Defluviis, p. 130 et 131 , tom. X, éd. Rciske
CLUPÉOÏDES. \ 9
de la Saône. Il est blanc, quand la lune croît, et il devient noir dans son décours. Lorsqu'il est arrivé à toute sa grandeur, il se décompose lui-même par l'action de ses arêtes. C'est un récit fabuleux dont cependant le fondement pourrait se trouver en partie dans cette multitude d'arêtes qui remplissent la chair de l'Alose ; et parce qu'après avoir frayé, les Aloses deviennent si faibles qu'elles se laissent entraîner, couchées sur le côté, au fil de l'eau. Plusieurs même périssent par suite de l'épuisement causé par le frai. Cet auteur ajoute qu'on trouve dans sa tête une pierre semblable à un grain de sel, excellente contre les fièvres quartes, si on l'applique, lors du déclin de la lune, aux parties gauches du corps. Massarius a imaginé le premier que le Clupea devait être l'Alose; mais il ne donne, ainsi que Paul Jove, qui l'a suivi, d'autre motif à ce sentiment que la ressemblance assez éloignée du nom de Clupea avec celui de Chieppa que l'Alose porte à Naples , en Toscane et à Venise. On a voulu aussi rapporter au Clupea un vers d'Ennius cité par Apulée dans sa première apologie1 :
Omnibus , ut2 Clupea , prcestat mustela marina.