VALEUR DES EXPRESSIONS EMPLOYÉES DANS L'OUVRAGE
On peut considérer une branche de Corail vivant comme une agrégation d'animaux unis entre eux par un tissu CoMMUN, dérivant d'un premier être par voie de bourgeonnement, et jouissant d'une vie propre, quoique participant à une vie com mune. C'est une famille dont les membres sont unis et soudés : c'est une collection d'êtres nés peu à peu par un mode particulier de formation, et qui ne se séparent jamais de celui qui jeta les premiers fondements de la colonie. |
Voilà l’idée qu'il faut avoir constamment présente à l'esprit, si l’on veut bien comprendre toutes les évolutions par lesquelles passe le germe d’où naîtra un grand et beau rameau de Coral. C'est l’idée de la pluralité dans l'unité, ou de l'animal composé, qui manquait à Pevssonnel pour faire comprendre et admettre sa découverte originale.
n'ya pas de mot dans le langage ordinaire pour désigner les particularités qui viennent d'être mdiquées ; il faut donc trouver des expressions ayant un sens propre, afin de ne pas employer toujours des périphrases.
Chaque branche, rameau, pied, souche, colonie de Corail, peu importe le nom qu'on voudra lui donner, a pour point de départ un œuf qui produit un jeune animal, lequel se fixe bientôt aprés sa naissance, et d'où dérivent alors les êtres nouveaux dont l'ensemble constitue le rameau.
L'œuf n'a pu donner naissance à ce jeune fondateur de la colonie qu'à la condition d'être imprégné, fécondé par la liqueur du male.