Kérone silure. — silurus. — PI. XIII, fig. 4 (i
Corps ovale oblong , plus large et arrondi en avant, garni de cirrhes corniculés sur toute la face ventrale , et de stylets en arrière ; la rangée de cils qui conduit à la bouche occupe la moitié du corps. — Longueur, 0,12.
Quoique très-voisine de la précédente , cette espèce paraît s’en distinguer suffisamment par sa taille et par ses appendices. Elle se trouve de même dans l’eau de marais conservée longtemps. Millier l’a fort mal figurée en la parsemant de crochets trop prononcés, tandis que dans sa notice descriptive il dit que les crochets ou corniculés ne s’aperçoivent pas facilement et que souvent ils ne paraissent que comme de simples points mobiles. M. Ehrenberg nomme Stj’lonj-chia silurus un Infusoire qu’il ne rapporte qu’avec doute à l’espèce de Millier ; il le décrit comme de même forme que la précédente espèce, mais plus petit et pourvu de vingt cils frontaux, de huit crochets, de cinq stylets et de trois soies , tous ces appendices étant très-longs.
' Slj^lonjrchia appendicuîaia (Ehr. , Infus. PI. XLII, fig. 3).
Sous ce nom M. Ehrenberg décrit un Infusoire qu’il a trouvé dans l’eau de la mer Baltique , et qui me paraît bien voisin du précédent; l’auteur lui attribue également de longs appendices, mais il le distingue par sa forme elliptique plus arrondie, et le mode d’insertion oblique des soies.
4. ? Kerona lanceolaia. {Sljrlonjrch.ia lanceolala, Ehr. Inf. PI. XLII,
fig. 5.)
Cette espèce, que je n’ai point vue, paraît d’après la description de M. Ehrenberg devoir être bien distincte de toutes les autres; elle a le corps long de 0,20 à 0,22 d’une couleur verdâtre pâle, lancéolé, également obtus aux deux extrémités; son ventre est
(1) Kerona silurus 1 Midi. Inf. Pl. XXXIV, fig. p. Slylonychin silurus , Ehr. Inf. i838, Pl. XLII, lig. -3.
plat, ses crochets sont groupés près de la bouche, elle manque de stylets. Elle vit parmi les Conferves. L’auteur lui attribue seize à dix-huit x’angées dorsales régulières de cils, ce qui tendrait à la faire prendre pour un Bursarien. 11 a compté en avant cinq crochets et en arrièrq quatre stylets; il dit aussi avoir vu une vési- * cule séminale simple et un grand testicule ovale. Enfin il décrit et représente la décomposition par diffluence comme le phénomène de la ponte. On ne peut d’ailleurs, d’après sa description, s’empêcher de supposer une grande analogie entre cette espèce et VUroslj'la grandis du même auteiu-.