OxYTRiouË BOSSUE. — Oxj'lrîchn gihha. — PI. XI, fig
Corps incolore , oblong , renflé au milieu avec deux rangées ventrales de cils. — Longueur , 0,11.
Je nomme ainsi une Oxytrique que j’ai observée dans l’eau de la Méditerranée conservée depuis quinze jours, mais non gâtée; mais je ne suis nullement certain que ce soit la même que M. Ehrenberg désigne sous ce nom (Infus. PI. XLl, fig. 2), et qu’il a trouvée dans l’eau douce entre des Oscillaires et des Navicules au mois de février. 11 la décrit comme ayant une large bon-
DES INFUSOTRES. 419
rhe arrondie et contenant de nombreuses vésicules stomacales et des Navicules avalées. Ce même auteur y rapporte comme synonyme la Trichoda gibba de Millier (Müll. , Inf. PI. XXV, fig. iG-20), mais ce rapprochement me paraît fort douteux, car Millier ne parle point de la double rangée de cils qui certainement ne lui eût pas échappé , et d’ailleurs il lui donne pour caractère d’avoir le dos convexe ou bossu , et le ventre concave ou excavé , et lui attribue des stries longitudinales.
5. OxvTRiQtJE AMBIGUË. — Ojcj'tricha ambigua. — PI. XI, fig. i5.
Corps incolore , ovale , oblong , déprimé au centre , et concave d’un côté avec les bords arrondis, renïlés , pourvu de cils locomoteurs très- forts, épars sur la face concave et de soies roides en arrière. Sans bouche. — Longueur, 0,08. — Marin.
J’observais ce singulier Infusoire le 3o mars 1840, dans de l’eau de mer puisée dans l’étang de Thau dix huit jours auparavant. Malgré tous mes efforts je n’ai pu y reconnaître aucun indice de bouche ; aussi dois-je penser qu’il pourrait être le type d’un nouveau genre à établir. Beaucoup de vacuoles existant à l’intérieur présentaient au centre un globule huileux réfractant beaucoup la lumière et qui paraissait avoir été la cause de leur formation.
Oxytrique rouge. — Oxy tricha rubra. — PI. XI, fig. i3.
Corps allongé, linéaire, rouge, aminci et pourvu de soies en arrière.— Longueur de 0,18 à 0,22. — Marin.
J’ai trouvé abondamment cette espèce dans l’eau du canal des Étangs, à Cette, avec plusieurs autres Infusoires également colorés en rouge ; les soies de la rangée antérieure étaient surtout bien prononcées, mais je n’ai pas vu 'aussi distinctement les deux rangées ventrales de soies que M. Ehrenberg attribue à l’Infusoire marin qu’il nomme ainsi (Ehr., Infus. PI. XL, fig. 9). Cet auteur l’a observé en décembre et janvier dans l’eau de la mer Baltique, conservée depuis le mois d’août. Il y était , dit-il , tellement abondant, que l’eau en était colorée eu rouge. M. Ehrenberg rapporte comme synonyme la Trichoda patens de Millier (Infus, PI. XXVI, fig. 1-2 ).
7. OxYTRiQUE A QUEUE. — Oxj'tricha caudula. — PI. Xlll, fig. G.
Corps incolore , allongé, linéaire, lancéolé , arrondi en avant, prolongé postérieurement en manière de queue. — Longueur, 0,20.
M. Ehrenberg (InfUs. î838, p. 365} nomme ainsi un Infusoire qu’il a observé dans l’eau douce à Berlin , et il en rapproche un autre Infusoire de même forme , mais quatre fois plus petit, qu’il a vu dans l’eau de la mer Baltique. 11 l’avait d’abord (en i833) décrit sous le nom d’ Urolepius païens. J’ai observé de mon côté une forme analogue dans les eaux stagnantes des environs de Pax'is, et je l’ai repi’ésentée dans la planche i3®, fig. 6 (i).
OxYTRiQUE RAYONNANTE. — Oxjrtrichn radians. — PI. XI, fig. iG.
Corps discoïde , rouge , entouré de longues soies rayonnantes , obliques. — Longueur, 0,05.
Au nombre des Infusoires rouges que j’observai en grand nombre dans l’eau du canal des Etangs, à Cette, se trouvait cette forme, que je ne rapporte ici qu’avec doute, parce quelle pourrait n’être que le jeune âge de quelque autre espèce.
^i) Le genre Uroleptus de M. Ehrenberg, à en juger d’après les figures de la plupart des espèces, doit être en partie réuni aux Oxytriques, quoique cet auteur l’ait rangé parmi ses Colpodées en le caractérisant seulement par l'absence d’un oeil, d’une langue et d’une trompe, et par la présence d’une queue. Des cinq espèces qu’il y rapporte aujourd’hui, la première, Uroleptus piscis (Infus. i838, PI. XL, fig. I), donnée comme synonyme du Trichoda piscis de Müller (Müll. Inf. Pl. XX.KI, fig. 4, 1-4) 1 avait été en i83o nommée par le même auteur Oxy tricha piscis ; elle a le corps cylindrique, presque turbiné , aminci postérieurement en forme de queue épaisse. Sa longueur est de 0,18; ce pourrait bien être la même que nous nommons Oxylricha caudnta. La deuxième, Uroleptus musculus (1. C. fig. 2), donnée pour synonyme du Trichoda musculus (Müll. Inf. Pl. XXX, fig. 5-7), avait été placée par M. Bory dans le genre Ilalule ; elle a le corps blanc, pyriforme, renflé en arrière, puis aminci tout à coup en forme de * queue, long de 0,12. La figure donnée par Müller n’est assurémentpas celle d’une Oxytrique , et U phrase caractéristique de cet auteur iudi-
■** Oxj-tricha lepiis. Ehr. Inf. PL XLl , fig. 5, el Oxj-tricha pullaslcv.
Ehr. 1. c. f. 3.
Les deux espèces que M. Ehrenberg veut nommer ainsi nous paraissent fort douteuses. En effet , il dit lui-même ne les avoir pas revues depuis i83o; il décrit la première comme ayant le « corps blanchâtre, elliptique, glabre, plat, cilié en avant, muni de soies en arrière. » La seconde a le « corps blanchâtre, lancéolé , obtus aux deux extrémités, et ventru au milieu, avec une tête un peu distincte , une queue hérissée , et la bouche fort étroite. *>
Le Trichoda nasamonum du même auteur, nommé d’abord par lui et par M. Hempricht Condj-losloma paraît bien être , comme il le pense aussi , une Oxytrique imparfaitement observée en Afrique ; elle est longue de 0,09 , et la figure n’est grossie que cent fois. Ce dont M. Ehrenberg a voulu faire le genre Ceratidium, caractérisé par une profonde échancrure eif avant, n’est sans doute aussi qu’une Oxytrique mutilée ; il ne l’a pas revue depuis 1820 , et, à cette époque , il la trouva parmi des conferves, et ne put l’observer qu’au grossissement de 100 diamètres. Il la décrit comme ayant le corps cunéiforme, le front bicorne avec les cornes tronquées. '
quant une forme aplatie et une queue implantée en dessous et quelques cils rares et très-courts en avant , se rapporterait plutôt à un Systolide ou à une Ervilie. Dans l’ouvrage de M. Ehrenberg , la figure représente bien un Infusoire muni partout de cils en séries régulières, comme les Paraméciens; mais les cils plus longs de la bouche , et la forme générale se rapportent au contraire à une Oxytrique. La troisième espèce , TJroleplus hospes (Inf. Pl. XL, fig. 3) a été vue par M. Ehrenberg en avril et en août i83i , dans les enveloppes muqueuses vides du frai de Grenouille. Dans chaque cellule il n’y avait qu’un seul animal long de 0,11, verdâtre, ovale-oblong , turbiné, obliquement tronqué et excavé en avant, et effilé en manière de queue en arrière. La quatrième espèce, nommée avec doute üroleptus? lamella est probablement un Trachelius; quant à la cinquième enfin, Üroleptus Jilum (Inf. Pl. XL, fig- 5) , il est vraisembhable qu elle a plus de rapports avec le Spirostomum ambiguum, qu’avec les autres Üroleptus ou les Oxytriques , ou avec l'Enchelys caudata de Muller (Inf. Pl. IV , fig. a5 , 26) , citée mal à propos comme synonyme.
XJroslyla.
Le genre Urosifla de M. Ehrenberg contient une seule espèce , Urosijrla grandis (Ehr. Infus. PI. XLI , fig. 8) , qui par sa forme se rapproche bien des Oxytriques, mais qui, suivant la description de l’auteur, en différerait par des rangées de cils nombreuses et régulières , comme chez les Paraméciens et les Bursariens. Sa longueur est de o,i8 à 0,28. Son corps est blanc, deiïii* cylindrique, presque en massue, arrondi aux deux extrémités, mais un peu plus épais en avant; il est muni de styles courts. La bouche est une très-graude fente située en avant, bordée de longs cils, et égalant le tiers ou le quart de la longueur totale En arrière , dit M. Ehrenberg , on distingue une fente plus petite, qui est évidemment l’anus et qui est seulement bordée de cinq à huit petits stylets d’un côté. L’Urostyle avale facilement fiadigo; elle contient souvent à l’intérieur des Bacillaires et de petits Infusoires quelle a dévorés et qui la font paraître bigarrée.
3® Genre. KÉRONE. — Kerona.
An. à corps mou, flexible, ovale, déprimé avec des cirrhes ou cils épais , non vibratiles , en forme de soies ou de stylets, et avec d’autres cirrhes plus courts et plus épais , recourbés en forme de crochets ou de cornicules , et servant souvent de pieds.
'Les Kérones de Millier, bien caractérisées par ce que cet auteur nomme des cornicules , appartiennent presque toutes à notre genre Kérone. M. Ehrenberg, au contraire, a séparé des Kérones , pour en former son genre Stylonychia , toutes les espèces qui , avec les cornicules , ont aussi des stylets, de sorte qu’il ne conserve le nom de Kérone, qu’à une seule espèce, vivant parasite sur les Polypes d’eau douce.
Les Kérones ne diffèrent des Oxytriques que par la forme de leurs cirrhes ou appendices, dont la base est ordinaire-
ment renflée en un globule transparent qui se meut en même temps. Elles sont également voraces, et se montrent de même abondamment dans les eaux stagnantes et dans les infusions. Elles éprouvent facilement des déformations trèsvariées, qui ont donné lieu à l’établissement de beaucoup d’espèces par Millier.
I. KÉROne postulée. Kerona puslulala (i). — l’I. VJ , Jig. lo, 1 1 , i4 et i8 , et Id. XllI, fig. 7.
Corps incolore , ovale , oblong , déprimé , contenant fréqucm ment des corps étrangers. — Long. 0,18.
•Jet Infusoire , l’un des plus communs et des plus faciles à reconnaître, se montre dans les infusions et surtout dans l’eau des marais conservée avec quelques herbes , et déjà altérée par la putréfaction; j’ai représenté (PI. VI , fig. ii, 14, 18) quelques-unes des déformations singulières qu’il présente par suite d’une mutilation ou d’une décomposition partielle ; on reconnaît aisément dans ces altérations l’absence d’un tégument chez les Kérones, et la possibilité qu’a un lambeau ou un lobe isolé de continuer à vivre. La figure 18 de la planche VI montre comment des corps étrangers (c) avalés par l’animal peuvent être excrétés ou expulsés au dehors ; on y voit aussi une partie ovalaire (a) en apparence moins molle et moins transpai'ente que le
(l) Grosse araignée aquatique, goulue. Joblot, Microsc. PI. l, fig. 3-5 , PI. 8 , fig. 9 , PI. 10 . fig. 19.
Volvox oniscus , Ellis, Phil. trans. t. 5p.
Trichoda silurus , — cyclidium , — pulex , — caLvitium , — cursor, — atigur , Millier.
Kerona pustulata , — Muller , Pl. XXXIV , f. izj.
Himantopus larva , volutator, Fabr. Ap. Müller.
Oxytricha pulex, — volutator, — pullnster , Bory , Encycl. Kerona pustulata , nugur, — forcata , — silurus , — larpoïde , Bory.
Mystacodela cyclidium , Bory, Encycl.
Kerona pustulata , Ehr. Mém. Berlin, i83o-l83l.
Stylonychia pustulata , Ehr. Inf. i838, Pl. XLll , lig. 1
UlSTOinE NATURELLE
reste ; c’est ce que M. Ehrenberg a voulu nommer le testicule.
J’ai vu par l’addition d’une seule gouttelette d’alcool ces Kérones se de'composerà vue en commençant par une extrémité et laisser flotter dans le liquide des globules sarcodiques et des lobules encore retenus par cette même substance étirée , tandis que le reste du corps continue à se mouvoir.
' Kerona calvitium (Müll. Inf. PI. XXXI V), fîg. ii-i3; etTrichoda foveaia (Müll. Inf. PI. XXXVI, fig. 6-8).
On peut je crois rapporter à l’espèce précédente, comme simples variétés, les deux Infusoires décrits sous ce nom par Müller ; car les appendices qui caractérisent Cette espèce sont très-variables quant à leur nombre et quant à leurs dimensions ; quelquefois même on n’aperçoit que par instants et dans certaines positions les cornicules caractéristiques. Le premier de ces Infusoires est signalé parles seuls mots latiuscula ^ ohlonga , anticè corniculis micanühus. » Et à cette phrase linnéenne indiquant qu’il est oblong , un peu large, muni en avant de cornicules agitées, l’auteur, dans la notice suivante, ajoute que le corps est égal presque plan , obtus aux deux extrémités , rempli de molécules noirâtres, qu’il a en avant deux ou trois cornicules et qu’il est muni de soies en arrière. 11 a été trouvé dans les infusions végétales, et Müller dit avoir rencontré un animal très-semblable dans l’eau de mer.
L’autre (Tr. foveaia) a pour phrase caractéristique ces seuls mots « oblong un peu large , avec des cornicules agitées en avant, mais sans soies en arrière. » C’est dans les remarques suivantes que Müller dit qu’il est excavé d’un côté et renflé en bosse du côté opposé. 11 a été trouvé dans l’eau de mer fétide.
** Kerona histrio (Müll., Pl.XXXllI, fig. 3-4) Sijrlonichia Hstrio (Ehr. , Infus. Pl. XLII , fig. 4).
C’est probablement aussi une variété ou une modification de la Kerona pustulaia qui a reçu ces noms de Müller et de M. Ehrenberg. Le premier de ces naturalistes l’a observée dans les eaux douces, parmi les confcrves ; il la caractérise par cette phrase «(K. ovale oLiongue , pourvue en avant de points noirs mucronés {punciis mucronatis nigris) et en arrière de pinnules longiudinales » -, et il ajoute dans ses remarques que les quatre ou
cinq points noirs mobiles de la partie antérieure sont des' pointes mobiles sur un nodule, ou plus exactement sont des globules pourvus d’une cornicule flexible et paraissant changer de place par suite de leur agitation continuelle. Le corps membraneux, diaphane, est rempli de très-petits points moléculaires entre lesquels sont des globules plus grands, isolés, très- transparents, au nombre de quatre ou davantage, et qu’il suppose être des ovules , en observant qu’on ne les voit pas dans tous les individus. Les pinnules postérieures ressemblent à des soies, elles ne dépassent pas le corps et sont rarement écartées. M. Ehrenberg, en la regardant comme synonyme de l’espèce deMüller, décrit sSiSiflonichiu histrio comme ayant le «corps blanc, elliptique, un peu renflé au milieu avec des crochets rassemblés en un groupe antérieur, et pourvu de stylets, mais sans soies.» «Elle est dit-il, très -analogue à la St. pustulata et me paraît en différer seulement parce que ses crochets sont groupés près du front au lieu d’être disséminés sur toute la face ventrale , par l’absence des trois soies terminales et par la position plus reculée de la bouche. » ( Ehr, 1. c. Syï.)
"* Kirone poulette.— Kerona pullaster. — (Müll. Inf. PI. XXXllI ,
fig. 21-23 ).
Sous ce nom , Müller a décrit une espèce dont il donne trois Agîmes totalement dissemblables et qui nous paraissent encore des Kérones postulées , mal observées ou déformées par une cause quelconque. Cet auteur la décrit comme ayant le corps presque ovale, sinueux en avant, le front corniculé, et l’extrémité postérieure garnie de soies. M. Ehrenberg l’indique comme synonyme de son Oxj-tricha pullaster {ln(. i838. PI. XLI, fig. 9 ).
2. Kérone hovl^. — Kerona mj'tilus. — V\. XllI, fig. 2-3 (i).
Corps très-déprimé , ovale oblong , élargi et arrondi aux deux extrémités , pourvu d’appendices très-longs , formant une rangée
(l) Le pirouetteur, Joblot, Micr. PL II , fig. 2. — Paramecium, Bill. ^
Kerona mylilus , Müller , Inf. PI. XXXIV, fig. 1-4.
Stylonychia mylilus , Ehr. 3« mém. i833, PL VI. Infus. i838, PI XLI , fig. IX.
de cils tfcs-forts en avant; une seconde rangée de cirrlies recourbés en crochet, et des stylets nombreux en arrière. La rangée de cils qui conduit à la bouche n’atteint pas le milieu du corps. — Longueur de 0,14 à 0,28.
Cet Infusoire, l’un des plus grands, vit dans l'eau de marais conservée depuis longtemps , et surtout dans l’eau qui baigne des Oscillai res ou desConferves ; il ne diffère encoreguère delaKérone puslulée que par ses dimensions et par la force de ses appendices; il faut cependant noter aussi que les bords antérieur et postérieur sont plus minces, plus flexibles et susceptibles de se relever contre les obstacles , de la même manière que chez certains Pœlsconiens, notamment chez la Plœsconie patelle, avec laquelle il a quelques rapports, et chez les Loxodes. Il avale un grand nombre de corps étrangers, et j’ai vu même un individu contenant une bulle d’air que sans doute il avait avalée à la surface des conferves entre lesquelles il vit. 11 se décompose en difïluant avec une extrême facilité. Pour peu que le liquide soit modifié par l’évaporation ou autrement , et si la décomposition n’est pas complète , le reste continue à vivre sous une forme tout à fait différente. Ainsi , comme le pense avec raison M. Ehrenberg , les Kerona cjrpris , K, kauslrum K. haustellum et Trichoda Jimbriaia de Millier, sont établies sur des restes de la partie antérieure de notre Kérone moule ; les Trichoda erosa et T. rostrata sont des restes de la partie postérieure, et les Himantopus acarus , H. ludio H, sannio elS. co rona ont été institués par Fabricius , d’après les dessins de Millier, représentant divers débris du même Infusoire,
Millier décrit la Kérone moule connue étant presque claviforme avec les deux extrémités plus larges, diaphanes, ciliées, et comme pourvue de cornicules en avant et de soies en arrière; puis il ajoute que la forme de cet Infusoire, qui est l’un des plus grands, est difficilement déterminée; il signale la présence d’une rangée de globules diaphanes le long d’un des bords et décrit exactement le mode de décomposition par diffluence. 11 l’a trouvée communément dans l’eau de marais conservée longtemps dans des vases.
M. Ehrenberg, qui prend cette espèce pour type de son genre Slj'lonjrchia, lui attribue un large intestin d’où partent de nombreux estomacs en massue , un ovaire granuleux, deux testicules ovales et une vésicule séminale contractile. Il lui assigne la forme d’une moule et la représente entourée d’une ï'angée de cils infléchie d’uii coté , que je n'ai pu voir comme lui.