‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 282 sur 328 · L'APOLÉMIE LESUEUR , APOLEMIA LESUEURIA , Less · texte numérisé non relu

L'APOLÉMIE LESUEUR , APOLEMIA LESUEURIA , Less

Stephanomia uvaria, Lesucur, Journ. phys., 1813, pl. 1. — Lamarck, Syst. des An. sans vert, t. IT, p. 462. — Physophora uvaria, G. Cuv., Règn. anim. IV, p. 65 (note 3). — De Blainville, Manuel, pl. 3. (Copiée de Lesueurl).—Apolemia uvaria, Eschsch., 4c., p. 143, pl. 13, fig. 2.

Animal composé, formant une guirlande hyaline et transparente d'organes natateurs, d’ampoules, de suçoirs, de vrilles et d’ovaires, atteignant jusqu’à 18 pouces de longueur.

Habite le nord de l’Océan Atlantique.

Ayant été obligé de supprimer le nom de stephanomia, donné à un autre genre par Péron, et, par conséquent, forcé d’adopter celui d’Eschscholtz, il nous eût paru cruel de faire disparaître le nom de Lesueur de l’indication d’un zoophyte qui n’est Connu que par la magnifique gravure qu’il en à donnée. Nous pousserons le même respect pour le seul document original que nous ayons sur cette espèce, jusqu’à imprimer textuellement la note qui accompagne cette planche. Nous conserverons jusqu'aux lettres indicatives , afin que ceux qui en feront un calque, n’aient pas besoin de recourir à l’ancien recueil où cette notice est insérée.

« Fig. 1. Portion de stéphanomie : (aa) organes contractiles servant à la locomotion ; (bb) suite ou réunion des animaux formant une grande chaîne. Fig. 2, 3, 4. Organes natatoires séparés et vus sous différents aspects ; (a) ouverture par où l’eau entre et ressort ; (b) cavité intérieure tapissée d’un sac ou poche ; (c) bandelette musculaire. Fig. b. Portion grossie, où l’on voit la vessie aérienne («&) qui forme une nodosité que l’on remarque entre les organes natatoires et la série d'animaux qui suit dans la fig. 1 ; (c) dessus de la vessie natatoire sans ouverture au sommet ; ( dd) organes natatoires plus ou moins développés, qui paraissent destinés à remplacer ceux qui viennent à manquer. Fig. 6. Portion du tube général présentant sa coupe transversale. Son extérieur est composé de lamelles musculaires appliquées ies unes sur les autres. L'intérieur de ce canal est continu, sans interruption dans toute sa longueur, et tapissé de petites papilles très-rapprochées. Fig. 7. Coupe longitudinale du même canal faite en dessous, laissant voir une petite cavité oblongue , ayant à chaque extrémité une petite ouverture. Fig. 8. Coupe longitudinale et de profil, où l’on aperçoit les deux ouvertures intérieures, dont l’une communique à un gros organe , ou suçoir cylindrique , par le pédicule qui l’attache au long canal ; et l’autre correspond à la base de tous les suçoirs serpentiformes dont le gros organe est environné. L'intérieur du canal est tapissé de papilles trèsrapprochées. Fig. 9. Portion du canal supportant l’un des groupes d’organes, grossis et vus à l’extérieur. — L’analogie que j'ai cru remarquer entre ces divers organes et ceux des physales, des vélelles et des porpites, m’a engagé à regarder Jes stéphanomies comme étant

PHYSOPHORÉES. 519 trés-voisines de ces radiaires, à cela près qu'äu lieu d’être libres comme eux, elles sont réunies. MM. de Lamarck et de Blainville, auxquels j'ai communiqué ces observations, ont pensé avec moi que les stéphanomies, dont je donne une figure, n’étaient, ainsi que je viens de le dire, que des animaux réunis vivant en société. Fig. 10, &, &, &, a. Globules gélatineux et transparents, susceptibles d’un peu de contraction et de dilatation , dont la fonction principale est de défendre et de mettre à l'abri les suçoirs, les filets et les ovaires. Fig. 11. Sucoir ou organe principal, de la base duquel on voit partir des filets analogues à ceux des physales ; (&) simples; (b) composés de globules. Fig. 12. Coupe transversale de cet organe, où l’on distingue cinq muscles et un organe central. Fig. 13. Portion du tube ouverte et vue à l’intérieur ; (a) muscles qui sont légérement granuleux ; {b) espaces qui les séparent Fig. 14. Ovaires en grappes, qui s’attachent comme les autres filets à sucçoirs à la base du gros tube, ainsi qu’on peut le voir dans les fig. 8 et 9.

« La gravure de la planche n’était pas entièrement terminée ; j'ai cru cependant qu’il serait intéressant de la joindre aux précédentes planches , afin de faire connaître un animal aussi singulier qu’étonnant par la nouvelle organisation qu'il nous a présentée, et auquel se rattachent quatre autres espèces que je me propose de décrire. J’ai cru devoir grouper ceux des radiaires qui lui étaient analogues, pour en former une famille sous le nom de radiaires imollasses composés, dont le tableau ci-joint donnera les caractères. L'histoire de chaque genre et les descriptions des espèces, avec les observations qui leur sont particulières, devant être consignées dans un assez long Mémoire, j'ai cru devoir me borner à publier, pour le moment, quelques exemplaires de la planche qui doit l’äccompagner avec cette courte description.

« Les travaux qui me sont communs avec feu mon ami Péron seront indiqués sous nos deux noms, comme ils l’ont élé dans plusieurs Mémoires déjà publiés, et ceux qui me sont personnels, le seront sous mon nom, ne voulant pas rendre mon ami responsable des crreurs que je pourrais commettre. » |

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