DU SANG
Le fait le plus important qu'il y ait à signaler, à Toccasion de ce liquide qui n'a presque pas été étudié d'une manière spéciale chez les Sturioniens , est relatif au petit volume des corpuscules sanguins. On trouve, dans le tableau dressé par M. Hilne Edwards (Leç, physioL et anat. comp.y 1. 1), TindicatioD (p. 90) de celles que M. Van der Hoeven a données d'après VAdpenser sturio.
Grand diamètre, 1/78 de milHm. Petit diamètre, 1/160.
Si l'on compare ces nombres aux chiffres fournis par différents Plagiostomes (Voy. notre t. I, p. 176), et dont les moyennes sont les suivantes :
Grand diamètre, maximum, 1/31, minimum', 1/52,
Petit diamètre, » 1/39, » 1/7S',
on voit combien les Esturgeons diffèrent de ces derniers 6t se rapprochent, au contraire, des poissons osseux, dont lès corpuscules ont, en moyenne, . Grand diamètre, maxiniuqit 1/61, minimum, l/i 10^ . ,
Petit diamètre, » l)95, f . 1/1Ç7.. . :
Des recherches nombreuses ont été faites sur les cfrisiàlax du saAg (hématocristalline) 9 résultant de i'aclion plus ou moins prolongée de l'oxygène, de l'acide carbonique et de la lumière sur l'albumine des globules. H. Milne Edwards [lûc.cit.^ 1. 1, p. 178-177) les a résumées ; mais depuis lors, M. S. Weir Milchell a fait des observations sur le sang de l'Esturgeon [Acad. of nat: se, Philad,^ Biological departtneni^ 1858, p. 2» fig.). Il a trouvé les cristaux parfaitement semblables de fonne^ quelle que fût la région du corp^ d'où provenait le sang. Il est arrivé, en outre , après des essais multipliés sur la décoloration des cristaux, à reconnaître que l'opinion de H. Lehmann, qui at<tribue leur couleur à leur constitution chimique, ne semble pas exacte.