‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 120 sur 179 · I. Spirostome ambigu. — Spiroslomum ambiguurn, PI. XII · texte numérisé non relu

I. Spirostome ambigu. — Spiroslomum ambiguurn, PI. XII

fig. 3.

Corps blanchâtre , long de 0,73 à 2,0, tantôt cylindriijue , un peu renflé au milieu et tournant sur son axe , tantôt fortement tordu et replié diversement comme un cordon, mais changeant de

Di;s IMFUSOIRES. olô

forme à cliaque instant en glissant entre*les obstacles qu'il rencontre.

Cet Infusoire , bien visible à l’œil nu , se multiplie quelquefois dans les fossés remplis d’herbes aquatiques , tellement qu’il forme près de la surface des nuages de particules blanches qu’on pourrait prendre pour toute autre chose. M. de Brébisson le trouva ainsi , en i838 , près de Falaise, et m’envoya à Paris un flacon d’eau rendue trouble par la grande quantité de ces Infusoires vivants. J’ai moi-même rencontré souvent le Spirostome isolément dans l’eau de la Seine, par-mi les herbes, et dans les étangs des environs de Paris.

Millier à nommé Trichoda amhigua ( Müll. , Inf.j PI. XXVlll, fig. 11-16) un Infusoire qui a peut-être, comme le pense M. Ehrenberg , quelque rapport de forme avec notre Spirostome , mais qui ne peut être exactement le même, puisqu’il a été trouvé dans l’eau de mer très-pure , dans laquelle, au bout de deux mois, il était remplacé par des Plæsconies Caron.

* Spiroslomum. — {Uroleplus filum. Ehr., Inf., PI. XL, fig. 5.)

On peut , je crois , rapprocher de l^espèce précédente l’Infusoire que M. Ehrenberg a nommé Uroleplus fihim, èn lui donnant pour synonyme douteux Y Enchel^s caudal n (Müll., Inf., Pl. IV, fig. 25,26). Il l’a ti-ouvé, en juin 1882, à Berlin, et le décrit comme ayant le corps long de o,56 , filiforme, cylindrique , blanchâtre, arrondi en avant, aminci à l’autre extrémité en une queue qui égale la longueur du corps , et ayant la bouche oblongue située au milieu du corps. « Il nage , dit-il , droit et sans se coiu-ber. Son corps est blanc et demi-transpax-ent dans la moitié antérieure; il est incolore et hyalin dans la moitié postérieure, qui forme une sorte de queue. La bouche est une fente longitudinale au milieu de sa moitié antérieui-e. L’anus paraît ne pouvoir êti-e ailleurs qu’au commencement de la partie transparente , puisque les estomacs appartiennent à la partie antérieure. Il n’avale pas de couleur. J’ai compté 1 2 i-angées longitudinales de cils sur une face. Les organes sexuels mâles sont restés inconnus , mais la nébulosité blanchâtre pourrait bien provenir de Tovaii-e. » ( Lou. •it. , pag. oânO

6® Genre, KONDYLOSTOME. — Kondylostoma.

An, à corps plus ou moins long , cylindroïdc ou fusiforme, un peu courbé en arc, à extrémités obtuses et déprimées, avec une très-grande bouche bordée de cils très- forts , située latéralement à l’extrémité antérieure; surface obliquement striée et ciliée.

M. Bory établit le genre Kondylostome d’après la figure donnée par Müller pour un Infusoire marin, dont ce dernier, avait fait une Trichode, en même temps qu’il reportait parmi ses Vorticelles ( /^. cucullus) mi autre Kondylostome , si ce n’est une variété du même. M. Elirenberg avait vu un Kondylostome dans l’eau de la mer Baltique , et l’a confondu avec d’autres Infusoires tout à fait différents.

Le Kondylostome est mi des types d’infusoires les mieux caractérisés , avec sa vaste bouche ciliée au bord , avec son tégument contractile marqué de stries obliques ou en hélice, granuleuses et ciliées , avec les vacuoles stomacales dans lesquelles il engloutit les animalcules ou les débris des végétaux qui sont pour lui une proie souvent très-volumineusé , et enfin avec le cordon noueux demi-transparent, analogue de celui que M. Ehrenberg nomme le testicule chez d’autres infusoires. Il paraît chercher et avaler sa proie à la manière des Plahariées et non comme les Paramécies et les Y orticelles , en l’attirant par le tourbillon que produisent ses cils vibratiles. Il vit seulement dans l’eau de *mer tranquille, mais pure, entre les algues et les corallines, avec les Entomostracés.

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