Faun. New-York, part. III, p. 2i
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doivent conserver que le nom générique de Cyprinodon, genre établi sur cette dernière espèce.
DES FUNDULES (Lacépède).
Les caractères de ce genre consistent dans la présence de dents en cardes fines sur des mâchoires formées à la partie supérieure par des intermaxillaires arqués , de manière à rendre louvertuie de la bouche demi-circulaire. Le dessus de la tête est plat^ mais les mâchoires ne sont pas déprimées comme dans les pœcilies. Le nombre des rayons branchiostèges est de cinq.
J'avais essayé de rétablir ce genre de Lacépède, d'abord méconnu par M. Cuvier; mais j'ai commis plusieurs erreurs dans ce premier travail. Je crois aujourd'hui, qu'après avoir bien déterminé le cobitis Jietei^oclita de Linné, les caractères qui vont suivie sont ceux d'un genre naturel et bien circonscrit. Les fundules sont vivipares comme les autres espèces des genres voisins, auxquelles elles ressemblent aussi par les caractères anatomiques des viscères de la digestion et par la vessie natatoire. Elles sont moins nombreuses que celles du genre Cyprinodon. Elles viennent toutes de l'Amérique,
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et j'en ai trouve des deux côtés de l'ëquateur : elles remontent vers le nord jusque dans l'Etat de Massachusets.
La FUNDULE CACAO.
{Fundulus cœnicolus, nob.)
Les eaux saumâtres des États-Unis nourrissent en très-grande abondance ce curieux petit poisson. Nous en avons reçu des exemplaires nombreux et de toute taille par les soins de MM. Lesueur, Milbert, Harlan et de Gastelnau. Le premier de ces naturalistes les a étudiés avec attention et en a publié une bonne description , mais sous un nom générique ou spécifique qui ne peut être conservé, ainsi que je vais le démontrer.
Linné reconnaît devoir la connaissance de notre poisson h Garden, qui lui aurait indiqué pour dénomination vulgaire le nom de Mudjîsli. Cependant je ne trouve, dans la correspondance entre Garden et Linné, publiée par Smith, et que nous avons déjà citée plusieurs fois, que Xamia calva ainsi nommée.
Quoi qu'il en soit, Linné eut la malheureuse idée de placer ce mudfish dans sa XII.^ édition , à la fin des cobitis, bien qu'il aurait dû être éloigné de ce rapprochement par la gran-
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deur des écailles, par les dents de la bouche, par le nombre des rayons branchiostèges, indiques avec exactitude dans la description de Linné. Il dit bien à la fin de sa courte notice Genus noiidum certiun, mais pour se tirer en quelque sorte des difficultés qu'il éprouvait, Linné appelle l'espèce cobitis heteroclita.
SchœpP, ayant publié dans les écrits des naturalistes de Berlin une série d'observations sur les poissons de l'Amérique septentrionale, mentionna notre fundule et la reconnut pour le cobitis heteroclita de Linné.
11 dit que ce sont les Mudfish de la Caroline, décrits par Garden, et qu'il faut considérer comme voisins d'eux, si ce n'est peut-être du même genre, le Jellow^belied cobler, le Killfish et le Majfish. Walbaum% profitant des observations de Schœpf, fit du premier son cobitis macrolepidotus , et comprit dans cette espèce le Killfish comme une simple variété, et le troisième devint^ \e cobitis majalis. Schœpf, travaillant d'après nature et observant avec soin, avait bien saisi les rapports des poissons. Walbaum, tirant parti de ces travaux avec intelligence, avait mis sur la
1. Schrifien der Gesellsch. naturf. Fr. , 1788, t. 8, p. 171.