L'ATHORYBIE MELON, ATHORYEIA MELO
Eschsch., AC., p. 154 : Partibus cartilaÿineis latis, extus rugosis; extremilate
superiore rotundato, intus appendiculato ; inferiort acuto. — Rhizophysa melo, Quoy et Gaim., Ann. Sc. nat., 1. X, 1827, pl. 5, c. — Isis, t. XXE, p. 341; pl. 5. — Rodophysa melo, de Blainv., Man., p.123. — Lamarck, 2° édit.,
t. III, p. 86. — Siephanomia melo, Quoy et Gaim., Astrol., pl. 2, fig. 7-12: Globosu, costata, perlucida ; appendicibus cartilaginosis, crassis, ovalis, desuper rugosis; vesica semirubra, echinala.
(PL 10, fig. 2.)
Vessie disposée en tête, hérissée en dessus, rouge dans sa moilié supérieure; appareils flotteurs entiers, épais, ovalaires, rugueux en dessus, lisses et minces en dedans , incurvés et réunis pour donner au zoophyte la forme d’un pelit melon; quatre tentacules allongés ; rameaux bruns.
500 ACALEPHES.
Habile la mer Méditerranée.
C’est encore à MM. Quoy et Gaimard qu’on est redevable de cet acalèphe gracieux. Telle est la deseriplion de ces voyageurs : « Cette espèce est une des plus élégantes que nous ayons vues. Elle est remarquabie par sa forme sphéroïdale et par celle de chacun de ses appendices, qui sont épais, trés-résistants , transparents comme du cristal, ovalaires , - en forme d’aile, avec un renflement à la partie supérieure, qui sert de moyen d’union avec la tige. Un de ces corps, vu de face, ressemble à une côte de melon, ou mieux encore à l’élytre rugueux de quelque bupresle. Ces inégalités sont produites par de petites éminences longitudinales , réguliérement disposées sur six ou sept rangs. L'individu que nous avons possédé n'avait que deux de ces organes placés symétriquement ; mais tout indique qu'ils doivent être en plus grand nombre et donner à ce zoophyte l'aspect du précédent, ce que nous avons essayé de rendre dans une de nos figures.
« L’ampoule d’air est volumineuse, ar rondie, épincuse, rouge de laque en dessus, verdâlre en dessous, et presque enfoncée entre les appendices. El y a, comme dans l’espèce précédente, des tentacules en boutons trifides, d’autres contournés en tire-bouchon, et de plus des sortes de suçoirs allongés, dont l’extrémité est évasée et ie Les ovaires sont mélangés de jaune et de carmin.
« Cette espèce, dont le diamètre est de 1 à 2 pouces, en a 3 ou 4 de longueur. Eile fut prise à l’entrée du détroit de Gibraltar, par M. d'Urville. »
7e GENRE. ANTHOPHYSE, ANTHOPHYSA.
Brandt, Prod., p. 35.
Vessie aérienne oblongue, entourée de pièces ou organes natateurs rangés en verticille; les tentacules sont rameux, et les rameaux claviformes terminés par deux pointes.
Brandt, le créateur de ce genre, se borne à le caractériser en très-peu de mots : « Vesica oblonga, corpusculis subcartilagineis « oblongis, verticillatis cineta: tentacula ramosa ; ramulis clava- «is, biapiculatis. » Puis il ajoute : « Genus memoratu dignis- «simum, vesica ad physalias reliquarum partium conformatione «ad agalmidas tendens.» Les anthophyses diffèrent peu des athorybies.
L'ANTHOPHYSE ROSE, ANTHUPHYSA ROSEA.
Mertens, Brandt, Pro. p. 35 : Corporis superioris partis diameter transversalis circiter bipollicaris. Vesica purpiuea, in superioris partis sinu obscurior. Parles cartilagineæ hyalinæ. Tenfacula purpurascentia.
Vessie aérienne pourprée, et plus foncée en couleur dans sa moitié supérieure, organes nalateurs cartilagineux , hyalins ; lentacules rosés.
PHYSOPHORÉES. 501
Habite l'Octan Pacifique, par 36 degrés 306 de latitude et 214° de longitude occidentale.
5° TRIBU. Vessie aérifère ovalaire, perforée au sommet, supportant une tige creuse, portant sur les côtés des organes natateurs, creux, ouverts ou fermés par des soupapes; la partie inférieure du tube s’évasant en une ouverture arrondie, sur le rebord de laquelle s’attachent des sacs stomacaux allongés, . terminés par des suçoirs. Les PHYSOPHORÉES, physophor«.
Les acalèphes de cette tribu sont parfaitement distincts par le nombre de leurs sacs stomacaux avec sucçoirs, au milieu desquels prennent naissance des tentacules, au nombre de six, pectinés sur leurs bords, et qui sont fort longs; à la base sont des paquets granuleux d’ovaires et des organes dont les fonctions sont très-obscures.
Ce sont des zoophytes qui offrent la délicatesse des parties unie à l'éclat de la coloration, et qui sont des fleurs organisées et vivantes animant les solitudes des océans. Dans le Voyage de la Coauille (t. EE, part. 2, p. 43) j'ai imprimé quelques vues que je crois encore vraies sur les physophores.
8e GENRE. PHYSOPHORE , puysopnora, Forskahl.
Corps musculeux, disposé en cercle, supportant tout à l’entour de lespèce de couronne qu’il simule, un grand nombre de sacs stomacaux, arrondis, tubuleux, ventrus au milieu, atténués . à leur extrémité qui est renflée et perforée au centre; ces sacs sont dilatables , élastiques, et intimement soudés au rebord du corps, au-dessus d’une rangée régulière, et formant aussi couronne, de tentacules courts, arrondis, très-irritables, et qui paraissent avoir pour but de s'opposer à l'introduction des corps étrangers sous le disque central où aboutit un canal. Le corps charnu est surmonté à son milieu par une tige membraneuse , cylindrique, renflée en haut perforée d’un trou au sommet ; irou qui conduit à la séreuse qui double la vessie aérienne, et qui se remplit d'air par l'ouverture médiane du corps, ou la chasse par cette issue, de la même manière qu’on Pobserve chez les physales. Sur la tige vésiculeuse s’insèrent de chaque côté, ct en s’opposant, trois très-courts pédoncules supportant trois paires de vessies latérales à trois lobes chacune ; les deux latéraux arrondis, aveugles; le moyen tronqué en avant, ouvert cir-
culairement, mais à demi fermé par une soupape membraneuse.
Dans la figure gravée dans l’atlas de Péron (pl. 59, fig. 4), de la physophora musonema, on observe une grande quantité de productions cirrhiformes très-diverses, qui manquaient aux individus que nous avons étudiés.
Gmelin , en adoptant le genre de Forskahl (Systema , p. 3159), a reproduit les caractères de cet auteur et se borne à cette courte caractéristique. « Corpus gelatinosum e vesicula aera pendens, «membris gelatinosis ad latera sessilibus : tentaculis subtus « plurimis. » !
Lamarck caractérise ce genre ainsi (An. sans vertèbres, A1 > 90) : « Corps libre gélatineux , vertical, terminé supérieurement par une vessie aérienne. Lobes latéraux distiques, subtrilobés, vésiculeux. Base du corps tronquée, perforée, entourée d’appendices, soit corniformes, soit dilatés en lobes subdivisés et foliiformes. Des filets tentaculaires plus ou moins longs en dessous. » | >
« Corpus liberum, gelatinosum, verticale, vesica aerifera «terminatum. Lobi Dent plures no , Subtripartiti, vesi- « Culosi.
« Corporis pars infima truncata, forata, appendicibus corni- «formibus vel in folia subdivisa dilatatis obvallata; filamenta « tentacularia subtus, plus minusve longa. »
Pour Eschscholtz (Acal., p. 144), les Do ores ont : « Tentacula clavatis, vesiculæ liquore repletæ, elongatæ, atte- « nuatæ ad basim tentculorun pie cartilagineæ natatoriæ « cavitate interna.
La définition.de NL. Quoy et Gaimard est assez exacte. Une
physophore est pour eux: « Un animal gélatineux libre, cylin-
droïde, ayant un axe central plus ou moins long, surmonté d’une bulle d'air percée d’un trou au sommet; des corps vésiculeux creux, natateurs; au-dessous, des appendices coniques en forme de suçoirs, entourant une ampoule à ouverture plus ou moins radiée; des appendices tentaculaires cirrhifères. »
Lesueur croyait que les physophores étaient des animaux composés. On ne peut se dissimuler que ces acalèphes ne soient formés de parties diverses dont l’association annonce une complication assez grande dans le mécanisme des organes. lei, la vessie aérienne ne suflit plus pour soutenir l’être suspendu verticalement sur la surface des eaux; des organes natateurs creux, munis de canaux qui s'ouvrent ou se ferment par desisoupapes membraneuses, servent de flotteurs. Ce sont des bulles évidées