‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 19 sur 179 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

DISCUSSION DES CARACTÈRES OFFERTS PAR LES INFUSOIRES, ET CLASSIFICATION BASEE SUR CES CARACTÈRES.

Si , en partant des observations précédentes , on essaye d^établir pour les Infusoires une classification basée sur les seuls caractères réels , on ne tarde pas à s’apercevoir qu’au contraire de ce qui se présente dans les autres classes du règne animal et dans le règne végétal , on manque ici le plus souvent de signes ou caractères suffisants pour distinguer l’espèce , et même en certains cas l’individu. Ici , en effet , au lieu de ces formes arrêtées , de ces organes bien définis qui se présentent ailleurs , on ne trouve qu’une forme instable , incessamment modifiée par des causes qu’on ne peut pas toujours apprécier convenablement. Ainsi des modifications de forme qui, dans les autres classes , fournissent de si excellents caractères spécifiques, sont souvent sans nulle valeur pour les Infusoires ; et cela explique pourquoi la plus grande partie des phrases liiinéennes de Millième peuvent absolument servir à rien. Les divers appendices extérieurs , qui avaient

DKS INFUSOIRES.

échappé aux moyens d’observation des anciens micrographes, pourront sans doute fournir des caractères d’une plus grande valeur ; mais ce ne seront jamais que des caractères de genre ou de famille , et non des caractères d’espèce ; et encore , pour achever de caractériser un genre , faudra-t-il recourir à des caractères pris de la forme en général , ou d’une certaine disposition particulière qu’on ne peut exprimer avec la concision qui est le propre des phrases linnéennes ; il en résulte donc un certain vague dans la circonscription de ces genres. Quant aux espèces , on sera réduit à employer, pour les distinguer, des considérations prises delà grandeur, de la couleur et de l’habitation , lesquelles encore ne sont point devrais caractères spécifiques dans le sens que Linné et ses successeurs ont attaché à ce mot. Aussi , malgré l’importance réelle qu’ont dans le cas actuel ces distinctions , Müller négligea de les employer pour indiquer préférablement, dans sa Caractéristique , quelque accident de forme tout à fait insignifiant ou équivoque.

Il semble donc que l’on doive caractériser plus facilement ici des familles ou des ordres , que des genres ou des espèces; puisque les considérations que l’on pourra employer seront de plus en plus à l’abri de ces modifications continuelles et de cette instabilité de forme que nous venons de signaler dans les espèces et même dans les genres ; cherchons donc d’ahord. quelles seront les considérations à faire entrer comme caractères de première valeur dans la distinction des groupes principaux parmi les Infusoires.

Ce qui nous frappe tout d'ahord dans l’étude des Infusoires, c’est leur forme presque toujours irrégulière et très-variable, et qui cependant laisse voir plus

lII.STOII'.i: NATURr.LLn

ou moins distinctement certains types dominants ; quand ces animalcules sont entièrement dépourvus de tégument , l’œil ne voit chez eux le plus souvent qu’une mobilité, une instabilité perpétuelle qui semble exclure même toute idée de forme arrêtée ; c’est tout au plus, dans ce cas, si une rangée double ou simple de cils vibratiles conduisant les aliments à la bouche par leur mouvement , a pu donner l’idée d’une disposition spirale par sa direction en écharpe. Chez ceux , au contraire , qui sont pourvus d’un tégument contractile , quelque lâche qu’il puisse être, on aperçoit distinctement une tendance à la disposition en spirale ou en hélice , soit dans la forme générale , soit dans la direction des plis , des stries et des cils (1). Chez ceux, au contraire, dont le tégument plus ou moins résistant n’est plus contractile, on reconnaît moins généralement ce caractère; mais lors même cju’une coque ou un têt paraîtrait symétrique chez ces animaux, la partie vivante serait encore entièrement privée de symétrie, et même de régularité. On pourrait considérer cette absence de symétrie comme un caractère exclusif, si quelques types peu nombreux et eu quelque sorte douteux ne se montraient comme pour établir un lien entre la classe des Infusoires et d’autres classes plus élevées du règne animal. On est donc conduit à distinguer d’abord, comme une section à part, les quelques Infusoires symétriques, tels que le Colaps,

(i) Sans vouloir attribuer à celle disposition en liélice une importance très-grande, et sans oser dire que celle disposition pourrait exister virtuellement dans les Infusoires , où l'absence de téguments empèclie qu’elle ne se manifeste, je ne puis m’empèclier de faire remarquer combien ce caractère éloigne les Infusoires des vrais Zoophytes ou radiaires.

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la Chœlo?iotns , la Planariola , etc., pour ne laisser que les Infusoires asymétriques dans une première section beaucoup plus importante.

Pour ceux-ci, le caractère de la disposition spirale en connexion avec la présence d’un tégument contractile ou non, lâche ou résistant, et la présence des appendices ou cils rangés en écharpe pour conduire les aliments à la bouche, serviront à établir des distinctions importantes; mais on aura d’abord un groupe considérable d’infusoires asymétriques , sans indice de la disposition spirale , au moins dans les parties vivantes qu’ils peuvent étendre hors d’un têt s’ils ne sont pas nus ; d’autres groupes d’infusoires rappelleront seulement cette disposition spirale par la rangée de cils disposés en écharpe et formant en quelque sorte une moustache qui en fit nommer une partie les Mys~ tacinés , par M. Bory-Saint-Vincent. Enfin, d’autres Infusoires , tels que les Bursariens , les Paraméciens et les Vorticelliens, seront caractérisés par un tégument lâche qui présente, en se contractant, des plis ou des stries plus ou moins obliques et en spirale, ou des granules en disposition quinconciale , et dont souvent le corps , en se pliant ou en se tordant sur lui-même , rend cette disposition plus manifeste.

La présence d’une bouche semblerait devoir offrir un caractère d’une importance plus grande; mais lors même que cette bouche existe , il n’est pas toujours facile de le constater; ce sera toutefois un caractère positif ou négatif de première valeur et qui nous servira à établir des coupes principales parmi les Infusoires ciliés. Cette bouche d’ailleurs est généralement en rapport avec la rangée de cils en moustache ou formant écharpe , qui caractérise les groupes indiqués plus

HISTOIUK NA.TUKELLr,

haut; mais même dans les Infusoires ainsi pourvus d’une l’augéc de cils, la Louche paraît ne pas exister toujours. Dans ceux à tégument lâche, contractile, elle existe plus généralement, et l’on pourrait supposer que chez ceux qui en paraissent dépourvus, elle est seulement plus difficile à voir. Séparant donc d’abord les Inf usoires non ciliés , qui sont toujours sans bouche, on pourra diviser les Infusoires ciliés avec ou sans tégument contractile , d’après l’absence ou la présence de la bouche.

Mais les divers appendices ou organes locomoteurs fourniront , par leur présence ou leur absence , des caractères bien plus précieux comme plus généralement applicables pour classer les Infusoires. En effet , nous verrons un premier ordre d’animalcules , chez lesquels on n’observe aucun organe spécial pour la locomotion, soit qu’il n’existe pas, soit que son extrême ténuité le dérobe encore à nos moyens d’investigation; ces animaux, longs , filiformes , qui paraissent se mouvoir en vertu seulement de leur contractilité générale, constituent une famille à part, celle des Vibrioniexs, dont on ne voit guère le rapport avec les autres familles. D’autres animalcules sans aucune apparence d’organisation interne , formant un deuxième ordre plus considérable, n’ont pour organes extérieurs que des expansions variables formées par la substance même du corps , laquelle, par l’elfet d’une force pi'opre , s’allonge et s’étend au dehors en lobes , en filaments susceptibles par la rétraction de revenir plus ou moins promptement se fondre dans la masse. Cet ordre, caractérisé par ses expansions variables^ sera plus loin divisé en cinq familles. Un troisième ordre prendra son caractère distinctif du filament flagelliforme ou des deux ou plu-

DKS INFüSOIUKS.

sieurs lilamenls semblaLles servant d’organes locomoteurs , et qu’on a pris mal à propos pour une ou plusieurs trompes. Cet ordre des Infusoires à filaments Jlagellif ormes sera subdivisé d’après la présence et la nature d’un tégument; jamais une bouche ne sera visible chez aucun de ces animaux.

Un quatrième ordre comprendra les Infusoires ciliés sans tégument contractile. Elle sera subdivisée d’ayji’ès l’absence ou la présence d’une rangée de cils en écharpe ou en moustache , d’après la présence d’une bouche , des appendices ou cirrhes en forme de styles ou de crochets, et enfin d’une cuirasse apparente ou réelle.

Un cinquième ordre comprendra les Infusoires ciliés, à tégument contractile , presc[ue tous pourvus d’une bouche , pour lescjuels nous chercherons plus loin des moyens convenables de subdivision. Quant au groupe particulier, et en quelque sorte provisoire , des Infusoires symétriques, nous en parlerons plus tard.

On voit donc que nous trouvons dans la présence et les caractères des appendices , cils ou expansions, un bon caractère pour diviser les Infusoires asymétriques ; tandis que le caractère de la forme , après avoir concouru à former la définition , ne peut plus venir ensuite qu’en seconde ligne , ainsi que celui de la présence de la bouche pour l’établissement des divisions secondaires , ou des familles naturelles. Pour ce même objet de la distinction des familles, nous devons chercher d’autres caractères qui, soit seuls, soit combinés deux ou plusieurs ensemble, nous donneront le moyen de diviser chacun des quatre derniers ordres en tribus et en familles ; ces caractères , nous les trouverons dans la manière de vivre des Infusoires, libres ou fixés.

dans la condition dY'tre nus ou recouverts d’un tenument , etc.

Le premier ordre, comme il a été dit plus haut , ne contient que la famille des Virrioniens.

Dans notre deuxième ordre , la distinction des animalcules nus, et de ceux qui sont revêtus d’une coque, ou d’un têt, ou d’une enveloppe membraneuse, nous fournit un bon caractère ; mais il aura préalablement fallu employer un caractère qui ne se présentera que cette seule fois , et qui est fourni par le mouvement des expansions variables. Ces expansions, sans être jamais animées d’un mouvement vif, et comparable à celui des cils ou des filaments flagelliformes, se meuvent chez les Amibes et les Rhizopodes , assez rapidement pour que l’animal qui rampe par leur moyen change de place sensiblement sous le microscope ; tandis que chez les Actinopbryens , leur mouvement est tellement lent, qu’on les voit rarement se contracter, et plus l’arement encore s’allonger ; aussi ne serventelles pas à l’animal pour la locomotion qui lui est impossible. On peut ainsi former trois familles de la manière suivante : dans les deux premières les mouvements sont très-sensibles; la première seule, celle des Amibiens , présente des animalcules entièrement nus ; la seconde , celle des Rhizopodes , se distingue par la présence d’une coque ou d’un têt souvent régulier ; la troisième famille , celle des Acti- NOPHRYENs , est remarq'uable par l’extrême lenteur du^ mouvement des expansions , et par la presque immobilité des animaux.

Dans le troisième ordre se voit toujours un filament flagelliforme simple ou multiple, servant d’organe locomoteur, et dont la présence est ici un caractère

DES INFDSOIUES.

général et exclusif. La présence rl’un tégument contractile ou dur, la manière de vivre des animalcules isolés ou affréeés fourniront les caractères secondaires

tJ O

pour la division des familles ; et la disposition en hélice du corps de ces animalcules , ou des stries , ou des plis de la SLirfiice, bien que très-importante en elle-même , ne sera dans ce cas qu’un caractère accessoire; quant à la présence des points rouges pris pour des yeux par M, Ehrenberg, elle nous servira une seule fois à distinguer un genre.

La première famille de cet ordre , celle des Mona- DiENS , comprendra tous les animalcules à filament flagelliforme, simple ou multiple, entièrement dépourvus de tégument , mais elle présentei'a trois divisions principales , suivant que les Monadiens sont isolés ( Monas) , ou agrégés et libres ( Uvella) , ou agrégés et fixés temporairement [Anthoplijsa).

Une deuxième famille comprend des animaux analogues aux Monades, mais vivant réunis sous une enveloppe commune , gélatineuse ou membraneuse , libre : le fameux Volvox glohator en est le type et lui donne son nom , ce sont les Volvociens.

La troisième famille, celle des DiNOBRYENS,encorepeu connue , comprend des animalcules vivant isolés dans des étuis membraneux , soudés par un point seulement en manière de polypier.

La quatrième famille comprend des types nombreux qui n’ont de commun que la présence d’un ou de plusieurs filaments flagelliformes , et d’une enveloppe résistante non contractile; plusieurs l’ont dure et fragile comme une coquille; la plupart l’ont globuleuse; mais il en est aussi qui l’ont déprimée comme une feuille ou une gousse ; pour exprimer leur seul ca-

HISTOIRE NATURELEE

ractèi'e distinctif commun , on peut nommer tous ces

Infusoires des Tiiécamonadiens, ou Monadiens enveloppés.

La cinquième famille , celle des Eugléniens , se distingue par l'instabilité de forme qui caractérise tous ses genres ; ce sont en quelque sorte encore des Monadiens avec leurs filaments flagelliformes ; mais de plus , avec un tégument éminemment contractile qui change leur figure à chaque instant, et qui , le plus souvent , est susceptible de se tordre en hélice ou de montrer des plis ou des stries suivant cette disposition.

Enfin , parmi les Infusoires à filament, une sixième famille , celle des Peridiniens, se distingue à la rigidité de son enveloppe qui est un véritable têt, et à la présence d’une double rangée de cils occupant un sillon creusé au milieu.

Le quatrième ordre, celui des Infusoires ciliés sans tégument contractile , sera divisé d’après le mode de distribution des cils vibratiles , d’après la présence d’une bouche et des cirrbes en forme de styles ou de crochets , enfin d’après le caractère fourni par une cuirasse membraneuse réelle ou apparente. Quant au mode de distribution des cils vibratiles, on doit mettre en première ligne cette disposition en écharpe ou en moustache d’une rangée régulière de cils conduisant les aliments à la bouche quand cette ouverture existe. Ainsi, parmi les Infusoires ciliés, sans tégument d’aucune espèce , une première famille n’ayant que des cils épars, sans bouche et sans cette rangée régulière de cils, est la famille des Enciiélyeivs.

Dans une deuxième famille , celle des Trichodiens , les Infusoires ne sont également pourvus que de cils

DES INfUSOir.ES.

lins , épars sans ordre ; mais ils ont une bouche bien visible , ou indiquée par une rangée régulière de cils un peu plus forts formant une petite crinière ou une moustache.

Une troisième famille , celle des Kéromens , montre ordinairementune bouche bien manifeste à l'extrémité de la rangée de cils en écharpe ; mais cette famille est surtout caractérisée parla présence de cils, oucirrhes , ou appendices de diverses formes ; les uns plus roides, non vibratiles, ressemblant à des soies ou à des styles; les autres , plus épais à leur base , étant recourbés en crochets.

Restent maintenant à diviser en deux autres familles, ceux des Infusoires ciliés qui , avec ou sans la rangée de cils en écharpe, et la bouche des précédents, présentent une cuirasse réelle ou apparente. Quand la cuirasse difflue et se décompose comme le reste du corps , les Infusoires appartiennent à la quatrième famille , celle des Peoesconiens. Dans la cinquième famille, au contraire, celle des Ervieiens , la cuirasse est bien réelle , membraneuse ou coriace, et persiste après la décomposition de l’animal qui d’ailleurs est pourvu d’un pédicule court.

Le cinquième et dernier ordre est caractérisé par la présence d’un tégument réticulé contractile plus ou moins distinct, mais toujours indiqué par la disposition en séries régulières ou en quinconce des cils , et des granulations ou tubercules à la surface ; une bouche y est presque toujours visible. Pour diviser cet ordre en familles , on doit chercher d’abord un caractère important dans la manière de vivredes animaux, soit isolés et libres ou temporairement fixés par leur base, soit agrégés et fixés à des pédoncules simples ou

IIISTOIUE NATÜUEXiLE

rameux , cVoù ils se détachent pour se mouvoir librement sous une forme difl’érente. On a recours ensuite à la présence d’une rangée de cils en écharpe , ou même en spirale, c[ui se trouve toujours chez ceux de ces Infusoires qui vivent fixés , et c[ue l’on rencontre aussi dans une famille d’infusoires libres que je nomme les Bursakiens. Les autres Infusoires libres constituent la famille des Pakaméciens si leur bouche est visible , et celle des Leucopiiryens si elle n’existe pas d’une manière évidente. Ceux cjui sont fixés volontairement , et qui vivent isolés ou sans connexion organique avec leur support, sont les Urcéolariens ; enfin ceux cjui , soit simples, soit agrégés, sont fixés par un pédoncule, et se détachent à une certaine époque pour vivre sous une autre forme, sont les Vokticelliens.

Nous pouvons donc , laissant de côté les Infusoires symétric[ues c[ui constituent des types isolés sans rapports mutuels , établir pour les autres , de la manière suivante, une division en cinq ordres et en vingt familles, qui, à part les Vibrioniens trop imparfaitement connus , nous paraissent rangés ainsi de la manière la plus naturelle et la plus conforme à leurs affinités mutuelles.

ïXFEgOmES NOX SVaiÉTIUQÎIES on ASYMÉTnîQtES.

Animsiis sans organes locomoteurs visibles.

1'' Famille. Vibrioniens. Corps filiforme contractile.

An. pourvus d'expansions variables.

§ 1. Expansions visiblement contractiles , simples ou souvent

ramifiées.

fiim. Amibiens. An. nus , rampants, de forme incessamment vîu'iable.

o« fam. Rhizopobes. An. rampants ou fixés , sécrétant une cmpie où un lét plus ou moins régulier, iroù sortent des exi'ansions incessamment variables.

§ ?. ENpnnsi<ms Ircs-lcntcmeiit contractiles, lünjom'S simples.

4*’/àMî. .AcTiNOi'iiuv EN.s. — Ail. firesquc immobiles.

DES INEUSÜIUES.

ORDIIK IIR.

An. pourvus d'un ou de plusieurs filameiils flagcllilormes scrvanl d’organes locomoteurs. — Sans bouche.

§ 1. Sans aucun tégument.

5« fnm. Mo:\adieiVS. — An. nageants ou fixés.

§ 2. Pourvus d’un tégument.

^ Agrégés. — Flottants ou fixés.

fàm. VoLVOCiEJiS. Téguments soudés en une masse commune, libre.

fnm. D!XOi!KYE?fS. Téguments soudés par un point, eu un polypier rameux.

Isolés. — Nageants.

fitm. Tiiécamoxadiens. Tégument non contractile.

•)v /(im. Eugléme.ns. Tégumejit contractile.

\0^Jhni. Péiudiniens. Tégument non contractile , avec un sillon occupé par des cils vibratiles.

An. ciliés, sans tégument contractile. — Nageants.

Nus.

1 1<^ fofn. Enchéi.yens. Sans bouche , cils épars sans ordre.

12' fatn. TIllCIIODIE.^s. Bouclic visible on indicjuéc par une rangée de cils en écharpe ou en moustache. Point de cirrhes.

lo® Jam. Eéroxiens. Avec une bouche, une rangée de cils en écharpe et des cirrhes ou cils plus torts , en l’orme de styles ou de crochets.

Cuirnssés.

14« fum. Ploescoxiens. Cuirasse diffluente, ou décomposable comme le reste du corps.

15® fum. Erviliexs. Cuirasse réelle, persistante Un pédicule

COlU’t.

An. ciliés, pourvus d'un tégument làclio, réticulé, contractile, ou chez lesquels la disposition sériale régulière des cils dénote la présence d’un tégument. '

tj- Toujours libres.

lG®y?i/n. Leucoi’iiuvens. Sans bouche.

17® fam. Paraméciexs. Avec une bouche, sans rangée de cils en moustache.

18®yàm. Burs.yriexs. Avec une bouche et une rangée de cils en moustache.

Fixés soie volontairement , soit par leurs organes.

19® fam. Urcéolariens. Fixés volontairement.

fam. YORTiCELLiE.xs. Fi.xés au moins tcm])oraircmcnt par leurs organes ou par une partie de leur corps.

IXFliSOmE.'S SYUÉTRÏQFKS.

■V- rlusicurs types sans rapporls entre eux.

— Planaviola.

— Coleps.

— Chlonotus, Ichthj'ilium.

JlIijTülKE AAÏURELLE

Si de la division des Infusoires en familles naturelles nous passons à la division de ces animaux en genres , nous verrons d’abord la famille des Vibrioniens si mal connue , pour laquelle , dans l’absence de tout organe ou appendice visible, on peut emplo3'^er seulement le caractère du plus ou moins de courbure et de rigidité d’un corps filiforme ; cette famille fournit ainsi les trois genres Bacterium^ Vibrio et Spirillum, suivant que le corps est droit et susceptible seulement d’un mouvement de vacillation lente, ou suivant qu’il est alternativement droit ét flexueux ou susceptible d’un mouvement ondulatoire plus ou moins marqué ; ou enfin si , paraissant plus roide, il forme toujours une hélice ou spirale allongée qui tourne par instant avec rapidité sur son axe sans changer de forme.

La deuxième famille , celle des Amibiens , ne peut , pour le moment , donner lieu à l’établissement de plus d’un genre, dont encore les espèces, n’ayant rien de fixe dans les formes , semblent se fondre l’une dans l’autre.

Les animaux de la troisième famille , les Bhizopodes, s’ils n’ont pas plus de fixité quant à la forme de leurs expansions, de leur partie vivante en général, présentent au moins une partie sécrétée solide, une coque ou un têt dont les formes variées permettent d’établir des tribus nombreuses, des genres et même des espèces bien distinctes ; mais la partie vivante elle-même offre, dans la forme des expansions variables, un caractère suffisant pour diviser d’abord en deux sections les Rbizopodes. Les uns, correspondant en partie à la famille des Arcellinade M. Ehrenberg, n’ont que des expansions obtuses également épaisses dans toute leur longueur qui est relativement peu considérable; les au-

D£S INI'USOIIIES.

1res , ([ui sont les Rliizopoiles proprcmenL dils, on Ides expansions Irès-longues , très-amincies , lilifornics, et le plus souvent rameuses comme des fibres radicellaires. Ils s’en servent pour ramper, d'où leur vient ce nom formé des mots tarées yiCx racine, -riÿ;-T:o'J6:pied.

La première section contient deux genres : les Difflugies, qui d’une coque membraneuse, souvent sphérique, font sortir leurs expansions en diverses directions : les ^/’ce//e5, qui du centre d’un tôt hémisphérique ou aplati, dur et cassant, font sortir leurs cx|)ansions entre le tôt môme et le plan de reptation.

La deuxième section se divise en trois tribus , dont la première, comprenant des Rbizopodes c]ui d’un têt ovoïde ou globuleux font sortir des expansions filiformes, se divise dans les "enves Trinema, Eugljpha ei Qromia , suivant que ces filaments sont peu nombreux et simples, ou bien très-nombreux et très-ramifiés. Les deux dernières tribus répondent en partie à l’ordre des l'oraminijères , de M. Alcide d’Orbigny , et se distinguent par un tôt à jdusieurs loges ou cavités toutes occupées par la substance charnue de l’animal. Mais dans la deuxième tribu seulement , qui comprend le genre Miliole , les expansions sortent toutes par une large ouverture unique , comme dans tous les genres précédents.

Dans la troisième tribu, au contraire, il n’y a plus d’ouverture unique; les expansions filiformes, nombreuses, sortent par les pores ou petits trous dont le têt est percé. De ces derniers Rbizopodes, les uns sont libres, comme les Botalies , les Vorliciales , les Crislellaires , parmi lescjuelles se distinguent les premières, parce que les loges de leur têt sont tapissées par une membrane interne, tandis que dans les iNKusninr.s. 9

mSTOlUE NATURELLE

deux autres, le tét, entièrement calcaire et sans membrane sous-jacente, est simplement percé de trous qui, par toute la surface cbez lesVorticiales , laissent sortir les expansions ; au lieu que chez les Cristellaires ces expansions ne sortent que par les pores du bord de la dernière loge.

D autres sont fixés comme les Jîosalines , les Planorbulines et peut-être le Polytrema , l’ancien inillepora rubra, que d’après des observations non vérifiées depuis 1834, je suis porté à ranger parmi les Pvbizopodes.

La quatrième famille, celle des Actinophrvens , ne donne lieu qu’à l’établissement de deux genres bien caractérisés, à moins qu’on ne veuille ajouter un nouveau genre Dendrosoma simplement annoncé par M. Ehrenberg. Le premier de ces genres, Aclinopliiys, comprend les espèces nues ou sans aucune partie membraneuse ; le deuxième, Acineta , renferme celles qui, au contraire , présentent un pédoncule membraneux, supportant un corps nu ou partiellement revêtu d’une enveloppe résistante.

La cinquième famille , celle des Monadiens, se partage en deux tribus, les Monadiens isolés et les Monadiens agrégés. Parmi les premiers , on trouve h établir plusieurs genres d’après le nombre des filaments flagelliformes , et d’après la présence de plusieurs autres sortes d’appendices ; savoir : l°les Monas ^ qui n’ont qu’un seul filament et le corps déformé variable ; 2° les Cyclidium qui, avec un corps discoïde peu variable, ont un filament plus épais et plus roide à sa base, de sorte que s’agitant seulement à l’extrémité, il produit un mode de locomotion beaucoup plus lent et plus régulier; 3" les Ccrcomonas, <|ui ont en arrière un prolongement susceptible de s’étirer en s’aggluli-

nnnt aux autres corps, d'où résulte un mouvement de balancement ; 4° les Amphimonas , qui ont un prolongement latéral, devenant quelquefois un second filament, d’où résulte leur mouvement saccadé; o“ les Trepomonas aplatis et contournés en avant avec un double filament , ce qui leur donne un mouvement gyratoire , irrégulier ; 6» les Chilomonas , chez qui le filament part obliquement à côté d’un prolongement antérieur; 7° les Hexamita, qui ont quatre filaments flagelliformes en avant , et deux prolongements filiformes en arrière ; 8“ les Heteromita, qui ont à la fois un filament flagelliforme au moyen duquel ils se meuvent en avant , et un filament traînant rétracteur qui, se collant à leur gré , sur les corps voisins , et se contractant tout à coup, leur permet de changer instantanément, de lieu et de direction ; 9° enfin les Trichomonas, qui réunissent une rangée de cils vibratiles à leur filament fla2;elliforme.

Les Monadiens agrégés forment les deux genres , Uvella cl Anthophysa , suivant que les groupes d’animalcules se meuvent librement dans le liquide, ou qu’ils sont , au moins temporairement , fixés à des rameaux d’une substance cornée , sécrétée^ par eux comme une sorte de polypier.

La sixième famille, celle des yoLvociENS , caractérisée par la soudure des enveloppes particulières d’une agrégation d’animalcules , en une masse commune , peut fournir quatre genres bien tranchés ; les trois • premiers présentent des .animalcules presque globuleux sans queue , qui , dans le genre Tolvox , sont situés à la surface de la masse commune ; dans le genre Pandorma, ils sont groupés plus profondément, ou au centre même d’une masse globuleuse ; dans le

niSTOIIîE NATUUELLE

Gonium , ils sont situés sur un même ])hm dans une masse commune en forme de plaque quadranc;ulaire. Un quatrième genre enfin Uroglena se distingue par la forme des animalcules qui sont pourvus d’un prolongement caudiforrae au moyen duquel ils sont réunis au centre de la masse commune globuleuse.

La septième famill,e est formée du seul genre Dinobryon qui lui a donné son nom.

Les TiiÉCAiiONADiENs , qui forment la huitième , sediviserit en liL\it genres au moins , suivant le nombre de leurs filaments , et suivant la forme ou la eonsistance de leur tégument. Parmi ceux à un seul filament , on distingue d’abord ceux dont la forme est globuleuse ou ovoïde et le mouvement vif; l’on en forme les erenres Trachclomonas si le tégument est dur et cassant , ou le genre Crjptomonas s’il est membraneux et flexible ; de ce dernier peut-être on devra séparer au moins comme sous-genres les LageneUa dont l’enveloppe ' présente une sorte de goulot à la base du filament, et les Tetrahœna qui , par suite de la division spontanée, restent réunis par quatre. Les Thêcamonadiens à un seul filament et de forme aplatie, ont un mouvement très-lent; ce sont Aqs Phacus , si le corps se prolonge en manière de queue ; des Crumenula , si son contour est ovale sans prolongement. Les Thccamonadiens à deux filaments sont les Diselmis si ces filaments sont égaux ; si, au contraire, l’un de ces filaments est plus épais et traînant, nous avons le genre Plœotia ou le genre vi^///A07?e7?/a, suivant que le corps est jmisma tique ou en forme de pépin. Un dernier genre enfin, que je nomme Oxyrhis , à cause de son prolongement antérieur en ])ointe, m’a seul présenté plus de deux filaments.

La neuvième l’aniille , celle des Eugléniens, se tlivise aussi d’abord suivant le nombre et la disposition des filaments. Ceux qui n’ont qu’un seul filament, sontdes Peranema , si ce filameut, aj^ité seulement à l’extrémité , est plus épais et roide à sa base , où il semble n’être que le prolongement du corps aminci en avant ; ce sont dés Astasia ou des Euglena ^ si ce filament airité vivement dans toute son étendue s’articule brusquement à sa base, ou est inséré un peu de côté dans une entaille; la distinction un peu artificielle de ces deux genres repose sur la présence ou l’absence d’un ou de ]dusieurs points rouges dont les Euglena seules sont pourvues.

Les Eugléniens à deux filaments égaux, forment le genre Zjgoselmis \ ceux qui ont un filament flagelliforme et un second filament traînant jilus éjiais, sont les Heteroselmis; enfin un genre Polyschnis comprend ceux cjui ont plus de deux filaments.

Dans la famille des Péuidiniens, la dixième, se trouvent seulement deux genres, le Peridiniiim dont le corps est globuleux ou ovoïde sans cornes, et le Ccratium qui se distingue par des prolongements en corne, souvent très-longs , et par sa forme concave d’un côté. ■

La famille des Enciielyens , qui est la première des Ciliés , et la onzième de toute la série, se divise en cincj genres, ejui sont : 1“ les Aconda ^ nus sur une portion de leur corps; 2“ les Gastrochœta , ayant en dessous une fente garnie de cils ; 3“ les Enchclys^ uniformément ciliés partout ; k° Alj'scuni , qui, avec les cils des Enclielys , jioSsètIent aussi de longs filaments cîmt.i'aclilca qui ieut' fiervent à a’élanoet' poiu* de li«m InftlttiUttné'ntitU i U'a

HISTOIBE NATURELLE

qui , également ciliés, ont en arrière un long filament droit.

La douzième famille, celle des Trichodiens, se divise en cinq genres , dont les trois premiers ne montrent pas distinctement une bouche, et cependant semblent en avoir une qui est indiquée par une rangée régulière de cils plus forts ; dans le premier genre , Trichoda , le corps est ovoïde ou pyriforme, épais, les cils de la bouche sont souvent dirigés en arrière ; dans le deuxième, Trachelius , le corps est très-allongé ou notablement rétréci en manière de cou, les cils qui le terminent en avant sont écartés et forment une petite crête; le troisième genre, ^cmeria , a le corps oblong, aplati et recourbé en lame de sabre au bord antérieur, avec une rangée régulière de cils dirigés en avant. Les deux derniers genres ont une bouche bien distincte : ce sont les Pelecida , de la même forme à peu près que les précédents, ou contournés en fer de hache au bord antérieur ; et un cinquième genre, enfin , Dileptus^ différant totalement des précédents par son corps fusiforme, rétréci aux deux extrémités , et montrant une large bouche ciliée à la base du prolongement antérieur.

Dans la treizième famille nous ne pouvons établir, pour le moment , que trois genres qui sont : 1° le genre Halteria^ caractérisé par sa forme globuleuse, et par des cils rétracteurs très-longs, dont il se sert pour sauter brusquement d’un lieu à un autre; 2° le genre Oxy tricha , ayant le corps oblong et muni de cirrhes roides en forme de styles; 3® le genre Kerona, montrant en outre des cirrhes corniculés ou en forme de crochets , dont il se sert comme de pieds , pour marcher sur les corps solides.

La famille des Peoesconiens , qui est la quatorzième, contient cinq genres dont les quatre premiers ont des cils ou appendices de diverse grandeur, et souvent des ciri'hes en crochet ou des styles comme les Kéroniens; deux de ces genres ne montrent pas de bouche ; ce sont les Diophrys n’ayant d’appendices en forme de cils qu’aux deux extrémités du corps, et les Coccudina ayant des appendices en crochet épars à la face inférieure. Des deux autres genres munis de cirrhes, l’un, Plœscojïia, est caractérisé par sa forme enn acelle, et sa bouche sans dents, l’autre, Cîdamidodon , a la bouche armée d’un faisceau de baguettes roides servant de dents.

Les Plœsconiens du dernier genre n’ont que des cils à peine visibles ; ils forment le genre Loxodes dont on pourrait peut-être séparer certaines espèces ayant des dents comme le genre précédent.

Deux genres seulement appartiennent à la quinzième famille, celle des Erviliens ; l’un, Eivilia , est caractérisé par la forme de sa cuirasse lisse repliée longitudinalement comme une gousse à’Eivum et laissant en avant et sur le coté une longue ouverture garnie de cils vibraüles ; l’autre , Trochilia , a sa cuirasse marquée de sillons obliques en spirale et ouverte seulement en avant pour le passage des cils.

La seizième famille, celle des Zeucop/r/yez/i, fournit trois genres dont les deux premiers, distingués l’un de l’autre par leur forme, manquent absolument de bouche; dans l’un, Spathidia, le corps est aplati et tronqué en avant; dans l’autre, Leucophra^ le corps ovale est également épais et arrondi aux deux extrémités. Le troisième genre , Opalina, se distingue par une fente

iriSTOIRF, NATL'RELLF.

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obliqiK’ cilicH |);u’;iissant indiquer une bouche à la partie antérieure.

La d ix-septième famille , celle des Paraméciens, contient douze jrenres dont les deux premiers pourraient être reportés avec les Leucophryens , comme n’ayant pas une bouche bien distincte , ce sont les Pleurotiema dont le corps ovale oblonj^ présente latéralement une large ouverture d’où sort un faisceau de longs filaments flottants mais contractiles , et les Laciymaria qui paraissent avoir une bouche près de l’extrémité d’un long prolongement très-mince en forme de cou.

Les dix autres genres se divisent en deux groupes, suivant que la bouche est latérale ou terminale. Huit d’entre eux ont la bouche latéralement située , les deuxpremiers ont en outre cette bouche munie d’une sorte de lèvre saillante qui est longitudinale et vibratile dans les Glaucoma , transversale et ciliée dans les Kolpoda.

Les trois suivants ont la bouche non saillante sans aucun appendice , et se distinguent par leur forme oldongLie plus ou moins comprimée.

Les Paramccium ont le corps oblong, souvent mar- (jué d’un pli longitudinal oblique , passant par la bouche qui est au milieu de la longueur.

^mphile.pLus ont le corps fusiforme, très-allongé et ictréci en avant , avec la bouche, à la base de ce rétrécissement.

Les Loxophjllum ont le corps lamelliforme , oblique , ondulé.

Un sixième genre à bouche latérale et à corps Irès-nplati , SG distingue par un faisceau de baguettes cor*uéeé eniôui'ant la bouche , et pai* êOn contoiu' sinueux tViiucâiéj ChikdQHx

Deux ;i U très genres de l^araméciens , à houclie latérale, se distinguent parleur forme ovoïde oLlongue , devenant globuleuse ])ar la eontraction : ce sont les Panophrjs qui ont la bouche nue, et ne diffèrent des Paramécies que par leur forme non comprimée , et les Nassula qui ne s’en distinguent que par un faisceau de petites baguettes dont leur bouche est entourée.

Les deux derniers genres de Paraméciens ont la bouche terminale et le corps oblong , ovoïde ou globuleux ce sont les Holophrya dont la bouche est nue , et les Prorodon qui l’ont entourée d’une rangée de petites baguettes.

La dix-huitième famille , celle des Bursariens , se divise en cinq genres dont les trois premiers montrent bien ordinairement les stries de leur tégument et les rangées de cils longitudinales ; mais ces genres se distin- . guent surtout des suivants par la forme de leur corps qui est aplati chez le Plagiotoma , et subglohuleux ou ovoïde chez les Ophiyoglena et les Buvsaria : ces deux genres diffèrent l’un de l’autre par la forme du corps ])lus épais et plus arrondi en arrière chez celui-ci , ])lus étroit au contraire nhez celui-là c|ui se distingue en outre par une tache plus ou moins prononcée près de la bouche.

Les deux derniers genres de Bursariens montrent toujours les stries de leur tégument , et les rangées de cils correspondantes, suivant une direction oblicfue ou en hélice ; mais la forme de leur corps cylindrique, très-.allongé et très-flexible les distingue de tous les autres. L’un de ces genres , Spirostomum , a la bouciie li'08-reculée en tu'riôfe i à l’extrémité d'uno longiio ^ magéodo cllei fntttroi Kon^ytoUomai l’n tt'èg»gfitmlej

entourée de grands cils et latéralement située à l’extrémité antérieure.

La dix-neuvième famille, celle des Urcéola riens, contient quatre genres, dont le premier, iSVerifo/’, ayant seul le corps cilié partout et la bouche à l’extrémité d’une rangée de cils en spirale , se rapproche beaucoup des Bursariens ; mais il s’en distingue aussi bien que des genres suivants , parce que seul il se fixe à volonté sur les corps solides par son extrémité postérieure. Des autres Urcéolariens deux genres également privés de queue ou de pédoncule se distinguent l’un de l’autre, parce que les Urceolaria sont toujours libres ou se fixent transitoirement pour vivre en parasites sur d’autres animaux, tandis que les Ophrydia sont ordinairement engagées dans une masse gélatineuse. Un dernier genre enfin , Urocentruni , est caractérisé par une sorte de pédoncule ou de queue latérale.

La famille des J^orticelliens , la dernière , forme également quatre genres ; le premier, Scjphidia, a le corps oblong’ , sessile , rétréci à sa base en forme de pédoncule ; les deux suivants , Epistjlis et Korticùlla , ont le corps porté sur un pédoncule simple ou rameux , et se distinguent parce que celui-ci à son ■pédoncule contractile en spirale, et que pour celui-là, le pédoncule est roide et le corps seul est contractile.

Le dernier genre enfin , V aginicola , est remarquable parce que son corps est rétractile au fond d’un étui ou d’un tube membraneux transparent.

Ainsi se trouvent divisées nos vingt familles en quatre-vingt-quinze genres environ.

DES INFUSOIEES.

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