LA BOLINA D'IRLANDE, EOLINA HiPERNICA
Robert Patterson, Trans. of the royal trish Acad. , &. XIX, part. 1, p. 114, en note, — Ibid., Écho du Monde savant, n° 512, 1°" février 1810, p. 68.
Corps ovalaire arrondi, légerement comprimé sur les côtés, ayant quatre prolongements aliformes naissant sur le pourtour de la bouche.
Habite les côtes d'Irlande.
La description de cet acaléphe telle que M. Patterson la donne, est fort incomplète, et nous ne la plaçons ici qu'avec le plus grand doute. Je ne serais pas éloigné de croire la bolina hibernica identique avec le mnenia norwegica de Sars, qui est un alcinoé. Au reste voici ja traduction à peu près littérale de l’article de M. Patterson. « Ce ciliograde mesure en diamètre un peu plus d’un demi-pouce anglais à deux pouces; sa forme la plus habituelle est arrondie, bien qu’il passe parfois à l’oyale ou à l’ovale allongé, mais légérement comprimé sur les côtés. Les lobes des côtés de la bouche, parfois trés-protubérants, donnent au zoophyte une ressemblance grossière avec la mnénie de Schweigger. La surface du coïps est lisse et douce au toucher. Il a huit rangées de cils, et ceux qui alternent sont beaucoup plus courts que les autres. Les cils sont séparés, flexibles, et terminés en pointes dirigées du côté de la bouche vers en haut. A l’extrémité supérieure de chacune des plus courtes rangées est une ouverture circulaire avec un bord frangé. Proche la bouche naissent quatre prolongements aliformes ou auriformes que Mertens regarde comme des tentacules recouverts d’un épiderme. Ces organes sont remarquables par leur transparence relevée par les franges qui sont ponetuées vers leur bord, et par leur aspect miroitant. Au premier aspect ces ailes sont allongées , creuses, droites et imitent en petit la forme d’une oreille de cheval: mais lorsquelles s'étendent horizontalement en s’éloignant du corps de l’animal , elles ressemblent à l’oreille d’un dogue ou se recourbent comme les pétales d’un lis marlagon. »
Dans l'intervalle des:6 et 18 juin 1838, M. Patterson en prit une trentaine d'individus avec des petits filets en toile, à l’entrée du lac de Larne, dans le comté d’Antrim. Il ne les avait pas rencontrés dans ses courses antérieures et ne les a pas retrouvés depuis. Robert Ball et William Thompson ont observé cet acalèphe sur les côtes de l'ile de Lambay près de Dublin, au lac de Strangford et à Youghal.
Il est fâcheux que M. Patterson n’ait pas publié les dessins qu’il a fait peindre sur le vivant de cette espèce de bolina, qu’il place avec doute dans le genre créé par Merlens et que nous maintenons avec incertitude.
BÉROIDES. 85 3e TrIBU. LES LEUCOTHOËS, LEUCOTHOEX. Less.
Ces acalèphes ont le corps vertical, très-court; mais ils ont des prolongements latéraux disposés en forme d'ailes natatrices, très-comprimées, et qui donnent au corps la forme d’une hache. La bouche est garnie de quatre tentacules ponctués, et les cils forment deux rangées qui contournent le bord terminal des lobes en s’éloignant vers le milieu du corps. Au centre partent quatre prolongements cirrhigères frangés qui sortent des replis pleurétiques.
Cette tribu fort distincte ne comprend qu’un genre.
9e GENRE. LEUCOTHOË, LEUCOTHOEA.
Mertens , Mém. Pétersb.,t. 11 (1833), p. 499.
Corps à lobes latéraux indivis, très-larges , ayant des rangées de cils fort inégales; deux paires très-longues sur le corps qu’elles conturnenten partant du centre, et deux paires sur les appendices. Une paire de chaque côté des prolongements cirrhiformes , médiocre.