‹ Histoire naturelle du corailChapitre 50 sur 78 · QUE PEVIENT LE CORAIL MANUFACTURÉ ? SE · texte numérisé non relu

QUE PEVIENT LE CORAIL MANUFACTURÉ ? SE

Aujourd'hui que la forme lisse, sans facette, est à la mode, le travail peut-être bien moins long que s'il était fait à la main pièce par pièce; on sait avec quelle rapidité et quelle facilité on arrive à obtenir le poli des surfaces des petits objets métalliques en les plaçant dans des cylindres creux tournant sur leur axe, et renfermant les substances nécessairesà l'accomplissement de cetravail.

Ces broches formées par des branches plus où moins rameuses, Je ne dirai pas taillées, mais raccourcies, de facon à présenter une forme gracteuse, se polissent différemment.

Leur dégrossissement se fait presque toujours à la lime et par conséquent à sec; quant à leur polissage, ii ne peut avoir lieu sur des disques tournants et horizontaux. On ne pourrait accommoder leurs formes tordues et irrégulières aux surfaces planes et rigides ; alors on fixe un écheveau de fil, de très-bonne qualité, à une muraille, on le couvre de poudre de pierre ponce ou d’émeri et l’on frotte sur lui, en le mouiilant et le tenant tendu, toutes les parties de la pièce, qui prend ainsi dans ses moindres anfractuosités un très-beau brillant; du reste, on agit encore sur elles avec ces pierres artificielles ou ces polissoirs que l’on emploie pour donner du brillant aux métaux.

Les sculptures se font au burin et le polissage en est difficile en raison des inégalités, mais c'est toujours sous l’eau et avec des émeris que l’on obtient l'adoucissement des surfaces.

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