il me paraît d'une espèce différente de celle du hareng.
Le corps est en effet beaucoup plus court;. la tête est plus petite. Je n'ai vu aucune strie sur les opercules. La dentelure de la carène du ventre n'est pas très -prononcée.
La couleur du poisson, conservé en peau, est
presque entièrement effacée ; mais, d'après Pallas,
elle serait un peu différente du. hareng commun; car
il l'indique brun-foncé sur le dos, se dégradant sur
les côtés, et en un bleuâtre cendré. Les pectorales
auraient eu le bord brun; la dorsale était noirâtre;
l'anale et les ventrales blanches , et la caudale brune.
L'individu est long de huit pouces. Il vient
du Kamtchatka. J'ai tout lieu de croire que
Pallas x l'a confondu , dans son Fauna rossica,
avec le hareng commun.