‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 297 sur 328 · LA VÉLELLE ÉCHANCRÉE ; VELELLA EMARGINATA · texte numérisé non relu

LA VÉLELLE ÉCHANCRÉE ; VELELLA EMARGINATA

Quoy et Gaim. (1324), Voy. de l’Uranie, p. 586, pl. 86, fig. 9 : Velella ovalis, oblique cristata; crista dorsali sursuüm incisa; labula inferiore tentaculis cœruleis instructa. — Velella sandwichiana, de Haan, Loc. cit. — Velella oblonga, Eschsch., Ac., p. 168?

Sac stomacal peu saillant; suçoirs bleus; voile constamment échancrée et grise.

Habite le grand Océan.

MM. Quoy et Gaimard ont donné une description fort incomplète de cette espèce ; ils disent : « On ne peut naviguer dans l'Océan ou la Méditerranée , sans rencontrer des vélelles, soit isolées , soit en troupes excessivement nombreuses , qui voyagent sous l’impulsion des vents et des courants. Parmi elles, on en trouve plusieurs, privées de la vie,

dont la membrane cartilagineuse et trés-résistante flotte comme si lJ’animal existait encore.

«La portion horizontale de cette membrane est for mée de petits tubes concentriques contenant de l'air, ce qui nous fait placer cet acalèphe parmi les hydrostatiques de M. Cuvier.

« Nous en vimes beaucoup d'individus dans divers endroits du grand Océan , principalement sous l’équateur , aux environs de la Nouvelle-Guinée. Tous avaient leur sommet plus ou moins échancré. Leur crête, oblique, était recouverte d’une membrane grise, et le dessous du disque horizontal , muni de tentacules bleus comme dans les vélelles ordinaires.

« Il était nécessaire que nous en eussions vu un aussi grand nombre, pour nous déterrainer à former une espêce nouvelle , parce que nous savons combien ces animaux sont exposés à être mutilés, el c’est même le cas de celle de Brown , dont on a fait une espèce.

« Les vélelles peuvent quelquefois être phosphoriques; elles peuvent aussi causer de la démangeaison à ceux qui les touchent : mais nous pouvons affirmer que ces particularités ne sont pas constantes, puisque nous ne les avons jamais remarquées dans aucun des individus soumis à notre examen.

« Les chats en sont très-friands, de même que des biphores et de quelques autres mollusques qui ont, comme nous l'avons déjà dit, une forte odeur de phosphore ou d'électricité.

« M. Rang, officier de ia marine , qui a observé des vélelles à tous les âges et dans leurs divers degrés de développement, nous a assuré que les individus trés-jeunes étaient constamment pourvus de deux filaments bleus, longs de plusieurs pouces , qu’iis perdaient ensuite par les progrès de l’âge. »

Page 1