‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 145 sur 179 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

DESCUII’TION MÉTHODIQUE DES SYSTOEIDES.

SYST01.1DES FIXÉS FAK UN FÉD1CÜI.E.

F® Famille.

FLOSCULARIENS.

Animaux dépourvus de cils vibralils , à corps campanulé , contractile , amincêà la base en un long pédicule , par l’extrémité duquel ils sont fixés aux corps solides ; bouche munie de mandibules cornées.

Les Flosculariens , comme les Mélicertiens , ont un certain rapport de forme avec, les Vorticelliens et les Stentors , et aussi avec les Campanulaires parmi les Polypiers ils vivent de même fixés aux herbes aquatiques , par un pédicule supportant un corps campanulé ou en entonnoir , dont le bord offre cinq ou six lobes terminés par des appendices ou des cils , mais sans aucun indice de. mouvement vibratoire. Au fond de cette larije ouverture est située la bouche , munie d’un appareil mandibulaire engagé dans un bulbe charnu ou musculaire , agité d’un mouvement péristaltique, analogue à celui qu’on observe chez les autres Systolides , mais bien moins Ifé-

quent et moins régulier. On distingue à i’inlérieur leur intestin et leur ovaire contenant de très-gros œufs , quelquefois marqués de points rouges regardés comme des yeux par M. Ehrenberg; ce même auteur leur assigne un étui membraneux , mais ceux qui ont été observés en France manquent toujours de cet étui.

On peut former dans cette famille deux genres distincts : les Floscularia, dont les mandibules sont simples et dont les lobes marginaux sont courts et munis de longs cils rayonnants ; les Stephanoceros , dont les mandibules sont composées et dont les lobes marginaux sont très-longs et munis de cils courts. Les uns et les autres ont été observés dans les eaux douces pures, et peuvent se conserver assez longtemps et même se multiplier dans les vases où l'on conserve des herbes aquatiques.

Genre FLOSCULAIRE. — Floscularia.

An. en forme de massue fixée par son pédicule contractile et annelé, ou en forme de coupe quand il s’épanouit , avec cinq lobes saillants ornés d’une houppe de longs cils , très-lentement contractiles, mais non vibra liles. — Mâchoires crochues , courtes.

J’ai observé les Flosculaires dans les eaux stagnantes ou peu agitées des environs de Paris et de la forêt de Fontainebleau, etplusréceinment dans le canal d’Ille-et-Rance , à Rennes. M. Oken , le premier, nomma ainsi des animaux qui avaient été aperçus antérieurement par Raker , et peutêtre aussi par Eichhorn et Müller ; M. Ehrenberg les étudia avec plus de soin et reconnut leur affinité avec les Rotateurs ou Systolides ; mais cette affinité, au lieu de la fonder seulement sur la forme de l’appareil digestif et sur le mode de reproduction par des œufs gros et peu nombreux, il la veut

HISTOIRE NATUREEEE

trouver dans le mode de division du limbe cilié qu’il assimile à l’organe rotateur des Lacinularia , quoique les cils n’cn soient point vibratiles. Cet auteur attribue à l’espèce qu’il a observée à Berlin, Floscularia ornata (1), une gaine diaphane eylindrique , et un corps long de 0,25 , terminé par six lobes munis de cils. Les œufs sont, dit-il, longs de 0,047, et pom'vus de deux points rouges intérieurs qu’il nomme des yeux.

Une deuxième espèce, qu’il a décrite plus tard sous le nom de Floscularia proboscidea {2), est également pourvue d’une gaine et de six lobes ciliés ; mais les cils" sont plus courts , et entre les lobes se trouve une trompe ciliée protractile; l’animal est long de 1,50; le foui’reau a 0,75 et les œufs 0,094.

M. Peltier a publié, en 1836 (3), la description d’une nouvelle espèce de Flosculaire, observée par lui dans l’eau des fossés du bois de Meudon : je lui suis redevable d’avoir, pu étudier cette Flosculaire, qui est la même que j’ai trouvée plus tard dans l’eau des petites mares de F ontainebleau, où vivaient aussi des Tardigrades et des Branchipes parmi des Hypnum. Elle est bien réellement dépom-vue de gaine , et son bord porte seulement cinq tubercules ciliés; mais M. Peltier ne vit point ses mâchoires , et il se méprit siu la nature des œufs ; les cils, comme cet observateur l’a indiqué, n’éprouvent de déplacement que pai' suite de la contraction et de l’extension du limbe qu’il nonune la bouche , d’où résulte, dit-il, leur rapprochement en un faisceau droit , ou lem- épanouissement en un large cône. Quant à moi, j’ai vu ces cils s’épanouir en rayonnant autom* de l’extrémité globuleuse de chaque lobe qui en est hérissée ;

(1) Floscularia ornata, Ehr. Mém. i83o-l833. — lufus. i838 , PI. XLVI, fig. 2.

Floscularia hyacinihina , Oken, Naturg. m , p. 49i l8i5.

(2) Floscularia proboscidea , Ehr. 1. c. fig. I.

(3) Nouvelle espèce de Flosculaire ( Institut. i836, n® i83). — Annales des Sciences nat. ï838 , t. jo , p. 4l , Pb 4.

Gll

les mâchoires m’ont paru unidentées , et engagées dans un bulbe musculaire situé presque au fond de la vaste cavité campaniforme que présente l’animal dans son état d’épanouissement ; ce bulbe se contracte d’un mouvement péristaltique en ouvrant et fermant alternativement les mâchoires comme chez les autre^Systolides. Les œufs, longs de 0,05, montrent un seul point rouge et non deux comme ceux qu’a représentés M. Elueuberg. Cette Flosculaire , que j’ai représentée dans la PL XIX, fig. 7, a le coi-ps long de 0,07 et le pédicule long de 0,08 , ce qui fait 0,15 pom- la longueur totale ou même jusqu’à 0,20.

Les Elosculaires que j’ai recueillies dans le canal d’Illeet-Rance , au mois d’octobre 1840 , et qui se sont multipliées dans un bocal où je les conserve depuis quatre mois, sont également dépom'vues de gaine ; leurs mâchoires ont deux tlents bien distinctes de chaque côté, et leurs œufs, longs de 0,066, n’ont aucmi point rouge ; leur forme est d’ailleurs analogue à celle des précédentes; le nombre des lobes du limbe et la disposition des cils est aussi la même, mais le pédicule est ordinairement beaucoup plus long (0,32) et plus eliilé , et j’ai vu souvent un des lobes ciliés s’avancer au milieu en simulant une trompe protractile, ce qui m’a fait penser que la trompe de la Fl. proboscidea de M. Ehrenberg n’est peut-être pas autre chose. Le corps de cette Flosculaire est long de 0,10 à 0,15, et la longueur totale est de 0,47. En la comprimant avec précaution, j’ai vu cinq cordons indépendants, contractiles , assez réguhers , et qu’on doit pcut-ctie nommer des muscles, se prolonger dans toute la longueui- du pédicule et jusqu’à l’extrémité des lobes du limbe; des plis très-lins ou des fibres transverses qui paraissent faire le tour du corps, les croisent à des intervalles presque égaux. Dans le vestibule contractile qui précède la bouche et qui est bordé par une sorte de diaphragme, j’ai reconnu la présence de plusieurs lames ou filaments agités d’un mouvement vibratile ondulatoire qui , peut-être , contribue à faire arriver la proie jusqu’aux mâchoires qui la doivent saisir. J’ai quelque-

HISTOinE NATURELLE

fois distingué , dans l’inlérieur, des petits Infusoires emprisonnés et près d’être dévorés. L’intestin est large, très-court, transversalement placé au fond du corps campaniforme et souvent rempli de matière colorée. L’ovaire , qui est à côté, contient quelquefois deux ou trois œufs presque mûrs.

Genre STEPHANOCEROS. ,P1. XIX, fig. 8.

M. Ehrenberg (1) a nommé ainsi un animal dont nous donnons la figure d’après lui , et qui avait été vu d’abord par Eichhorn (2); Müller l’avait pris pour une Tubulaire, et M. Goldfuss en avait fait le genre Coronella. Le Stéphanocéros a comme la Flosculaire le corps campaniforme ou en calice , porté par un pédicule contractile ; mais les cinq lobes dont son limbe est armé sont allongés comme des tentacules et lui servent, comme les bras de l’Hydre, à saisir sa proie ; ils sont en outre garnis de cils courts verticillés. Un tube diaphane , qu’il a sécrété comme les Tubicolaires , lui sert de retraite quand il se conti-acte entièrement. La longueur totale du Stephanoceros est de 0,75; son œuf a 0,11 ; il n’a été trouvé jusqu’à présent que dans le nord de l’Allemagne, à Berlin, à Dantzig.

IP Famille.

' MÉLIGERTIENS.

ADîniaiîx à corps claviforme ou campaniforme, porté par un pédoncule charnu , extensible et contractile en se plissant transversalement , et isolé ou logé dans un tube; limbe supérieur plus ou moins étalé et bordé de cils rotatoires , souvent lobé. Bouche près du limbe, armée de mâchoires en étrier, à trois ou à plusieurs dents.

(1) Stephanoceros Eichhornn , Elir. Infus. Pl. XLV , fig. 2.

(2) Kronpiilyp. Eichliorn , Beylr. 1775, Pl. I , Cg. I.

Les Mélicertiens , (ju’on trouve ordinairement fixés sur des herbes aquatiques, ne sont pas très-communs et se multiplient exclusivement dans certaines localités; je n’en ai trouvé jusqu’à ce jour que trois espèces, savoir : une Ftyguva dans l’eau des étangs de Meudon, une Lacinulaire dans la Seine et une Mélicerte dans l’Ille. Tous les anciens micrographes ont observé des animaux de cette famille qui , soit isolés , soit groupés en boules , soit nus , soit logés dans des tubes ou des fourreaux , sont assez volumineux pour être aperçus à l’œil nu , ou avec le secours d’une loupe de force moyenne; Pallas les réunit aux Brachions ; Eichhorn les nomma Polype-étoile {Sternpoljp) et Polype-fleur {Blumen-polyp) ; Müller les rapporta, soit aux Vorticelles parmi les Infusoires , soit aux Sabelles parmi les Vers. Schrank, qui le premier essaya de les classer, en fit les genres Melicerta , Liranias et Lima. M. Dutrochet , qui en étudia plusieurs à Château-Renaud en Touraine, les décrivit comme des Rotifères de diverses espèces. Lamarck, d’après lui , en forma le genre Tubicolaire , en laissant , comme l’avait fait Müller , les espèces sans fourreau parmi les Vorticelles. Schweigger, de son côté, établit pour ces mêmes espèces le genre Lacinularia , que plus tard M-. Bory nomma Mégalotvoquc eu distinguant les individus moins développés sous les noms de Sjnanthérine et Stentorine comme des genres particuliers. M. Ehrenberg , enfin , dans ses publications successives depuis i83o , a admis pour ces animaux les genres OEcistes, Conochilus , Megalotrocha,

Tubicolaria^ Lirnnias , Lacinularia et Meliccrta., qu’il répartit dans ses quatre familles des Ichthydina , de OEcistina , des Megalotrochœa et des Floscularia,

savoir : lo les Ptygura , dans la première famille , caractérisée par l’absence d’une carapace et par la forme de l’organe rotatoire continu , sans échancrures : il les associe là avec les Chætonotes et avec un genre Glenophora qui paraît établi sur des individus jeunes. 2® Les OEcistes et Conochilus , dans la seconde famille , distinguée de la première uniquement par la présence d’une enveloppe qui est une simple gelée diaphane pour celui-ci , et un tube plus distinct , mais sans consistance , pour celui-ci ; 3® les Megalotrocha , dans la troisième famille , caractérisée par l’absence d’une carapace et par la forme de l’organe rotatoire échancré ou sinueux , laquelle famille contient en outre un genre Cyphonautes (i) , établi sur une espèce marine d’uiie forme très-singulière , n’ayant rien de commun avec les autres Systolides à en juger d’après la figure donnée par l’auteur, et un genre Microcodon (2) , que l’on doit rapporter préférablement à quelque autre fiimille d’après la forme de l’appendice postérieur , qui est plutôt une queue articulée, flexible, qu’un pédicule contractile ; 4® dans sa quatrième famille enfin, distinguée de la précédente par la présence d’une cuirasse ou d’un étui , et offrant un organe rotatoire le plus souvent lobé ou fendu profondément , M. Ehrenberg place ses quatre autres genres avec les Stéphanocéros et les Flosculaires , qui n’ont cependant pas de véritable organe rotatoire , et qui donnent leur nom à cette famille des Flosculariées. Il distingue ces genres d’après l’absence ou la présence des yeux, au moins dans le jeune âge , et d’après le nombre des lobes de l’organe

(1) Cyphonautes compressus , Ehr. Infus. i838 , Pl. XLIV , %. a.

(2) Microcodon clavus , Ehr. 1. c. fig. i.

rotatoire. Ainsi les Tubicolaires sont toujours privées eVyeux , tandis que les trois autres genres en montrent deux dans la jeunesse ; ses Limnias et ses Lacinulaires ont l’organe rotatoire bilobé , et diffèrent parce que les uns ont des étuis ou fourreaux coniques , isolés , tandis que ceux-ci ont une enveloppe commune qui n’est qu’une masse gélatineuse ; ses Mélicertes ont des étuis isolés comme les Limnias, mais en diffèrent par leur organe rotatoire à quatre lobes. Tous ces animaux , d’ailleurs , ont la même forme générale , sauf le plus ou moins d’extension du limbe cilié, qui est nommé l’organe rotatoire ; tous présentent une paire de mâchoires presque en forme d’étrier , composées d’un arc traversé par une barre sur laquelle s’appuient par l’extrémité libre trois dents parallèles partant de la courbure de l’étrier qui est engagé dans le bulbe charnu, (M. Ehrenberg nomme Lochogomphia les animaux pourvus de cette sorte de mâchoires). Nous pensons donc que toutes ces distinctions de genres et de familles , basées soit sur la présence des points rouges pris pour des yeux , soit sur la présence de l’enveloppe qui paraît être le résultat d’une sécrétion plus ou moins abondante , et susceptible même de disparaître comme chez les Flospulaires , nous pensons que ces distinctions sont peu importantes , et que tous ces animaux doivent former une seule famille , divisée seulement en quatre genres d’après le mode de développement du limbe et d’après la nature du fourreau , quand ce fourreau existe. Un premier genre , Ptygure , est caractérisé par le peu d’ampleur du limbe bordé de cils courts , et n’offrant pas l’apparence de roues en mouvement ; un deuxième genre, Lacinulaire , montrant au contraire un limbe largement étalé , échancré d’un

seul fcôté , et bordé de cils assez lonjfs qui offrent bien distinctement l’apparence d’un mouvement rotatoire. Les espèces de ces deux genres sont libres , accidentellement peut-être , ou engagées dans une sécrétion gélatineuse. Les deux derniers genres ont le limbe divisé en lobes comme une corolle de fleur. Ils se distinguent par la nature du tube , qui est membraneux , transparent chez les Tubicolaires , et incrusté de matière terreuse colorée , opaque , chez les Mélicertes. C’est du nom de ce dernier genre que nous avons formé le nom de la famille , parce qu’il n’implique pas une définition basée sur un canictère qui ne serait pas commun à tous les genres.

Les Mélicertiens ont été jusqu’à présent observés seulement dans les eaux douces, sur les plantes habituellement submergées.

L® Genre. PTYGURE. — Ptygura. — PI. XIX, fig. 6.

An. à corps campanule oblong , porté par un pédicule plus ou moins épais, nus ou logés dans une enveloppe gélatineuse ; limbe cilié , arrondi , peu développé et dépassant à peine le diamètre du corps.

Nous réunissons dans ce genre les ti'ois espèces dont M. Ehrenberg a fait ses trois genres Ptygura (1), OEcistes (2) et Conochilus (3) , car ils n’offrent guère d’autre différence importante que la présence de l’enveloppe gélatineuse qui forme un tube allongé souillé de matières terreuses et isolé pour chaque individu deV QE cistes que nous appellerions Ptygura crystallina, tandis que les individus du Conochilus sont

(0 Ptygura melicerta , Ehr. i838 , Infus. Pl. XLIII, fig. 1.

(2) OEcistes hyalinus , Ehr. 1. c. fig.

(3) Conochilus volvox , Ehr. l. c. fig. 8.

réunis en amas globuleux et ont leurs pédicules engagés dans ime masse gélatineuse commune , qui provient de la sécrétion de tous les individus. Ce*dernier, qu’on peut nommer Plygura volvox, est d’ailleurs distingué par deux points oculiformes rouges et par deux appendices charnus en forme de tentacules saillants en avant; sa^longueur est de 0,45, et il forme des masses globuleuses de 3,3 ; ses œufs ont 0,062 : M. Ehrenberg l’a observé à Berlin. L’OEcistes de cet auteur n’a également été vu qu’à Berlin; il est long de 0,78 ; son œuf a 0,11 et présente deux points rouges qui disparaissent dans l’animal adulte. La Ptygure mélicerte (Pt. melicerta , Elir. ) est dépourvue d’enveloppe gélatineuse et de points rouges , mais cela peut bien tenir à son état de développement. M. Ehrenberg lui assigne une longueur de 0,19, et des œufs longs de 0,037 à 0,046 ; j’ai trouvé dans l’eau des étangs de Meudon , conservée avec des Spongillcs , une espèce que je crois être la même; j’en donne la figure dans la PI. XIX (fig. 6) , elle est longue de 0,30.

2” Genre. LACINULAIRE. — Lacinularia. — PL XIV ,

fig. 14.

An. à corps en massue ou en entonnoir à bord très-large, étalé et échancrc d’un côté ou réni forme ; munis d’un pédicule très-long et très-contractile , nus ou engagés dans une masse gélatineuse , mais ordinairement réunis en houppes arrondies.

Les animaux de ce genre , vus par presque tous les anciens micrographes, ont été réunis, par Müller, à ses Vorticellcs sous le nom de f^orticella socialis (1) et P', flosculosa ; les auteurs qui en ont parlé après lui leur ont donné diverses dénominations ; nous adoptons celle de Schweigger, sans vou-

Rœsel, 1ns. Belust. iii, p. 585 , Fl. XCIV, Ledermüllcr , Microsc. Pl. 88 , fig. f. g.

loir admettre la nécessité d’un auti-e fjenre Megalolrocha (1) pour les individus qui ne sont point engagés dans une masse gélatineuse commune , lesquels sont tellement semblables d’ailleurs à ceux qui montrent cette sécrétion gélatineuse , qu’on serait tenté d’en faire une seule espèce. Les uns et les auti’es ont dans le jeune âge deux points rouges qui disparaissent ordinairement plus tard ; leur longuem* est de 0,75, et ils forment sur les feuilles des Cératopbylles , des amas globuleux blanchâtres , que MüUer compare à des nids de petites Araignées , et qui ont souvent plus de k mil. de largeur ; leurs œufs ont 0,06. On trouve souvent ces animaux dans la Seine ; ils ont été observés aussi dans beaucoup de lieux en Allemagne et en Danemark.

3® Genre. TUBICOLAIRE. — Tubicolaria.

An. à corps en massue , tronqué au sommet et bordé par un limbe cilié fortement sinueux ou à lobes bien distincts , muni d’un pédicule très-long, et logé dans un fourreau gélatineux diaphane.

Le genre créé d’abord sous ce nom par Lamarck a dû être réduit par l’établissement du genre Mélicerte pom' ne renfermer qu’une seule espèce observée d’abord par M. Duti o-

Hydra socinlis et H. stentorin , Linn. Syst. n.it. ed. X et XII.

Brachionus socialis , P.nllas , Elencli. zooph. p. 96.

P^orticella socialis , Millier , Jnf. Pl. XLIII , f. i3-l5 , p. 3o4i et Vorticella Jlosculosa , Millier , 1. c. f. 16-20.

Linza Jlosculosa , Schranck , Faun. boic. Iii , 2 , p. Si-j-

Lacinularia Jlosculosa , Schweigger , nalurg. p. 4°^ > 1^20-

Megalolrocha socialis. • — Stentorinn Rœselii ethiloba. — Synantherina socialis , Bory , Encycl. 1324.

Megalolrocha socialis , Hemp. et Ehr. 1828.

(i) Megalolrocha alba, Hemp. et Ehr. 1828. — Ehr. i8oO-i83i.

Megalolrocha Jlavicans , Ehr. l83o , Infus. Pl. XLIV , fig. 3.

La plupart des Synonymes rapportés ci-dessus se rapportent aussi a cette espèce qui n’a point été distinguée de celle-là par les auteurs avant M. Ehrenberg (i838). ^

chet, qui la nomma Rotifer albivestitus (1). M. EhrQnbcrg, qui l’avait d’abord (1831) nommée Lacinularîa melicerta, la nomme aujourd’hui Tubicolaria najas (2) ; sa longueur est de 0,75, ses œufs ont 0,06.

4' Genre. iVIÉLICERTE. — «certo. —PI. XIV, fig. 13.

An. à corps en massue ou en entonnoir allongé', terminé supérieurement par un limbe qui s’épanouit en deux ou quatre lobes distincts , souvent bien réguliers , et logé dans un fourreau un peu conique incrusté de matières terreuses qui le rendent opaque et cassant , ou formé de grains uniformes qui sont les excréments.

Nous réunissons soYisce nom les Mélicertes et les Limnias de Scbranck et de M. Ehrenberg, dont la distinction est fondée uniquement sur le nombre des lobes du limbe ; ce sont toutefois deux espèces bien distinctes , non-seulement d’après ce caractère, mais aussi à cause de la structure du fourreau, qui est formé de grains régulièrement disposés dans l’espèce à quatre lobes que nous appellerons Melicerlaringens, d’après Schrank , tandis que pour la Mélicerte à deux lobes ce fourreau, d’abord blanchâtre , et coloré en brun plus tard, est simplement foi’mé de matière terreuse , amorphe ou sans gi'ains réguüers. Ces fourreaux ^ longs de 0,75 à 1,25, sont bien visibles à l’œil nu , et les feuilles des Çératophylles et des ]\IyriophyIles en sont quelquefois hérissées ; l’animal ne montre au dehors que les lobes diaphanes de son hmbe cilié qui offre edors l’apparence de deux ou quatre roues en mouvement ; pour peu que le liquide soit ébranlé, la Méhcerte se retire dans son fourreau et y reste quelquefois assez longtemps sans oser se montrer de nouveau. La Méheerte à

(1) Rotifer albivestitus, Dutrochet, Annales du Mus. tome XIX, p. 375, PI. XVIII, %. 9-10.

(2) Tubicolaria najas, Ehr. Infus. i838, Pl. XLV , %. i.

HISTOIRE NA-TUREIiLE

quatre lobes {\) {Melicerla ringens) a été observée en Hollande, en Allemagne, en Franee, en Italie, et vraisemblablement aussi en Angleterre ; elle est ordinairemept d’un tiers au moins plus grande que l’autre; e’estellc qucM. Dutroebet nomma Rotifer quadricircularis ; elle se trouve trèsabondamment dans les rivières et les eanaux à Rennes. La Mélicerte à deux lobes (2) {Blelicerta biloba)^ qui est le genre Ztmm'as Sclirank, et que M. Dutrochet avait nommée Rolifer confervicola , a également été observée en plusieurs lieux de France , d’Allemagne, d’Ftalie et d’Angleterre.

Les deux espèces sont ordinairement pourvues de deux points rouges oculiformes dans le jeune âge.

(1) Melicertn ringens , Schrank , Faun, boic. ill , 2 , p. 3lO. — Ehr. Infus. i838 , PI. XLVI , fig. 3. — Leeuwenhoek, Epist. pliys. VII, p. 64. — Phil. trans. tomes 14 et 28. — Baker, Micr. made easy, p. gi, Pl. VIII, fig. 4-5. — Brachionus , Hill.

Serpula ringens, Linn. Syst. nat. X et Sabella ringens, syst. nat, XII, ire éd.

Brachionus tubifer , Pallas, Elench. zooph. p. 91.

Botifer quadricircularis, Dutrochet, Ann. Mus. XIX, p. 355, P1.,XVI1I , fig. 1-8 et tome XX.

Tubicolaria quadriloba , Lamarck , Ânim. sans yert. Il , p. 53. Tubicolaria tetrapetala , Cuvier, Règn. anim. 2® éd. tome III ,

Melicertn , Goldfuss Zool. — Schweigger , natur. 1820-

Tubicolaria quadriloba , Bory , 1824, Encycl., et l83o , dict. class.

(2) Liinnias ceralophylli , Schrank , 1. c. p. 3ii. — Ehrenb.Inf. i838 , Pl. XLVI, fig. 4.

Melicerta biloba , Ehr. 2® mém. i83l , p. 126.

SYSTOX.XDES NTAGEURS.

Section. — CUIRASSÉS.

BRACHIONIENS.

Animaux de forme variable ; ïes uns presque orbiculaires déprimés, les autres ovoïdes ou presque cylindriques ou comprimés, mais dont la longueur ne dépasse jamais le double de la largeur; revêtus d’une cuirasse membraneuse d’une ou de deux pièces , souvent munis de pointes saillantes ou d’appendices fixes ou mobiles , et qui ne changent pas de forme quand ils se contractent. — Bouche munie de mâchoires et précédée par un vestibule dont les parois ciliées se prolongent plus ou moins en lobes garnis de cils vibratiles offrant l’apparence de roues dentées en mouvement. — Les uns sans queue , les autres munis d’une queue simple ou bifurquée.

La famille des Brachioniens correspond assez exactement au genre Brachion de Müller , qui dillère beaucoup du genre établi précédemment sous celte même dénomination par Hill et par Pallas , et que caractérise aussi la cuirasse. M. Bory divisa les Bracbioniens de Müller en douze genres répartis dans les familles des Brachionides , des Gymnostomes et des Citliaroïdes , formant son ordre des Crustodés. M. Ehrenbe rg en a également fait deux familles ,

mais conçues d’une tout autre manière ; et d’abord , comme nous l’avons dit plus haut , il a placé les familles de Systolides cuirassés parallèlement aux familles de Systolides nus ; mais , de plus , il a placé parmi ces derniers , dans la famille des Hydatinœa , les Polyarthres et les Triarthres , c[ue nous croyons devoir rapprocher des Brachioniens , tout en reconnaissant qu’ils pourraient former une famille à part dans la section des Cuirassés. Les familles des Euchlanidota et des Brachionœa , dans lesquelles M. Ehrenberg comprend les Brachions de Müller , sont distinguées, suivant lui, par la forme de l’organe rotatoire qui est multiple , ou plus que biparti , dans l’une , et divisé en deux roues simples dans l’autre. Il est bien vrai que certains de ces animaux ont les lobes ciliés bien plus distincts ; mais le plus grand nombre, même parmi ses Euchlûnidota , montrent des lobes symétriques garnis de cils vibratiles, et l’on ne peut admettre d’une manière absolue la division de l’appareil cilié en deux organes rotatoires, comme cela devrait être exclusivement chez les Zygotrocha AeM.. Ehrenberg. Nous pensons bien d’ailleurs que la forme de la cuirasse et des divers appendices peut fournir un caractère assez important pour la distinction des genres , mais insuffisant pour des familles. La forme des mâchoires nous semblerait pouvoir être plus convenablement employée à cet effet , concurremment avec les caractères tirés soit de la forme générale , soit de la structure de la queue ou de l’absence de cet organe : ainsi , le genre Pterodma , que M. Ehrenberg a placé parmi ses jSi’acAioiicea , pourrait, ainsi que les Polyarthres, être pris pour type d’une famille particulière ; peut-être aussi le genre Ratule mériterait-il d’être séparé des

autres Brachioniens, qu’il serait alors bien plus facile de caractériser. Mais, comme nous l’avons dit déjà , notre but n’a pu être que d’esquisser ici l’histoire des Brachioniens , et nous attendons de nouvelles observations pour aller au delà.

Nous en formons dix genres , en commençant par la Ptérodine , que la forme de ses mâchoires , semblables à celles des Mélicertiens , que sa queue en forme de trompe , et sa cuirasse en forme d’écaille ronde , séparent de tous les autres ; et en terminant par le Ratule , que rend si remarquable sa queue en long stylet simple , et par la Polyarthre , que ses appendices mobiles en forme de plumes distinguent aussi de tout le reste. Les Brachioniens , dont les appendices ciliés , rotatoires , sont en forme de lobes distincts , arrondis comme deux roues , forment les genres Anourelle et Brachion , l’un dépourvu de queue , l’autre au contraire ayant une queue articulée et terminée par deux Stylets ou deux doigts. Ces deux genres ont leur cuirasse d’une seule pièce encapsule, plutôt déprimée que comprimée; il en est de même du genre Lépadelle, qui diffère des Bracbions parce que ses appendices ciliés sont moins saillants et présentent moins distinctement l’apparence de deux roues ; ses mâchoires ont aussi une forme différente. Un genre que nous plaçons avec doute à côté des Lépadelles à cause de sa forme générale , est l’Euchlanis, dont la queue se termine par deux stylets subulés, et dont la cuirasse est moins résistante ou plus flexible que celle des Lépadelles. Un autre groupe des Brachioniens se distingue par la forme comprimée de la cuirasse qui est ou paraît être bivalve; on en fait les trois genres Dinocliaris , Salpine et Co-, lurelle , dont le premier est caractérisé par sa cuirasse

plus molle et par sa queue ayant plus de deux paires de doigts ou d’appendices ; le second a la cuirasse prismatique, prolongée en pointes aux extrémités; et le dernier enfin a la cuirasse bivalve presque comme celle des Gypris , des mâchoires en crochet , et un appendice en crochet saillant en avant de la bouche.

Ces dix genres représentent dix-sept genres de M. Ehrenberg qui, comme nous l’avons déjà répété, a souvent basé ses distinctions génériques sur la ])résence et sur le nombre des points rouges oculiformes.

Genre. PTÉRODINE. — Pterodina. — PI. XVIII ,

fig. 4.

An. à carapace arrondie ou ovale en forme d’écaille mince , sous laquelle se retire entièrement le corps. Bouche armée de mandibules en étrier, précédée d’un appareil cilié , dont les deux lobes arrondis dépassent le bord de la carapace. — Queue en forme de trompe cylindrique , transversalement ridée, implantée sous le milieu du corps,, et munie de cils vibratiles à l’extrémité.

La singulière ressemblance de sa queue avec une trompe qui s’agite et se porte de différents côtés fit donner à cet animal, par M. Bory, le nom de Proboskidie, que nous aurions adopté comme plus ancien si la dénomination imposée plus tard par M. Ehrenberg n’avait l’avantage d’être plus simple et de ne pas renfermer une notion fausse. La forme de sa carapace fit nommer , par Millier , Brachionus patina l’espèce type , et Brachionus clypeatus une seconde espèce , dont M.' Bory à cru devoir faire un second genre Testudinelle dont le nom est également significatif.

Les Ptérodines se trouvent dans les eaux douces limpides entre les herbes, où on les voit à l’œil nu comme des points blanchâtres nageant assez lentement. Miillcr en indique la

iT cspèco comme vivant dans l’eau de mer. L’espèce la plus commune, la Ptérodine patène {l){Plerodina patina), est demi-transparente , longue de 0,22 ; sa carapace très-mince est orbiculaire, diaphane sur les bords, avec une petite entaille en avant ; entre les deux organes ciliés rotatoires , vers le milieu des lobes ciliés se voient deux points rouges oculiformes, et de chaque côté deux cordons tantôt sinueux, tantôt obliquement tendus, qui sont peut-être des muscles. Une deuxième espèce , la PL elliptique (2) [Pt. elliptica), a été décrite pai- M. Ehrenberg, comme synonyme de la Pro6os/adie patène de M, Bory. Elle diffère de la précédente par sa carapace elliptique sans entaille en avant ; ses points oculifonnes sont écartés. Une troisième espèce enfin , la Pt. à bouclier [3) (Pt. clypcata), de même grandeur que les précédentes, en diffère par sa carapace encore plus oblongue et plus courte (0,19) que le corps, de sorte que son front est saillant entre les organes rotatoires , ses points oculiformes sont beaucoup moins écartés.

M. Bory a décrit dans l’encyclopédie (1824), sous le nom de Testudinelle argule, une autre espèce dont lui seul a parlé et qui , dit-il , a-près d’une ligne de diamètre , ce qui en ferait le plus grand des Systolides , si c’était réellement un animal de cette classe. « Sa cai'apace est discoïde , l’ouverture buccale est garnie en dessous de deux dentelures pointues entre lesquelles vibrent les cils ; la queue est trèsdistinctement annelée.'» Cette espèce, d’ailleurs, ainsi que la précédente, doit, suivant M. Bory , n’avoir en avant qu’un

(1) Brachionus patina , Midi. Inf. Pl. XLVIII, lîg. 6-io, p. SSj, Pterodina patina , Ehr. Infiis. Pl. LXIV , fig. ij.

(2) Pterodina elliptica , 'Ehr. 1. c. fig. 5. — Proboskidia patina ? Bory , 1824 ) Encycl. zooph. p. 657.

(3) Brachionus clypeatus , Midi. Infus. Pl. XLVIII, fig. II-l4> p. 339.

Testudinella clypeata , Bory , 18241 Encycl. zooph. p. 738. Pterodina clypcata, Ehr. Infus. Pl. LXIV , fig. G,

faisceau de cils vibratilcs, et non deux organes rotatoires en cornet; c’est là ce qui , pour cet auteur, distingue les Tcsludinelles des Proboskidics.

2® Genre. ANOURELLE. — Anourella.

An. à carapace en forme d’utricule déprimée , ou de sac denté en avant et largement ouvert pour laisser sortir les organes rotatoires, qui sont ordinairement bien développés en deux lobes arrondis , et accompagnés de soies ou de cils non vibratiles , en plusieurs faisceaux. — Point de queue. — Mâchoires digitées ; un point rouge oculiforme au-dessus des mâchoires. — OEuf volumineux souvent adhérent à la mère.

Les Anoui’elles ne diffèrent des Brachions que par l’absence d’une^ueue ; elles ont été d’abord distinguées conune genre par M. Bory qui, d’après leur forme, en fit le type de sa famille des Citharoïdes en leur donnant ce nom que M. Ehrenberg a voulu changer en Anurœa. On les trouve presque toutes dans les eaux douces pures ; j’en ai rencontré abondamment une espèce dans la Seine , au mois d’août, pai'mi les Potamogetons. Müller a décrit parmi ses Brachions quatre ou cinq espèces d’Anourelles dont l’une, Brachionus pala (1) , décrite par lui comme dépom-vue de queue et indiquée d’abord (1830-1831) conune tme Anurœa par M. Ehrenberg, a été reportée plus tard pai- cet auteur dans le genre Brachion, comme ayant réellement une queue; c’est une des plus grosses espèces; sa longueur totale est de

(l) Grenades aquatiques, Joblot, Micr. 1718, Pl. IX, fig. 4- — Brachionus tertius , Hill.

Brachiouus calycijlorus , Pallas , El. zooph. p. g3. — Brachionus pala, Mûll. Inf. PI. XLVIII, f. i-2, p. 355.

Anourella cithara , Bory, Encycl. zooph. p. 54o.

Anurcea pala, Ehr. x83o. — Brachionus pala , Ehr. Inf. Pl. LXIII , fig. I.

DES INFUSOinES. 627

0,75, et la carapace seule a 0,56. Un autre espèce de Müller, Brachionus quadratus (1) , caractérisée par deux longues épines en arrière , a formé le genre Kératelle de M. Bdry. Sa cuirasse est caia-ée comme l’indique son nom ; elle a én avant six pointes saillantes dont les deux moyennes sont les plus longues ; sa longueur totale est de 0,28, ou de 0,1 8 sans les épines postérieures. Une troisième espèce, Brach^nùs bipalium (2), n’a été vue que par Müller; sa cuirasse lisse, oblongue , repliée sur les bords et arrondie en arrière , présente en avant dix pointes ou dentelures dont quatre à chaque face, dorsale ou ventrale, et deux latérales ; elle est longye de 0,22.

En outre de ces espèees, M. Ehrenberg compte 12 espèces d’Anourelles; il les divise en deux sections, suivant qü’clles ont ou n’ont pas d’épines en arrière ; parmi celles sans épines postérieures sont : 1® V Anourelle écaille (3) {An. sqüamwia), longue de 0,12 et large de 0,10, arrondie en arrière, tronquée en avant avec six pointes dont quatre latérales et deux dorsales ; elle vit dans les marais parmi les lentilles d’eau; 2“ VAnourclle rayée (4) {An. striata), ovale tronquée en avant avec six dentelures dont deux latérales , et quatre

(1) Brachionus quadratus , Miill. Inf. PI. XLIX , fig. l2-l3. Keratella quadrata , Bory , 1824 . Encycl. zooph. p. 469- Anuræa aculeata ,Ehr. Inf. ^1. LXII , lîg. 14.

(2) Brachionus bipalium , Müll. lufus. PI. XLVIII , fig. 3-5, p. 336. Anourella pandurina , Bory , Encycl. zooph. Il , p. 54o. — Encycl.

PI. 27 , fig. 10-12.

Brachionus bipalium , Lamarck, An. sans vert, 2' éd. t. 11 , p. 35.

(3) Brachionus squamula , Mûll. Inf- Pl. XLVII , fig. 4"7 > P- 534> Vaginaria squamula, Schrank , Faun. boic. III, 2 , p. 1(^1. Anourella luth , Bory , Encycl. zooph. p. 54o.

Anuræa squamula , Ehr. l83G, Infus. Pl. LXII , fig. 3.

(4) Brachionus striatus , Müller, Infus. Pl. XLVII , fig. 1-3, p. 332. — Lamarck, An. sans vert. 2* éd. t. il , p. 35. — Encycl. mélh. Pl. 27 , fig. 1-3.

Anourella lyra , Bory , Encycl. zooph. p. 54o.

(5) Brachionus striatus, deBlainville , Man. d'actin. Pl. 9, fig. 3. Anuræa striata , Ehr, Méiu. l83i. >->' Infus. j838 , PI. LXII , fig. 7.

HISTOIRE NA.TUr,EELE

dorsales ; elle est longue de 0,22 , marquée de 12 stries longitudinales} Millier l’a observée dans l’eau de mer; M. Ehrenberg la regarde comme identique avec celle qu’il a trouvée dans les eaux douces à Berlin.

Quatre autres espèces, Al quadridenlata (Ehr. loc. cit. lig. 2) ; A. falculata {Ehr. loc. cit. fig. 4) ; A. curvicornis (Ehr. loc. cit. fig. 5) , et A. birentis (Ehr. loc. cit. fig. 6) ; dont la première, connue par sa carapace seulement, est indiquée avec doute , et la dernière est marine , sont décrites par M. Ehrenberg comme appartenant à la division des Anourelles sans épines postérieures ; la première, longue de 0,12, a quatre pointes ou cornes en avant de sa cumasse, qui est réticulée; la deuxième, longue de 0,18, oblongue, a six pointes ou cornes en avant, dont les deux moyennes, plus longues , sont courbées en faucille ; sa cuirasse est granulée , rude ; la troisième , longue de 0,12, et large de 0,10, arrondie en arrière et tronquée en avant , où sa cuirasse réticulée est armée de six pointes ou cornes. U A. biremis est ainsi nommée à cause de deux pointes latérales mobiles ; elle est oblongue , bien plus étroite que les précédentes , longue de 0,18, lisse avec quatre pointes en avant. Dans la division des Anourelles armées d’épines ou de prolongements de la carapace en arrière , se trouvent VA. quadrata ou Brachionus quadratus de Müller, dont nous avons déjà parlé , et deux autres espèces indiquées par Müller dans le Naturforscher (IX, p. 212-213) , VA. foliacea{\) , et VA. stipitata (2), dont la cuirasse , armée de dix pointes en avant, est prolongée pos lérieurement en une seule pointe ; l’une, dont la carapace est plus longue, élargie dans le tiers postérieur, et rayée, est longue de 0,15; l’autre, un peu plus petite et proportionnellement plus courte, a la carapace lisse. Deux autres espèces.

{l) Anurœn foLiacea , Ehr. Infus. Pl. LXII , fig. 10.

'iginaria musculus , Oken , nat. iii , p.

Anurœa stipitaia , Ehr. Infus. 1. c. lig. il. f^aginaria cuneus , Schrank. — Oken , naturg. III , p. 48.

A. inermis (Ehr. loc. cit. fig. S), et A. acuminala (Ehr. loc. cil. fig. 9) , ont la cuirasse allongée , rétrécie et tronquée en arrière, striée longitudinalement; celle-ci, longue de 0,22, est armée en avant de six pointes longues aigues ; celle-là , longue de 0,18, a sa cuirasse plus molle, flexible et bordée en avant par quatre dentelures très-peu saillantes. Trois autres espèces, A. testudo (Ehr. loc. cit. fig 12) , A. serrulala (Ehr. loc. cit. fig. 13),et^. valga (Ehr. loc. cit. fig. 15), ont la cuirasse presque carrée , élégamment réticulée et granuleuse , et armée de six épines en avant et de deux en arrière, comme VA. quadrata dont elles ne sont peut-être que des variétés.

S** Genre. BRACIIION. — Brachioms. — Fl. XXI, fig. 2.

An. à carapace en forme d’utricule déprimée ou de fourreau court , dentée en avant et largement ouverte , pour laisser sortir les lobes ciliés de l’appareil rotatoire ; souvent dentée ou armée de pointes en arrière , et également ouverte pour le passage d’une queue articulée que termine une paire de doigts ou stylets articulés. — Mâchoires digitées ; un point rouge oculiforme presque toujours visible au-dessus des mâchoires. — OEuf volumineux porté longtemps par l’animal à la base de la queue.

Les Brachions, comme nous l’avons déjà dit, ne diffèrent des Anourelles que par la présenee d’une queue. On en trouve un grand nombre dans les eaux douces et dans l’eau de mer, entre les herbes; et eomme ils sont presque tous assez volumineux pour êti'e distingués à la" vue simple, ils ont dû être vus par tous les micrograpbes ; Hill les prit pour type de son genre Brachionus , que Pallas adopta en le gâtant , et que Müller a rétabli en y comprenant seulement tous nos Braebioniens. M. Ehrenberg, attribuant à la présence du point rouge oculiforme mic trop grande importance, a séparé des Brachions, pour en faire son genre Noteus, imc

seule espèce ^iV. q'^adricornis (Ehv. loc. cil. PI. LXII,fig. 1), longue de 0,22 à 0,37 , à caparace presque circulaire élégamment réticulée et granulée , portant quatre pointes en avant et deux pointes en arrière , et qui aurait pour caractère générique l’absence du point rouge. Ce même auteur, comme nous rivons dit, rangç parmi ses Brachioiis, le B. bipalium que, d’après la description de Müller , M. Bory a nommé Anouplle ; il compte en outre huit espèces de vrais Bracliions dont trois ou quatre ont été vus par Müller, savoir : 1® Le Br. urçeolaris (1) (voyez PI. XXI, fig. 2)dontla carapace lisse, arrondie en arrière, loügue de 0,22 à 0,28, présente en avant six”' dentelures larges et peu saillantes ; sa longueur totale, avec lés appendices ciliés rotatoires, est de 0,28 à 0,37. loutre ses lobes ciliés, qui s^ont très-développés, il a des cils droits non vibratiles; c’est l’espèce la plus commune ; je l’ai tpuyçe constamment dans l’eau des tonneaux du Jardin dp Plantes , à Paris, et surtout dans celle qui baigne les plaaites aquatiques de l’école de botanique. Scs œufs ont 0,10 ^ 0,12. 2“ Le Br. rubens (Ebr. loc. cit. fig. 4) qui n’est probalp^nient qu’une variété du précédent avec lequel Pallas et Boulier l’ont confondu ; il s’en distingue, suivant M. Elirenberg, par sa couleui' rougeâtre, par ses dimensions plus considérables et par les dents de la carapace plus pronoiicées et plus aiguës. 3° Le Br. Bakcri (2), long de 0,22 à 0,44, et dont la carapace, longue de 0,12, est rude et granuleuse, réticulée au milieu, avec six pointes en avant, dont les deux

(1) Brachiotms capsulijlorus , a. Pallas, El. zooph. p. 91 — Drachionus quartus

Brachionus urçeolaris, Müller, Inf. Pi. L , fig. 1^-21, p. 356. Brachionus urçeolaris , Ehr. Inf. i838, Pl. LXIII, f. 3.

(2) Brachionus capsulijlorus , yS. Pallas, 1. c.

. Braçjiionus quadridentus , Hermann. — Br. quadricornis cthicornis, Schrank. li ■

Brachionus Bakeri, Müller, Inf. Pl. XLVII , fig. i3.

Brachionus octodentatus , Bory, Encycl. zooph.

Noteus Bakeri, Ehr.^Mém. i83o-i83i,

Brachionus Bakeri, Ehr. Infus. l838, Pl. LXIV, fig. i.

moyennes plus longues et courbées, deux longues épines latérales en arrière, et un prolongement bifide au-dessus de la queue. 4« Le Br. polyacanthus (Ehr. loc. cit. PI. LXIV , lig. 2) , long de 0,22 à 0,28, et dont la carapace lisse a quatre cornes allongées en avant, deux médianes et deux latérales, et cinq épines postérieures dorsales , dont les extérieures sont très-longues. 5“ Une auti-e espèce, Br. amphiceros (Elir. loc. cit. PI. LXIII fig. 2), décrite par Joblot sous le nom de Grenade aquatique, couronnée et barbue (Jobl. PI. IX , fig. 4). Toutes ces espèces vivent dans les^aux douces, ainsi que les Br. brevispinus (Ehr. loc. cit. fig. 6) , et Br. militaris (Ehr. loc. cit. PI. LXIV, fig. 3), dont l’un est long de 0,44 avec une carapace arrondieayant en avant six dentelures très-peu marquées, et en arrière une échancrure entre deux pointes courtes; et dont le dernier, long de 0,22, est remarquable par le nombre des épines dont est armée sa carapace granuleuse , rude ; en effet, on en compte dix à douze en avant , et en arrière il y en a quati'e dont les latérales sont les plus longues.

Une seule espèce, Br. Mülleri (Ehr. loc. cit. PL LXIII, fig. 5) est décrite par M. Ehrenberg comme vivant dans l’eau de la mer Baltique ; sa longueur est de 0,44 , et sa carapace lisse, festonnée, à six dentelures obtuses en avant , et un peu échancrée au-dessus de la queue en arrière , est longue de 0,38.

4“ Genre. LÈPAmUÆ.—Lepadella.—Pl. XXI, fig. 4-5.

An. à cuirasse solide , ovale , déprimée ou lentieulaire , convexe en dessus , presque plane en dessous , ouverte et plus ou moins échancrée aux deux extrémités, pour le passage de l’appareil cilié , qui est ordinairement surmonté . d’une écaille diaphane recourbée en avant, et pour le passage d’une queue triarticulée terminée par deux stylets en arrière. — Mâchoires élargies, avec deux ou trois dents peu marquées. — Avec ou sans points oculiformes disposes par paires.

Les LépadcUcs , irès-coinniunes dans les eaux douces , slagnanlcs, et dans les eaux consei’vées longtemps, ont été comprises parmi les Brachions par Müller. M. Bory les en distingua d’après leur forme et d’après la disposition de'J’appareil cilié, plus ou moins lobé, et qui n’olfre jamais l’apparence de roues , comme celui des vrais Brachions. M. Ehrenberg a adopté le genre Lépadelle ; mais , voulant prendre trop exclusivement ses caractères génériques dans la présence des points rouges oculiformes , il en a séparé tous les individus pourvus de ces points , pour les rapporter à des genres différents, en faisant de ceux qui ont deux points rouges le genre Stephanops , caractérisé par la présence d’une écaille diaphane , qu’il nomme un chaperon , et le genre Metopidia sans ce chaperon ; et de ceux qui ont quatre points rouges , le genre Squamella , que M. Bory avait défini d’une tout autre manière. Mais nous sommes convaincu que ces points rouges peuvent se montrer ou s’effacer dans les mêmes espèces , suivant l’âge ou le degré de développement. Nous croyons , par exemple , que la Lepadella ovalis et le Stephanops muticus de M. Ehrenberg sont une seule espèce, Lepor délia patella (1), avec ou. sans points rouges, laquelle Millier avait nommée Brachionus patella, tandis que le Brachionus ovalis de cet auteur , cité mal à propos comme synonyme de cette Lépadelle par M. Ehrenberg, est certainement une espèce d’un autre genre (Euchlanis) , comme cela résvdte des propres expressions de Müller, qui dit qu’elle est plusieurs fois plus grande que le Br. patella, qui est long de 0,12 à 0,14 tout compris. De même aussi nous croyons que la Metopidia lepadella ( Ehr. Inf. PI. LIX , fig. 10), et la Squamella bractea (2) de M. Elu-enberg,

(1) Brachionus patella, Müll. Inf. Pl.'XLVIII, £g. l5-ig, p. 34. Lepadella patella , Bory , Encycl. zooph. p. 38 et 485.

Lepadella ovalis , Ehr. Infus. Pi. LVII, fig. 1.

Stephanops muticus , Ehr. 1. c. PI. LIX, fig. i4.

(2) Squamella bractea , Ehr. 1. c. fig. i6. — M. Ehrenberg donne comme synonyme le Brachionus bractea (Müll.Inf.Pl. XLIX,fig. 6, q),

sont une seule espèee , que nous nommons Lepadella roiundala , caraetérisée par Téeliancrure bien moins profonde de son bord antérieur. La Squamella ohlonga (Ebr. l. c. 6g. 17) et la Metopidia acuminata {^hr. 1. c. 6g. 11), seraient encore deux espèces distinctes de Lépadelles : l’une (L. ohlonga)^ longue de 0,l3, proportionnellement plus oblongue que les précédentes , et sans appendices , comme les suivantes; l’autre {L. acuminata), longue seulement de 0,11, est décrite par M. Ehrenberg comme terminée en arrière par une pointe peu saillante au-dessus de la queue.

Eii6n, ime cinquième et une sixième espèce, L. lamellaris (1) et L. cirrata (2) , décrites par Miüler comme des Brachions, sont distinguées par les pointes dont leur cuirasse est armée en arrière ; celle-ci , longue de 0,11 , n’a que deux pointes en arrière ; elle a, été prise par M. Bory pour type deson genre Squatinelle -, celle-là, longue de 0,10, a trois pointes en arrière.

J’ai trouvé la Lepadella patella très-fréquemment dans l’eau de Seine conservée pendant plusieurs mois et même pendant plusieurs années, dans des bocaux, avec des plantes aquatiques ; à diverses époques , j’ai trouvé aussi, soit cette même espèce , soit la L. ohlonga , soit la L. rolundata, dans l’eau des tomreaux d’arrosage , au Jardin des Plantes , à Paris.

représenté par Millier avec deux pointes situées de chaque côté à l'origine delà queue, mais ce doit être autre chose.

(1) Brachiouus lamellaris , Midi. Inf. Pl. XLVII , fig. 8-Ji , p. 340, Encycl. Pl. 2^, fig. 22-25.

Lepadella lamellaris, Bory, Encycl. zooph. p. 484- Stephanops lamellaris , Ehr. Infus. l838 , Pl. LIX , fig. i3.

(2) Brachiouus cirratus , Müll. Infus. Pl. XLVII , fig. 12 , p. 352. Squatinella Caligula , 'Bory , Encycl. zooph. 1824.

Stephanops cirratus , Ehr. Infus. l838, Pl. LIX, iig. i5.

5“ Genre ? EUCHLANIS. — Euchlanis. — PI. XIX , fig, 4.

An. à cuirasse ovale , déprimée ou lenticulaire , flexible et se continuant avec le reste des téguments dont elle est évidemment une partie plus résistante. — Appareil cilié plus saillant et lobé à l’extrémité d’un cou rétractile épais, qui rentrant à l’intérieur laisse une échancrure en avant. — Queue articulée et terminée par un ou deux doigts ou stylets plus ou moins longs. — Mâchoires simples , à branches très - longues ; un seul point rouge oculiforme , quelquefois effacé.

Le genre Euchlanis., créé par M. Ehrenberg, et qui a donné son nom à la famille des Euchlanidota de cet autem’, est caractérisé dans sa classification par la présence d’un seul œil à la nuque , par mie queue (pied ) bifurquée , et par ime carapace ouverte. Quant à nous , en admettant qu’en effet la disposition du point rouge oculiforme peut fournir un caractère d’une certaine valeur ici , nous regardons comme beaucoup plus important le caractère tiré de la flexibilité de la cuirasse et de la longueur des branches montantes (scapus) des mâchoires.

Les Euchlanis ont beaucoup de ressemblance avec les Lépadelles , et se trouvent comme elles dans les eaux stagnantes et dans des eaux conservées depuis longtemps ; mais quoique la forme paraisse d’abord presque la meme , on les distingue bientôt par l’allongement plus considérable dont est susceptible leur partie antérieure , et surtout parce que leur cuirasse , au lieu de conserver sa forme après la mort et de résister à la décomposition , se plisse et sc contracte. L’espèce type, Euchlanis luna (Ehr. Inf. PI. L\I1, fig. 10), a été nommée par Müller (Inf. PI. XX , fig. 8, 9) Cercaria luna; Lamarck en a fait son genre Futcocerqué ; M. Nitzsch l’a nommée Lecane luna; M. Bory en fait sa Trichocerca luna; M. Ehrenberg, enfin , lui a donné le nom que nous

adoptons. Elle est longue de 0,14 , oblongue ou presque orbiculaire , et devient fortement échancrée en avant quand elle retire son cou et ses appendices ciliés ; sa queue , dont les deux stylets se terminent par une petite pointe articulée , la fait aisément i-econnaître. On doit peut-êtie regarder comme ime deuxième espèce d’Euchlanis la Cercaria orbis de Miiller (Inf., PL XX, fig. 7) , que Lamarck a nommée Furcocerca orbis, et dont M. Bory a fait également une Trichocerque ; elle est orbiculaire , déprimée , avec deux longs stylets divergents en ai-rière et une papille obtuse à lem- base : elle est indiquée comme très-rare dans les eaux d.ouces en Danemark. Une troisième Euclilanis , longue de 0,14 , assez semblable à la première par ses mâchoires et par sa forme générale , quoique toujours plus allongée , et avec une queue souvent repliée en dessous et qui pai’aît simple , a été nommée alternativement Monostyla luïiaris (Ehr. Inf. PI. LYII, fig. 6) et Lepadella lunaris par M. Ehrenberg. Cet auteur place également dans son genre Monostyla, caractérisé par la présence d’un œil unique , par une queue simple , et par une carapace déprimée : 1® la Monostyla cornuta (Ehr. 1. c. fig. 4), longue de 0,11 , et doimée comme synonyme de la Trichoda cornuta de Miüler (Midi. Inf., PL XXX , fig. 1-3 ) , mais que je crois devoir rapporter à une des précédentes ; 2» la Monostyla quadridentata ( Elir. 1. c. fig'. 5 ) , longue de 0,22 , avec une cai-apace jaunâtre, échancrée en avant , avec les pointes latérales très-aiguës , et deux autres pointes ou cornes au milieu de l’échancruie ; elle doit sans doute être considérée comme une quatrième espèce d’Euchlanis. Une cinquième espèce est VEuchlanis ovalis, que Millier a décrite sous le nom de Brachionus ovalis (Midi. Inf., PL XLIX, fig. 1-3), et qui se rapporte à VEuchlanis macrura (Ehr. Inf. PL LVIII, fig. 1) de M. Ehrenberg, bien mieux qu’à la Lepadella ovalis de cet auteur ; elle est longue de 0,28 sans la queue , qui est formée de deux longs stylets et accoinpagnée de soies ou de pointes plus petites à sa base. On doit , je crois , y réunir VEuchlanis dilatata

(Ehr. 1. c. fig. 8), qui, trouvée également dans les eaux douées à Berlin , et de même grandeur , est censée en diflércr par sa largeur plus considérable , par l’alisencc des soies à la base de la queue , et par un pli longitudinal au milieu de la l'ace vcntx'ale. M. Ehrenberg rapporte avec doute à ce genre deux autres espèces, qui soni V Euchlanis triquetra (Ehr. Inf. PL LVII , fig. 8 ) , longue de 0,56 , à cuirasse ovale , avec une carène saillante au milieu du dos ; et VE. Hornemanni (1. c. fig. 9), longue de 0,10, allongée, très-contractile , et pouvant retirer toute sa moitié antérieure , qui est cylindrique, dans la cuirasse de la moitié postérieure, qui est dilatable , en forme de coupe ; l’une et l’autre ont la queue formée de deux stylets divergents ; l’is. triquetra est en outre représentée par l’auteur avec des fibi-es musculaires , transversalement striées , et avec des mâchoires digitées , ce qui devrait l’éloigner des autres Euchlanis.

6“ Genre? DINOCHARIS. — Dinocharis.

An. à cuirasse cylindrique ou comprimée, flexible, cl se continuant avec le reste des téguments dont elle est une partie plus résistante. Appareil cilié à l’extrémité d’un cou épais , cylindrique , rétractile , non lobé. — Queue articulée , avec plusieurs paires de doigts ou de stylets. — Mâchoires simples , à branches minces. — Un point rouge oculiforme.

Le genre Dinocharis a été établi par M. Ehrenberg , pour un Systolide, D . pocillum {Vhv . Infus. PL LIX, fig. 1), fort remarquable , vivant dans les eaux douces stagnantes , long de 0,22, à corps presque cylindrique , avec une queue triarticulée dont le premier article porte deux doigts ou stylets dressés en haut, et dont le dernier se termine par deux stylets assez longs avec mx appendice intermédiaire un peu moins long. Muller l’avait nommé Trichoda pocillum (Midi. Inf. PL XXIX, fig. 9-12). Schranck le plaça dans

son genre Faginaria-, Lainarck et M. Bory en ont lait une Tricliocerque. M. Ehrenberg a voulu distinguer comme espèces, sous les noms de D. tetractis (Ehr, loc. cit. lig. 2) et D. paup&ra (Ehr. loc. cit. fîg. 3) , les individus çhez qui les appendices de la queue sont moins prononcés et dont la carapace est presque prismatique.

7® Genre. SALPINE. — Salpina. — PI. XVIII, lig. 1-2, et PI. XXI, fig. 1.

An. à cuirasse comprimée, bivalve, ou paraissant telle , prismatique , plus ou moins renflée au milieu , et plus ou moins entaillée aux deux extrémités , ou terminée par plusieurs pointes ou cornes qui dépassent peu l’appareil cilié, — Queue courte, avec deux stylets droits ou recourbés en dessous. — Mâchoires digitées. — Un seul point rouge oculiformc.

]ja forme très-remarquable des Salpines suffit pour les distinguer de tous les autres Brachioniens ; aussi , avant que M. Ehrenberg n’eût établi ce genre, M. Bory avait placé dans son genre Mytiline , caractérisé par un têt bivalve, l’espèce qui peut être regardée comme type , la Salpina mucronala lEhr. Inf. PI. LVIII, lig.4) ; Muller (Inf. PI. XLIX, fig. 8-9 ) l’avait nommée Brachionus mucronatus ; elle est longue de 0,25; sa cuirasse présente quatre pointes en avant, dont deux latérales et deux presque au milieu du bord dorsal, séparées par un linteau saillant qui se prolonge jusqu’à l’extrémité d’un pointe saillante en arrière; deux autres pointes latérales terminent avec celle-ci , le bord postérieur I de la cuirasse. Je l’ai trouvée dans l’eau de la Seine, au mois I d’octobre, avec la longueur que j’indique; Millier lui donne I une longueur plus considérable en la disant (Inf. p. 349) î semblable à son Brachionus denlalus , mais deux ou trois I fois plus graml ; M. Ehrenberg, au contraire, lui assigne seuil leinent la longueur de 7^ ligne (0,187). Le Br. denlalus de

Muller (luf. PI. XLIX, fig. 10-11) est sans doute une seconde espèce ; il est indiqué comme ayant chacun des stylets de sa queue terminé par deux petites soies ; sa cuirasse est plus étroite et un peu arquée.

Une troisième espèce, de forme presque semblable, a été nommée par M. Ehrenberg Salpina brevispina (Ehr. loc. cit. fig. 8); elle est aussi longue que la première (0,25), mais Içs pointes qui terminent la cuirasse sont beaucoup plus courtes , et en outre, la partie antérieure de cette cuirasse est hérissée de petits tubercules réguhers dans une longueur égale à sa hauteur, et son bord est simplement sinueux. M. Ehrenberg décrit aussi coimne autant d’espèces distinctes, sous les noms de S. spinig er a (\oc. cit. fig. ô),S.ventralis (loc. cit. fig. 6), S. redunca (loc. cit. fig. 7) eti". bicarinata (loc. cit. fig. 9) , des Salpines toutes de même grandeur et de même forme à peu près, qui ne diffèrent que par la longueur et la direction des pointes de la cuirasse; aussi pensons-nous que ce ne sont que des espèces nominales. On ne pourrait en dire autant du Brachionus tripos dé Millier (Inf. PI. XLIX, fig. 4-6) , dont M. Bory a fait une Mytiline et qui paraît bien être une espèee distincte de Salpine; il est plus petit que le Brachion urcéolaire , revêtu d’une cùirasse bivalve , renflée au miheu, tronquée en avant et terminée en arrière par trois pointes.

8“ Genre. COLURELLE. — — PI. XVIII, fig. 5.

An. à cuirasse bivalve, ovale , comprimée , ouverte en dessous et aux extrémités, tronquée ou arrondie en avant, plus étroite ou mucronée en arrière. — Orgaüe cilié surmonté d’un, appendice en crochet, rétractile. — Queue triarticulée, terminée par un ou deux stylets. — Mâchoires en crochet tourné avant. — Deux points rouges oculiformes, très-rapprdchés en avant.

Le genre Colurelle a été établi par M. Bory pom- le Bron

chionus uncinatus de Müller (Inl'. PI. L, fig. 9-11) une des espèces les plus communes dans les eaux douces entre les herbes et dans ces mêmes eaux gardées longtemps dans des bocaux; sa longueur est de 0,12 ; sa cuirasse, qüi a 0,10, se termine en arrière par deux pointes qui s’appliquent l’une contre l’autre quand les valves se rapprochent ; sa queue paraît terminée par un stylet simple que cependant j’ai vu quelquefois se dédoubler. M. Ehrenberg a changé le nom de Colurella en celui de Colurus qu’il veut réserver exclusivement aux espèces dont la queue a deux stylets , en nommant Monura celles qui n’ont qu’un seul stylet. Son Colurus uncinatus (loc. cit. fig. 6), qu’il donne pour synonyme du Brachionus uncinatus de Müller , me paraît être la même espèce dont nous donnons la figure, quoiqu’il ne lui assigne qu’une longueur de 0,062. Les Colurus bicuspidatus (Elir. loc. cit. fig. 7) et C. caudatus (Ehr. loc. cit. fig. 8) de cet auteur, qui ne dilfèrent que par une différence de longuewr des stylets terminaux, sont vraisemblablement encore la même espèce. Quant à la Monura dulcis (Ehr. loc. cit. fig. 5), sa cuirasse plus comprimée et obliquement tronquée en arrière peut la faire considérer comme une espèce particulière de Colurelle, ainsi que la Monura colurus (Ehr. loc. cit. fig. 4), qui vit dans l’eau de la Méditerranée et qui a sa cuirasse arrondie en arrière ; sa longueiu’ est de 0,08.

9® Genre. RATULE. — Ratulus , Lamarck. — PI. XXI’,

fig. 3.

An. à corps ovale oblong , à cuirasse flexible , renflée au milieu et surmontée d’une carène très -prononcée , ce qui la rend prismatique ; tronquée et ouverte en avant pour le passage de l’appareil cilié, qui est peu développé ; rétrécie en arrière, et se joignant à la base de la queue, qui est accompagnée de plusieurs petits cirrhes , et se prolonge en un stylet roide et aussi long que le corps , et dressé ou infléchi en-dessous.— Mâchoires ù branches longues , avec un

support ( fulcrum ) central droit très-long. — Avec ou sans point rouge oculiformc.

Lamarck a établi le genre Ratule pour un Systolide trèsremarquable par sa carène dorsale et par sa queue en stylet simple très-long , Ratulus carinalus (Lam. An. s. vert. 2® éd. t. 2, p. 24). Muller l’avait lai.ssé parmi ses Trichodes {Tr. raltus, Inf. PI. XXIX, fig. 5-7). M. Bory en forma le genre Monocerque, que M. Ehrenberg adopta d’abord , mais qu’il divisa ensuite en deux genres, Mastigocerca et Monocerca-, l’un Mastigocerca carinata, Ebr. Inf. PI. LYII, fig. 7), supposé revêtu d’une cuirasse et faisant partie de la famiUe des Euchlanidota ; l’autre {Monocerca ratus , Ebr. Inf. PI. XLVII, fig. 7), sans cuirasse , rangé parmi les Hydatinœa. Je crois cependant que ce n’est qu’une seule et même espèce que j’ai pu étudier, soit à Paris en mars et avril 1838, dans l’eau d’une fontaine, près de Gentilly (fontaine Amular) , soit à Rennes, en mars 1841, dans l’eau d’un ruisseau à l’est du jardin botanique. Ce Ratule a le corps long de 0,147, et la queue de même longueur ; ce qui fait pour la longueur totale 0,29.

M. Elu'enberg a décrit sous le nom de Monocerca hicornis (Infus. PI. XLVIII, fig. 8) une espèce qui paraît être bien distincte en raison des pointes ou cornes dont elle est armée en avant. Cet auteur a réservé le nom de Ratule {R. lunaris Ehr. Inf. PI. LVI, fig. 1) à la Trichoda lunaris de Millier (Midi. Inf. PI. XXIX, fig. 1-3) que Lamarck mit parmi ses Cercciires.

10“ Genre. POLYARTHRE. — Polyarthra. — PI. XXI ,

fig. 6.

An. à corps ovoïde tronqué en avant, revêtu d’une cuirasse flexible , aux deux côtés de laquelle sont articulés , prés du bord antérieur , un faisceau d’appendices en forme de stylets ou de lamelles étroites, ou de plumes aussi longues

que le corps, qui par là est rendu presque carré. — Appendice cilié, aussi large que le corps, accompagné de stylets bi-articulés , et d’appendices charnus tentaculiformes. — Mâchoires unidentées.

]M. Ehrenberg a institué ce genre en 1833 pour un Systolide qu’il a rangé dans sa famille des Euchlanidota , et que nous croyons plus convenablement placé auprès des Brachioniens , mais qui véritablement mériterait de former une famille particulière. Je donne (PI. XXI, fig. 6) le dessin d’une Polyarthre que j’ai trouvée, au mois de novemlire 1 836, dans l’étang du Plessis-Piquet , près de Paris ; sa longueur est de 0,18 et son organisation paraît plus eomplexe que celle des genres voisins. M. Ehrenberg (Inf. PI. LIV, fig. 3) décrit, sous le nom de Polyarthra platyptera , une espèce que je crois être la même; il lui assigne une longueur de 0,14 , et lui attribue un point oculiforme rouge , et six appendiees de chaque eôté. Sa P. trigla (Ehr. loc. cit. fig. 2) en dillère par ses appendices sétacés.

Le genre Triarthra du même auteur est vraisemblablement très-voisin de celui-ci , dont il diffère par la présence d’un appendice caudal et parce qu’il n’a qu’un appendice latéral de chaque côté. La Triarthra mystacina (Ehr. Inf. PI. LV, fig. 8) a été décrite par Müller sous le nom de Brachionus passas (Inf. PI. XLIX, fig. 14-16); M. Boryen a fait son genre Filina.

Une seconde espèce, Triarthra longiseta (Ehr. loc. cit. fig. 1), en diffère par la longueur de ses appendices, et parce que ses yeux ou points oculiformes sont plus écartés ; elle avait été décrite par Eichliorn sous le nom de Puce d’eau {PF asserfloh) ; sa longueur est de 0,19 sans les appendices, ou de 0,56 avec eux ; l’autre espèce est longue seulement de 0,14.

hi

HISTQinE NATURELLE

FURCULARIEWS.

Animaux à corps ovoïde ou cylindrique, ou en massue , Irès-contractiles et de forme variable, revêtus d’un tégument flexible , membraneux , susceptible de se plisser en long ou en travers suivant des lignes assez régulièrement espacées. — Avec une queue plus ou moins longue , terminée par deux doigts ou stylets.

Les F urculariens constituent la famille presque entière des Hydatinœa de M. Ehrenberg; ils ont été compris par Müller dans son genre Vorticelle pour la plupart , et dans ses genres Trichode et Cercaire. Lamarck en fit le genre Furculaire que M. Bory a adop té e t le genre T richocerque que ce dernier a nommé Leiodine, en supposant à tort qu’il est dépourvu de cils vibratiles. M. Ehrenberg en a formé dix-huit genres , dont trois nous ont paru devoir être réunis aux Brachioniens , savoir : les Monocerca , Poljarihra et Triarthra. Quant aux quinze autres , dont les caractères sont tirés principalement de la présence et de la disposition des points oculiformes , sans avoir égard à leur forme générale et à la structure de leurs mâchoires, nous pensons qu’on peut en réduire le nombre à cinq , en les circonscrivant d’une manière toute différente, et en tirant leurs caractères de la présence et de la forme des mâchoires , et ensuite de la disposition de l’appareil cilié, qui est ordinairement en rapport avec ce premier caractère. Un sixième genre , Lindia , est caractérisé par l’absence de tout appareil cilié et par la structure singulièrement complexe de

ses mâchoires. Les cinq autres ont l'appareil cilié plus ou moins complicjué , offrant quelquefois l’apparence de deux roues latérales , bien moins distinctes cependant que celles des Rotifères et des Brachions, mais nonréellement multiple comme l’admetM. Ehrenberg. Un premier genre, i?7zté/’op/ée, est caractérisé par l’absence totale de mâchoires ; deux genres autres ontles mâchoires digitées ou à plusieurs dents, ou obtuses et non entièrement protractiles ; ce sont les Hydatines , dont la forme , tout à fait semblable à celle des Entéroplées , est en massue , plus large et comme tronquée en avant , où se trouve un large entonnoir cilié conduisant les aliments aux mâchoires , et les Notommatcs , dont le corps, en fuseau ou lagéniforme, est plus étroit en avant, où il présente même quelquefois un étranglement, de sorte que l’appareil cilié est proportionnellement moins large. Un quatrième genre, laire , montre des mâchoires aiguës en forme de tenaille, et tout à fait protractiles hors de l’appareil cilié, qui est très-peu développé ; le corps est plus étroit en avant, obliquement tronqué; le cinquième genre enfin, que nous proposons sous le nom àePlagiognathe^ est tout à fait distinct par la forme de ses mâchoires , qui se montrent ordinairement de profil , comme celles des Colurelles, et dont les deux branches , rapprochées parallèlement, viennent aboutir au bord de l’appareil cilié.

Les Furcularieus sont extrêmement nombreux ; beaucoup sont encore à étudier et à décrire : on les trouve dans les eaux douces ou marines , et plusieurs même se conservent et se propagent dans les bocaux où l'on conserve ces eaux avec des plantes aquatiques.

r^GENRE.ENTÉROPLÉE.— Æn^crop/ea. — PI. XIX, fig.2.

An. à corps diaphane, conique ou en massue, tronqué en avant où il présente un appareil cilié très-dévcloppé, aminci en arrière où il se termine par deux doigts courts. — Bouche sans mâchoires.

Ce genre , établi par M. Ehrenberg , ne contient qu’une seule espèce, Enteroplea hydatina (Ehr. Inf. PI. XLYII, fig. 1), que j’ai eu l’occasion d’observer dans l’eau d’un fossé, au nord de Paris (aux Batignolles) , le 11 novembre 1838 ; sa longueur était de 0,36 , et non de 1/10 de ligne, comme l’indique M, Ehrenberg. Je fus surtout frappé de la disposition de quatre touffes de granules pédiceUés , qui se voient au tiers postérieur de la longueur , et de la présence d’un globule incolore , fixé sous le tégument , au tiers antérieur , et d’où partaient deux cordons charnus , dirigés en avant ; je n’ai pas trouvé de motifs suffisants pour considérer cela comme un œil et un système nerveux. J’indique ces détails de structure , ainsi qu’un organe cilié entre les muscles de la queue , dans la figure que j’en donne.

2® Genre. HYDATINE. — Hydatina. — PI. XIX, fig. 1.

An, à corps diaphane, conique ou en massue tronquée en avant où il présente un appareil cilié en large entonnoir ; aminci en arrière où il se termine par deux doigts courts. — Mâchoires larges, digitées ou à plusieurs dents. — Avec ou sans un point rouge oculiforme.

Les Hydatines ressemblent extérieiuement aux Entéroplées ; mais elles en diffèrent considérablement par la structure interne. L’espèce qui .sert de type , Hydatina senta ( Ehr, Inf. PI. XL\ II ) , avait été nommée par Muller Horticclla senta (Inf. PI. XLl, fig. 8-14). C’est sur elle que 31. Ehren-

DES INFUSOrHES.

6ii.5

berg a fait les belles observations qui ont si vivement excité l’attention des naturalistes ; il en a bien décrit le système digestif et l’ovaire, mais il a voulu attribuer une structure trop bien définie à l’appareil cilié , et a voulu interpréter d’une manière trop absolue la vessie contractile et les organes internes, qu’il prend pour des organes mâles; de même aussi qu’il a prétendu reconnaître un appareil vasculaire dans les plis superficiels du tégument. Il a vu les organes vibratiles internes , qui sont formés d’un filament court , ondulant , et non comme il les représente. Cette Hydatine est longue de 0,50 à 0,75 ; elle est donc bien visible à l’oeil nu ; elle se rencontre abondamment dans les fossés et dans les ornières où vivent des Eugiènes et d’autres Infusoires verts , au printemps et en automne; je l’ai trouvée constamment à Montrouge et aux Batignolles, au sud et au nord deParâs, ennovendjie et décembre; je l’ai également trouvée dans les ornières des boulevards de Toulouse, au mois déniais. M. Ehrenberg a décrit, comme une espèce distincte, sous le nom de H. brachydactyla (Ehr. Inf. PL XLYII , fig. 3), une Hydatine oliservée à Berlin , longue de 0,19, et décrite comme ayant le corps plus aminci en arrière , et terminé par deux doigts très-courts ; son œuf n’a que 0,06 , tandis que l’œuf de la première espèce a 0, 1 1 de longueur. Malgré la présence du point rouge oculiforme, on doit considérer comme des Hydatines : \e Notommala tuba (Ehr. Inf.

PI. XLIX, fig. 3 ) , long de 0,28, en forme de cône allongé ou de trompette , et très-analogue à V Hydalina senta; 2“ le Notommata brachionus (Ehr. 1. c. PI. L, fig. 3), long de 0,28 , à corps en forme de coupe tronquée, et largement ouvert en avant , avec une queue mince , tri-articulée ; 3» le Notommata tripus (Ehr. 1. c. fig. 4), long de 0,12, à corps ovôide, tronqué et largement ouvert en avant, avec une queue très-courte, terminée par deux doigts qu’accompagne une pointe de même longueur, provenant du tégument; 4» le Notommata clavulata (E\w . 1. c. fig. 5) , long de 0,28, ovoide , court , ouvert et évasé en avant , avec une queue

ol.)liqiic, Irès-courLc. Ce n’est (ju’avec doute que nous y rapportons aussi le Notommata saccigera ( Elu-. I. e. fij;. 8) . qui , à en juger par sa forme, se rapproclie bien davantage des vi'aies Furculaires ; mais qui, de même que les précédents, est rangé par l’auteur dans la division des Notommates cténodons ou à dents en peigne. Les Synchœta de IVI. Ehrenberg, caractérisés chez cet auteur par les soies roides ou les stylets qui aceompagnent l’appareil cilié , seraient tout à fait des Hydatines , en raison de leur forme conique ou campanulée, si leurs mâchoires sont réellement pectinées ; sinon il faudrait en faii'e un genre à part : l’une d’elles, S. tremula (Ehr. Inf. PI. LUI, fig, 7), est donnée comme synonyme douteux de la P^orticella tremula de Millier (Inf., PI. XLI, fig. 4-7); sa longueur est de 0,22. Lesi". pectinata (Ehr. 1. c. fig. 4) et i". oblonga (Ehr. 1. c. fig. 6 ) en sont très- voisines par leur forme et par leur grandeur, et vivent également dans l’eau douce. La Synchœta baltica (Ehr. 1. c. fig. 5), qui se distingue par les lobes étalés de son appareil cilié , vit au contraire dans l’eau de la mer Baltique ; elle est phosphorescente ; sa longueur est de 0,25. Le Distemma marinum (Ehr. Inf. PI. LYI , fig. 4), représenté par cet auteur avec des mâchoires pectinées , et placé par lui avec doute dans le genre Distemme, que caractérise un double point rouge , nous paraît aussi êti'e ime véritable Hydatine ; il est long de 0,19, en massue, avec une queue bi - articulée , terminée par deux doigts , et vit dans l’eau de la mer Baltique.

3® Genre. NOTOMMATE. — Notommata. — PI. XIX , fig. 3, PI. XXI, fig. 7, et PI. XXII, fig. 5.

Au. à corps fusiforme ou lagcniforme plus ou moins rétréci en avant, au-dessous de l’appareil cilié , qui lui-même est plus étroit que le corps. — Mâchoires digilées ou élargies et obtuses à l’extrémité, non entièrement protractiles. — Un point ou une tache rouge au-dessus des mâchoires.

DES INFUSOIEES.

Le geni’e Notommate de M . Ehrenlocvg, caractérisé seulement par la présence d’un seul œil à la nuque, par une queue bifurquée et par un organe rotatoire multiple , sans stylets et sans crocliets, comprend vingt-sept espèces divisées en deux sections , les Labidodons qui n’ont qu’une dent à chaque mâchoire, et les Cténoduns qui en ont plusieurs; mais ces espèces dilFèrcnt considérablement d’ailleurs par leur forme , par la disposition de l’organe cilié , et par la longueur des appendices de la queue. Cinq d’entre elles nous paraissent être des Hydatines; neuf autres, plus ou moins distinctes, sont pour nous des Furculaires, trois autres sont des Plagiognathes , quelques-unes sont trop imparfaitement connues , et six tout au plus offrent assez de caractères communs pour entrer dans un même genre qui conserverait le nom de Notommate. Ce sont : 1“ le N. copeus (Ehr. Inf. PI. LI, üg. l),long de 0,75, avec des oreillettes ciliées fort longues de chaque côté de l’appareil cilié , un prolongement en pointe au-dessus de la queue et un stylet dressé de chaque côté au milieu du corps; ses œufs ont 0,11; 2“^le iV. cenirura (Ehr. loc. cit. fig. 2), de même grandeur et de forme presque semljlable, mais sans stylets latéi'aux, et avec des oreillettes très-petites à l’appareil cilié , et ayant tout le corps hérissé de petites soies ; 3“leiV. brachy ota (Ehv. loc. cit. fig. 3), beaucoup plus petit, 0,22, et proportionnellement plus étroit, sans queue et terminé par deux doigts ou appendices coniques ; 4“ le N. collaris (Ehr. Inf. PL’ LU , fig. 1), long de 0,66, à corps allongé, fusiforme, avec un cou renflé entre deux étranglements , dont l’antérieur plus prononcé le sépare de l’appareil cilié ; une queue articulée et des mâchoires simples , élargies; 5" le N. aurita (Ehr. loc. cit. fig. 3), décrit par Millier, sous le nom de Vorticelle (Inf. PI. XLI , fig. 1-3), et caractérisé par la masse blanche globuleuse sur laquelle est fixé le point rouge oculiforme ; sa longueur est de 0,22 ; il est commun dans les eaux stagnantes ; sa forme en fuseau ou en navet, et son appareil cilié , vibra tile , élargi en oreillettes de chacpve côté , le rapprochent beaucoup ilu N. an-

sa/a (Elir. loc. cit. fig. 5), qui en difi'ère surtout par l’absence de la masse globuleuse qui porte l’œil rouge. A ces espèces de Notommates on doit en ajouter une septième que M. Ebrenberg nomme Cycloglena lupus (Elir. Inf. PI. LVI , fig. 10), et qui est la Cercaria lupus de Müller (M. Inf. PI. XX , fig. 14-17) , laquelle a reçu les noms de Furcocerque par Lamarek , de Céphalodèle par M. Bory et de Dicranophanus par M. Nitzseh ; elle a presque la même forme et la même grandeur que la NoL aurita et n’en diffère que par la masse globuleuse portant huit points rouges au lieu d’un seul; e’est pour eela seulement qu’elle est devenue le type du genre Cycloglena de M. Ehrenberg.

Comme huitième espèee nous indiquons, sous le nom de N. vermicularis (PI. XXI , fig. 7) , une Notommate à eorps vermiforme très-contraetile et de forme variable, longde0,22, ayant un point oeuliforme rouge réniforme sur lequel est fixé et comme enchâssé un globule blanc transparent. Je l’ai trouvée dans la Seine au mois de novembre.

r Genre. FURCULAIRE. — Furcularia. — PL- XXII ,

fig. 4.

An. à corps ovoïde , oblong ou cylindrique, revêtu d’un tégument en fourreau , obliquement tronqué et cilié en avant, et terminé en arriére par une queue plus ou moins prononcée à laquelle sont articulés deux stylets ou doigts plus ou moins longs. — Mâchoires aiguës ou acérées, protraclilcs jusqu’au dehors du bord cilié , et en forme de tenailles. — Avec ou sans points rouges oculiformes.

Le genre Furculaire, un des plus nombreux , devra sans doute être subdivisé d’après des observations nouvelles , mais non pas suivant le nombre et la disposition des points rouges comme l’a fait M. Ehrenberg. Cet auteur en efl’et a distribué des Systolides qui nous paraissent avoir les plus grands rapports de forme et de manière de vivre dans huit

de scs genres , faisant des Pleurotrocha de ceux qui manquent tout à fait de point rouge, des Furcularia , des Aotommata et des Scaridium de ceux qui ont un seul œil soit au front, soit à la nuque; des Diglena, des Dislemma, de ceux qui en ont deux , et enfin des Eosphora et des Theorus , de ceux qui en ont davantage. Or, beaucoup de ces espèces sont purement nominales, et une révision sévère serait bien à désirer.

A'^oici toutefois les principales espèces que l’on peut classer avec certitude parmi les Furculaires : 1° la F. farcala [F^orticella farcala, Midi. Inf. PI. XXXIX, fig. 4), à laquelle se rapporte la Trichoda bilunis du même auteur , et que M. Ehrenberg a nommée Diglena caudata (Ehr. Inf. PI. LV, fig. 6), en raison des deux points rouges oculiformes qu’elle présente quelquefois près du bord antérieur , mais on doit y rapporter aussi sa Diglena capitata (Ehr. loc. cit. fig. 5) et sa Farcularia gracilis (Ehr. loe. cit. PI. XLVIII, fig. 6); elle est longue de 0,22, à corps conique très-allongé ou presque cylindrique terminé par deux doigts ou stylets qui forment au moins le quart de la longueur totale. Elle vit dans l’eau douce; 2“ la F. marina, de même grandeur et de forme presque semblable , mais vivant dans l’eau de mer ; elle se distingue par les stylets de sa queue qui sont deux fois plus courts, et par ses mâchoires tridentées et néanmoins très -aiguës et en foiane de tenailles comme celles des autres Furculaires ; je l’ai observée dans l’eau de la Méditeri’anée, en mars 1840, et j’en donne la figure dans la planche XXII ; 3° la F. forcipata , longue de 0,28 , de forme cylindrique, tronquée en avant et présentant en arrière deux plis ou deux crénelures à la base des deux stylets qui sont un peu arqués, et formant à peine un cinquième de la longueur totale ; Blüller l’avait classée parmi ses Cercaria (Inf. PI. XX , fig. 21-23) , Lamarck en a fait une Trichocerque , M. Bory une Léiodine , M. Morren l’a prise pour type de son genre Dekinia; enfin , M. Ehrenberg l’a placée parmi ses Diglena (Ehr. Inf. PI. LV, fig 1); 4“ la F. grandis [Diglena

HISTOinE NATURELLE

grandis, Elir. Inf. PI. LIV , fig. 5), longue «le 0,37, à corps cylindrique en fourreau , oljliquemcnt tronquiî en avant et termine par deux doiyts épais , formant un septième de la longueur totale ; 5“ la F. forficula (Elir. Inl'. PI. XJ^VIII, fîg. 5), à laquelle on doit réunir leDistemma forficula (Ehr. Inf. PI. LVI , fig. 2) , elle est longue de 0,20, à corps conique très-allongé et terminé par deux stylets recourbés et dentés à leur Isase et qui forment un quart ou un cinquième de la longueur totale; 6“ la F. canicula {Forlicella canicula, Midi. Inf. PI. XLII, fig. 2) , que M. Ehrenberg rapporte avec doute à son genre Diglena {D.? aurita, Ebr, Inf. PI. LV , fig. 2) : elle est longue de 0,18, à'corps cylindrique tronqué en avant , avec un appareil cilié qui s’épanouit en oreillettes courtes de chaque côté , et terminé en arrière par une queue courte portant deux doigts encore plus courts; 7“ la F. najas, à laquelle se rapportent les divers Systolides, plus ou moins rapprochés des Hy datines par leur forme en massue et pourvus également d’une queue articulée, tels que les iVbtommata petromyzon (Ehr. Inf. PL L, fig. 7) ; N. najas (Ehr. loc. cit. PI. LI , fig. 2) ; N. gibba (Ehr. loc. cit. fig. 4) , et peut-être même les Eosphora najas (Ehr. loc. cit. PL LVI, fig. 7], E. digitata (Ehr. loc. cit. fig. 8) etE. elongata (Ehr. loc. cit. fig. 9); cette Furculaire est longxie de 0,16 à 0,22. Nous rapportons provisoirement au genre Furculaire plusieurs autres Systolides qui s’en éloignent beaucoup par leur forme , les uns très-allongés et terminés par deux stylets trèslongs, tels que la F^orticella longiseta de MüUer (Inf. PL XLII, fig. 9-10), dont M. Ehrenberg a fait ses Notommata longiseta (Ehr. Inf. PL LUT , fig. 2), et N. œqualis (Ehr. 1. c. fig. 3) , et qui a le corps cylindrique, très-étroit, long de 0,11 , terminé par deux stylets d’une longueur plus considérable, etla Trichoda longicauda (Midi. Inf. PL XXXI, fig. 8-10), que Schrank avait placée, ainsi que la précédente, dans son genre F'aginaria, qui est pour Lomarck une Trichocerqiie, pour Schvveigger, une Vaginicole, pourM. Bory, une Furculaire, et dont M. Ehrenberg a fait le type de son

{jenre Scaridium.> que distingue, suivant cet auteur , un crochet au front. Elle a le corps en massue , tronqué en avant, et terminé en arrière par une queue plus étroite, formée de deux articles et de deux stylets droits presque aussi longs que le corps. Les autres Systolides , provisoirement réunis aux F urculaires , ont au contraire le corps ovoïde , très-gros , arrondi en arrière , et tronqué en avant, ou presque campaniforme , avec une queue oblique , trèscourte ; M. Ehrenberg en a fait ses Nolommata myrmeleo et N. syrinx (Ehr. Inf. PI. XLIX , fig. 1-2) , qui ne diffèrent que parce que l’un est censé avoir ses mâchoires terminées en pointe simple, et que l’autre a cette pointe fendue; ces mâchoires sont d’ailleurs en forme de compas à branches courbes , et la longueur du corps est de 0,60 à 0,75 ; l’œuf de ces Furculaires n’a pas moins de 0,15 de longueur.

Toutes ces Furculaires, excepté la F. marina^ à laquelle on doit réunir probablement la F. Reinhardli (Ehr. Inf, PI. XLVIII , fig. 4), ont été observées dans les eaux douces; il est vraisemblable pourtant que le nombre de celles qui vivent dans l’eau de mer est beaucoup plus considérable ; quant à moi j’en ai rencontré trois ou quatre espèces bien distinctes , mais le temps m’a manqué pour les décrire convenablement.

5® Genre. PLAGIOGNATHE. — Plagiognafha. — PI. XVIII, fig. 3-6, PL' XXI, fig. 8 et PL XXII, fig. 3.

An. à corps oblong , courbé et convexe d’un côté, ou en cornet obliquement tronqué en avant, et terminé en arrière par une queue plus ou moins distincte portant deux stylets. — Mâchoires à branches parallèles tournées du même côté, et recourbées vers le bord cilié , avec une tige centrale {Fulcrum) droite, très-longue, élargie à sa base. — Un ou deux points rouges oculiformes.

Nous proposons ce genre pour des Furculaires à corps

arc|ué ou bossu, que la Corme de leurs mâchoires distinj'ue de tous les autres. M. Elireubcry les a disséminés dans ses genres Wotommatc, Diglènc et Distemme, d’après le nombre et la disposition de leurs points rouges , sans considérer le caractère que nous indiquons. L’espèce qu’on peut considérer comme type , P. [dis, a été nommée par Muller f^orlicella felis (Inf. PI. XLIII , lig. 1-5) , mais ce n’est pas la Nolommata felis de M. Ehrenberg ; elle est longue de 0,22 ; ses deux stylets , qui forment un quart de la longueur totale , sont arqués et l'ecourbés en arrière , comme l’oviscapte des Sauterelles ; ils sont également larges dans toute leur étendue ; le dos est convexe , brusquement tronqué en arrière. •T’ai trouvé fréquemment cette espèce dans les bassins du Jardin des Plantes , à Paris, en automne. Une deuxième espèce , P. lacinulata , nommée Porticella ladnulala par Millier (Inf. PL XLII, ûg. 1-5), a été classée parmi les Notommates par M. Ehrenberg, et parmi les Furculaires par Lamarck et par M. Bory ; elle est longxie seulement de 0,12, plus large en avant , où le bord cihé est lobé ou festonné , et dépassé au milieu par les dents ; vue en face , elle paraît conique ; mais, vue de côté, elle est arquée et bossue , comme la précédente , dont elle se distingue par ses stylets plus courts et pointus. Je l’ai trouvée au mois de janvier , dans les bassins du Jardin des Plantes , à Paris ; et tantôt avec deux points rouges , tantôt avec mi seul , et , dans ce cas , un peu plus allongée , ce qui pourrait motiver l’établissement d’une seconde espèce , à laquelle on rapporterait le Distemma setigerum (Ehr. Inf. PI. LVI , fig. 3). On doit peut-être aussi regarder comme des espèces distinctes de Plagiognathe, le Notommata tigris {TShr. PI. LUI, fig. 1 ), qui , probablement , n’est pas la Trichoda tigris de IMùller, que l’auteur indique comme synonyme ; et la Diglena catellina (Ehr. PL LV, fig. 3 L Quant à la Diglena lacuslris du même auteur (1. c. PL LIV, fig. 4), que sa forme en rajiprocherait également, il faudrait, pour se pi-ononccr, connaître mieux la forme de ses mâchoires. Le Notommata

hyptopus (Elir. Inf. PI. L, fig. 6) est représente par l’auteur comme ayant des mâchoires unidentées, analogues à celles de nos Furculaires; mais un Systolide que nous croyons bien être le même , et dont nous donnons la figure PL XXI, fig. 8 , a véritablement des mâchoires de Plagiognathe ; il est long de 0,16, très-convexe , et bien reconnaissable à un rebord denté , formé par le tégument autour de l’appareil cilié, et paraissant être un commencement de cuirasse, comme chez les Salpines. Je l’ai trouvé , au mois de novembre , dans les tonneaux d’arrosage du Jardin des Plantes.

6® Genre. LINDIE. — Lindia. — PI. XXII , fig. 2.

An. à corps oblong, presque vermiforme, avec des plis transverses, arrondi en avant, mais non cilié , terminé en arrière par deux doigts coniques courts. — Mâchoires trèscompliquées à triple branche.

Je propose ce genre pour un Systolide, Lindia iorulosa, que j’observai, au mois de novembre 1838 , dans un fossé au nord de Paris ( Batignolles) , et qui , avec la forme générale du Notommala vermicularis, se distinguait par l’absence de cils vibratiles et de point rouge oculiforme , et surtout par la structure singulière de ses mâchoires ; sa longueur est de 0,34.

ALBERTIENS, PI. XXIf, lig. 1.

Animaux à corps cylindrique , vermiforme, arrondi en avant, avec une ouverture oblique, hors de laquelle s’épanouit un organe cilié à peine plus large que le corps, terminé en arrière par une queue conique courte. — Mâchoires en tenailles, simples ou unidentées.

HISTOIRE NATUREELE

Celte famille comprend un seul genre et une seule espèce , Albertia vermiculus ( PI. XXII , fig. 1 ) , que j’ai décrit dans les Annales des sciences naturelles en 1838 (t. 10, pag. 175 , PL 2), comme vivant parasite dans l’intestin des Lombrics et des Limaces à Paris. Sa longueur totale est de 0,33 à 0,55. On voit à l’intérieur du corps, des œufs et des fœtus, à divers degrés de développement ; ceux-ci, repliés sur eux-mêmes et déjà susceptibles de se mouvoir, ont acquis les deux tiers de la longueur des adultes avant de sortir du corps de leur mère. L’appareil cilié qui précède la bouche est surmonté d’un appendice en forme de chaperon.

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