TRAVAIL DU CORAIL
Les manufactures sont pour la plupart en Htalie. C’est à Naples, à Livourne et aussi à Gênes que se taille presque tout le Corail de nos possessions algériennes.
Au temps de la compagnie d'Afrique, 1} y avait à Marseille un grand nombre de manufactures ; aujourd'hui on n'en compte, d’après ce qui m'a été affirmé, que peu d'importantes.
Voici un fait qui montrera, bien mieux que tous les commentaires, que le commerce du Corail est entièrement aujourd'hui entre les mains des Italiens. En septembre 1862, vers la fin de la saison de la pêche, je visitais à Bone des négoerants venus d'Italie pour faire leurs acquisitions.
L'un d'eux me montrait du Corail, qui, disait-il, avait été pêché sur les côtes de France et qu'il allait expédier à Livourne, mêlé à celui des côtes de l'Algérie dont la qualité est, avec juste raison, fort estimée.
En rentrant en France, l'occasion me fut offerte de voir une manufacture. Là je reconnus le Corail de Ia Calle, mais
4) C'est l'Achlya ferax décrite par M. Kôlliker, comme parasite des coquilles et qui avait été prise à Lort pour des vaisseaux,