‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 235 sur 328 · LA RHIZOSTOME ROSE, RHIZOSTOMA ROSEA · texte numérisé non relu

LA RHIZOSTOME ROSE, RHIZOSTOMA ROSEA

Reyn., in Cent. 3001., pl. 34, p. 97.

Ombrelle légèrement sinueux sur les bords, rosé, à estomac disposé en croix rouge. Bras au nombre de huit, arrondis, larges et tricuspides au sommet, d’un rose vif; huit ouvertures latérales fermées par une valvule.

Habite l'Océan Atlantique intertropical.

Cette méduse, d’un rose tendre, plus ou moins fondu dans la nuance hyaline du corps de l’animal , est transparente dans toutes ses parties, excepté cependant aux bords des bras, où un rose vif domine, tandis que leur masse est opaque, épaisse et jouit d’une certaine densité. Des vésicules remplies d’air et bordées de rose vif s’élévent sur les rebords sinueux des bras et imitent des sortes de perles.

La cavité médiane se trouve entourée de huit bouches latérales demi-circulaires , fermées chacune par une valvule, qui s'applique hermétiquement sur l’ouverture et y joue le rôle de soupape, bien que chaque bouche communique avec la grande ouverture centrale, dont elle n’est séparée que par une arcade qui part de la base de chaque bras. Ceux-ci sont au nombre de huit, colorés en rose pâle, et réunis supérieurement par les arcades que nous venons de mentionner.

L’ombrelle est hémisphérique , convexe et sinueux sur son bord; des raies hyalines nombreuses répondent à chaque division du pourtour et sillonnent régulièrement sa surface ; elles sont peu sensibles à la vue, parce que leur coloration est faible et nuageuse. Des ramifications vasculiformes, colorées en rose et soudées en forme de croix grecque double, apparaissent à travers le parenchyme de l’ombrelle.

Cette méduse jouit de mouvements très-vifs de contraction. Ses oscillations vibratoires , observées avec une montre à secondes, se sont élevées à vingt en 19 secondes.

La rhizostome rose a été recueillie dans l'Océan Atlantique intertropical (Reynaud ).

MÉDUSAIRES. 419

239. LA RHIZOSTOME CROISÉE , RHIZOSTOMA CRUCIATA. Less., Zool. Coq., pl. 11, fig. 1, p. 121.

Ombrelle fortement denté au pourtour; ovaire en croix grecque ; quatre ouvertures ; huit bras aplatis ; coloration blanche-jaunâtre , avec des lignes roses sur Île pourtour et sur les ovaires.

Habite la côte du Brésil. Les habitants la nomment mouge.

Cette espéce est décrite ainsi dans la Zoologie de la Coquille (p.121, n° 10) : «C’esten octobre 1822 que nous trouvâmes cette méduse échouée sur les rivages de l’île Sainte-Catherine, sur la côte du Brésil. Son ombrelle est régulièrement hémisphérique, et son pourtour est formé par une sorte de ruban de dentelle à mailles excessivement fines et régulières, et garni de dents aiguës , obtriangulaires et nombreuses. La voûte de l’ombrelle est parfaitement lisse ; sa couleur est uniformément blanc-fade, légèrement lavé de jaune-pâle. Une large croix grecque, à bords roses, occupe toute la surface supérieure. Chacune des extrémités de la croix, au lieu d’être arrêtée en ligne droite, se trouve être cordiforme. Un cercle rosé fait aussi le tour de l’ombrelle, à la naissance de la partie aréolée du pourtour ; le corps est épais, court, perforé au milieu , ayant sur sa circonférence quatre larges ouvertures, dont les parois sont renforcées par les piliers charnus. Le corps se termine en huit bras foliolaires, assez allongés et couverts, dans toute l’étendue de leurs limbes, de stries vasculaires disposées en cercle, et qui, par leur ensemble, donnent aux bras une disposition imbriquée. »

Page 1