‹ Histoire naturelle des poissons; ou, Ichthyologie généraleChapitre 13 sur 291 · SENSIBILITÉ. SSHS DU TOUCHER · texte numérisé non relu

SENSIBILITÉ. SSHS DU TOUCHER

le bord ou le bout d*un bouclier entre dans le bord de Tautre bouclier qui, alors, est divisé en deux lames. On peut nommer vaginale cette commissure. Outre ces trois modes de réunions, il y en a encore an quatrième très-remarquable, qui est commun à tous les boucliers pris ensemble, et que nous appellerons commissure entrelacée, parce qu*il8 8*entrelacent les uns avec les autres, c'est-à-dire que Tun d>ux est tantôt couvert par Tautre, et tantôt couvre de môme Tautre bouclier, puis il est couvert de nouveau, etc. »

n convient, pour la description, de les désigner, d*après la place qu'ils occupent, sous des noms tirés de leur position.

Sur la ligne médiane, à la région postérieure, il y a la plaque occipitaU supérieure (Atlas, pi. 15, fig. i,a) (1), ainsi nommée par Fitzinger et Heckel {Monogr. DarsUlL Gattung Acip. in : Ànn, Wien, Mus., 1836, p. 265), et dite par M. Kittary (loc, a/., p. AU) bouclier inierpariétal. De ces deux dénominations, j*adopte la première. Sa forme est, en général, celle d'un triangle rarement équilatéral, le plus sonvent isocèle et à sommet plus ou moins prolongé, à augles latéraux souvent arrondis; chez certaines espèces, elle représente presque un fer de hallebarde. Dans quelques cas rares, il y a, sur sa longueur, une division médiane. Je la trouve ainsi séparée, mais en deux portions inégales sur un Acip. sturio.

Par son bord postérieur, elle est en contact avec la première pièce de la série des écussons dorsaux : celle-ci peut être nommée plaque nuchale (Atl., pi. 15, fig. 1, b); elle semble appartenir au casque suseéphalique, se trouvant enclavée en partie, mais quelquefois dans une très-petite étendue (Atl., pi. 15, fig. 4 et pâ. 16, fig. S) entre les plaques de la paire la plus postérieure.

Ces dernières sont les mastoïdiennes (Atl., pi. 15, fig. 1, c). Elles sont un peu obliques de haut en bas et de dedans en dehors; leur centre de radiatiou tout-à-fait excentrique est voisin du bord externe. En dessous, elles présentent une apophyse assez considérable, plate, presque verticale, dont les plus grandes dimensions sont dans le sens longitudinal et servent à fixer la plaque à la face antérieure de Taile mastoïdienne du crâne. Par le bord antérieur, elles s'unissent aux plaques temporales, quand elles n'en sont pas séparées par une plaque intermédiaire (Atlas, pi. il, fig. 3 et pi. 18, fig. 1, 3 et 4 x) dont la présence est loin d'être constante et qui ne porte pas de nom particulier. En outre, les mastoïdiennes s'articulent en dedans avec . I occipitale supérieure et les pariétales. Par la portion antérieure de iear bord externe, elles limitent, en haut, la cavité branchiale, et par

(1) Par la comparaison de la fig. 1, pi. 15, où chaque plaque de la région SGpérieare de la tète est indiquée par une lettre, avec les autres fig. de cette même pi., et avec celles des pi. 16, 17, 18 et 19, il est facile de saisir les ressemblances ou les différences que les pièces du bouclier suseéphalique présentent suivant les espèces.

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la portion postérieure de ce m^me bord, elles sont unies à la plaque su»-scapulaire déente plus loin.

Les pariétales (Atl., pi. i5, fig. i, d), que Yarrell nomme aussi plaques coronales, sont un peu écartées en arrière pour loger le prolongement angulaire de Toccipitale supérieure; elles se réunissent ensuite sur la ligne médiane, excepté chez les jeunes sujets où, quelquefois, on y voit un espace membraneux, sorte de fontanelle allongée et étroite. Elles sont plus grandes que tous les autres boucliers. Dans les descriptions {Die SiisswasserfUche Ostr. Mon., i8S8), MM. Heck. et Kner les désignent comme frontales postérieures ; mais ce dernier nom appartient à Técusson qui, avec la frontale antérieure, forme le bord supérieur de Torbite (voy. plus loin la description de ces frontales).

Au bord externe des pariétales, est fixée la plaque temporale (Atl., pi. 15, iig. i, e). Elle constitue la plus grande partie du contour supérieur de la cavité branchiale. Le bord postérieur de la temporale, avec celui de la pariétale, forme une sorte d^échancrure qui s'articule avec le'bord antérieur et interne de la mastoïdienne.

Au-devant des temporales et des pariétales, il y a, de chaque côté, une frontale principale (Atl., pi. 15, fig. 1, /] oblique de dehors en dedans, parce qu'elle laisse, en arrière, entre elle et celle du côté opposé, un intervalle assez considérable que remplit Textrémité antérieure plus ou moins allongée des pariétales au-delà desquelles chaque frontale se porte vers la ligne médiane. Tantôt, elles s*y réunissent (Atl., pi. 15, fig. 4, pi. 16, fig. 2, pi. 17, fig. 2, pi. 18, fig. 2); tantôt, au contraire, et c'est le cas le plus ordinaire, elles restent un peu éloignées Tune de Tautre.

Dans leur écartement» il y a une plaque impaire de forme et de grandeur variables : c'est Vethmoïdale (Atl., pi. 15, fig. 1, g) parfois désignée comme frontale moyenne. De tous les boucliers suscéphaliques, celui-ci est le plus irrégulier. Chez certaines espèces, il est remplacé par deux ou trois petites plaques (pi. 16, fig. 1 et 4 et pi. 18, fig. 1), et M. Kittary dit en parlant des espèces de la mer Caspienne où ces plaques se voient, qu'il y a, dans l'interstice des frontales principales, des boucliers frontaux accessoires {loc. cit., p. 411). Cependant sur les figures I, Y et IX de sa pi. Yll, on voit la plaque ethmoTdale. Il me semble donc convenable de lui donner, avec Heckel et Fitzinger, le nom par lequel je la désigne ici et que motivent sa position et son intcrcalation entre les frontales principales. Si celles-ci se rejoignent par leur bord interne, elle manque, à moins que l'on ne considère comme ethmoldale, et non comme rostrale, une plaque médiane qui, alors, se voit quelquefois au-devant de la suture des frontales principales (Atl., pi. 15, fig. 2 et pi. 16, fig. 2).

Par le bord externe, les frontales principales s'unissent à deux plaques plus petites qui, articulées bout à bout, constituent le bord supérieur de l'orbite.

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Time est la franiale antérieure (Atl., pi. 18, fig. i^ et pY. i9, fig. i^h) dont le centre forme une saillie toujours assez proéminente on basse frontale. Là, se produit une inflexion d*où résulte la division de la plaque en une portion supérieure horizontale et une portion externe et inférieure souvent très-courte.

L'antre est la frontale poster, (pi. 15, fig. i et pi. 19, fig. i, t); àiée en avant^ à Tantérieure, elle s'unit, par son extrémité opposée, à la temporale, et, par la portion terminale de son bord externe, à la ptfstrorhitaire (Atl., pi. 19, fig. i, j) qui, plus haute que large, descend presque verticalement pour rejoindre la sous-orbitaire (pi. 19, fig. 1, k) et forme, en partie, le bord antérieur de la cavité branchiale. lisous^rbUaire représente un triangle à sommet inférieur tantôt eoart, tantôt un peu prolongé en bas et en dedans. Son bord postérieur complète, avec la posl-orbitaire, la limite de la cavité des branchies; son bord supérieur est au-dessous de Fœil ; Tinférieur, de JoQgaeur variable, se dirige vers les plaques latérales du rostre, sans arriver toujours à les rejoindre.

An-devant de la frontale principale et de la frontale antérieure, il y aune petite plaque allongée : c*est la nasale (Atl.^ pi. 15, fig. 1 et pi. i9, fig. 1,2). Elle forme le bord supérieur de la portion antérieure de la fosse orbito-nasale oh sont logées les narines.

Le museau est revêtu de plaques rostrales (Atl., pi. 15, fig. i, m). Celles qui touchent en dehors, aux nasales, en arrière aux frontales principales et à Tethmoldale ont souvent des contours réguliers. Pour les autres rostrales (Atl., pi. 17, fig. 1 et 2], il n'en est plus de même, ^^y quelquefois, elles semblent ne former qu'une seule pièce. Celles des côtés du museau sont, d'ordinaire, plus distinctes, et il n'est pas fare qu'elles représentent des étoiles à rayons allongés (Atl., pi. 19,

£n dessous, sur la ligne médiane, le museau porte des boucliers osseax recouTrant le prolongement antérieur de la pièce sphénoldale qu'on peut considérer, ainsi que je l'ai dit (p. 25), comme l'os vomer. Ce sont donc des écussons vomériens. M. Kittary les a décrits et dessinés [loc. cit., p. 439, pi. VI, fig. XI et XII. sous le nom de boucliers ethmoïdes. Ils sont, le plus souvent, aussi grafiuleux et épineux que les autres plaques cutanées. Quelquefois, ils présentent chacun une protubérance médiane, et comme ils sont placés les uns à la suite des autres, se recouvrant mutuellement un peu, le dessous do museau porte alors une série longitudinale de tubercules (Atl., pi. 19, fig. 2, o). Dans d'autres espèces, ils sont plats et à peine fogueux.

L*eusemble des plaques cutanées de la tête est complété par celles delà ceinture cartilagineuse qui supporte les nageoires pectorales :

^'^hordl^ sus-scapulaire (pi. 15, fig. 1 et pi. 19, ûg, i,p) qui, plus haate que large, s'articule^ par son bord supérieur, avec la portion postérieure du bord externe de la mastoïdienne. Elle a souvent une

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petite cr6te horizontale semblable à celle des éenssons latéraux. Dirigée nn peu obliquement de hant en baà, et d'ayant en arrière, elle forme, par son bord antérieur, la région supérieure du bord postérieur de la cavité branchiale. En bas, elle s'articule, par un bord oblique, avec \B,seajnUaire. Celle-ci (âtl., pi. 19, fig. 1, q] est formée de deux parties. La supérieure, plus haute que large, complète le bord postérieur de la cavité des branchies; puis arrivée au niveau du bord inférieur de la cavité, elle se replie à angle droit, concourant ainsi à la formation de la région externe de ce bord. Elle se continue horizontalement en arrière, sous la forme d'un triangle qui a sa base en avant, précisément au niveau du changement de direction de la plaque; le sommet est aigu et postérieur; le bord exfieme est libre, et le bord interne uni au bord externe de la plus grande des trois plaques de Tépaule.

Cette dernière est dite plaque coraeùidignne par les uns et plaque claviculairê (Atl., pi. 19, fig. 2, r) par les autres, en raison de son contact avec la large expansion osseuse, considérée comme formée par la clavicule et qui constitue la cloison de la cavité branchiale; il serait préférable de la nommer simplement plaque pectorale.

Elle représente un triangle isocèle à sommet dirigé en arrière, et dont le côté interne, qui est le plus long, touche, par son angle antérieur, Tangle correspondant de l'autre plaque. Sa base, oblique d'avant en arrière, forme la plus grande partie du bord inférieur de la cavité branchiale. Son bord externe s'unit au côté interne de la plaque scapulaire. Elle est parcourue par une crête longitudinale semblable à celle des éeussons ventraux. Les deux plaques circonscrivent, à la région pectorale, par suite de leur écartement, un espace cutané angulaire à sommet antérieur.

Toutes les plaques sus-céphaliques, lisses à leur face inférieure qui est en rapport avec la botte cr&nienne, présentent, eu dessus, un tout autre aspect. Elles ont un centre quelquefois excentrique d'où partent des rayons tantôt très-apparents, tantôt presque effacés sous les tubercules dont chacun de ces rayons est -composé. Souvent, le centre qui est plus ou moins proéminent, est surmonté dans le très-jeune âge, ainsi que les tubercules, d'une épine ; mais peu à peu, elle s'émousse et tend à disparaître avec les années.

La forme des boucliers céphaliques n'est pas toujours exactement semblable chez tous les représentants d'un même groupe spécifique. On a, par conséquent, discuté la valeur des caractères tirés de leur conformation; mais on a été beaucoup trop loin, quand on a dit qu'il n'est pas possible d'établir une distinction spécifique sur leur forme et leur arrangement mutuel. Leur dissemblance, cependant, n'est pas telle qu'il D*y ait

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