PoLYODON FOLiuM, Lacépèdc
1798, Hist. nat. Poùs., 1. 1, p. 402-408, pi. 12, fig. 3.
1774. La spaluU (Requin], Mauduit, Journ. Phys. de Rozier, 1. 1?, p. 384-386, novembre, pi. II, fig. lAelB.
1777. Dec de Trompette de mer figuré en palette, Duhamel, Traité des pèches^ t. III, partie II, suite de la sect. IX^ pi. XXVII, (ig. 3.
1788. La feuille (chien de mer), Donnaterre, Encycl, méth., p. 13, note additionnelle.
1801. Polyod. folium, Schn., Dlochii, SyU. ichtk. po$th,<, p. ^, pi. 62, fig. 1, cop. ex Lacépède.
1804. Spatularia reticulata,Sh^vf^Gener. Zoot., t. V, p. 362, pi. 12S6, cop. ex Lacép.
i^OQTPolyod, folium, C. Dum., Zool. analyt,, p. 104 et 105, Ubleau 64, et 1856, Ichth. analyL, p. 155.
1817./d., Cuv., Iî.anim.,.1" éd., t. II, p. 142; 2« éd., t. Il, p. 380 ; Iconogr. Guér., Poiss.^ pi. 67, fig. 2^
1817. puuifrostfu gdôfmla^^u^rsJfmm. Aca4\ naUsc, Philad*;
doxtts M S), lU^o., /cAiAiroWmWj.p. 8i-8l.' . , ' "'
1826. Poly(f(^^Jolifftif^ ftPlalyr.*,tiàmtulfi^ H. Cloq. Dict. se» naL, éd. LcvrauH, l^*Jttn,|P^36lpl!.Ô^.6g.;2^€^.l. XLi,' p. 352. —1827. /cf., (Spoon-'hià Slura^norPaddte-^h'ôfihe Ohio)y MUchill(Sam. L.), Hildreth (S. f':] ù\ ÙéitiotSÈ [J\ \V.), Siliinmp's, Amer. Joum.^ t. Xil, p. iDf-20S$, pi. 2, ^:ï^^. — «34{ï»365. M.,'J; MiFTcr, Vergleich. AnaL Mjfxm.... I OiieofXmiUlyôL } Abhàité!^ Akàd.(R^r\m^ p. l^U et 211-214, H 1844 (i84iq«:'i<£.^Jld.;ii;.ç I/ato* .... Ganaid., Wiegr iBAnii*s » Areh.9 p. ild, «I Md^iVcgfri-iMi «i IW)./ 3* série, t. IV»
iUpf., L I« p. IJS»^ fig. 7^.çtp^>52,J{n> 187, et L U, p. 322, type de sa Tarn, des Prionidœt voy. ylu$. ha^^ p. 13. . , . là^â, P/oa'r<75ira e(ian£ifi!a, Dekayy Zcfo/. ô/'iv! ïorik or iV. Y. Faun.^
fish.,p.347: ... ; ,
1844. PoU /oh'ttm, KîrUand, Defcr* /b^. Qhio and tribut. j in i?o5/on Journ. nat. hist,^ x, iV, p.. âl„ 'pi! J[I, jÇg. 1 ei J a; et P/a(. edentula^ Id., idL, p. 22. . ",
184Q« Ptatirestra edenltUa^ SÎofcr ,Vi$t/nôj7a. /is^. iV. ilmer. in : Mem. Amer. Acai... new séries, t. H, p\ ^ÛS:
1851. Polyodon spatulay Cray, Lis/ specim.fish. bril.Mus.t Chondr.>
18S8. Pûlyod. fôl.\ Çh. Girard, Éicploràt. andsurvei/à for a railroad route (ram the Wissisiipi tà^ the Pacif. ôcéaft, Pishcsi p. 358 (ne se prononce pa3 sur la diàlinction à établir en^fe fa'prôsentc espèce et le Planiroslra edinlulà q\i"i\ dit ne point'connallrc.
i9S9,SpaPularia folium, Poiyoion loiv^rti^ Vi^n dpr Hoeven, Haridhoek dir bierkwide, t. II„ p. Î67»' 2 varioles fi'ui^e pifme espèce.
GA1UCTÈRB9 (4). — Gaï^ps^allongéY wpeu comprimé comme
(1) B'a^rèB.S ind|inius :<â mdntéâi A et B,.iiiit été' rapportés de rAmélique du Nord et donnés par Lesueur. Ils o.nl i'^M et 1».95, en tenant compte, pour le derniec,. d'une petite .mutilation do la queue. Un autre • grand spécitnen, É, dont le dônateui''eât inconnu, déposé dans les collect. par Yalencténnes^ mesure 1*»'.16. Parmi les sujets de petite taille^ il y a le type de la SpaiuU de.Maaduit, D, loog de O^^léS^ et eelui du Pol. fo- Urnn 4e Lacépède (0».36), E« Un sixièpoe de la Nouv.^rléans, F, acquis (lepuis quelques années, a 0b^.37« Un 7«, G, conseryé dans Talcool comipe 1^4pr^édon(s,et qui n/e porto aucune indication, ne dépasse pasOi^.liO. Uo^,'fi, monté chez H. Ed. Terreaux et récemment entré au Muséum, a QDe long, de 0'>.38. Enfin, j'ai sous les yeux une spatule, I, séparée, de 0«.30et une petite léte munie de son prolongement, provenant de l'ancien cabinet de M. de Jussieu.. ...
286 GAROÎDBS 'àlONDilOSVÉë. tt^OtMDOnTlD&S.
telui des PoL gladiuê; U pWfa^frtnaë^ftàmèur^dtf aa
niveau de la réffion postérieure de h t6te/cotillénu6 7 à 8 fois dans la longaetff totale cheï1èS'è<^tfdsiiidHidus7«l 9 à !«f*)is chez les jeunes ; tête mesbréèeiitrele bôùrdu rostre et rëxtrêmité terminale, offrant dos dimeusîohs ^rbjîî^tl)otin€lles, variables selon râjge des sujets,';^ej(J'jàîs9n d§î,'1â 'différence de longueur du bec; celui-ci, en- ipâlule* tantôt -1^^ fort large.il son Qxjtrémito. ^brQ>,ft ragpel^ni.tpui^à faii.la foroa^ du bec de Toiseau dit 9|^(aie^ ^j|tOk(^ix&ot, ;à: son bout aotérieul*, une courbe lAoitiç diivbtte;. par saile; tienne divi^gwoe moindre de ses bords Udéhim;» éatoiigiiciU(,iàpai*tirde3aba8e, contenue, dans toute retendue de Tanimal, 2 fois i/2 environ chez les très-jeriniBB ^Pftjfetô; »«• *'loir*i/» ata inJWii^'thèz les adultes; membi^aiié opëfculaîre tei*5tiée W é^gle' lfèé-eflil«, et atteignant ou dépassant rextréihit'é dës'iragëbiféé pectorales; yeui petits, à diamèirô lo^^tiïdinal, dè6«'.<MSsûr%;sdjrt de 1"*.16; dents, chez les jeunes sujets, tout à fait sembtkblcs, par leur forme et par''leùt;diàpoçition,* à cèlfes'dé'Vesp^cè chinoise (1) ; filamenifemèhi'bniyiôùx du'bôrdf concave des arcs Ijranchiaux, très-fins, fort nombreux et très-prçlongés (0»;.033^ chez le sujet de O^.iè) et'^plûs longs ;4u'c^:f6^*)'àtiies*deè' branchib, qui ont 0«.030 sur le point corrqspohyârii du b6fd cbnvexè.
Les os cutanés des bords membraneux du bec sont plus nombreux que chez le PoL filafi^vfi^ ^t.Ua. forment 4es étoiles à ray^ns-moios allongés et mbinsgi;4^es; dèj^ pctle,$.c]i],tânés se^voien^èi^' aDondance, à;la lélc et.£^ji|x,2 ïaçe^i i^4;^,,prploingêmçnt|jrostral où ils se^pféstenlent sous le môme aspect^ ^ye'ci['^i[is* Vautré espèjcé; sui* les.tégUmeals, il y a de irès-pe^^ites sculplles, , " ' • " . . . i»
Nageoires.'—'?'! ùfc pêti' èirb'itesrèlalivcmç^^^^ VicoarT
tes, se lerminàût'âu'Àîv'ëau derorigi^nJfdè'ltfl)., dotit ïat base est dépassée par lés.;3y4 au.moias de.iiQU».del'iA>:'qui> uù peu échciiM:réc, n^alteint point, par son angle super., le commencement de la G.; les deux angles de i'éehancrare^Jdei tetlè ;d6nrïère>k»ei|véseiiteail.fu*ttne faible inégalité de léàgneilr. ' .:rj. . ., \ ...i .: ..:,.« •
Le système de cokuration^ «ubi tinfrcoinplète altération. Lesuear dît que ranimai qu'il n'a pas vu à Télat frais^ est d'un olive rotigeAtre.Milchill (Sillîman's, Amer. 'Jour.; 1827, t. XU, p. 204), dît que le sujet observé par lui était, en dessus, d'une lèinie plombée et jaunâtre en dessous.
(1) Voyez la descriptiôh do PoL gtadtus^ et,tJOtfr ce qui codcèrâe Fé système dentaire des adultes, ce que j'en ai dit (p. 2T7-278).
GENRE PÔLïÔDON, 2/ ' 287
La taille des plus grands individus éCudiés jusqu'à ce jour, na dépasse pas 1".50.
— Le genre Polyodonle esV-il rçpiréfmité 'dans. les eaux doutes- de rAmérique du Nord p^ une seule^ospède?*^ a'Oâ^^ja pas r.affemer» car, tout en laissant de côté la (j^siinctiçu inexacte qiiQ Ton a. V|Oulu établir, en raison de la présence .ou de Tabsence d^s demis, eiflre l^ Polyodonle et le Planiros'tre (voy. ce que jVi dit & ce sujet,, p. ,282)', ne devrait-on pas tenir compte, peut-^tre, des dissemblances , suivantes mentionnées dans la dia'gn ose*? ' , •' '
!• Chez plusieurs individus,' le bec * bords iatéraut* a^sez tfivergents semble proportionnellemenl plus terg^ que^che^ d*anttes, sûrtout vers son extrémité antérieure qui est arroiMJKiei'eii^tiole ^burbè régulière» trèft-ouvertecpttaimeile.bec de la 'Spatule. Chez ces mêmes individus, le lobe cutané de ropercttU<ne.R'élend que «jusqu'à Teittrémité des pectorales. La fig^ donnée parLesueur jejlrflH^ ^^^ ^^ parfait accord avec sa description, ^t la. fiig. jointe au tejçte de A^iiujluif ror; présentent des Polyodonlès ainsi conformés. Les sujets de la, collection énumérës plus haut, p. 285, note i', et désignés par les lettres A, D et H se rapportent à ces deux figufes, de mèmb que Iq bée isolé I>
2» Chez d'antres, au contraire, le hetî, eh forme idfe feuille allongée, à sommet arrondi^ ^ ptus étfoU; surtout' ëtt avatit.' A ce oàïlietièrré; se joint rallongement oonaidèraiile dii lobe cutané' tie:tr4>pèireuré'i[It^ s'étend, prcsq^ jusqto'aui veatral^. Teb'sont iet Taninlal ifeprésdttté «tr la fîg. fie l'ftifks de Laeépôde:<)9p|éq par.<^^neidor/&haw, H» Çldf qact,$wai9spn,finsi,que celui dessiné par. K,irtt^^fl) ^S\^ p^ei|iplAirë« du Muséum portan.l. l.e?. letJLres B, C,. E, ?, G. Qes dipRérepftes p^ ,q« \\mf' pas â* celle de Tâge des sujets. Tiendraient-elles au sexe? Il xfi'esi impossible de le dire. Enfih^ je dois ràppelci" la dissemblance que Duvernoy a. signalée en parlait du foie (voy. plus haut, p, 279).
Si de nouvelles occasions se présentaient d*éludier rorpnisatiop de CCS aniniaux très-rares, jusqu*à présent, d.ajQi.s.les cpUectioos, peutc âire arriverait-on à notter d^au^res particularité? di^tiocUves.
.2. PoLYODON eLADius, von Martens : ^
HomtsbtirichUi L Pnus, Atutà- WissmsilC Berlin, mai 1861
Atlas, pL' 49, ig. 8 (4).
1862. Spatularia (^oLyodon) (mguslifolitun ^ Kanp, in : Tro8chel$ Àrchiv, fur Naturgesck., U I, p. 278 (2). .
(1) La Bibl. du Muséum possède un dessin fait4)ar M. F. Bocourt d'après le sujet entier de la collection. Les Ûg. de TAtlàs et.des^ouv. Arche du Mth «/um en sont des copies réduites.^ , • ...
(2) Dans une lettre que M. le profi^sseiur JLaup m'a écrite au sujet de de
288 gânoIdbs ghondrostés. polyodontidés,
1868. Polyod. gladius, A. Dum., Nouv. Àrch. du Muséum, t. lY,
pî. 22.
Garàctèrbs (1). -^ Corps allongé, un peu comprimé; ligne da dos presque ho^fhon taie ; te plus grande hauteur du tronc, au niveau de la i^êgibn' postérieure de la tête, ne représentant pas tout à fait i/1'1 des dimensions totales; tête longue, lorsqu'on la mesure entre le bout d.u fostre.et Vextrémité terminale de la pièce osseuse postérieure da crâne, de 0"*.5O chez un des individus^ d&.0».S3 ches^ Tautr^; et contenue 2 fois 1/3 environ d^ns toute L^é^tend^ede. ranimai; proloogemeat rosirai ensiforma, dont ch^eito des bords membraneux, à osselets culanis en étoiles, moins nombreOMc «t plusdéliésque cheï la Feuille {PoL /b/mii*), va en dimimiàrit graduellement de largeur, de sorte que' laportibninalle forme, vers la pointe, des rebords cutanés trè^-éirdls ;*long, à partir du bord postérieur de Tceil qui cbrreSpohd, à son origine, au-dessus de Tarcade maxillaire suçérieu'ré^de Cf'"|.â8S,^hex le sujet del'".16,et de 0-.38Û, chez celui de 1"'.!^, fpro^^^t un pe^ moyufi de 1/3 de Tanimal entief ; d^^posiè, k ;sa ba^e, en une. pyramide triangulaire dont la lar* g^u v\ à ia . face :supérieure^ dépasse à peine la hauteur mesurée entre cette face et Tunglei de réunion des deuK faees latérales, lequel con&tituev eri dessous,. tme arête saiHantê; les dimensions verticales diminuant peu à peu, le bec devient presque plat dans son 1/3 aritcriçut; membrane operculaîre, terminée en angle aigu, ne dépassant pas la fin de ïa base des pcctora-
poisson, il nôe dit ; « l^our moi, il ne reste pas le moindre doute qa» ma Spatul. ûngusUfoliitm est identique au PoL gladius^ Mart. » C'est par eirear, ajdUte-t-î1, qu^il a indique l'espèce comme japonaise.
M. le pi<bfe6^ui^iIandysiUe, d'Edimbourg, & étudie aus^î \à PU. gkiiva* mais n*a pas encore fait connaître le résultat de ses observations.
(1) D'après un ^iget entier de lR.16, adressé du nord de la Cbine par H. Eug. Simon à M. le professeur Coste, qui Ta offert au Muséum, et d'après deai trôn^n^'d^ota second individu donné par la Société d^acclimatatioD et provenant d'un envoi de M. .Babry, consul de France en Chine, à Haog Tcbeou ; il a été pris dans le Yang-Tsee-Kiang ou fleuve bleu.
Le tronçon antérieur se termine itimédi^tenient derrière la tête, et le tronçon postérieur commence juste au-devant de la D. La comparaison de ces deux portions 'de ranimai avec les régions correspondantes de l'auU^ spécimen, démontre que leur taiUe était presque la même.
C'est à Woosung, ville située sur le confluent du Yang-Tsee-Kiang et de la rivfère qui remonte à Shangfiaï, que H. von Martens, chez un marchand de poissons, a trouvé confondu dans une même corbeille avec des Cyprins de différente taille, la présente espèce qui, par conséquent, habite les eaax douces comme le Polyodonte américain.
GBMBB POLTODON, 2. 289
les; yenx excessivement petits, dont le diamètre long;itudinal est de 0".006 à peine; bouche large de 0".072 d'un angle à l'autre; dents très-courtes (O'^.OOl environ), à pointe légèrement recourbée en arrière, et très-nombreuses ; prolongements du bord concave des arcs branchiaux écartés les uns des autres, et au nombre de 36 sur Tare le plus externe où ils ont 0°^.008, seulement ; mais diminuant en nombre et en longueur sur les arcs suivants; sur le bord supérieur de la queue, six pièces osseuses rhomboïdales, placées les unes à la suite des autres comme des fulcres; les 3^ et 4« sont les plus volumineuses; la 6% terminée par un aiguillon, est suivie d'une épine plus forte qui en précède, elle-même, 2 ou 3 d'un volume moindre.
Les dents, à la mâchoire super., sont sur 2 rangs, mais sur UQ seul à rinfér., et cessent, en haut comme en bas, à une petite distance des angles de la bouche; derrière les dents de la mâchoire supérieure, d'autres beaucoup moins nombreuses, et, en un seul fâng, se voient vers l'extrémité interne de la pièce de l'appareil palato-maxillaire qui représente le palatin; d'autres, enfin, en multitude, très-serrées et encore moins volumineuses, occupent la région postérieure du palais, et, au-delà de celles de la mâchoire inférieure, le lieu de réunion des arcs branchiaux avec la portion moyenne ou corps de l'os hyoïde [copula). Voy. 1. 1, p. 202.
Les os cutanés contenus dans Fépaisseur des bords membraneux du bec forment des étoiles à rayons allongés et grêles ; entre ces pièces stelliformes, en dessus comme en dessous, sur la tête et sur la membrane operculaire, on voit de très-nombreux pores cutanés, rassemblés par petits groupes qui, au nombre de 4 ou S, forment, par leur rapprochement, des dessins en rosaces.
Les téguments, comme on peut s'en convaincre sur les points oà ils ne sont point usés, sont revêtus de très-petites scutelles à peine saillantes à la surface.
Nageoires. — P. 1 fois 1/2 environ aussi longues que larges, dépassant Textrémité du lobe anguleux de la membrane operculaire de toute la long, de leur bord interne, à bord postérieur droit et à angles bien accusés. — V. courtes, à bord terminal non échancré ; leur base se termine presque au niveau de Toriginc de la D. que dépasse, en arrière, de près de 1/2 de sa long., la base de TA., laquelle commence immédiatement au-delà du cloaque, à peu près au-dessous du milieu de retendue de celle de la D. Ces 2 nageoires sont à peine entaillées à leur bord postérieur. L*échancrure de la caudale est assez profonde; la portion terminale de la colonne vertébrale qui est pointue à son bout libre, porte^ à son bord inférieur, des rayons, mais à son bord.
Poi$$ans. Tome IL * 19
290 GANOlDBS CHONDROSTÉS. POLTOBOIITIDÉS.
supérieur^ de grosses pièces rhomboldales, et a le double environ de la long, du petit lobe dont Textrémitô est un peu arrondie.
P. 33, V. 36, D. 51, A. 55, C. 96, pas de rayons super.
Les couleurs des 2 individus que j*ai sous les yeux sont complètement effacées ; mais, çà et là, on aperçoit encore certains reflets brillants. M. von Martens dit : en dessus, ranimai est d*un gris d*ardoise bleuâtre, mais d*un blanc argenté sur les flancs et les régions inférieures. La partie moyenne du bec est noirâtre. Sur les côtés du crâne, sur la membrane operculaire, il y a de belles tacbes brunes qui, réunies par 4 ou par 5, en forme de rosaces, ressemblent aux tadies de la panthère (les pores se détachant sur les parties environnantes, en bien des points, par une teinte foncée, Taspect décrit par le zoologiste allemand est dû à la disposition de ces pores). Les nageoires sont toutes, plus ou moins, d*un rouge de chair, mais le bord libre des pleuropes et des catopes est d'un jaune blanchâtre, et celui des nageoires impaires a une teinte grise. L*iris est doré.
La forme du bec suffit seule pour distinguer Tune de l'autre les 2 espèces dont Torigine est si différente.
A ce double caractère, .cependant» on peut ajouter, pour le Polyodon gladius :
i^ L*allongement beaucoup moindre de la membrane operculaire;
9f^ La brièveté et le petit nombre des ratelures du bord concave des arcs branchiaux ;
d^ Enfin, la présence, au bord supérieur de la queue, des grosses pièces rhomboldales qui remplacent les rayons et dont les dernières se terminent en pointe.
n« 80UB-CLA88E.
GANOÏDBS
Ile ORDRE.
HOLOSTÉS ou OSTICHTHES(^)
Caractères» — Ganoïdes à squelette osseux comprenant trois familles (Lépidosléidés, Polyptéridés, Amiadés) qui, malgré des différences considérables, appartiennent, en raison de la structure de leur charpente intérieure , à un ordre distinct de celui des Ghondrostés.
IIL TROISiftMB FAMILLE.
LÉPIDOSTÉIDÉS. LEPIDOSTEIDI 3).
Caractères. <— Poissons à forme de Brochets, à nageoire caudale terminée, en arrière, par un bord oblique, à dorsale très-reculée opposée à Tanale; corps entièrement revêtu par des rangées régulières d*écailles osseuses à surface émaillée ; vertèbres articulées par facettes et têtes glénoïdales; tête prolongée en un museau large et médiocrement allongé ou long, étroit , efBlé , toujours armé de dents très-nombreuses , coniques, assez longues, fort acérées et entremêlées à des dents plus petites, les unes disposées en séries comme les grandes,
(1) Yoy., p. 18, le tableau de la division des Ganoïdes en 2 ordres et 5 familles, et aux douze premières pages du présent volume pour Ténonoé des caractères de la 80us-<;lajse.
(2) En 1803, Lacépède {Hist. nat. Poiss,, t. Y, p. 333) a proposé, pour les poissons à écailles osseuses laissés jusqu'alors auprès des Brochets, le nom de Lêpûosteus (XbicIc, t^oc, écaille, et 6créov, os); mais en 1843, M. Agassiz a modifié ce nom conformément aux règles de la grammaire (Poiss, foss., t U, 2* part., p. 1 ), et depuis celte époque, presque tous les zoologistes disent, avec lui, Lepidosteut, en continuant, avec raison, comme M. Agassiz lui-même Ta proposé, à l'altribuer à Lacépède.
Aux Etats-Unis, on désigne les poissons de ce groupe par la dénomination de Gar-pike dont le second mot rappelle leurs ressemblances avec le» boœt ou Brochets.
S92 GANOIDBS HOLOSTÉS. LÉPlDOSTilDÉS.
et les autres donnant, aux surfaces qu'elles recouvrent, Taspeci d'une r&pe; valvule intestinale tout à fait rudimentaire; sur le bord antérieur des nageoires , une double rangée de fulcres; deux branchies accessoires (branchie operculaireetbranchiole); pas d'évents; appendices pyloriques très-nombreux; vessie natatoire celluleuse, communiquant avec Tœsophage par ane fente longitudinale de la paroi supérieure de ce conduit.
FONCTIONS DE LA VIE DE RELATION. — MoTlLITÉ. — Les
Lépidostés, dit M. Agassiz [Lake superior^ p. 262], sont les poissons qui nagent avec le plus de vélocité. Ils se lancent comme une flèche à travers les eaux, et la facilité avec laquelle ils franchissent les courants les plus rapides, même cem du Niagara, donne la preuve que les chutes de Sainte-Marie ne seraient pas pour eux un obstacle si, par des causes naturelles, ils n'étaient retenus en deçà des limites de la zone qu'ils occupent et que je fais connaître en parlant de leur distribution géographique. Le même naturaliste [Proceed. Boston Soc, nat. hist., 1866, t. VI, p. 48) a vu, en observant déjeunes Lépidostés vivants, que, par leurs mouvements et parleurs attitudes, ils offrent des aflSnités avec les Reptiles. Leur épine, dit-il, se montre plus flexible qu'elle ne l'est chez les poissons ordinaires. Fréquemment, pendant le repos, ils sont plus ou moins infléchis, particulièrement vers la queue. A son grand étonnement, mais avec satisfaction , car c'était une preuve nouvelle des rapports que je viens d'indiquer, il a vu, au Niagara, pendant son expédition au nord des Etats-Unis [Lake superior^ p. 261), un Lépidosté vivant mouvoir la tète librement sur le cou. Comme celle d*un Saurien, elle se portait à droite, à gauche, en haut, et exécutait ainsi des mouvements qui ne peuvent avoir lieu chez aucun autre poisson.
La mobilité de la colonne vertébrale est la conséquence du mode d*union des vertèbres entre elles. En effet, au lieu d'être excavées à chacune de leurs extrémités comme chez tous les poissons, elles présentent en avant, et M. Agassiz paratt avoir
été le premier à le faire remarquer (Rech , t. II, 2* partie,
p. 23, pi. B", fig. 10, il et 12), « une surface articulaire arrondie, et, en arrière, une véritable cavité glénoîde. » Elles sont donc articulées par cnarthrose, mais au moyen d*une faible saillie et d'un enfoncement peu profond destiné à la recevoir; une frappante analogie entre les vertèbres des Lépidostés et celles -des reptiles résulte de cette particularité anatomique.