‹ Histoire naturelle des poissons; ou, Ichthyologie généraleChapitre 11 sur 291 · SYSTÈME NERVEUX · texte numérisé non relu

SYSTÈME NERVEUX

Vencéphale de TEsturgeon a un très-petit volume. Ainsi, chez un Acip. sturio du poids de 21 kilogr., cet organe ne pesait que 2 grammes. Il a été, pour M. Stannius, Tobjet d'un examen spécial (Ueber den Bau des Gehimes des Stôrs in : MûUer Archiv furAnaL, 1843, p. 36-44, pi. III). En 1848, M. Busch (DeSelackor. et Ganoïd. encepkalo) a décrit, p. 40-42 et représenté (pi. I, fig. 7 et 8] le cerveau àeVAcip. sturio. DansTAtlas encore inédit d'un mémoire dé MM. Philipeaux et Vulpian sur TAnat. comp. du syst. nerveux et que j'ai déjà cité (t.l, p. 66 et suiv.), ces anatomistes ont figuré, en-dessus et en-dessous, l'encéphale et l'origine de la moelle épinière du même, poisson. Leurs dessins ont été reproduits surl'ATLAS qui accompagne le présent volume, pi. 20, fig. 1 et 2. M. Vulpian (Leçons sur la physiologie génér. et comp, du syst. nerv. faites au Mus. d'hist. natur. et rédigées par M. Brémond, 1866) a rapidement indiqué (p. 822) les parties dont l'organe se compose. J'accepte, comme je l'ai fait pour les Plagiostomes, les déterminations auxquelles ont été amenés MM. Philipeaux et Vulpian par leurs recherches comparatives sur les différentes classes d'animaux vertébrés.

Afin de n'avoir pas à donner une description détaillée, je renvoie à l'explication des fig. 1 et 2 de la pi. 20 de I'Atlas où chacune des parties de l'encéphale est désignée par le même signe, chifiTre ou lettre, que celui qui lui a été attribué sur les différentes figures de la pi. 2.

Par la comparaison de la structure de Tencéphale de TËsturgeon, avec celle du môme organe chez les espèces représentées sur la pl.2, et en se reportant au texte du 1. 1, p. 66-73, on acquiert taciiement la preuve que, sous bien des rapports, le cerveau des Storioniens pourrait former la transition entre Tencéphale des poissons osseux et celui des Plagiostomes. Ainsi, comme M. Vulpian le fait observer : a les lobules olfactifs sont rapprochés du cerveau propre-

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méat dit, de même que chez beaueoap de poissons osseux ; les lobes cérébraux, an lieu d*étre toat-à-fait disjoints, et reliés seulement Tan à Tantre par nne commissure blanche et grêle sont réunis dans une grande partie de leurs faces latérales juxtaposées, mais ne sont cependant pas entièrement confondus en un seul renflement comme ils le sont chez les Sélaciens. — Les lobes optiques ou tubercules bijumeanx contiennent, dans leur cavité, des renflements analogues aux tubereales médians que présente la cavité des lobes optiques chez les poissons osseux; mais ces renflements, qui se continnent en arrière avec le cervelet, ne paraissent pas recevoir, par leur base, comme chez les osseux, un faisceau particulier, émané de Tisthme de Tencéphale. — Le cervelet, qui fait suite aux lobes optiques, est certainement la partie la plus modifiée chez TEsturgeon. Ce que beaucoup d^anteurs décrivent comme étanl le cervelet chez ce poisson, n'est autre chose qu'une pelote de graisse traversée par quelques fibres nerveuses. Lorsqu'on a enlevé cet amas graisseux, on reconnaît que le cervelet n'existe pour ainsi dire pas; il n'est représenté que par de petits mamelons de substance nerveuse grise supportés par des prolongements transversaux des renflements iatéro-postérieurs de la moeUe allongée ; on ne trouve leurs analogues que sur les Sélaciens, car chez ceux-ci, au-dessous du véritable cervelet, on aperçoit de petits mamelons reliés de même aux lames latérales de substance grise de la moelle allongée, et accolés aussi sur la ligne médiane. » M. Rich. Owen qui a reproduit (Ànat. of vertébrales : Fish. and. Rept.^ t. I,p. 274, fig. 273] le dessin de l'encéphale de l'Esturgeon donné par M. Busch {loc. cit.) appelle l'attention sur le peu de développement du cervelet qui vient d'être signalé, cet organe conservant, comme chez le Polyptère et aussi comme chez les Cyclostomes, sa forme embryonnaire primitive, c'est-à-dire de simple commissure ou pli transversal.

La moelle épinièrej outre son étroite fissure médiane antérieure et son sillon postérieur plus profond, comme chez les autres poissons, ne présente, de chaque côté, qu'une faible impression longitudinale, tandis que, chez certains poissons osseux, il y a un enfoncement beaucoup plus considérable.

Au commencement de la région caudale, là où le cordon médullaire se continue le long du lobe supérieur de la queue, on trouve un petit renflement qui manque chez les Squales, bien qu'ils soient également hétérocerques ; il n*est donc pas en rapport, chez ï'Estuj^eon, avec le développement de la force que la queue doit déployer pendant la natation ; il semble se trouver sur ce point pfir suite de la diminution du canal vertébral au-delà de ce petit élargissement ganglionaire.

En ce qui concerne les turfs enc^haliques^ je n'ai rien à

40 GANOlDBS CHONDROSTtS. AGIPENSÉIU0É8.

ajouter à ce qui est contenu dans Texplication des fig. 1 et 3 de la pi. 20 de T Atlas.

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