‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 113 sur 179 · I. Amphilepte bandelette. — Amphilepius fasciola (i · texte numérisé non relu

I. Amphilepte bandelette. — Amphilepius fasciola (i

Corps blanchâtre , déprimé , lancéolé-linéaire , plat en dessous , convexe en dessus. — Long de 0,11 .

Cet Infusoire , que M. Ehrenberg avait d’abord placé parmi les Trachelius, et qu’il a représenté d’une manière différente en i838, paraît bien être , comme il l’admet , le même que Müller a décrit MOUS \e nom àe P^ibrio fasciola (Midi., Inf. , pl. IX, fig. 18-20); mais je ne crois pas qu’il ait aussi pour synonyme le F'ibrio anas (Müll., Inf., pl. X , fig. 3-5 ), qui, suivant cet auteur, a le corps fusiforme , et qui d’ailleurs vit dans l’eau de mer. Quant à son Vibrio fasciola, Müller dit qu’il se trouve assez rarement dans l’eau des marais après la gelée, et il en indique'une variété obtuse en arrière , qu’il a trouvée à la fin d’octobre dans l’eau couverte de Lemna, et une autre dans la mer. M. Ehrenberg, au contraire, dit que son Amphilepius est très-commun dans toutes les infusions.

* 2. Amphilepius viridis (Ehr.Inf. Pl. XXXVIU , fig. 2).

M. Ehrenberg a nommé ainsi un Amphilepte à corps fusiforme, renflé, vert au milieu , long de o, 2 2 , ayant la trompe et la queue

(1) Vibrio anas. — V, fasciola et V. intermedius , Müller, Inf. PL IX, fig. 18-20, Pl. X, f. 3-5.

Trachelius planaria , Schrank .

Kolpodafasciolaris et planariformis, — Parnmccium acutum. — P. anceps, Bory , Encyc. 1824.

Trachelius fasciola , Ehr. 1er mém. i83o , Pl. IV, f. 4. — Amphi- Itplus fasciola , Ehr. Inf. Pl. XXXVllI, f. 3.

HISTOIRE KATORELLE

courtes, incolores, et montrant sur chaque face i5 à îo séries longitudinales de cils. Il attribue à des œufs la couleur verte, qui est due peut-être à la nourriture.

* 3. Amphileplus margarilifer (Ehr. Inf. PI. XXXVII , fig. 5).

Le même auteur a dérivé de la rangée de vésicules en chapelet le nom de cet Amphilepte , qui est long de o-35, grêle , fusiforme, blanc , avec son cou presque aussi long que le corps et sa queue très-courte.

* 4. Amphileptus vorax. — (Trachelius vorax, Ehr. Inf.

PI. XXXIII, fig. 7.)|

A en juger par la figure de cette espèce, que je n’ai pas vue non plus que les deux précédentes, elle doit être rapportée à notre genre Amphilepte. Son corps est claviforme , renflé, blanc , avec un cou épais , obtus , de moitié plus court, et une large bouche située vers le milieu du corps. Elle se meut très-lentement en rampant et en tournant sur elle-même. M. Ehrenberg n’a pu lui faire prendre de couleur, mais il lui a vu avaler d’autres petits Infusoires {Loxodes bursaria) dont quatre à six individus étaient engagés tout entiers dans autant de ses vésicules stomachales.

* 5. Amphileptus moniliger (Ehr. Inf. PI. XXXVIII, fig. i).

C’est de la présence d’un cordon moniliforme pris par lui pour un testicule , que M. Ehrenberg a tiré le nom de cet Infusoire qui a le corps large , renflé , blanc avec une trompe ou un cou assez grêle et ime queue presque nulle. « Cet Amphilepte , dit-il, a une grande analogie avec le Trachelius omm , dont le distinguent essentiellement la petite pointe de son extrémité postérieure et sa glande moniliforme. Il ne prend pas de couleur. La position de la bouche est évidente ; l’anus n’est pas visible , mais paraît être au côté dorsal de la petite pointe. » Sa longueur est de 0,28 à 0,87 ; il a été observé à Berlin.

OXS INFUSOIRES.

* 6. Jmphilepius ovum. — (Tracheltus ovum, Ehr. Inf.

PI. XXXIII, fig. i3 (i).

L’analogie indiquée par M. Ehrenberg lui-même ne permet pas de placer ailleurs cet Infusoire qui avait été vu précédemment par Eichhorn et par Schrank , et dont lui-même avait d’abord voulu faire le type du genre Ophrjrocerca et de la famille des Ophr^ocercina , en prenant pour une queue ce qu’il reconnut plus fard être une partie analogue à la trompe des Amphileptes. Nous-même nous avous observé dans l’eau de la Vilaine , au mois d’octobre 1840 , cet Infusoire qui a le corps presque globuleux avec un prolongement latéral en forme de bec ou de trompe ; mais nous n’avons point vu le large canal digestif et toutes ses ramifications comme M. Ehrenberg les a représenté». — La longueur est de o,3g.

Genre. LOXOPHYLLE. — Loxophyllum.

An. à corps très-déprimé , lamelliforme , oblique, trèsflexible et sinueux ou ondulé sur les bords ; bouche latérale ; cils en séries parallèles écartées.

Ces Infusoires sont distingués par leur forme de feuille oblique et par les sinuosités mobiles de leur bord membraneux. Müller en avait fait des Rolpodes, M. Bory les laissa également dans son genre Kolpode , M. Ehrenberg en a fait des Amphileptes et leur a attiibué la même organisation qu’à ces animaux , et notamment la rangée de vésicules limpides contenant mi suc digestif. Les Loxophylles vivent dans les eaux stagnantes , dans les fossés , mais non dans les infusions proprement dites.

(i) Kugel gespitzte, Eichhorn, Beytr. Pl. 5, f. 8. Trachelius cicer , Schrank, Paun. boic. Ill , 2, p. 60. Ophryocerca ovum, Ehr. 2* mém. i83ï.

T rachelius ovum , Ehr. Infus. i838 , Pl. XXXIII, fig. i3.

HISÏOlRi HATUREX-LE

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