RESPIRATION. BRANCHIES TRANSITOIRES. MT
Ce fait fournit un argument en faveur du rôle qu'elles jouent comme organes de la respiration, puisqu'elles manquent là où la vascularisation de la membrane vitelline et son contact intime avec la surface interne de l'utérus, très-riche elle-même en vaisseaux sanguins, au niveau des cotylédons du vitellus, semblent pouvoir tenir lieu, pourl'entretien de la vie de l’embryon, de ces organes transitoires.
Liste des Plagiostomes qui, à l’état fœtal, portent des branchies
transitoires EEE NOMS NOMS DES OBSERVATEURS qui en ont des Poissons. signalé la présence.
1. Seyllium catulus, Sc. canicula, Cuv.. .|Thompson, J. Müller. 2. Carcharias (Prionodon) lamia, Risso . .|Leuckart. 3. Zygæna malleus, Val., Vivip. acotyl. .|[Geffries Wyman. A PUTEIT OUR, NAS NRA ENTER Leuckart.
5. Mustelus vulgaris, Müll., V. a. . . :. Rathke. 6. Selache maxima, Cuv., V. a?. . . .. Thompson. 7. Alopias vulpes, Bonap., V. a: . . . .. J. Müller. 8. Acanthias vulgaris, Risso, V. a.. . . .|Leuckart, Meckel. JSminas niger, Bonap:, Va... {51 J. Müller, Leydig, Cornalia.
10 Seymrus lichin, .,.,.54. 5. 22 J. Müller, Cornalia. 11. Lœmargus rostratus, Risso. . . . . .. Cornalia. ESSOR OU Dalh eee 6 0.2 Lichtenstein, Rathke, Cornalia.
AS MIMODUIUS SDECLES 2e Ne Re cale Rathke, J. Müller, Leuck., Bruch (Rhin. halavi).
44. Torpedo marmoraia, Risso. . . . . .. Chiereghini, Rudolphi, Meckel, J. Davy, Leuck.
Cornalia.
do Ronan Species) tee en es à Monro, J. Müll.? Leuck. 16. Myliobatis aquila, Risso (1) . . . . .. Cornalia (1), J. Couch.
niger, Squale vivipare, sans cotylédon, et non pas une Centrine de Salviani (loc. cit. p. 53).
(1) Le fœtus observéne portait pas de filaments branchiaux; mais, à l’extrémité des lames médianes de la paroi antérieure des cloisons qui séparent les poches respiratoires, on voyait une petite saillie, dernière trace des filaments déjà résorbés. De cette disposition on est amené à conclure que l'espèce dont il s’agit n’est pas au nombre des vivipares cotylophores, puisque, parmi cés derniers, on n’en connaît pas, jusqu’à présent, où se trouve un appareil branchial externe,
M8 ORGANISATION DES PLAGIOSTOMES.
La situation de ces organes démontre bien leur relation avec l'appareil respiratoire : c’est, en effet, par les fentes des branchies qu'ils font saillie au dehors. Leur origine est à l’extrémité des lamelles membraneuses et vasculaires de la paroï antérieure de chaque cloison des poches branchiales.
Telle est du moins la disposition observée : 1° par M. Cornalia sur une Torp. marbrée, sur un Spinax noir et une Scie ordinaire (loc. cit., p.9, 19 et 19); 2 par Leuckart (loc. cit., p. 26), sur ce dernier poisson. Elle est due soit à la disparition très-prompte des appendices des lames de la paroi postérieure des cloisons, soit à leur absence normale sur ces lames.
Chez un Carcharias (Prionodon) lamia, Leuckart, au contraire, a vu les filaments fournis par les deux parois, mais ceux de la postérieure étaient beaucoup plus courts que les autres (loc. cit., p. 15, pl. V, fig. 1); il en était de même sur un embryon de Læmarqus rostratus (Gornalia, p. 15, pl. I, fig. 9).
Outre ces branchies externes, il y en à également chez plusieurs Squales, au niveau des évents où ils sont une dépendance de la branchie accessoire. Selon Leuckart, ces orifices seraient, à ne les considérer que comme supports des branchies accessoires, les analogues des ouvertures sans branchies extérieures, que présentent, sur les parties latérales du cou, pendant toute leur vie, les Batraciens urodèles nommés Amphiume et Ménopome ou Cryptobranches.
Rathke avait signalé les branchies transitoires des évents chez le Mustelus vulgaris; de bonnes descriptions en ont été données par Leuckart(Acanthias vulgaris, loc. cit., p. 16 et 31, pl. I, fig. 2 et 4), et surtout par M. Cornalia (Lœmargus rostratus, loc. cît., p.16, pl. Lis. 7, 40: et 12).
Le nombre des branchies transitoires des fentes branchiales n'est pas le même pour tous les Plagiostomes; 1l est plus considérable chez les Squales que chez les Raiïes, où ces fentes sont plus petites, et ce sont les espèces munies d'appareils électriques, la Torpille marbrée, en particulier, qui en ont le moins.
On peut en compter, sur les Squales, 20 à chaque orifice des branchies, et en totalité, par conséquent, 200, comme M. Cornalia l’a constaté chez le Læmargus rostratus (p. 15), et Leuckart chez l'Acanthias vulgaris (p. 15, où il dit: 75 à 100 de chaque côté); mais ces nombres ne sont pas invariables dans chaque espèce, ni pour chacune des ouvertures de l'appareil respiratoire d’un même individu. De plus, ils pré-