‹ Histoire naturelle du corailChapitre 46 sur 78 · VENTE DES PRODUITS DE LA PÈCHE · texte numérisé non relu

VENTE DES PRODUITS DE LA PÈCHE

Le règlement interdit absolument à tous les hommes du bord, matelots et patrons, de vendre du Corail. Toute personne qui achète sans le consentement des armateurs est poursuivie comme pour effets volés (art. 20, arrêté du 31 mars 1832).

La fraude à lieu malgré la surveillance la plus active que puissent désirer faire les autorités locales ; elle se fait sous toutes les formes.

À bord du bateau de M. Mangeapanelli, où j'ai passé plusieurs jours, quelques matelots avaient les oreilles percées de trous assez grands pour y introduire, Conme ornements, des petits rameaux de Corail; ils lés renouvelaient de temps en temps sous le prétexte qu'ils étaient tombés.

C'est là un moyen de faire une petite provision et d'obtenir, en allant à terre, la goutte, un verre d’anisette ou tout autre chose ; on n'empêchera jamais cela, car il est des débitants de boisson ayant des bateaux de pèche, et les recherches chez eux ne conduiraient à aucun résultat; le Corail qu'on trouverait viendrait naturellement de leur pêche.

Ceci n’est qu'une petite fraude, dont Je n'ai parlé que pour montrer que, sous toutes les formes, les armateurs ont à redouter les supercheries; mais les choses vont plus loin.

Dans les rochers, à l’est de la baie de Saint-Martin, en cherchant des objets d'histoire naturelle, j'ai trouvé un très-joli raneau de Coral et quelques petits morceaux placés au fond

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