Niiss., Ickth. Scand. Prgdr. , p. 22, n
3. Muller, Zool dan. prodr., p. 150, n.° 423. 4 Donovan, Brit. fish. , pi. 57.
412 LIVRE XXI. CLUPÉOÏDES.
division établie dans le Règne animal ; il distingue le Twaite shad du Allice sliad, et il est en cela suivi par M. Jenyns; mais les deux descriptions détaillées que l'auteur de l'élégante Histoire des poissons d'Angleterre nous a données, me confirme dans l'opinion sur l'existence d'une seule espèce d'alose.
Notre poisson remonte la Meuse à la même époque que nous le voyons entrer dans la Seine. Il en est de même dans les autres grands fleuves de France : l'alose remonte dans la Loire un peu plus tôt que dans la Seine ; elle s'avance de la Loire dans la Mayenne , la Sartlie et autres affluents, et les détails que l'on trouve consignés dans la Flore de Maineet-Loire par M. Millet1, sont tout à fait conformes à nos propres observations.
Si M. Savigny ne nous avait pas rapporté l'alose de Nice et de Turin , il me serait fort difficile de dire ce que M. Risso 2 a voulu décrire sous le nom de Clupea alosa, très- répandue dans toute l'Italie.
Je ne vois pas que les ichthyologistes italiens de notre temps aient éclairé ce que les auteurs de la renaissance avaient laissé d'in-
1.. Millet, Faune de Maine-et-Loire, t. II, p. TOT. 2.; Risso, Ichth. de Nice, 2.'" cdit., p. 453.
certain sur ce poisson. Je regretté même de dire que mon célèbre ami, le prince Charles Bonaparte1, a, dans son dernier catalogue ichthyologique , fait quelques confusions qui tendraient à embrouiller beaucoup cette synonymie. En effet, après avoir établi un alosa communis et un alosa finta d'après les errements de M. Yarell, il inscrit un alosa pontica d'après M. Eichwald.
Or, le clupea pontica de cet" auteur n'est point du genre des Aloses. Cest, comme on l'a vu plus haut, une espèce particulière de hareng. Le zoologiste russe a donné notre alose sur la même planche sous le nom de Clupea caspia*. Il me paraît impossible de conserver le moindre doute , d'après la figure, quoique la description , qui est certainement très-négligée, laisse dans quelques incertitudes. Que l'on compare, en effet, la peinture à la description, et je me demande comment l'on peut dire de ce poisson qu'il a les deux mâchoires égales {rnaxïlla utraque œqualis), que la tête est très-grande [caput maximuni).
.Ces inexactitudes me donnent le droit de douter encore de ce que l'auteur dit des dents.
1. Ch. Bonap. , Catal. des poissons d'Europe, p. 34, n.° 279, 280 et 281.