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Fish. of Guyan. , t. III, part, i, p

CHAP. IX. VASTRÈS. 439

que cela a lieu pour une espèce particulière de Siluroïde que M. Schomburgk a désignée d'après le nom indien, sous le nom de Laulau. Ces petits nagent toujours au-devant de la mère. Il dit qu'il n'y a point de vessie aérienne , mais qu'un organe curieux, comme un poumon d'oiseau, existe le long de la colonne vertébrale, et que l'intérieur ressemble à un gâteau de miel. Je ne doute pas que ce ne soit une modification particulière et singulière d'une vessie celluleuse comme celle de l'Amie. Tels sont les caractères génériques que j'assigne aux Vastrès : ils démontrent , sans aucun doute, les affinités qu'ils ont avec les Amies ; je n'hésiterais même pas à les placer dans une seule famille, si j'avais la certitude qu'ils n'eussent pas d'appendices cœcaux au pylore, et je les appellerais des Amia à dorsale courte et écailleuse.

Les espèces de ce genre sont plus nombreuses que les zoologistes ne l'ont pensé jusqu'à présent. Ils en ont vu au moins trois espèces, qu'ils ont confondues sous le nom de Vastrès géant; et j'ajouterai que nous avons encore l'indication de deux autres qui ne me sont jusqu'à présent connues que par leur langue dentée et râpeuse, rapportée en Europe comme curiosité.

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Tous ces Vastrès vivent dans l'Amazone et dans les rivières tributaires de ce grand fleuve : ils préfèrent cependant les eaux vaseuses, et ils y sont plus abondants. Ils me paraissent tous devenir très-grands. Je n'en ai vu que de six a sept pieds ; mais M. Schomburgk assure que, dans le Rio Negro, on en trouve de quinze pieds de long et du poids de quatre cents livres. On les prend à l'hameçon amorcé avec d'autres petits poissons ; souvent aussi on les prend avec le harpon. Ils donnent lieu à des pèches considérables : on en envoie une grande quantité au Para, où le Vastrès est préféré au poisson salé des côtes de l'Amérique du nord. Il se vend à un prix élevé. Quand il est frais, il est excellent : le ventre est très-gras.

Les descriptions des différentes espèces que l'on va lire ne peuvent être considérées que comme un premier essai de l'histoire naturelle de ces grands et beaux poissons. Je ne doute pas qu'un naturaliste qui pourra se livrer à leur étude, ne trouve le sujet presque entièrement neuf, tant il y a encore de recherches à faire sur ce genre.

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