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Fig. 695. — Équille ou Lançon.
Péche de l'Équille à la raclette.
parfois absente. L'emplacement des ventrales est très variable; elles manquent chez quelques espèces. Dans ce sous-ordre, qui contient à lui seul le plus grand nombre des Poissons, nous rencontrerons quelques formes d'eau douce, mais l'immense majorité des espèces De à la mer.
Les Sphyrénidés sont caractérisés par un corps long, des écailles cycloïdes et de fortes dents. Le Spet (Sphvræna spet) a le corps cylindrique et le dessus de la tête aplati (fig. 696); sa taille atteint | mètre. On le pêche dans la Méditerranée. La Bécune (S. barracuda) est de plus grande taille et mesure 2,50; elle habite la Mer des Antilles où l’on attribue à l'ingestion de sa chair des accidents parlois assez graves.
Les Mugilidés présentent un corps comprimé couvert d'écailles cycloïdes; la ligne latérale est absente, la bouche petite, la dentition très peu développée, mais des muscles assez puissants agissent sur l'estomac, qui peut ainsi broyer les aliments. Les Muges, Poissons cosmopolites, habitent le voisinage des côtes, ne dédaignent pas les eaux saumâtres et remontent les cours d’eau pendant l'été. De même que la migration reproductive des Saumons paraît influencée par la teneur en oxygène des cours d’eau à leur embouchure, de même la migration reproductive des Mugilidés, qui se produit en sens inverse, c'est-à-dire des étangs littoraux de la Méditerranée vers la mer, s'exercerait, d’après M. Louis Roule, dans les mêmes conditions, le Poisson se dirigeant d’un milieu moins oxygéné dans un milieu plus oxygéné, afin de satisfaire une activité respiratoire plus grande à cette époque. On recherche les Mugilidés pour leur chair (fig. 697) ; avec leurs œufs, on fabrique une sorte de caviar que l'on nomme boutargue.
Le Muge capiton (Mugil capito) mesure 50 cent.; en France, il est localisé dans la Méditerranée et le Golfe de Gascogne: il remonte la Loire et la Gironde. Le Mulet (M. cephalus) présente des écailles plus grandes que l'espèce précédente ; deux paupières verticales protègent l'œil; 1l habite les mêmes mers.
Les Athérinidés ont le même habitat que les Mugilidés; la ligne latérale est indistincte. Le Sauclet, la Cabassoun des Marseillais (Atherina hepsetus), est très abondant en Méditerranée. Le Prêtre, appelé improprement Eperlan (A. presbyter), fréquente toutes les côtes de France.
Parmi les Coryphænidés, on peut signaler le Coryphène dorade (Coryphæna hippurus), qui est allongé, avec tête courte et dents en râpe sur les mâchoires, le vomer et les palatins. La dorsale occupe presque toute la (Onateur du Corps; les ventrales sont situées très en avant et rétractiles dans un sillon abdominal; il n'y a pas de vessie natatoire. La taille peut dépasser | mètre. C’est un Poisson de très belle coloration accompagnée de jolis reflets métalliques. Il fait la chasse aux Poissons volants ; on le pêche dans les mers chaudes. La Castagnole (Brama Raïi) habite les mers européennes. Le Lampris lune (Lampris luna) est un curieux Poisson dont la coloration est fort belle ; son corps est à la fois comprimé et élevé, ses écailles sont très petites, sa dorsale est relevée en avant en forme de faux, les pectorales et les ventrales ont une belle forme recourbée. Ce Poisson (fig. 698), dont la taille atteint | mètre, brille de l'éclat de l'or avec des reflets de plusieurs couleurs: les nageoires sont d'un beau rouge. Il habite principalement la Méditerranée. Le Louvarou (Ausonia imperialis) appartient aux mêmes eaux.
Les Acronuridés ont le corps comprimé, souvent élevé, couvert d'écailles petites ; la dorsale et l’anale sont longues: il existe des aiguillons à certaines nageoires. La bouche est petite, portée en avant, avec une série d'incisives à chaque mâchoire. Ces animaux recherchent les récifs de Coraux.
Le Chirurgien (Acanthurus chirurgus) porte de chaque côté de la queue une épine ordinairement couchée, mais pouvant se redresser et constituant alors une arme défensive. Fi
£. 698. — Lampris,