‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 119 sur 179 · Bursaire baillante. — Bursaria paiula. — ( Leucophrj-s · texte numérisé non relu

Bursaire baillante. — Bursaria paiula. — ( Leucophrj-s

Ehr.)(i).

Corps hyalin ou blanc , ovoïde , campanulé avec une large bouche bâillante. — Long de 0,28.

Müller a sans doute confondu un vrai Kondylostome avec cet Infusoire quand il dit l’avoir trouvé très-rarement dans l’infusion marine et rarement dans l’infusion d’eau fluviale conservée pendant plusieurs mois. 11 le décrit comme ayant le corps cilié ainsi que celui des Leucophres , ventru , presque ovoïde , obtus en arrière , creusé en avant d’une fossette qui arrive jusqu’au milieu, et muni de grands cils en avant et autour de cette fossette. Cet ; animal est un de ceux sur lesquels M. Ehrenberg annonça en i83o avoir fait la découverte de la structure polygastrique des Infusoires, et c’est celui dont la figure fut particulièrement i donnée par lui à l’appui de ses observations et reproduite dans j

les différents recueils scientifiques oyez Annales des Sc. natur., i i834,t. I). Malheureusement , les figures données depuis loi's , par l’auteur (i838), ont représenté le même animal d’une manière toute différente et avec des détails de structure qui lui échappaient sans doute, alors qu’il voyait p.écisément cet intestin à grappes , si difficile à voir qu’il ne l’a pu représenter dans les nouvelles figures. Ainsi, la bouche, au lieu d’être comme auparavant une large ouverture oblique , est décrite et représentée comme « une très-grande fente qui a une espèce de grosse lèvre

j f.(l) Trichoda pntula, Müller , Infus. Pl. XXVI, lig. 3-5. Kondylostoma lag-enula, Bory , Encycl. 1824.

■ Leucophryspatula ,~Ehr. raém. i83o,Pl. 1 1 , tig. 2. — lofusionsth i838, Pl. XXXII, fig. I , p. 3ii.

mobile , quelquefois semblable au front d’une Vorticelle. » «Dans quebjucs individus , dit l’auteur, j’ai vu presque un cercle de * grosses vésicules hyalines , contenant un suc digestif incolore , analogue au liquide violet des Nassules.» (Ehr. Inf., p. 3i2.)

2 Bursarin vorticella. — Ehr., Inf. PI. XXXIV, fig. 6, p. 826.

M. Ehrenberg , qui trouva cette espèce à Berlin comme la précédente, la caractérise ainsi : «B. à corps grand, presque globuleux, carapanulé, gonflé , blanc , à front largement excavé, tronqué, avec une double rangée de cils. — Long de 0,26. » — B Elle a , dit-il , une très-grande analogie avec la Leucophrj-s patula , tellement que je craignais presque que les nouvelles figures de celle-ci (i838 , PI. XXXII, fig. 2 , 3, 4 et 6), n’appartinssent à la Bursaria vorticella. J’ai eu, en effet, de nouveau (20 octobre 1887), sous les yeux , de nombreux exemplaires que je reconnais pour cette Leucophre , cf après tous les détails, et qui poui'raient être nommés des Bursaires en raison de la situation de la bouche au fond d’une fente latérale profonde. Je dois encore suspendre mon jugement , et je fais remarquer seulement mon incertitude à moi-même (Ehr., 1. c., p. 826).» — Il nous a paru nécessaire de traduire ici ce passage pour montrer, par le témoignage même de M. Ehrenberg , combien il reste encore d’incertitude sur le compte des Infusoires qu’on aurait dû croii'e les mieux connus.

3. Bursaria spirigera. — Ehr., i833. — Spirosiomum virens , Ehr.

PI. XXXVI, fig. I, p. 332.

Corps verdâtre , ovale-oblong , déprimé , tronqué en avant , arrondi en arriére avec une bouche latérale à l’extrémité d’une rangée de cils en spirale. — Long. 0,22.

«Cet Infusoire, dit M. Ehrenberg, a une grande analogie de forme avec le Stentor polj-morphus , le Bursaria vernalis (V. Panophrj's) et la Leucophrj’s patula , mais il est évidemment différent. Sa boucbe est dans une grande fossette latérale à l’extrémité antérieure , laquelle fossette n’est pas la bouche même comme chez la Leucophre , mais se prolonge à la face ventrale en se rétrécissant en entonnoir pour se terminer à la bouche , et ne renferme

niSTOIIîE NATliRELLE

pas en même (emps, comme chez le Stentor, l’anus qui se trouve au contraire à l’extrémité opposée. (1. c.) »

11 est plat à la face ventrale, et convexe à la face dorsale; il présente 20 à 3o séries longitudinales de cils sur une face.

3. BunsAinE vonACE. — Bursaria vorax, — ( Ehr, Inf. PI. XXXV,

fig. I.)

M. Ehrenberg trouva dans une eau bourbeuse à Berlin, en juillet i83i, cet Infusoire qu’il n’a point revu depuis et qu’il dit avoir une très-grande analogie avec son Urostyla grandis et avee sa Stylonychia lanceolain (voyez p. 422), dont les crochets et les stylets sont souvent rétractés. 11 le décrit comme ayant le corps long de 0,25 , oblong arrondi aux deux extrémités, avec la fente de la bouche large, égalant le^liers de la longueur du corps et atteignant le sommet du front. 11 l’a vu rempli de Coleps qu’il avait avalés.

4? Bursaria. — (Loxodes bursaria, Ehr., Inf. Pl. XXXV, fig. 3.J)

On doit , je crois , ranger parmi les Bursaires cet Infusoire que M. Ehrenberg décrit comme ayant le corps oblong , vert , déprimé et obliquement tronqué en avant , arrondi et renflé en arrière, long de 0,09. 11 l’avait d’abord (i83o) pris pour une variété verte de sa Paramécie chrysalide; plus tard, il le nomma Bursaria ckrysalis ; le docteur Focke (Isis, i836, p. 785) l’a nommé Paramecium bursaria.

« Cet infusoire vit dans les eaux stagnantes et se multiplie trèsrapidement par division spontanée dans un vase. Il nage en ligne droite ou en tournant sur son axe , et il s’accroche aux parois du verre comme la Rérone pustulée (1. c. p. 325). »

5î Bursaria iateritia. — (Ehr., Inf. Pl. XXXV, fig. 8. )

Sous ce nom , M. Ehrenberg décrit une Bursaire rougeâtre à corps comprimé, ovale triangulaire, ayant le front aigu , bordé de cils en manière de crête, 1 1 à 18 rangées longitudinales de cils sur chaque face, longue de 0,18. 11 cite comme synonyme douteux la Trichoda ignila (Millier, luf. Pl. XXVI , fig. 1 7-19) trouvée par Millier, eu 1777 et 1778, pendant l’hiver, parmi les lenlillea

d’eau et de’crite comme étant ovale , pointue au sommet, et présentant en dessous un sillon garni de cils, et difiérent de presque tous les autres Infusoires par sa couleur pourpre-orangée. L’auteur danois signale comme un trou véritable une grande vaçuole qu'il a observée à la partie postérieure. 11 a vu, dit-il , deux de ces animaux assemblés de telle sorte que la pointe de l’un adhérait au trou postérieur de l’autre par le moyen d’un filament inséré dans ce trou(Müller, p. i86).

* Bursaria pupa. (Ehr., Inf;, PI. XXXIV, fig. g.)

L’espèce ainsi nommée a été trouvée à Berlin et dans une eau minérale ferrugineuse du Mecklenbourg. Son corps , long de 0,09, est blanc, ovoïde-oblong, un peu aminci en arrière, avec la bouche inférieure rapprochée du sommet, et 16 à 18 rangées longitudinales de cils sur chaque face.

* * Bursaria. — (Leucophr^s sanguinea, Ehr. , Inf. PI. XXXI,

fig. 3.) I

Cet Infusoire , long de o,i8 , rouge , cylindrique, arrondi aux deux extrémités , avec i3 à 19 rangées longitudinales de cils, nous paraît devoir être inscrit parmi les Bursaires en raison de sa bouche qui forme une grande fente longitudinale vei'S l’extrémité antérieure , avec ime bordure de grands cils. Il fut trouvé au mois d'avril 1 832 , à Berlin , et se multiplia beaucoup , dans un verre , par division spontanée transverse.

* ’ “ Bursaria ? cordiformis . Ehr., loc. cit., fig. 6.

Cette Bursaire, donnée comme douteuse par M. Ehrenberg , se trouve dans l’intestin des grenouilles avec les Bursaria intestinalis , B. entozoon, B. nucléus et B. ranarum., dont nous avons fait des Opalina. Mais elle en diffère beaucoup par sa forme ovale échancréed’un côté ou en rein, déprimée en avant, et par sa bouche presque en spirale ; munie d’une rangée de cils comme chez les vraies Bursaires. L’auteur dit n’avoir pas vu les cilsvibratilesde la surface former des séries longitudinales; il l’avait précédemment nommée Bursaria entozoon (Méin. Bex’lin, i835), et il lui donne pour synonymes le Paramecium nucléus de Schrank , et le Chaos intestinalis cordiformis de Bloch. La longueur de cet Infusoire est de 0,12.

1NFUS01RBS.

UISTOinE NATURELLE

4® Genre. SPIROSTOME. — Spirostomum.

An. à corps cylindrique Irès-allongé et très-flexible , souvent tordu sur lui-mème , couvert de cils disposés suivant les stries obliques ou en hélice de la surface ; avec une bouche située latéralement au delà du milieu , à l’ex' trémité d’une rangée de cils plus forts.

Les spirostomes , qui cependant possèdent bien tous les caractères des vrais Infusoires , ont embarrassé les micrographes, parce que leur forme et surtout leur grandeur relativement considérable paraissaient devoir les éloigner beaucoup de ces animaux. Ainsi l’espèce qui sert de type à pe genre , vue d’abord par Joblot qvd la nomma Chenille dorée , fut appelée par Muller une Triebode douteuse, Trichoda ambigua ,• M. Bory en fit une Leucophre douteuse , (Z. ambigua) et une Oxyü'ique douteuse (O. ambigua); M. Ehrenberg , enfin , avant de lui donner le nom que nous lui conservons, l’appela successivement Tracheliust ambiguus en 1830 , Holophrya ambigua en 1831 et Bursaria ambigua en 1833 ; cet auteur avait d’ailleurs plus partieuhèrement institué le genre Spirostome pour une espèce à corps court et à bouche en spirale , S. virens, dont nous faisons mieBursaire. Les Spirostomes ont à l’intérieur un cordon glanduleux nommé par M. Ehrenberg un testicule. Leurs cils , les stries granulées de leur tégument , leur bouche et leiu-s vacuoles sont bien faciles à distinguer. Ils vivent dans les eaux pures entre les herbes.

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