CI. de Mme Jhisalix
elle est particulièrement répandue en Lorraine, en Bourgogne, en Seine-et- Marne, etc. : elle n’est rare que dans le Nord et le Nord-Ouest.
En 1911, la statistique publiée chaque année accusait 7 845 Vipères tuées en Seine-et-Marne et présentées pour le paiement des primes. En 1912, le nombre des Vipères détruites s'élevait à 20 462; c'est là une augmentation considérable sur l’année précédente, mais cela ne veut pas dire que le nombre de ces animaux s “était élevé; cela signifie qu'en certaines années, la température qui leur plaît peut les faire sortir plus souvent et plus longtemps de leur cachette, et faciliter ainsi leur capture; sur ce chiffre de 20 462, 18 457 Vie furent tuées dans l'arrondissement de Fontainebleau, par 900 destructeurs. Parmi ces derniers, il en est qui font de chases remarquables : l’un d’eux avait détruit 2 212 Vipères dans le cours de l'année, un autre chasseur en avait tué 2 284. La prime n'est que de 0 fr. 35 par tête de Vipère.
En 1913, 15 870 Vipères furent tuées dans le département, dont 15-040! dans l'aondissement de hontainchlesn 0 guerre vit la chasse délaissée et les chiffres diminuer : en 1914, 10 655: en 1915, 6 882 : en 1916, 6173: en 1917, 3 594: en 1918, 3 170 ; en 1919, 3304. La destruction ne pourra ètre reprise sérieusement qu'avec une élévation de la prime; mais les chiffres précédents indiquent combien ces Reptiles sont répandus en nos pays et combien ils seraient dangereux s'ils étaient moins craintifs, et s'ils ne se cachaient pas à l'approche de l'Homme.
La Péliade (V.berus) est le second des Serpents venimeux de notre pays is 830, B); elle se différencie de l'espèce précédente par la tête plus allongée et plus étroite et par la présence sur le front de plaques qui pourraient la faire prendre pour une Couleuvre. Elle aime les terrains découverts, landes, vignobles, forêts dont les arbres sont clairsemés ; elle est moins frileuse que la Vipère aspic, car on la rencontre jusqu'à 2 000 mètres d'altitude, dans les Alpes et dans les steppes de l'Asie septentrionale; elle ne dédaigne pas non plus les régions marécageuses. Campagnols, Musaraignes, Souris, jeunes Taupes, petits Oiseaux, forment la base de sa nourriture. On rencontre ce Serpent dans toute l'Europe, mais il est toujours localisé. En France, par exemple, il n’est guère commun qu'en Normandie et en Ventes: il est très répandu en Allemagne et en Autriche. Duméril, le savant herpétologiste, professeur au Muséum d'histoire naturelle, fut mordu, en forêt, par une Péliade qu'il avait prise pour une Couleuvre vipérine ; la quantité de venin inoculée fut heureusement assez faible et les troubles qui suivirent ne durèrent que deux ou trois jours.
Une troisième Vipère (Vipera Ursinii), qui habite l'Italie et le sud-est de l'Europe, a été, parfois, rencontrée accidentellement en France, dans les Basses-Alpes.
La Vipère ammodyte (VW. ammodytes) est caractérisée par une