‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 19 sur 328 · LA MNENIE DE KUBL, MNENIA KUHLH · texte numérisé non relu

LA MNENIE DE KUBL, MNENIA KUHLH

Corpore ovalo; stylis duobus posticis subulatis, Eschsch., 4c., p. 32, pl. 2, fig. 4. Corps ovalaire, comprimé, terminé par deux prolongements subulés et ciliés ; transiucide ; à quatre rangées de cils.

Habite la mer du Sud dans la zone intertropicale, par 180 degrés de longitude du méridien de Greenwich.

Son nom est celui d’un zoologiste voyageur hollandais, mort à Java.

7° GENRE. BUCÉPHALE, BUCEPHALON.

Lesson, Ann. sc. nat., avril 1836, p. 248. — Callianira. Less., Cent. Zool. (1830).

Corps plus large que haut, se composant d’un tube de forme hastée, s’ouvrant en haut entre les deux replis des feuillets supérieurs par une petite ouverture, terminé en bas par une ouverture grande et circulaire. Ce tube, éminemment contractile, est bordé latéralement par deux portions membraneuses élargies , garnies à leur terminaison de trois corps denses, épais, massifs

ACALÈPIES, 6

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et de forme olivaire. Le bord supérieur est composé de deux feuillets minces, garnis sur leur rebord d’une frange transversale de cils. Sur chaque face quatre appendices cylindroïdes sont implantés à l'extrémité.

Ce genre a les plus grands rapports avec les calymmes, dont il diffère par quelques particularités. La figure que M. Eschscholtz a donnée du calymme de Treviranus doit être consciencieusement exacte, mais elle pèche par la netteté du dessin, car le zoophyte doit être régulièrement pair et semblable sur ses deux côtés.

M. de Blainville, dans ses annotations , dit que ce genre a été établi sur une figure fort incomplète d’acalèphe, dont j'ai reçu communication de M. Renaud, second chirurgien en chef au port de Toulon, et que j'ai publiée dans une centurie zoologique. I] ajoute que tout porte à croire que c’est une espèce nouvelle de callianire de la division des calymmes. Depuis lors j’ai revu une seconde figure de ce zoophyte, faite par un chirurgien de la marine, et en tout point semblable à celle gravée dans ma centurie. J’ai donc pu me convaincre de la réalité de ce genre que je n'hésite pas à maintenir.

On ne sait rien des mœurs de ces singuliers zoophytes.

LE BUCÉPHALE DE REYNAUD, BUCEPHALON REYNAUDII.

Less. Ann. sc. nat., avril 1836, p. 248. — Callianira bucephalon. Reyn., in Cent. Zool., de Lesson, p. 84, pl. 28, fig. A ets; Griff., pl. 4, fig. 4.

Animal mou, libre, jouissant d’une grande motilité, d’un hyalin transparent avec une tache marron oblonguc ou fusiforme sur les deux renflements des extrémités.

Habite les mers qui baignent la côte orientale de Ceylan. El paraît très-commun dans le mois de septembre.

M. Reynaud, qui a parfaitement dessiné sur le vivant ce curieux Zoophyte dont notre centurie zoologique a reproduit l’exacte figure, s'exprime ainsi sur son compte : « Ce callianire, dans son état de développement complet, offre un corps ouvert à sa partie antérieure, étranglé vers son milieu et élargi en figure d’as de pique d’une carte à jouer à son extrémité. Ce tube, très-contractile, se trouve bordé de deux portions membraneuses, dont la partie postérieure est formée de deux replis, sur les rebords desquels sont placés les cils vibratoires qui aident à la locomotion du zcophyte. L’extrémité de ses membranes élargies et lisses se trouve garnie de corps gélatineux, épais, massifs, arrondis, disposés en forme d'olive, au nombre de trois, accolés les uns aux autres, et dont les deux du centre sont marqués par une tache marron oblongue et foncée, bien que sur certains individus elles sont

BÉROIDES. 83 d’un blanc laiteux à peine apparent sur la teinte hyaline bleuâtre du zoophyte. Un premier tentacule allongé et inférieur naît de chaque côté de la base de ces renflements latéraux, et un deuxième, plus court, se dirige en devant du corps.

Cet animal, de nature gélatineuse , dense, jouit d’une grande motilité; mis dans un bocal d’eau de mer, il a vécu plus de six heures. Dans son état de repos, ses membranes latérales s’abattent et se recourbent sur le tube, de manière à recouvrir les corps denses des côtés. La bouche est arrondie, contractile, et des rayons bruns entourent la cavité digestive.

8e GENRE. BOLINA, BOLINA.

Mertens, Mém. Pétersb., t. IT, 1833, p. 513.

Corps ramassé, pyriforme ou subcubique, dilaté de chaque côté et s’évasant en deux lobes entiers, non flexibles, portant deux rangs de cils, deux grands et deux plus courts, verticaux, descendant sur le corps, mais qui ne se prolongent pas sur les lamelles circumbuccales. |

Les bolinas sont des acalèphes fort curieux par leur forme renflée, la petitesse du corps et le développement de leurs parties latérales, Leur tissu assez ferme est parsemé de vaisseaux entrecroisés, et les cils forment des rangées qui se prêtent aux contours du corps.

Ce genre, dont la première mention remonte à 1833, compte en ce moment trois espèces.

ij, LA BOLINA ÉLÉGANTE, BOLINA ELEGANS.

Mertens , Ac, Pétersb. Mém., 1833, p. 513, pl. 6. (PI. 3, fig. 1.)

Corps turbiné, rétréci et conique au sommet, puis renflé en deux lobes; il est de couleur rose, gélatineux, verruqueux, ayant à son pôle supérieur arrondi, huit rangées de cils irisés, se prolongeant sur les deux lobes arrondis. A la naissance des lobes, on remarque deux appendices étroits.

Habite la mer du Sud.

2. LA BOLINA SEPTENTRIONALE, PBOLINA SEPTENTRIONALIS. Mertens, Ac. Pétersb., 1833, p. 515, pl. 7.

Corps blanc, hyalin, pôle supérieur dilaté à huit rangées de cils, quatre grandes et quatre plus petites. Des appendices lancéolés ciliés sur leur bord.

Habite les mers de l’hémisphère septentrional.

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