‹ Histoire naturelle des poissons (volume 4)Chapitre 101 sur 108 · Agass., Gen. et Sp. Pisc. Brasil. , p. 42, pi. 1Q · texte numérisé non relu

Agass., Gen. et Sp. Pisc. Brasil. , p. 42, pi. 1Q

CHAP. XI. ÉRYTHRINS. 499

l'espèce décrite plus loin sous le nom iïErythrinus Gronoviù La tache noire operculaire que Spix a presque oubliée dans sa figure, existe dans toutes les autres espèces, de sorte qu'elle ne peut être caractéristique.

Z/Érythrin rayé.

(Erythrinus vittatus , nob.)

Nous avons reçu des mêmes lieux une seconde espèce d'Érythrin, qui a la plus grande affinité avec celle que nous venons de décrire , non-seulement par la ressemblance des formes, mais encore par la distribution des couleurs.

\] Erythrinus vittatus se distingue cependant de XEr. tœniatus,

parce que les dents coniques des deux mâchoires sont plus petites. Quant aux couleurs, la tache de l'opercule est toujours beaucoup plus nette. Au-dessus de la bandelette latérale il y a trois ou quatre rayures longitudinales. Le ventre est plus blanc. Les taches de la dorsale ne sont plus que de petits points, disposés par lignes transverses; c'est ce que l'on remarque aussi sur l'anale. Les nageoires paires sont pâles et très-faiblement tachetées. La caudale est noirâtre et sans bandes.

D. 11; A. 11, etc.

Nous avons reçu ce poisson du Brésil par

500 LIVRE XX. MALACOPTÉRYGÏENS.

MM. Delalande, Quoy et Gaimard, lors de leur passage dans ce port, sous les ordres de M. le capitaine Freycinet. M. Poiteau nous l'a envoyé de Cayenne. J'en ai moi-même acheté un grand exemplaire, long d'un pied, chez un marchand d'histoire naturelle d'Amsterdam, qui venait de le recevoir de Surinam.

Z/Érythrin coulan.

(Erythrinus Gronovii, nob.)

Nous avons encore de Cayenne plusieurs exemplaires d'une espèce d'Érythrin, dont les (ormes ressemblent à celles des précédents,

mais qui a les dents beaucoup plus petites. Elle se distingue aussi des autres, parce que la langue et le palais sont hérissés de longues papilles, que l'on prendrait aisément pour des dents, car elles sont plus longues et plus fortes que les aspérités des plaques palatines ou ptérygoïdiennes. Les nombres sont les mêmes.

La couleur est beaucoup plus rembrunie sur le dos et sur les joues. A côté de la tache noire de l'opercule il y en a deux autres jaunes; l'une audessus et l'autre au-dessous, qui forment autour de la première une espèce d'ocelle auprès de l'oreille. Vers la queue il y a quatre ou cinq traits verticaux mal limités. Quelques individus portent une tache

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noire près de la caudale, qui est traversée par quatre ou cinq stries plus ou moins marquées et formées parla réunion des points qui couvrent cette nageoire. Les nageoires sont chargées de points noirs.

Nos individus ont de cinq à sept pouces de longueur.

Nous les avons reçus de Cayenne par MM. Lesclienault et Doumerc. M. Frère en avait un dans sa collection sous le nom de Coalan.

Cette espèce me paraît facile à reconnaître à cause des longues papilles de sa langue et de la distribution de ses couleurs sur le tronçon de la queue et sur la nageoire caudale. Aussi est-il hors de doute que ce soit le poisson figuré par Gronovius dans son Muséum ichtkyologicum \ La description qui accompagne cette figure semble être détaillée, et ne porte cependant que sur des généralités du genre. Cet ichthyologiste l'a reproduite dans son Zoophylacium , où il a eu le tort de confondre cet Érythrin avec le poisson décrit et figuré par Linné dans le Musée du prince Adolphe-Frédéric2, qui me paraît, à cause de la longueur de la tète, devoir être déterminé comme un de nos Macrodons.

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