V. SÉCRÉTIONS
La nutrition des organes n’est pas le résultat unique du passage du sang à travers leur tissu. Quelques-uns, connus sous le nom de glandes, offrent une structure particulière et ürent du fluide sanguin ou forment à ses dépens des matériaux de nature diverse, qui, se combinant entre eux, constituent les produits de sécrétion.
Chez les mammifères, le foie est la seule glande dont le travail spécial porte sur le sang veineux et non sur le sang artériel qui, dans les autres organes sécréteurs, joue le rôle de fluide nutritif, mais, en même temps, destiné à se modifier, par son contact avec le parenchyme glandulaire. Dans les quatre autres classes d'animaux vertébrés, il n’en est plus de même : outre la bile, que la glande hépatique sépare du sang veineux sorti des organes digestifs, l'urine, humeur purement excrémentitielle, dont l'expulsion hors de l'économie n'est précédée d'aucun emploi utile, provient en partie du sang des artères rénales, et en partie surtout de celui des veines distribuées à son intérieur à la manière d'une veineporte. Chez ces animaux, le sang, au retour des régions posté-
(4) Le cœur de deux Thons a donné à M. de Tessan (loc. cit. p. 100 et 102) une différence beaucoup moins grande que celle qui a été signalée par M. J. Davy chez la Pélamyde. Il y avait, pour l’un, 20.2 et, pour l’autre, 20.3 de plus qu'à la surface de la mer.
(2) Le thermomètre était introduit dans le cloaque avant la mort. Rapport présenté à l’Acad. des sc. par Blainville sur les résultats scientifiques du voyage de la BoniTE autour du monde (C. rendus Ac. sc., 1838, t. VI, p. 445, et Ann. sc. nat. 2e série, t. IX, p. 190).