XII INTRODUCTION
pas arrivés à la période des mythes solaires. Il est même probable que si Ton pouvait remonter historiquement jusqu'à Tépoque où les hommes ont commencé à s'occuper du ciel et des astres, on y trouverait le plus souvent comme cause déterminante des accidents tels que des aurores boréales, des éclipses, etc.
La régularité des phénomènes météorologiques étant beaucoup moins constante, ceux-ci ont dû attirer plus tôt Tatlention, La pluie, les vents, les nuages, la grêle, la neige, etc., ont eu leur histoire bien avant le ciel, le soleil et la lune. Mais la première forme du fétichisme doit comprendre la multitude infinie des objets fournis par le rêve, c'est-àdire la croyance aux âmes des objets , animés et inanimés, et par conséquent la possibilité du dédoublement des esprits et des corps. Il faut bien que chaque chose ait son fantôme, son spectre, puisque sans cesse ces fantômes et ces spectres apparaissent dans le sommeil. Or ces apparitions ne sauraient passer inaperçues, parce que, pour des raisons physiologiques faciles à comprendre, les songes ont chez les peuplades misérables et mal nourries une intensité etune fréquence qui ne se retrouvent ailleurs que chez les malades.
On peut donc ainsi classer historiquement les formes que prend l'évolution intellectuelle de Thumanité dans Tordre des conceptions que nous continuerons à nommer religieuses, bien que l'on puisse à la ri-